Archives de la catégorie ‘Eclats de vie’

Le conservatoire de Lille dans la tourmente

On ne va pas reprocher à une municipalité de vouloir faire des économies mais s’en prendre à des gosses et par conséquence à leurs parents, ce n’est pas très socialiste. Oui, car preuve du contraire et au moins jusqu’à la prochaine élection municipale Lille est encore une ville de gauche avec à sa tête une première dame  cultivée aimant la culture.

La décision du Conseil Municipal du 31 mars de ne plus aider les enfants non-résidents à Lille, Lomme, Hellemmes qui viennent au Conservatoire de Lille pour apprendre la musique est scandaleuse, à l’heure où l’on fait tout pour désacraliser, démocratiser la culture et ses pratiques on va priver les moins fortunés du savoir musical.

200 enfants sont concernés par ce vote de grands.

 Ces 200 élèves n’auront que 3 options :

  • Quitter brutalement le Conservatoire de Lille
  • Payer la somme de 1866 euros, correspondant à un coût moyen d’un élève.
  • Faire signer par leur commune une convention de prise en charge. (Or, presque toutes les municipalités interrogées ont refusé de financer cette somme.)

A l’heure ou le pays est au bord de la crise de nerfs, ce retranchement identitaire est inquiétant. Une pétition est à signer ici d’urgence, il ne faut pas hésiter une seconde.

Exposition Ephémère : Lunettes de stars

  • Du 2 au 12 mai 2017
  • Chez Philippe Ragons, opticien – Rue Esquermoise à Lille

PIERRE MARLY, OPTICIEN CRÉATEUR HORS PAIR : Les lunettes de Brigitte Bardot, Jacqueline Kennedy, Michel Polnareff, Serge Gainsbourg …

Pierre Marly était une personnalité remarquable de la filière optique. Il aura été opticien, industriel, chef d’entreprise, gérant de magasins, collectionneur de lunettes anciennes et créateur bien avant l’heure. Il arrive dans le monde de l’optique vers les années 45-50 à une époque où les lunettes étaient encore un accessoire mal-aimé proche de la prothèse : quelques formes, deux matières et une couleur. Il sera le premier à introduire la mode en lunetterie en 1951. Sans diplôme, après divers emplois en région parisienne, il rejoint Lissac à 26 ans où il connait une ascension fulgurante et devient l’un des bras droits de Georges Lissac. En 1948, il quitte l’enseigne pour reprendre une société en difficulté qui deviendra le distributeur des verres Essilor pour tout le Benelux. Parallèlement, il entame une carrière d’opticien en région parisienne où il ouvrira jusqu’à huit magasins et en particulier celui de la rue François 1er en 1955. C’est à partir de là qu’il devient « l’opticien du Tout Paris ». C’est pour cette clientèle de VIP du monde entier qu’il crée des montures absolument hors du commun. Il touche à tous les matériaux : l’écaille, le métal mais c’est sur l’acétate découpé qu’il donnera toute sa mesure. Pierre Marly a aussi constitué au fil du temps une collection de plus de 4.000 lunettes anciennes.

Les Sages Poètes de la rue, enfin le grand retour !

Avec Art contemporain, son nouveau CD depuis quinze ans, le défricheur trio du rap français déploie un concept ambitieux sur le fond comme dans la forme.

Depuis quinze ans, les Sages Poètes de la rue, que fondèrent en 1987 Zoxea, Dany Dan et Melopheelo, n’avaient pas sorti de disque au nom du groupe, malgré la demande des amateurs d’un rap qui recèle du sens et de l’originalité. Les voilà qui débarquent avec un opus de haute voltige, Art contemporain. « Nous l’avons ainsi baptisé, pour rappeler que le rap reste un art contemporain, en constante évolution », explique Melopheelo. Au même moment, ils sillonnent l’Hexagone dans le cadre de la tournée, l’Âge d’or du rap français, et de son plateau exceptionnel – Assassin, Busta Flex, Princess Erika… Les trois amis, qui se connaissent depuis le collège, n’ont cessé de s’activer, avec cet esprit à la fois critique et positif qui les meut. Dany Dan a imposé son talent d’artiste peintre, tandis que les frangins Zoxea et Melopheelo ont notamment dispensé leurs conseils avisés au groupe 1995, dont Nekfeu est issu. La quarantaine alerte, Zox, Dan et Melo se sont retrouvés, il y a quelques années, dans la ville de leur jeunesse, Boulogne-Billancourt. Et ont décidé de refaire un album ensemble.

CHUCK BERRY 

Chuck Berry est mort et l’annonce de sa disparition s’est propagée comme un éclair dans le monde entier samedi 18 mars, aux alentours de 23h. L’auteur de Johnny B. Goode avait 90 ans, et rien ne laissait présager qu’il allait nous quitter si rapidement. Le musicien a été retrouvé inanimé chez lui dans sa maison du Missouri. Il laisse un héritage immense à la musique. On dit que c’est lui qui a inventé le rock and roll. Les artistes anglais et américains des années 60, lui ont tous, un jour ou l’autre, emprunté une chanson. La liste est longue de ceux qui lui doivent beaucoup : The Rollings Stones, The Beatles, The Animals, The Kinks, The Pretty Things, Simon & Garfunkel, Jimi Hendrix, Johnny Winter, Emmylou Harris, Linda Ronstadt, Bruce Springsteen, et même Elvis ! (pour n’en citer que quelques-uns).

Pierre Bouteiller, grande voix de la radio, est mort !

Article sur Le Monde : http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/03/10/pierre-bouteiller-grande-voix-de-la-radio-est-mort_5092392_3382.html 

Buyma : A Kind Drone (Japon-2015)

Au Japon, la pub est plutôt pudique. Autant dire que sans drones masquant les parties intimes des danseurs, cette relecture du Lac des cygnes de Tchaïkovski ne serait jamais passée à la télé. L’annonceur Buyma, une boutique de vêtements en ligne, n’a d’ailleurs pas pris de risque : le spot n’a été diffusé qu’une fois sur le petit écran japonais, le 13 décembre 2015.

En savoir plus sur http://www.culturepub.fr/danseurs-nus-et-drones-buyma-sinspire-dun-sketch-francais/#UEdyEqqzCU4otbzS.99

 

Lille, l’une des villes les moins vertes de France…

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Lille, l’une des villes les moins vertes de France… Pour que Lille ait comme à New York son « Central Park »… signez et transmettez à votre entourage ! Merci

http://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/stop-etouffe-sauvons-saint-sauveur-lille/28041

Boléro

kidjo2Angélique Kidjo est une chanteuse Béninoise, également auteur-compositeur internationalement connue. Elle est aussi une farouche militante des droits de l’homme. Elle a été nommé ambassadrice itinérante de l’Unicef en Juillet 2002.

Elle naît le 14 juillet 1960 à Ouidah, port du Bénin, et grandit dans un milieu culturel apte à encourager ses dons : une mère chorégraphe et directrice de théâtre, un père s’adonnant à la photographie et au banjo à ses moments perdus, huit frères et surs sensibles aux arts. A six ans, elle fait déjà partie de la Troupe nationale du Bénin, avant de s’intégrer au groupe de ses frères, le Kidjo Brothers Band, et à celui de son lycée, les Sphinx. En 1983, suite à la sortie de son premier disque Pretty, produit grâce au chanteur camerounais Ekambi Brillant, elle se fait notablement remarquer lors d’une tournée en Afrique de l’Ouest. Elle part ensuite pour Paris, où elle fréquente, entre autres, les Ateliers-Chansons de Paris et ceux du C.I.M, et rejoint Pili-Pili, la formation jazzy du néerlandais Jasper Vant’Hof, avec lequel elle enregistre plusieurs albums. En 1988, elle décide de monter son propre groupe avec le bassiste Jean Hébrail, qui va devenir son mari. Un album qu’elle a conçu elle-même, Parakou (nom d’une ville du Bénin), attire l’attention de Chris Blackwell, patron du célèbre label Island, qui abrita jadis Bob Marley. Pour l’album Logozo (la tortue), elle réunit Brandford Marsalis, Manu Dibango et Ray Lema.

S’ekidjonsuivent différents concerts en Europe, en Australie et aux Etats-Unis, qui lui confèrent une notoriété internationale. Dans la même ligne afro-funk, elle réaliseAyé (la vie, 1994), Fifa (la paix, 1995) et Oremi (mon ami, 1998), autant d’albums où l’on retrouve le côté “tout feu tout flamme” de cette femme du pays vaudou, qui ne cesse de dénoncer l’Afrique de l’indifférence et des privilèges — rien d’étonnant à ce que Myriam Makéba en ait fait son héritière spirituelle. En 1998, Angélique Kidjo s’installe à New York. Parallèlement à ses propres compositions, elle collabore à un certain nombre de bandes originales de films parmi lesquels Ace Ventura, Ma saison préférée, Journal Intime et Street Fighter.

La chanteuse sort ‘Black Ivory Soul’ en 2002. Sa musique prend des couleurs brésiliennes. Et le tour du monde continue. En 2004, ‘Oyaya !’ sonde les Caraïbes avec un ton joyeux. L’artiste prépare un nouvel album en 2006, pour lequel elle s’entoure de nombreuses personnalités telles que Carlos Santana ou Alicia Keys. Suite à ces collaborations de marque, un autre album sort dans les bacs en 2007 : ‘Djin Djin’. Dotée d’une grande culture musicale, Angélique Kidjo continue d’arpenter le monde en faisant découvrir son répertoire à qui le veut.

Son site Internet :

SWEET HOME CHICAGO – Obama, BB King, Buddy Guy, Mick Jagger, Jeff Beck

« Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie: La musique et les chats. » – Albert Schweitzer.

Concert « Soirée d’hivers » par le chœur A Capella

  • Dimanche 29 janvier à 16h
  • Église Saint-Joseph, rue de Burgault à Seclin

Comme c’est devenu une habitude maintenant avec le choeur A Capella de Seclin, l’œuvre interprétée subit une cure de rajeunissement. Cette fois, il s’agit de la Messe de Minuit de Marc Antoine Charpentier. La musique du 20ième siècle côtoie celle du 17ième,  le baroque se laisse porter par le jazz sans pour autant dénaturer l’écriture de Charpentier, cette mission de modernisation est confiée au pianiste virtuose Frédéric Volanti sous la direction de Nadège de Kersabiec. Alliance de religieux et de profane, cette pièce est très rarement jouée. Le choeur A Capella est prête à vous la faire découvrir dimanche 29  janvier à 17h, Église Saint-Joseph, rue de Burgault à Seclin. Au programme également le compositeur anglais Williams Byrd.Un bon moment, votre présence est aussi l’occasion de saluer, d’encourager, le travail des élèves choristes de l’école de musique de Seclin et la patience et le professionnalisme de Nadège de Kersabiec.

Les Rolling Stones à la Havane

ILS N’ONT JAMAIS ETE AUSSI BONS !

Ils, ce sont les Rolling Stones. Le père noël est un rocker et il a répondu favorablement à la lettre de mon amoureuse en m’apportant le DVD Stonien du concert de la Havane. Historique, première incursion du rock en terre cubaine à quelques mètres des fenêtres de Fidel qui j’en suis sûr a apprécié. Il était alors tout à fait prêt à rejoindre les grands révolutionnaires tombés au champ d’honneur. Moment de rêve, de grâce devant un public très rock qui connaissait les chansons par cœur, des cubaines radieuses et belles, des cubaines d’aujourd’hui mais aussi des cubaines d’hier, le rock des Stones a su franchir des frontières interdites à bien d’autres choses à cause d’un US embargo scandaleux.

Mick continue à galoper sur cette scène à la démesure du personnage, visiblement très à l’aise avec l’espagnol, il ne manque jamais une occasion de rappeler combien les Stones sont contents d’être là. Il se saisit d’un drapeau cubain, c’est du délire. Deux heures de chansons immortelles. Charlie sourit de temps en temps, c’est un privilège, il n’arrivera décidemment jamais à vaincre cette timidité presque maladive qui en fait le stonien le plus applaudi. Keith n’a même pas fait une fausse note et de toute façon, on lui pardonne tout, délire quand il salue les fans, les deux poings sur la tête avant de se rendre sur le torse et de terminer par les couilles. Et que dire d’un Ronnie complétement ressuscité, son addiction à l’alcool semble loin. Oui messieurs dames les Rolling Stones n’ont jamais été aussi forts. Le temps fait quand même son ouvrage, une pensée pour Bobby Keys qui là-haut a surement aimé le set de Karl Denson, Lisa Fisher n’était pas là, Shaha Allen l’a très bien remplacée, une voix et des fesses qui n’ont pas laissé insensibles ce brave Mick et mecs et filles du public, vous pouvez me compter parmi les admirateurs voyeurs. Super, satisfaction. Et finalement, malgré les rides qui font le boulot, s’ils étaient immortels les Rolling Stones, leur musique l’est déjà, pour le reste attendons…

Métro

Porte de Douai,

Lille… environ  10h… direction « Lomme Lambersart ». Je suis assis en face d’elle. Son bras gauche en écharpe, sa joue repose sur sa main, oreiller de fortune. Elle somnole, à chaque arrêts du métro elle ouvre les yeux, me regarde… et me sourit avant de replonger dans sa rêverie. Sa peau brune est parsemée de tâches de rousseur. « Lomme Lambersart ». Elle ouvre les yeux. « Tu es très belle quand tu dors ». Elle sourit, je descends de la rame.

BRIGADE DES TUBES….ENCORE

Le mardi 13 décembre c’est une répétition publique de la Brigade des tubes. Pour ceux qui veulent et peuvent venir, c’est au Fort de MONS à partir de 19h30.

Musique, petite restauration,  et boissons sont au menu dans une ambiance festive et conviviale. C’est gratuit et ça fait du bien…même aux oreilles.

A ceux qui sont loin, je profite du message pour leur envoyer un petit coucou qui tintinnabule aux oreilles.

JULIETTE CUINET: Un talent de notre région à découvrir

juliette-cuinetTous les produits de la boutique sont des modèles uniques, faits main, sur demande : https://www.etsy.com/fr/shop/JulietteCuinet?ref=search_shop_redirect

Diplômée d’Esmod Roubaix, Juliette Cuinet vit et travaille à Tourcoing. Depuis toujours attirée par les belles matières, elle confectionne des vêtements et accessoires depuis 2010 et utilise souvent la dentelle.

Elle a créé une collection alliant deux matières rarement combinées : le jean et la dentelle; ces accessoires peuvent se décliner avec d’autres matières, d’autres couleurs, d’autres motifs… Chaque article confectionné est unique, et peut posséder votre touche personnelle, n’hésitez pas à faire part de vos demandes particulières (utilisation d’une autre matière, d’un motif, d’une couleur, un changement de taille etc…)

Le résultat donne de surprenants accessoires de mode chics et élégants pour sublimer votre look et votre intérieur et apporter une touche d’originalité à votre quotidien.

Hommage à GEORGES JOUVIN

georges-jouvinNous perdons un saltimbanque gentleman. GEORGES JOUVIN, l’homme à la « trompette d’or » s’en est allé.

J’ai grandi dans une petite maison que l’on appelait du nom de son constructeur, Maison Familiale, les 30 glorieuses, l’ouvrier achète son toit. Une petite maison dans laquelle j’ai tout le temps vu mon père travailler le samedi et le dimanche. J’y ai vécu heureux avec les moyens du bord, mes parents étaient ouvriers et j’en suis fier, je n’ai manqué de rien sauf peut-être de culture. Aujourd’hui, les parents comme les enfants peuvent lire ou écouter de la musique par l’intermédiaire d’établissements publics pour quelques euros pour une année. A mon époque, on ne vivait pas la vie culturelle de la même façon en ville ou à la campagne, on avait d’autres plaisirs qui sont aussi essentiels dans la vie, la nature, le calme, les cabanes dans les arbres, le glanage après les moissons, le ramassage de patates quand la cultivatrice du coin venait nous embaucher pour quelques sous.

Ni livre, ni disque dans cette petite maison du bonheur. Mon voisin avait un tourne disque, signe de richesse, et chaque dimanche matin on profitait de sa Play liste . J’ai été nourri aux grands airs musettes de l’époque. Verchuren, Aimable,Yvette Horner et beaucoup d’autres. Il y avait aussi un trompettiste, Georges Jouvin, un virtuose, une carrière de 60 ans avec de nombreux albums dans un répertoire des plus varié. Du classique, au jazz en passant par la variété. Georges Jouvin a rejoint le paradis des joueurs de piano à bretelles le 24 octobre à l’âge de 93 ans. C’est un peu de ma vie culturelle qui fout le camp.

Georges était rennais , il apprend très tôt la musique et le piano. Il décide d’aller au conservatoire de sa ville. Plus tard il va rejoindre Paris et à 20 ans il débute sa carrière dans des orchestres symphoniques, il joue de la trompette et il enregistre ses premiers disques. Heure de gloire pour ce jeune musicien, en 1950 il enregistre avec Monsieur Charlie Parker. De 1950 à 1990 il enregistre 70 albums, il va vendre 25 millions de disques. Georges Jouvin à l’affiche s’était la garantie de faire salle comble, j’ai eu la chance de le voir deux fois au Marché Couvert de Cambrai à une époque où l’on allait encore au bal. Champagne, costard, valse, tango, paso, là encore on était dans les 30 glorieuses.

Voilà s’était mon ultime hommage à la trompette d’or : Georges Jouvin.

Un mois pour mieux connaitre la lutte du peuple palestinien

Novembre 2016 : Courts métrages et films : festivalpalestine.unblog.fr

festival

  • Mardi 8 Novembre 18h : SOLIDARITÉ GEORGES IBRAHIM ABDALLAH
  • Théâtre de La Verrière – 28, rue Alphonse Mercier  à Lille

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en 1982 à Paris, l’Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Barsimentov. Se décrivant comme un « révolutionnaire », militant de la cause palestinienne, Georges Ibrahim Abdallah a cofondé en 1980 les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupuscule marxiste pro-syrien et anti-israélien qui a revendiqué cinq attentats, dont quatre mortels, entre 1981 et 82 en France. Ses objectifs étaient la libération du Liban de toute présence étrangère (France, États-Unis, Israël) et la création d’un État palestinien.

La condamnation de ce militant libanais est intervenue dans un contexte politique particulièrement tendu alors qu’il était soupçonné d’être l’instigateur d’une série d’attentats commis en 1985 et 1986 en France (treize morts et des centaines de blessées) et revendiqués par le CSPPA (Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques Arabes), un groupuscule qui réclame alors notamment la libération de George Ibrahim Abdallah. Ce n’est qu’après sa condamnation que l’on apprendra qu’il n’avait pas de lien avec ces attentats.

Neuf demandes de libération refusée, il est aujourd’hui le plus ancien prisonnier politique en Europe.

Le Palais des Beaux-Arts de Lille n’a pas les moyens de ses ambitions

Les vacances scolaires ont été pour moi l’occasion d’emmener mon petit fils à l’exposition » Zep » Palais des Beaux-Arts. Zep que j’avais croisé, il  y a bien longtemps, lors d’une visite à France 3 pour parler de son héro ,est un artiste talentueux. Il aurait mérité une toute autre présentation de son travail.Des planches tristement alignées et un éclairage indirect indigeste donnent à ce rendez-vous un côté peu professionnel et pourtant tant vanté par les Hommes du Palais. La question se pose même si elle dérange les égos.Le Palais a-t-il les moyens d’accueillir régulièrement de grandes expositions. Non, la structure est municipale et ne bénéficie pas  des subsides des   musées nationaux, Mais qu’importe, il s’agit de le reconnaitre et de le faire savoir. On ne peux pas toujours avoir Rubens ou Goya dans ses murs mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi, ZEP mérite mieux que cela.

Chuck Berry annonce son premier album en près de quarante ans

chuck-berry1Pour son 90e anniversaire, le pionnier du rock, qui s’est fait de plus en plus rare sur scène, a annoncé son retour. Voilà quarante ans qu’il ne s’était pas fait entendre sur la scène musicale. Le pionnier du rock Chuck Berry a dignement fêté ses 90 ans mardi 18 octobre en annonçant la sortie surprise d’un nouvel album, son premier depuis trente-huit ans. Sobrement intitulé Chuck, il a été enregistré dans des studios près de Saint-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis), sa ville natale, et devrait sortir dans le courant de l’année prochaine.

Considéré comme un des créateurs du rock’n’roll, Chuck Berry a aidé à façonnerla culture populaire des années 1950 et le futur de la musique en alliant rhythm & blues, guitare country et un sens du spectacle unique sur scène.

Son succès Johnny B. Goode, de 1958, reste à ce jour un des titres les plus reconnaissables de la musique populaire et a même été sélectionné pour figurer parmi les chansons emblématiques envoyées en 1977 dans la sonde spatiale Voyager à destination d’éventuels extraterrestres. Au fil du temps, l’artiste s’était fait plus rare sur scène.

Chuck Berry, qui est considéré comme un des meilleurs guitaristes de tous les temps, a dédié Chuck à sa femme, Themetta Berry, avec laquelle il vit depuis soixante-huit ans.

« Ma chérie, je me fais vieux ! J’ai longtemps travaillé sur ce disque, maintenant je peux raccrocher. »

Il a enregistré ce nouvel album avec son groupe, au sein duquel son fils Charles Berry Jr est à la guitare. Les musiciens, qui ont joué avec lui durant vingt ans du temps de ses spectacles au Blueberry Club à Saint-Louis, connaissent le chanteur par cœur. Le groupe « est tombé pile dans le rythme et a suivi sa direction », dit Charles Berry Jr.

Chuck Berry, qui fit partie de la première classe de chanteurs à entrer au Temple de la renommée du rock and roll, à Cleveland (Ohio) à son ouverture, en 1986, fera la promotion de son nouvel album par divers événements qui seront annoncés ultérieurement, selon sa maison de disques.

“Je suis prêt à mourir”, Léonard Cohen se confie sur sa santé déclinante

leonard-cohenÀ quelques jours de la sortie de son quatorzième album, “You Want It Darker”. Dans un portrait très dense publié sur le site du New Yorker, Leonard Cohen revient sur sa vie et son oeuvre, sur sa rencontre avec Bob Dylan, mais aussi avec sa muse décédée fin juillet, Marianne Ihlen. L’artiste canadien, âgé de 82 ans, s’est également exprimé sur des poèmes et morceaux qu’il n’aura peut-être jamais le temps de terminer : “Je ne pense pas que je serai capable de finir ces morceaux. Peut-être, qui sait ? Et peut-être que je retrouverai un second souffle, je ne sais pas. Mais je ne tiens pas à m’attacher à une stratégie spirituelle. Je ne tiens pas à faire ça. J’ai du travail à faire. Je dois prendre soin de mon business. Je suis prêt à mourir. J’espère que ce n’est pas trop inconfortable. C’est à peu près tout pour moi.”

Opéra en plain air – GENERENTOLA de ROSSINI

  • Vendredi 14 octobre 2016

cendrillonUn grand moment d’opéra festif à partager avec cette pétillante et onirique Cendrillon de Rossini, retransmise en direct de l’Opéra de Lille, sur grand écran dans plusieurs villes en région, en ligne et sur les ondes !

Si l’on pensait connaître l’histoire de Cendrillon, on sera peut-être surpris par cette délicieuse Cenerentola. Voici la marâtre devenue méchant beaupère, la fée devenue philosophe, et la pantoufle échangée contre un bracelet. Mais qu’importe, puisque l’enchantement – millénaire, international et sans pareil – du conte tient sans doute tout entier dans la magie des métamorphoses, qui transforment l’héroïne en souillon puis en reine du bal… Vingtième opéra d’un compositeur de 25 ans, la Cendrillon de Rossini vibre encore de tous les idéaux de la jeunesse. C’est une comédie des erreurs, où l’amour pur, la noblesse du coeur et la bonté triomphent des apparences, auxquelles on ne peut décidemment pas faire confiance. Devenu valeur sûre du théâtre et nouveau venu à l’opéra, Jean Bellorini veut créer “une fantaisie où le simple, le pauvre, le dépouillé, s’invitent au bal du rêve et du grandiose, et tutoient les étoiles.” Pop et coloré, onirique et poétique, l’univers qu’il a imaginé se tient en équilibre “au croisement de la magie du conte et du cinématographe”. Un paysage insolite, où tournent et s’affolent vélos et hélices, où se déploient passerelles et parapluies, et où, même sous les cendres, la vivacité joyeuse de Rossini brille de tous ses feux.

Les lieux de retransmission

  • LILLE – OPÉRA DE LILLE
  • ARMENTIÈRES – LE VIVAT
  • DUNKERQUE  – LE BATEAU FEU
  • HIRSON – CINÉMA LE SONHIR
  • LENS – LA SCÈNE DU LOUVRE-LENS
  • LOMME – MAISON FOLIE BEAULIEU
  • ROUBAIX – LA CONDITION PUBLIQUE
  • SAINT-OMER – O’CINÉ
  • VALENCIENNES – LE PHÉNIX
  • WALLERS – ARENBERG CREATIVE MINE

SOUTENIR LA BRIQUE

Le 4 octobre à 14h, La Brique comparaîtra devant le tribunal de police. L’accusation ne porte ni sur une injure, ni sur une diffamation, mais sur son mode de vente : la criée sur les marchés. Il faut dire qu’à Wazemmes ou à Sébasto, le journal a ses habitudes. Depuis neuf ans, la sortie de chaque numéro se fait, entre autres joyeusetés, aux cris de « plus fort que la Voix du Nord, plus vénère que Nord Éclair », de « sans publicité, sans subvention, sans concession ». Notre canard est coupable d’avoir enfreint l’article 43 d’un obscur arrêté pris par Aubry en 2004 qui prévoit que « dans le but de préserver la sécurité et la tranquillité publique, l’accès aux marchés est interdit aux véhicules publicitaires, cortèges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus à caractère publicitaire ». Votre feuille de chou n’aurait pas sa place sur un marché !

Le 22 février 2015, alors que tout le monde célèbre la liberté de la presse aux cris de « on est tous Charlie », la maréchaussée nous dresse une prune au marché de Wazemmes. Le motif : on ne peut pas faire de politique au milieu des étals comme l’énonce un arrêté municipal. Face à la bleusaille, on a donc invoqué le sacro-saint texte de la loi Bichet1 de 1947 : « Toute entreprise de presse est libre d’assurer elle-même la distribution de ses propres journaux et publications périodiques par les moyens qu’elle jugera les plus convenables à cet effet ». Or, hiérarchie des normes oblige, un arrêté municipal ne peut s’opposer à une loi nationale. Pourtant, rien n’y fait, l’homme au képi a reçu « des ordres ». L’arrêté d’Aubry prévaudrait donc sur une loi pour la liberté de la presse vieille de soixante ans, prise à la sortie de la guerre.

Hommage à Marc Riboud

Marc Riboud (24.06.1923 – 30.08.2016)

« Voir est le paradis de l’âme. » Pietro Spanno, oculiste élu Pape en 1276

Marc Riboud est né en 1923 à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. À l’Exposition universelle de Paris en 1937, il prend ses premières photographies avec le petit Vest-Pocket offert par son père pour ses 14 ans. En 1944, il participe aux combats dans le Vercors. De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’Ecole centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie.

En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

En 1955, via le Moyen-Orient et l’Afghanistan, il se rend par la route en Inde, où il reste un an. De Calcutta, il gagne la Chine en 1957 pour un premier long séjour avant de terminer son périple en Extrême-Orient par le Japon où il trouve le sujet de son premier livre : Women of Japan.

En 1960, après un séjour de trois mois en URSS, il couvre les indépendances en Algérie et en Afrique subsaharienne. Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud ainsi qu’au Nord Vietnam, où il est l’un des rares photographes à pouvoir entrer. Dans les années 1980-1990, il retourne régulièrement en Orient et en Extrême-Orient, particulièrement à Angkor et Huang Shan, mais aussi pour suivre les changements immenses et rapides de cette Chine qu’il connaît depuis trente ans.

En 2011, Marc Riboud fait une dation au Musée national d’art moderne (Centre Georges Pompidou) d’un ensemble de 192 tirages originaux réalisés entre 1953 et 1977. De nombreux musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc. Il a reçu plusieurs récompenses dont deux prix de l’Overseas Press Club, l’ICP Infinity Award, et le prix Nadar pour son livre Vers l’Orient, (éditions Xavier Bar).

Vive les mariés !

Nicolas et Charles se sont mariés et pour cette journée unique dans une vie le soleil était au rendez-vous. Nicolas, que vous retrouvez chaque semaine dans le blog à la rubrique cinéma, m’avait appris la nouvelle au mois de février. Un mariage qui scelle 16 ans de vie commune avec Charles, ils n’avaient pas attendu les lois trucs ou les décrets machins pour vivre leur amour. Aimer comme le dit Jean Vanier, ce n’est pas faire de belles choses, ni rendre service, aimer c’est dire : Je me réjouis de ta présence.

Tout a commencé dans le Valenciennois, à la mairie de Quérénaing. Monsieur le jeune nouveau Maire, de ce village authentique qui flaire bon la quiétude, était presque aussi intimidé que les mariés. Son émotion donna à ce moment d’union un côté bon enfant. Les mamans, les pères et les sœurs étaient très chics, les témoins aussi. Bravo à Janine, la maman de Nico qui avait planté sur la tête un magnifique petit hat qui lui donné une allure très british. Enfin le décor était planté, ils ne nous restaient plus qu’à vivre l’évènement. Monsieur le Maire va rappeler que les couples homosexuels pouvaient maintenant vivre sans crainte, il n’était pas nécessaire d’insister. On ne rappelle pas à un être de couleur qu’il est rouge, noir ou vert. On sentait bien que son propos était jalonné de bonnes intentions mais aujourd’hui le mariage est le même pour tous, hommes, femmes, noirs, rouges ou verts. Vous allez croire que je n’ai pas trouvé le maire sympa et bien détrompez-vous, il est super et les habitants du village ont bien de la chance. Chez Janine, la coupe était fraiche et les gâteaux délicieux, à l’ombre de la tonnelle chacun vivait au rythme du bonheur des jeunes mariés.

Deuxième étape, direction Nieppe et la cérémonie républicaine que j’avais la chance d’officier. Des larmes, de l’émotion et la copine anglaise qui avait traversé le Channel pour unir ses amis. Ah oui j’allais oublier de vous dire, les mariés sont arrivés en DEUDEUCHE. Ce fut du plus bel effet. Le reste vous le devinez, on avait mis les petits plats dans les grands, la pompe à bière était parfaitement réglée, le repas super sans oublier les pâtisseries. Le lendemain on était un peu dans le potage et les bulles du Dafalgan effervescent avaient remplacé les bulles du champagne mais des moments comme ceux-là il faut savoir les vivres. Merci à Nicolas et à Charles et que la vie soit douce.

MOHAMED ALI

MOHAMED ALI né CASSIUS CLAY le 17 janvier 1942 à Louisville, mort le 3 juin 2016.

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Les citations les plus mémorables de Mohamed Ali, le « boxeur poète »

« Je suis le plus grand. »
« Vole comme le papillon, pique comme l’abeille, et vas-y cogne mon gars, cogne. »
« Vous n’êtes pas aussi bête que vous en avez l’air, j’ai vu votre femme. »
« Dans le ring, il y a un arbitre pour arrêter le combat si un combattant risque d’être trop blessé. La boxe n’a rien à voir avec la guerre et ses mitrailleuses, ses bazookas, ses grenades et ses bombardiers. »
« Vous croyez que le monde a été choqué par la démission de Nixon ? Attendez que je botte le cul de George Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l’abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas. Là, tu me vois, là tu me vois pas. George croit qu’il peut, mais je sais qu’il ne peut pas. Je me suis déjà battu contre un alligator, j’ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j’ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l’hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade. »
« Il [Dieu] m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme. »
« Je n’ai pas de problème avec les Vietcongs. Les Vietcongs sont des Asiatiques noirs. (…) Je ne veux pas avoir à combattre des Noirs. »

Temps de travail, salaire, prud’hommes : Comment la réforme risque de bouleverser votre vie

La droite n’a pas osé, la gauche le fait avec le très beau sourire de Myriam. J’ai en cet instant une pensée pour les anciens qui par la contestation et la grève ont fait avancer la classe ouvrière. J’ai aussi une pensée pour Jean Jaurès, Léon Blum, Mendès France, Pierre Mauroy. Quand je me souviens des moments de bonheur que nous a fait vivre 1981, en 1984 le rêve s’était déjà évanoui.

Myriam El KHOMRI

Temps de travail, salaire, prud’hommes : Comment la réforme risque de bouleverser votre vie ?

  • SOCIAL
    Le projet de loi sur la réforme du travail, préparé par la ministre Myriam El Khomri, contient des propositions explosives…
    C’est une vraie révolution. S’il est adopté, le projet de loi sur « la négociation collective, le travail et l’emploi », dévoilé ce jeudi par Les Echos, va réformer en profondeur le quotidien des salariés. Pas seulement en termes de temps de travail, mais aussi en matière de salaire, de licenciement ou encore d’indemnités prud’homales. Rappelons que Myriam El Khomri, la ministre du Travail, présentera ce texte le 9 mars en Conseil des ministres et qu’il sera débattu au parlement à partir du mois d’avril. Pour le faire aboutir, le gouvernement n’exclut pas de recourir au 49-3 : « Nous prendrons nos responsabilités », assure El Khomri dans un entretien aux Echos. En attendant, voici les principaux points du texte.
  • La durée de travail
    La durée légale reste les 35 heures. Autrement dit, à partir de la 36e heure de travail hebdomadaire, le salarié doit être rémunéré en heures supplémentaires. A un taux horaire majoré de 25 % minimum comme le prévoit la loi ? Pas forcément : un accord avec les syndicats de l’entreprise, et non plus avec ceux de la branche, peut prévoir un taux moindre, qui ne pourra toutefois être inférieur à +10 %. Il sera par ailleurs moins simple de cumuler des heures supplémentaires puisque le texte prévoit que le décompte du nombre d’heures réalisées puisse s’effectuer sur trois ans, si un accord collectif est signé. Concernant la durée maximale du temps de travail, elle passe à 46 heures par semaine, contre 44 heures auparavant, pendant 16 semaines consécutives, et non plus 12 semaines consécutives. En cas de « circonstances exceptionnelles », cette durée peut même aller jusqu’à 60 heures, dans la limite de 12 heures par jour.
  • Le licenciement
    La réforme précise et élargit les conditions dans lesquelles les entreprises peuvent pratiquer le licenciement économique. Elles pourront donc recourir à de tels licenciements si des « mutations technologiques » le nécessitent, comme c’est déjà le cas aujourd’hui, mais aussi en cas de « réorganisation nécessaire à la sauvegarde de l’entreprise ». Ce qui pourra s’appliquer à bien des cas. Le projet de loi définit désormais ce qu’est une difficulté économique, soit « une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires de plusieurs trimestres consécutifs, en comparaison à la même période de l’année précédente ; soit des pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ; soit une importante dégradation de la trésorerie, ou tout élément de nature à justifier de ces difficultés ». Combien de trimestres consécutifs de baisse devront être enregistrés ? Ce sera aux syndicats de le définir, dans chaque branche. A défaut d’accord, le quota de quatre trimestres consécutifs s’appliquera. Autres grosses nouveautés : si la filiale française d’un groupe est en difficulté, il pourra licencier en France même si ses filiales à l’étranger sont florissantes. « De même, les gains et les pertes enregistrés par différentes activités d’une entreprise, sur différents secteurs d’activité au sein du territoire national, ne se compenseront plus », notent Les Echos.
  • L’astreinte
    Vous êtes d’astreinte, autrement dit prêt à tout moment à partir travailler, mais votre entreprise n’a finalement pas fait appel à vos services pendant cette période ? Eh bien, désormais, ce temps sera considéré comme du repos. Autrement dit, il ne sera pas pris en compte dans le calcul de la durée maximale de travail.
  • Les cadres
    Vous êtes au forfait jour ? Les 11 heures de repos consécutives, c’est fini. Le texte prévoit qu’elles puissent être fractionnées. Et si vous travaillez dans une entreprise de moins de 50 salariés et que votre employeur veut vous faire passer au forfait jour, soit aux 235 jours travaillés par an, c’est-à-dire 14 jours de plus que la conversion des 35 heures en jours de travail, il n’aura plus besoin de négocier avec les syndicats, mais seulement avec vous.
  • Le salaire
    Vous vous souvenez des accords de maintien dans l’emploi ? Entrés en vigueur en 2013, ils permettent de diminuer le temps de travail – et le salaire — d’un salarié, ou encore d’augmenter son temps de travail sans accroître son salaire, ou encore de prévoir une nouvelle répartition de ses horaires de travail. Pour l’instant, seules les entreprises rencontrant des difficultés peuvent signer avec les syndicats de tels accords, qui sont limités dans le temps (cinq ans maximum). Mais demain, même une entreprise florissante pourra négocier ces accords avec les syndicats et il n’y aura pas de limite de temps. Elle pourra le faire si elle décroche un nouveau contrat nécessitant de faire travailler davantage ses salariés sans les augmenter en conséquence, ou encore si elle part à la conquête de nouveaux marchés et qu’elle espère ainsi, peut-être, créer des emplois un jour. Vous n’êtes pas d’accord ? Vous serez licenciés pour « cause réelle et sérieuse », et non pas dans le cadre d’un licenciement économique.
  • Les indemnités prud’homales
    Vous avez été licencié injustement ? Peu importe votre histoire, votre âge ou la taille de l’entreprise dans laquelle vous travailliez, l’indemnité que vous pouvez espérer toucher est désormais plafonnée : c’est trois mois de salaire si vous avez moins de deux ans d’ancienneté, six mois entre deux et quatre ans, neuf mois entre cinq et neuf ans, 12 mois pour 10 à 19 ans. A partir de 20 ans d’ancienneté, l’indemnité s’élèvera à 15 mois de salaire. « Que vous ayez travaillé 20 ans ou 30 ans pour une entreprise, si votre contrat de travail est rompu, ce sera 15 mois de salaire d’indemnités. Et pas un de plus », se désole Eric Rocheblave, avocat spécialiste du droit du travail, interrogé par Le Parisien.
  • Les apprentis
    Si « des raisons objectives le justifient », les apprentis de moins de 18 ans pourront désormais travailler jusqu’à 10 heures par jour, au lieu de huit, dans la limite de 40 heures par semaine, contre 35 heures avant. L’employeur n’aura plus besoin de demander l’autorisation de l’Inspection du travail et du médecin du travail, il n’aura qu’à les avertir.
  • Les accords avec les syndicats
    Nous l’avons dit : la plupart des évolutions prévues par le projet de loi doivent passer par un accord d’entreprise. C’est-à-dire par une négociation avec les syndicats. Pour être valides, les accords devront être majoritaires, c’est-à-dire signés par des syndicats représentant au moins 50 % des salariés ayant voté aux élections professionnelles. Le quantum n’est pas atteint ? Un référendum peut alors être organisé auprès des salariés. Il suffira que plus de 50 % des bulletins soient positifs pour que l’accord soit validé

Festival Découvertes Autorisées

AFFICHE

Pour ses 30 ans, le Zem Théâtre vous propose la dixième édition de son festival Découvertes Autorisées. Sur la piste du Cirque du Bout du Monde, venez découvrir les nombreux artistes sélectionnés pour vous. Musique, Théâtre, Marionnettes, Slam et bien sûr du Cirque seront au rendez-vous les 4 et 5 juin prochains …Ce sont 8 Compagnies qui vont vous faire rêver. Autorisez-vous une soirée programmée avec soin pour vous faire découvrir les nouveaux talents que seul les amateurs de recoins intimistes auront peut être déjà croisés !

Fritüür

  • Samedi 28 mai  à 19h // Théâtre les Tisserands à Lomme

Elles se nomment sista bi­cky, sista cer­vela, sista che­val, sista cro­quette, sista frica­­­­­­­­­­­­delle, sista pe­peer, sista l’ail, sista sauce à part, sista sla, sista mam­mouth et sista ma­fia. C’est du pays des drug­s­­­­­­­­­­­tores et des ba­raques à frites du bord d’au­­­­­­­­­­­­to­­­­­­­­­­­­route que nous ar­rivent ces onze voix virgi­­­­­­­­­­­­nales. Fritüür, c’est bien plus qu’un large ré­per­­­­­­­­­­­­toire de chan­­­­­­­­­­­­sons hui­leuses, c’est un art de vivre. Ode à la libé­­­­­­­­­­­­ra­­­­­­­­­­­­tion des mœurs, hymne pa­trio­­­­­­­­­­­­tique, une véri­­­­­­­­­­­­table cho­rale tradi­­­­­­­­­­­­tion­­­­­­­­­­­­nelle végé­­­­­­­­­­­­ta­­­­­­­­­­­­line à l’es­­­­­­­­­­­­prit punky et dé­calé. Du pur bon­heur pour les ama­teurs de se­cond de­gré.

« 40 semaines et un miroir » de Sophie Starzenski

Sophie Starzenski, une jeune photographe argentine a décidé de suivre l’évolution de sa grossesse en capturant son corps en images du premier au neuvième mois ! Elle a eu l’idée de se photographier toujours dans la même position pendant ses neuf mois de grossesse. La série de photos, intitulée « 40 semaines et un miroir », retrace de manière émouvante et artistique la grossesse de cette future maman très inventive. Du premier au neuvième mois, on partage avec vous les photos de cette photographe qui nous donne à toutes des envies de grossesse ! Cheese !

Le Trombinophone : La machine qui fait de la musique à la tête du client

« Prenez le temps de vous poser devant cette glace. Vous vous voyez bien ? Alors, appuyez sur le bouton, suivez bien les instructions, vous allez entendre votre portrait sonore ! »

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Cet entre-sort musical joue sur la notion de double perception. Grâce à une glace sans tain au centre, le public peut découvrir deux angles de vision selon le côté où il se place : du côté du modèle qui entend son portrait sonore ou des machinistes qui jouent chaque portrait de façon unique.

  • Samedi 23 avril 16h et Dimanche 24 avril 15h
  • Les ateliers de Métalu à Chahuter à Hellesmes
  • Avec Louise Bronx et Laure Chailloux

National Libéralisme Décomplexé, Le moment Meurice

Alors que Nicolas Dupont-Aignan a tué le suspens en annonçant sa candidature, Guillaume Meurice a quand même décidé de s’intéresser aux autres candidats de la présidentielle 2017 en France. Il a pu donc interviewé le candidat du National Libéralisme décomplexé, Henri de Lesquen.

Le moment Meurice par Guillaume Meurice (17h30 – 17 Mars 2016) :

11 janvier 2015, et maintenant ?

Un cycle de débats pour penser le monde, ouverts à tous. Il y a eu le temps de la stupeur, puis celui de l’émotion. Beaucoup ont appelé de leurs vœux le temps de la réflexion et du dialogue. Convaincus que nos lieux de théâtre doivent être, aussi, des sentinelles quotidiennes de la liberté d’expression, des lieux de pensée et d’échanges, nous avons ressenti – plus que jamais – la nécessité de faire de nos théâtres des territoires de la République. Les attentats du 13 novembre ont fait surgir plus que jamais un désir de parole et nous ont convaincus de maintenir ces rencontres :

  • Jeudi 31 mars à 20h « le rire dans l’art » : Trois soirées-débats organisés au Théâtre du Nord à Lille, en partenariat avec le Prato, le groupe La Voix du Nord, l’École Supérieure de journalisme et Sciences Po Lille. Avec le soutien de la ville de Lille et de Lille3000 et le collectif coexister

Cette rencontre durera environ deux heures et alternera des temps de parole de grands invités (auteurs, chercheurs, philosophes, sociologues et artistes), d’échanges avec le public et des respirations artistiques (lectures d’extraits de pièces, projections, musique, etc.).

NEWSLETTER NADA-INFO.FR : Aphatie protège sa pâtée

couv merci patronIl faut voir le chien de garde Jean-Michel Aphatie montrer les crocs à l’antenne d’Europe 1 devant François Ruffin, le réalisateur de Merci Patron ! documentaire qui sort en salle ce mercredi 24 février.

Pourquoi cet animal se montre-t-il si agressif ? Serait-il mal dressé ? Allait-il être privé de susucre ? Que nenni ! C’est que François Ruffin a attaqué son maître, le milliardaire Arnaud Lagardère chez lui sur Europe 1 en direct, tout comme il ridiculise un autre milliardaire, Bernard Arnaud dans son film Merci Patron. francois ruffin

Rien de nouveau : des antipathiques Aphatie, il y en a des chenils entiers pour monter la garde à Lagardère. Mais ces enragés chatouilleux, aboyeurs frénétiques, ne démontrent en réalité que la fragilité de leur maître. C’est aussi ce que dit brillamment Merci Patrons ! qu’il faut aller voir.

merci patronFinalement Aphatie se calmera à la vue d’un magnifique nonos jaune canari qui fait pouic-pouic, que lui offre François.

Il suffisait de savoir lui parler !

L’équipe de Nada-info

Vie dans la lande de Calais – 2

@ Philippe

NADA à besoin de vous.

NADANotre prochain film Nous avons des armes malgré de nombreux appels à souscription, n’a toujours pas reçu une somme suffisante pour être réalisé (8000 sur 25000 euros). Il ne suffit pas de pester contre les Pujadas, Barbier, Calvi, Doze, Elkabbach, Seux et consorts et laisser vivoter par ailleurs les Carles, Ruffin, Balbastre, Cyran, Brygo, les camarades de L’Huma, de Politis, de la Marseillaise, de Basta, de Là bas si j’y suis, de Reporterre, du Ravi, de Fakir, de la Brique et autres. Il suffirait pourtant qu’une centaine de fédérations syndicales, d’unions locales ou départementales, d’associations ou de partis pré-commandent chacun 20 DVD de Nous avons des armes à 15 euros pour recueillir 30 000 euros ! Et imaginez si le nombre double ou triple…

Nada-info continuerait à exister et pourrait produire une contre-info à « l’info officielle » produite par les médias à la solde des grandes fortunes Arnault, Pinault, Dassault, Drahi, Niel, Bouygues, Bolloré, Lagardère. Si à la fin de 2016, nous ne récoltons pas une somme suffisante pour faire vivre le collectif et pour rémunérer au minimum syndical les camarades techniciens et réalisateurs, Nada-info mettra la clé sous la porte.

Les espaces de liberté sont rares. Ils sont précieux. Cela justifie notre volonté de poursuivre. Grâce à vous ?

L’équipe de NADA-info

Voici une citation de Colbert et Mazarin qui n’a pas pris une seule ride ! 

Colbert : « Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou… »

Mazarin : «Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison.Mais l’État, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.»

Colbert : «Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?»

Mazarin : «On en crée d’autres.»   

Colbert: «Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.»

Mazarin : «Oui, c’est vrai, c’est impossible !»

Colbert : «Alors, les riches»

Mazarin : «Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres !»

Colbert : «Mais alors, comment fait-on ?»

Mazarin : « Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des honnêtes citoyens qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là… plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser ; c’est un réservoir inépuisable.»

Extrait du « Diable Rouge » …et c’était il y a 4 siècles ! Vous pouvez relire et vérifier…tout est exact au mot près !

Abdel baraka : Supplique pour être enterré à Hénin-Beaumont. Abdel est comédien, auteur et metteur en scène 
de la compagnie Kader Baraka

 

Abdel BarakaOn connaissait la célèbre supplique pour être enterré sur la plage de Sète de Georges Brassens, on connait maintenant la supplique pleine d’émotion et d’humanité d’Abdel Baraka pour être enterré à  Hénin-Beaumont. Je souhaite que cette requête soit écoutée par le plus grand nombre. Une supplique pour rire mais aussi pour réfléchir. Un théâtre intelligent. Un spectacle écrit en réaction à l’arrivée du Front National dans la cité du bassin minier. Abdel aurait pu écrire un texte à charge, politique. Entre magouilles et détournements la matière ne manque pas dans ce petit coin du Pas de Calais. Non, il a choisi de nous rappeler que malgré sa peau qui sent bon le soleil de l’Algérie : Il est Français et que ce n’est pas au bled qu’il veut être enterré mais à Hénin-Beaumont. Hénin-Beaumont, sa ville. A partir de là il nous ballade dans sa vie d’hier et d’aujourd’hui. La place du marché, son premier job, les filles qu’il mate avec ses copains quand elles essaient leurs fripes dans un camion improvisé en cabine d’essayage, ses ballades à vélo, son premier baiser et son amour, la femme de sa vie. Tous ses événements d’une vie ont un dénominateur commun : Hénin-Beaumont. 75 minutes de la vie d’un Français. Abdel déplore l’arrivée du FN à la mairie de sa ville mais il comprend la désespérance des électeurs. Que faire pour organiser  une résistance au mal de vivre, aux extrémistes, aux intégristes. Abdel rappelle à travers ce spectacle que dans cette région de labeur, on a tous un peu de sang de l’immigration. Moi, il est Flamand, pour d’autres il est Espagnol, Portugais, Polonais, Belge, Maghrébin. Tous ces immigrés ont fait tourner les usines et les mines Françaises avec fierté.

Abdel est un militant. Son spectacle était cette semaine au Prato à Lille. L’occasion m’est donnée de remercier ses responsables de donner à des textes et à des jeunes artistes la chance de s’exprimer.

Abdel Baraka : Supplique pour être enterré à  Hénin-Beaumont. A découvrir

 

Vie dans la lande de Calais – 1

@ Philippe

NEW YORK TIMES

France embodies everything religious zealots everywhere hate: enjoyment of life here on earth in a myriad little ways: a fragrant cup of coffee and buttery croissant in the morning, beautiful women in short dresses smiling freely on the street, the smell of warm bread, a bottle of wine shared with friends, a dab of perfume, children paying in the Luxembourg Gardens, the right not to believe in any god, not to worry about calories, to flirt and smoke and enjoy sex outside of marriage, to take vacations, to read any book you want, to go to school for free, to play, to laugh, to argue, to make fun of prelates and politicians alike, to leave worrying about the afterlife to the dead.
No country does life on earth better than the French.
Paris, we love you. We cry for you. You are mourning tonight, and we with you. We know you will laugh again, and sing again, and make love, and heal, because loving life is your essence. The forces of darkness will ebb. They will lose. They always do.

Le texte, traduit en Français :
« La France représente tout ce que les fanatiques religieux du monde détestent : profiter de la vie sur Terre de plein de petites manières différentes : une tasse de café parfumé avec un croissant au beurre, de belles femmes en robes courtes qui sourient librement, l’odeur du pain chaud, une bouteille de vin partagée avec des amis, un peu de parfum, des enfants qui jouent au jardin du Luxembourg, le droit de ne pas croire en Dieu, ne pas s’inquiéter des calories, flirter et fumer et profiter du sexe hors mariage, prendre des vacances, lire n’importe quel livre, aller à l’école gratuitement, jouerrire, se disputer, se moquer des religieux comme des hommes politiques, laisser l’inquiétude sur ce qu’il y a après la vie aux morts. Aucun pays sur Terre ne vit sur Terre mieux que les Français. Paris, nous t’aimons, nous pleurons pour toi. Tu pleures ce soir, et nous sommes avec toi. Nous savons que tu riras encore, chanteras encore, feras l’amour et guériras, car aimer la vie est en ta nature. Les forces des ténèbres reflueront. Elles perdront. Elles perdent toujours. »

Galerie

Hommage des lillois

Le pianiste…

Au lendemain de la fusillade, un inconnu a interprété le célèbre hymne à la paix de John Lennon à quelques mètres de la salle de concerts parisienne.

Certaines chansons valent mieux qu’un long discours. Au lendemain de la fusillade perpétrée au Bataclan dans la soirée du vendredi 13 novembre, un inconnu a transporté son piano et s’est installé à quelques mètres de la salle parisienne pour jouer Imagine de John Lennon.

Devant une foule de passants et de journalistes émus, l’homme a interprété le célèbre hymne à la paix.

LA CARRIÈRE WELLINGTON à Arras : MÉMORIAL DE LA BATAILLE D’ARRAS

À 20 mètres sous les pavés d’Arras, découvrez la Carrière Wellington, un lieu chargé de mémoire et d’émotion. À partir de novembre 1916, les Britanniques préparent l’offensive du printemps 1917. Leur idée de génie : faire relier par les tunneliers néo-zélandais les carrières d’extraction de craie de la ville, pour créer un véritable réseau de casernes souterraines, capables d’accueillir jusqu’à 24 000 soldats. Après une descente à 20 mètres de profondeur par un ascenseur vitré, la visite audio-guidée et encadrée par un guide-accompagnateur plonge le visiteur dans l’intimité du site. Lieu stratégique et lieu de vie, la carrière baptisée Wellington par les sapeurs néo-zélandais préserve le souvenir de ces milliers de soldats cantonnés sous terre à quelques mètres de la ligne de front, avant de s’élancer sur le champ de bataille, le 9 avril 1917 à 5h30 du matin, pour attaquer par surprise les positions allemandes. La remontée à la surface dans les pas des soldats vous amènera à vivre le choc de la bataille, à travers la projection d’un film.

  • Tous les jours : de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Fermée le 1er janvier, du 5 au 30 janvier, du 22 au 23 juin et le 25 décembre.
  • Visites guidées et audioguidées. La visite dure 1h. 17 personnes maximum par visite. Départs réguliers. Se renseigner sur les départs par téléphone : 03 21 51 26 95. Prévoir un vêtement chaud. Site accessible aux personnes à mobilité réduite.
  • Rue Delétoille, Arras
  • Tarif Plein : 6,90 € – Réduit 3,20 €
  • Contact Office de Tourisme d’Arras : contact@explorearras.com
  • www.carriere-wellington.com

Hommage à LENY ESCUDERO

Créez et fabriquer votre film de A à Z // Condition Publique à Roubaix // 3 oct. au 15 nov. 2015

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Michel GondryAprès New-York, Sao Paulo, Paris,Tokyo… et Cannes cet été, L’Usine de Films Amateurs de Michel Gondry s’installe à la Condition Publique.

L’Usine de Films Amateurs invite le public à venir créer son propre film en 3h, en suivant un protocole simple, imaginé par Michel Gondry, dans un studio de cinéma reconstitué pour l’occasion. 16 décors différents (métro, café, vidéoclub…), des caméras, des costumes, toute sorte d’accessoires sont à disposition du public.

Les décors ont été créés in situ dans une dynamique collaborative associant les étudiants de l’ESAAT encadrés par leurs enseignants, et sous la direction du scénographe Nicolas Baumann.

  • Du 3 octobre au 15 novembre 2015 // Gratuit
  • Du mercredi au dimanche de 11h à 19h (jusqu’à 21h le samedi et le jeudi dès 13h)
  • Tout public — entrée libre
  • POUR TOURNER VOTRE FILM : départs toutes les heures | durée du tournage : 3h
  • Réservation au 03 28 33 48 33

Maitre Georges & La braderie de Lille

Maitre Georges, magasin de vins,  bières et spiritueux rue Brûle Maison à Lille, avait invité les bradeurs à sa table samedi et ma foi cette journée, très bien organisée, à été particulièrement réussie. De la bière, les meilleures belges étaient au rendez-vous, et de la musique. Dès midi, les groupes se sont succédés pour donner à cette journée le côté festif qui s’impose un jour de braderie. Quelques gouttes de pluie ont donné un coup de main à cette belle initiative qui, je le pense, sera reconduite. Maitre Georges est une entreprise familiale. C’est la cinquième génération de « Leblon ». Georges est l’ancien qui, fin du 19ieme siècle, ouvre dans le quartier de Wazemmes une épicerie, un petit passage par Lambersart en 1918 avant d’arriver à l’adresse actuelle en 1982. Une atmosphère se dégage de ce lieu, on s’y sent bien, du commerce de proximité, la place Jeanne d’Arc n’est pas loin, une vie de quartier. Bientôt Maitre Georges aura comme voisin une librairie mais ça c’est une autre histoire que je ne manquerais de vous conter.

Clip contre le SIDA

C’est lors d’un dîner entre amis que l’idée d’un clip de sensibilisation au SIDA est venue à Thomas Druez, Vincent Legris et Aurélie Delannoy. Après une discussion sur les pratiques sexuelles des personnes de leur entourage, les trentenaires se sont rendus compte des risques que certains pouvaient prendre.

Les trois Lillois ont uni leurs compétences pour mettre au point « Le Sens du partage », un spot amateur de prévention contre le Sida.

Les Gandini Juggling

Des filles, des garçons, elles sont belles, ils sont beaux. Leur nom: Les Gandini Juggling.

gandini

Ils sont très élégants dans leurs costumes cravates et leurs petites robes noires. Ils ont l’humour très british. Normal, me direz-vous, ils sont anglais. A la maison on aime les pommes mais je ne pensais pas que ça pouvait tourner à l’obsession. A chaque fois que les « Gandini » pointent leurs trognons on se précipite pour aller les déguster. Oui, j’ai oublié de vous dire: Les « Gandini » jonglent avec des pommes.

En juillet on est allé les applaudir à Pornichet, il faut vous dire que les « Gandini » tournent dans le monde entier. Ce soir là, il crachotait une petite pluie fine mouillante comme seule la Bretagne peut vous en offrir. Ces quelques gouttes ne vont pas altérer le spectacle de nos pince-sans-rire so british. Hommage au cirque et au theatre dans une mise en scène musicale très années 40.

Je m’arrête dans mes explications, mon objectif est de vous faire inscrire sur vos agendas, à la date du 2 décembre, la venue des « Gandini » à la Comédie de Béthune, et une fois de plus pour croquer du bonheur à pleines dents.

Pour vous convaincre, on vous offre une petite vidéo et quelques critiques de ce spectacle.

  • Gandini Juggling a ébloui le public (…) avec cet audacieux spectacle où se mêlent jonglerie, danse et humour typiquement “british”  » – Journal de Montréal
  •  » Ce spectacle inclassable a récolté de nombreux hommages à Londres lors de sa sortie. On comprend très bien pourquoi. Multidisciplinaire, Smashed a tout pour plaire à un large public.  » – Agence QMI Journal de Montréal
  • Beautiful, corky and hilarious” – CBC
  • “ Une heure de ravissement, de rire et de «wow» ” – Journal Métro
  • “ Bien malin celui qui peut résister au plaisir insufflé par Smashed “ – Huffington Post

Fête de la Musique : Les RYTHMLES

photoIls sont avocats, médecin, sidérurgiste, chauffeur-routier, on les imagine facilement dans leurs chambres d’enfants « les » écoutant, les yeux scotchés sur le poster de Best durement gagné avec leur argent de poche. Il y a eu aussi les premières guitares, les premiers accords, ils se sont aussi laissé pousser les cheveux pour s’identifier à leurs idoles « LES BEATLES ».

Hier soir, porte de Gand à Lille, « les RYTHMLES » m’ont réconcilié avec la Fête de la Musique. Les cheveux sont plus courts, ils ont même blanchi mais la passion est intacte. Love me do, ticket to ride, Eleanor, hey Jude, come together, du Beatles à donf, des adaptations du meilleur jus. Le public, jeune et moins jeune, écoute religieusement, dandine les fesses, et même si c’est souvent du « yaourt » chantonne. Et pour bien me montrer que la hache de guerre entre Stones et Beatles était bien enterrée, ils m’ont offert un improvisé et super  » Honkytonk woman ». Rien que pour vivre ça, vive la Fête de la Musique. Retenez leur nom: Les RYTHMLES. Ils sont aujourd’hui dans le BLOG et nous ne manquerons pas de vous donner leurs dates.

Clin d’oeil souvenir : Philippe nous parle de « Cactus in Love » et du Biplan

Une belle leçon de vie et d’humanisme.

Alors que Popenguine abrite à peine 5 000 habitants, près de 100 000 pèlerins venus des quatre coins du Sénégal et de toute l’Afrique de l’Ouest convergent vers ce petit village de pécheurs sénégalais pour y célébrer la Pentecôte. Cet évènement qui subsiste et prend de l’ampleur depuis 1888 est un pèlerinage chrétien qui ne pourrait exister sans le soutien et l’aide de la communauté musulmane du village. La démesure de ce rendez-vous annuel témoigne de la fraternité islamo-chrétienne et de l’état d’esprit de toute une population.

Écriture Anne-Sophie Reinhardt. Réalisation Ludovic Lang.

Newslatter NADA : OFFREZ VOUS UNE ALTERNATIVE AUX GRANDS PATRONS

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Bonjour !

Pour 50 millions d’euros – une bagatelle ! -, l’homme le plus riche de France, Bernard Arnault, a l’intention de s’offrir le quotidien français le plus lu, Le Parisien-Aujourd’hui, après avoir déjà mis le grappin il y a huit ans sur le quotidien économique Les Echos.

Du coup, les quatre plus grands quotidiens de l’hexagone et les trois plus importants news-magazines appartiendraient à un membre du club très fermé des douze plus grandes fortunes françaises.

Le Figaro à Serge Dassault (6ème), Le Monde et l’Obs à Xavier Niel (9ème), Libération et l’Express à Patrick Drahi (12ème), Le Point à François Pinault (7ème).  Sans compter les radios et les télés, possédées par Bouygues, Bolloré ou Lagardère. Une nouvelle qui n’a pas plus ému que cela les Grands Journalistes comme Christophe Barbier, Yves Calvi, David Pujadas, Jean-Pierre Elkabbach ou François Lenglet.

Cinq mois après les attentats de Charlie Hebdo, on entend encore le bal des pleureuses : la liberté de la presse est menacée. Mais par qui ? Par les patrons des pleureuses !

Les intérêts des patrons vont être encore mieux défendus. Par exemple, celui qui consisterait à supprimer des jours fériés – trop nombreux – et à nous faire travailler plus.

Nada-info, dans son dernier épandage médiatique (« Y a-t-il trop de journalistes… surtout au mois de mai ! », que l’on peut voir gratuitement sur notre site) a recensé pour vous le jappement des chiens de garde d’Europe 1, RTL, BFM, France 2, TF1 (http://nada-info.fr/site/?p=324).

Ils s’offrent toute la presse, offrez vous donc notre site d’auto-production de documentaires, Nada-info (http://nada-info.fr/site/). Ils ont de l’argent, mais nous aussi. Tous regroupés, syndicalistes, associatifs, militants, vous pouvez additionner vos euros et vous payer une contre-information, certifiée Label Rouge… et vert !

Offrez-vous massivement notre première production, « Cas d’école » de Gilles Balbastre, en vente sur notre site (http://nada-info.fr/site/?p=55). Soutenez le prochain projet « Nous avons des armes », il nous faut encore 30 000 euros.

Nada-info a besoin plus que jamais de vous pour continuer à mordre les puissants.

L’équipe de Nada – www.nada-info.fr

Une soirée au SAKIFO

En arrivant à La Réunion, je m’étais dis que les bons vieux concerts Rock c’était fini. Je découvre il y a quelques semaine qu’un festival de musique aura lieu à St Pierre « Mince encore un truc avec du zouk, du séga, et je ne sais trop quoi… ». Je regarde quand même la programmation et plein de bons groupes comme je les aime, en provenance directe de la métropole. J’achète un billet. Au programme Arthur H, Fauve… et surtout les Wampas.

Vendredi soir, me voilà parti au festival SAKIFO. Je commence avec un premier concert, Arthur H. Je connaissais les albums mais jamais vu en live. Bien placé, beau temps, ça commence bien. Arthur H arrive, une première chanson, ça commence doucement. Le pression commence à augmenter. Des musiciens qui tiennent la route, et Arthur H qui joue avec le public. Un show son et lumière avec sa veste lumineuse, des musiques et des textes qui font mouche. Madonna est invisible mais danse parfaitement sur scène. Les gens sont heureux et Arthur nous en donne pour notre argent. Une bonne heure de concert, rien a jeter. Le rock s’est donc bien invité ce soir à La Réunion. Je continue avec un groupe inconnu pour moi : Fauve. Certes, j’en ai entendu parler, un peu écouté, maintenant je vais voir. Je vois tous les 12-18 ans aller dans ma direction, c’est la bonne scène. J’écoute, je regarde, et rien. Le public est emballé, moi non. Des textes à la Kyo ou BB Burnes et sur scène les gars ont le charisme d’un veau mort né, mais ça plait au public. Grand bien leur fasse. 20 minutes plus tard, ça me gonfle, je vais voir autre chose. J’arrive sur un groupe sud africain « Madala Kunene » qui fait du blues zulu. Le chanteur, aussi excellent guitariste, séduit avec sa voix puissante chargée d’émotions, accompagné par des musiciens hauts en couleur. Une heure de concert, génial, une très bonne découverte.

Il est minuit. Les Wampas passent à 00h30. J’arrive sur leur spot, une dizaine de personnes attend. Je me mets au premier rang. Le groupe arrive pour voir si la sono est bonne et ça commence déjà avec 5 minutes de répét. Le ton est lancé. 00h30, Didier revient avec le groupe, les spectateurs sont déchénés, et ça envoie du lourd dès le début. Les gros tubes de ces 20 dernières années, des musiciens à fond, Didier qui saute partout, se jette de la scène en slam, monte sur les enceintes… Bref du grand, très grand Wampas. Alors oui, Didier n’est pas le plus grand des chanteurs et ces textes, c’est pas du Baudelaire mais putain, que c’est bon ce punk yéyé, avec les titres qui s’enchainent, et ces 100.000 Votls en continue sur scène. J’adore, 1h30 de pur bonheur. Je pourrais en écrire des pages, vous racontez que comme toujours les filles sont montées sur scène, la sécurité était dépassée par les fans montés embrasser Didier… mais rien ne vaut de le vivre en concert. Alors allez voir Didier et sa bande de génies déjantés, car ce soir au SAKIFO, et comme à chaque fois, Didier Wampas est le Roi !!!

Et pour ceux qui ne connaissent pas les Wampas, une petite vidéo d’il y a un peu plus de 10 ans… rien a changé sur scène :

Quelques photos de la soirée :

Max

Rando-visite « Sur les traces des poilus »

randoAu départ du Centre d’Histoire Guerre et Paix de Souchez, le guide-conférencier vous emmène pour une randonnée à la découverte de la Nécropole Notre-Dame-de-Lorette. Vous arpentez, à travers bois, les chemins qu’empruntaient les soldats de la Grande Guerre. Arrivé sur le plateau, le guide vous propose une lecture de paysage pour comprendre les caractéristiques de ce promontoire stratégique. La visite se poursuit à travers les tombes à la découverte de la basilique, de la tour-lanterne et de l’Anneau de la mémoire. Vous rejoignez ensuite le Centre d’Histoire Guerre et Paix par le chemin de mémoire aménagé le long de la Route départementale.

  • Samedi 13 juin // mercredis 22 juillet // mercredi 19 août à 10h30
  • Centre d’Histoire Guerre et Paix : 102 rue Pasteur – 62153 SOUCHEZ
  • Rendez-vous devant Lens’14-18 Centre d’Histoire Guerre et Paix, à 10h30
  • Tél : 03 21 67 66 66 – info@tourisme-lenslievin.fr
  • Tarifs : de 1 à 6 €
  • Réservation indispensable

Leviĝanta

Juliette est passionnée par la musique égyptienne et les percussions, mais il y a  quelques années elle se tourne vers la danse orientale.  Cette danse demande la rigueur mais quel bonheur, sensuelle, envoûtante sont les maîtres mots.
Nicolas Dufresne réalisateur met en scène Juliette à Fort Mardyck.
Hommage dansé au Nord Pas De Calais.
Galerie

Eclats de vie à la Treille dimanche dernier autour du Requiem de Thomas Hettwer

Iréna SENDLER 1942, récemment décédée à 98 ans.

irina sandlerIréna SENDLER demanda pendant la 2ème  guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme  plombier, serrurier. Elle avait  une motivation  bien particulière. Elle connaissait les  plans d’extermination des nazis envers les juifs, elle était Allemande. Irena a caché des enfants dans  le fond de sa boîte à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac  (pour les enfants plus grands). Elle avait aussi un chien à  l’arrière qu’elle a entrainé à aboyer quand les  soldats allemands la contrôlaient  à l’entrée et à la sortie du  ghetto. Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait  le bruit que pouvaient faire les enfants. Elle sauva  2500 enfants  en les cachant  ainsi.

Elle fut  arrêtée et les  nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la  torturèrent très sévèrement. Irena garda tous les noms des  enfants qu’elle avait sortis du Ghetto et garda ces  noms dans une jarre en verre enterrée  derrière un arbre, au fond de son jardin derrière sa  maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles ; mais la plupart avaient été gazés. Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.

L’année dernière elle a été  proposée pour « le prix Nobel de la Paix », mais n’a pas  été retenue. En sa mémoire, 63 ans plus tard, je participe à cet anniversaire, très modestement.

LA MALTERIE – 42, Rue Kuhlmann à Lille – EST  EN DANGER  DE MORT !!!

Les responsables de la Malterie étaient à la porte du Palais des Beaux Arts vendredi 10 avril pour distribuer des tracts. Une action pour alerter la population mais aussi les nombreux décideurs présents à la présentation de l’exposition Donald Duck. La MALTERIE a 20 ans, ce n’est pas un  âge pour mourir. Cette structure héberge aujourd’hui des plasticiens et des musiciens régionaux. La MALTERIE a toujours vécu son indépendance mais comme beaucoup d’autres structures de la région son existence dépend des subventions. Le problème est ailleurs, le propriétaire des murs a décidé de vendre son bâtiment et de ne pas renouveler le bail. Un bâtiment comme celui de la rue Kuhlmann est estimé par les Domaines à 1,5 million d’euros. Comment trouver l’argent ?

Les responsables de la MALTERIE se tournent vers ses partenaires pour trouver la solution économique : la ville de Lille, la Région, le Département, l’Etat. « Les pouvoirs publics ne semblent pas avoir pris la mesure de cet état d’urgence » écrivent les responsables sur le tract. Ils ont raison, on ne peut pas soutenir à coups de subventions et de discours politiques les développements artistiques pour les jeunes et ne pas offrir un bâtiment pour les développer.Si un grand équipement de la Métropole Lilloise comme l’Opéra ou le Théâtre du Nord était confronté à ce problème je pense que les politiques se réveilleraient plus vite.Toutes les formes de soutien au projet de la MALTERIE sont nécessaires.

SOUTENEZ la Malterie en signant la pétition  www.lamalterie.com

MALTERIE1           MALTERIE

Y’a-t-il un truc ?

Le 31 Octobre 2010, lors de la cérémonie de clôture de l’Exposition universelle de Shanghai, qui a fait participer 246 pays et a attiré plus de 73 millions de visiteurs, des musiciennes jouant du violon et d’autres instruments se sont assises… dans le vide ? Qui a compris le « truc » de ces chaises invisibles ?

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Le Chatelain en promo !

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Portrait plein de tendresse de Félix Potin sur des chasseurs d’autographes

Vous ne les connaissez pas et pourtant vous les avez souvent croisés. Ils sont quatre, un père, une mère, sa fille et le beau-fils… C’est peut-être pas le bon ordre, on ne distingue pas vraiment….Drôle de bande, bringuebalante, une bande de gens pas vraiment finis, une bande pas tout à fait bien rangée…

Ils arrivent quinze minutes après le début du spectacle. Armés d’un appareil photo, d’un crayon Bic et d’un gros livre aux pages presque vierges. Ils guettent, tournent en rond, se renseignent, et restent néanmoins assez discrets, parfois silencieux. Ils parlent entre eux à très faibles voix… Ils restent là devant, pas dedans. Leur univers c’est la porte de sortie, les abords, le chemin des artistes…

Dans les étagères du hall, ils fouillent, scrutent, lisent, regardent les photos dans les programmes… Ils sortent un vieux bout de papier, ils y griffonnent des noms…. Cela sonne, comme des noms de stars, leurs stars. Vues à la télé ? Pourquoi elles ? On ne sait pas. Ils fabriquent leur galerie de portraits, leur petit musée Grévin à eux, leur autre monde.

Ils sont équipés d’un appareil photo, un beau reflex numérique, il ne faudrait pas rater le cliché. Ils guettent. Ils se font amis avec les hôtesses, ils sourient avec la sécurité, montrent leurs trophées, charment un peu. Puis si vous les approchez avec respect et douceur, alors ils vous racontent leurs aventures, leurs exploits, vous entrez dans un autre monde, le leur. Et puis, timidement, ils vous ouvrent leur livre blanc, montent leurs photos, traduisent leurs signatures. Faut montrer patte blanche de part et d’autre. Ils sont attachants.

Ils sont simplement de simples gens, chasseurs d’autographes. Prêts à faire le pied de grue pendant des heures pour capter un cliché, un selfie, un moment à deux, une signature sur la page blanche. Les livres, ils en ont une bonne dizaine, rangés comme les albums des photos de famille. D’ailleurs cette collection c’est leur famille, leur gloire… Leur richesse.

Jamais ils ne vont au spectacle. Des fois on leur propose de rentrer dans la salle, ils refusent, ce n’est pas pour eux tout ça ! Leurs salles de spectacles, ce sont leurs signatures et photographies récoltées souvent très tardivement dans la nuit au prix de longues attentes.

C’est drôle, il suffit qu’ils viennent à l’entrée du théâtre, et d’un coup l’artiste semble grimper sur l’échelle de la notoriété ! Et paf on s’est fait avoir. C’est un peu comme les femmes Panthères – Esméralda et Pascaline – la fille et la mère – qui en venant à votre évènement, vous donnent l’impression que vous organisez le Festival de Cannes! Bon c’était vrai y a quelques années quand même…

Eux aussi cela fait des années qu’ils trainent dans les lieux de spectacles, à la sortie des plateaux de télé, et devant les bistrots branchés… Des années qui finissent par faire jaunir les feuilles blanches, blanchir leurs cheveux…. Leurs stars s’éteignent, et eux trainent un peu plus la patte. La maman se fatigue, elle préfèrerait voir la télé ce soir, c’est Soirée César, elle en a « signé » plus d’un. Elle les connaît…

Alors si vous les croisez regardez les avec tendresse, regardez les ces poètes, ces tendres anonymes. Prenez le temps de les approcher, vous ne perdrez pas le vôtre.

Félix Pottin

Cavanna, même pas mort 

Unknown

On connaît peu Cavanna. Cette pensée fugitive est à l’origine de ce film.

On connaît trop peu son influence sur plusieurs générations d’écrivains, de journalistes, d’humoristes. Les plus vieux savent qu’il a fondé avec Choron Hara-Kiri et Charlie Hebdo. On connaît mal les dizaines de livres et de recueils écrits par lui ou auxquels il a collaboré. On se souvient surtout des premiers récits autobiographiques les Ritals, les RusskoffsBête et méchant en oubliant les romans historiques, les encyclopédies ou les pamphlets comme Stop crève

De film sur lui, il n’en existait aucun…

FRANCE INTER l’a viré, DANIEL MERMET revient sur le net.

mermet1De tout cœur avec toi.
Philippe

Tourcoing se réinvente ! 

Ça c’est un slogan qu’on a lu et relu… pendant des années. Pour cause, la ville avait besoin d’un vrai coup de fraicheur et le tout début des années 2010 nous a permis de redécouvrir la ville tout à fait autrement. Plus belle, plus propre, plus agréable à vivre… Les infrastructures ont été revues, la circulation repensée et les piétons, promeneurs, tourquennoises et tourquennois  ont enfin pu profiter et redécouvrir la ville différemment. « ont pu » j’insiste ! Car depuis la semaine dernière, le parvis des Arts a été rendu… à la circulation, ou plutôt au stationnement !!! Pour ceux qui ne connaissent pas, le parvis des Arts se situe entre l’Hôtel de Ville et le MUba. Ce lieu était devenu calme,  agréable, des bancs permettant aux flâneurs de faire une petite pause en regardant le square avoisinant la mairie… Aujourd’hui, en voyant ça, on a envie de crier un grand NON ! La bagnole nous envahit, pollue tout. On incite les gens à utiliser les transports en commun… tu parles mon ami. On en a marre de ces conneries. Du stationnement et des parkings vides, il y en a partout à Tourcoing, alors qu’on laisse les gens respirer un peu autre chose que les gaz d’échappement.

Nicolas Mailon

« On est tous CHARLIE » à Lille

Nouvelle série de photos de Fabrice POISBLAUD.

« On est tous CHARLIE » à Lille

Photos de Fabrice POISBLAUD

10 minutes en gare de Lille

Je dois bien l’avouer, je ne suis pas du genre à me balader tout sourire à longueur de journée et encore moins quand je me retrouve sur un quai de gare à attendre un train ! N’empêche que… Il y a quelques jours, je me suis rendu en gare de Lille Flandres. Je devais retrouver un réalisateur qui venait présenter son film au public du Métropole dans la soirée. Comme à mon habitude, j’arrive avec un peu d’avance, consulte l’horaire du tableau (ouf pas de retard), m’achète une bouteille d’eau et attends devant le quai. Tout à coup, je vois débarquer à côté de moi, un jeune homme d’une petite vingtaine d’année, souriant, gros sac sur le dos ! Première réaction intérieure, «pfff en voilà un qui va me saouler de questions : où sortir à Lille, une pièce pour manger ou dormir… », mais bon, pas le choix, il se rapproche, et je ne vais pas me sauver ! Arrivé à mes côtés, c’est avec un bonjour très poli que ce jeune homme se présente : Thomas ! Ok, je lui retourne un bonjour tout aussi poli… et attends ! J’avoue ne pas trop comprendre ce qu’il me veut. Et en quelques secondes, il se lâche. Il attend un pote qui arrive en train de Dunkerque, m’a vu seul sur le quai, et s’est tout simplement dit que ce serai sympa d’attendre ensemble en discutant plutôt que seul chacun de son côté. En 10 minutes, nous avons eu le temps de nous dire ce que nous faisions dans la vie,  de parler des rapports entre les gens, de politique d’environnement… 10 minutes, juste le temps que les trains que nous attendions arrivent. Les trains sont entrés en gare simultanément, nous nous sommes dit au revoir, il est parti de son côté et je suis allé chercher mon réalisateur.

Alors ne soyons pas naïf et ne nous jetons pas sur tous les inconnus que nous croisons dans la rue, mais franchement, ne pensez-vous pas que si nous étions moins individualistes, plus proches les uns des autres, la vie ne serait pas un peu plus sympa ? C’est vrai que l’on toujours la crainte de se prendre un râteau en abordant les gens comme ça… Mais bon c’est une expérience tellement chouette qu’un échange comme celui là !

Alors pour commencer, si un jour vous me voyez, n’hésitez pas, dites-moi bonjour !

Nicolas Mailon

Une friche, pas perdue pour tout le monde (suite)

Bonjour mon ami.

Dans ma lettre précédente je te parlais de cet immeuble qui doit être construit en face de notre maison. Un blockhaus de 18 mètres de hauteur. La première pierre n’est pas encore posée que les premiers appartements sont déjà vendus. Les habitants du quartier ne l’entendent pas de la même oreille. Ils ont mandaté un avocat pour défendre les droits de la qualité de vie. Ils ne sont pas contre mais sous certaines conditions. Les places de parking par exemple, il en manquent. L’augmentation des véhicules dans ce périmètre pose des problèmes en terme de sécurité routière. Les spéculateurs de tout poil ne peuvent pas ignorer cela mais ils s’en foutent, le vecteur économique est bien plus important pour eux que la qualité de vie de quelques habitants. Enfin c’est peut-être le pot de terre contre le pot de fer mais dans un pays démocratique il y a la loi et elle n’est pas forcement pour eux. Ils sont pas très contents les spéculateurs, chaque jour qui passe c’est de l’argent qui ne rentre pas dans leurs poches.

Allez mon ami, je t’embrasse et comme on dit dans le nord, je te tiens au jus.

Lille, le 20 décembre 2014

Vélodrome de Roubaix

Roulez jeunesse !

Hier, je suis allé encourager mon ami Sébastien. Figurez-vous que pour son anniversaire, des amis, le sachant sportif; lui on offert un baptême de piste au Vélodrome de Roubaix. Une structure qui mérite vraiment d’accueillir un de ces jours une épreuve très importante comme par exemple un championnat du monde sur piste. Je suis chauvin mais je n’exagère pas. Un peu bizarre, quand on est arrivé des humains étaient en train de manger dans l’espace central de la piste. Un séminaire se déroulait sûrement au Vélodrome. C’est étrange quand même, des effluves de bouches à la reine nous titillaient les narines. Bon, revenons au côté sportif de ce samedi après midi. Sébastien en short, casqué, s’élance. Pas mal, l’effort est intense, pas moyen de freiner. Le public encourage son héro. Une fois cet effort presque contre nature terminé, la doyenne de l’assemblée nous explique qu’une bonne bière n’a jamais fait de mal à personne. Intéressant, on cherche le bar qui pourrait éponger notre soif et bien messieurs dames: RIEN. Si je fais un rapide calcul, nous sommes dix, on ne reste jamais sur une jambe dans le nord, ça fait 20 bières. On n’exagère pas les prix, 3 euros, le trésorier du Vélodrome a perdu pas mal d’argent. Il y a peut-être une histoire de licence derrière tout ça. Dommage mais si ce n’est pas le cas. Donnez, messieurs les responsables, de votre belle structure un côté un peu plus festif et populaire à votre lieu. Côté sportif, si vous aimez le vélo, le Vélodrome de Roubaix vous est ouvert pour découvrir sa piste. Et ça vaut le coup de pédale, pas de bière évidemment.

Une friche, pas perdue pour tout le monde

Bonjour mon ami,

Tu te souviens, il y a quelques années dans mon quartier s’était installée une petite entreprise de plomberie, sanitaire, enfin qu’importe. Une PME d’une vingtaine de personnes. Elle s’est délocalisée, comme on dit aujourd’hui, pas en Pologne, non, dans une zone industrielle du coin. Finalement le résultat est le même, les petits commerces de proximité dégustent.

Une friche de plus, elle n’ est pas perdue pour tout le monde. Un promoteur immobilier s’est occupé de l’affaire. Tout ça avec l’accord des élus de ma ville mais surtout sans en parler aux habitants.vite fait bien fait et le coup est joué. Bon ,voilà, le maire de ma cité veut embellir sa ville, quoi de plus naturel,sauf que le promoteur privé nous crédite d’un immeuble de 18 m de haut. Moi passe encore, mais j’ai des voisins qui en se levant le matin vont presque se retrouver dans la salle de bain du voisin d’en face. J’ai un voisin qui habite une petite maison 1950, alors lui, son intimité est agressée. Il ne verra plus jamais le soleil. On nous dit que ces gens là son dans le bon droit,c’est possible mais un mec de leur boutique est venu proposer  à mon voisin une somme d’argent pour remplacer son soleil.Pas de chance, il préfère son soleil. Tu le crois !  Si du pognon.

Voilà, mon ami, ainsi est le monde d’aujourd’hui. Ah oui j’oublie, mes voisins n’ont pas l’intention de se laisser faire.

Je te tiens au jus comme on dit chez nous.

Lille, le 20 novembre 2014.

SNCF

La SNCF est une entreprise citoyenne, elle s’est donnée comme mission d’éduquer ses voyageurs au tri sélectif, on s’en réjouit tous.La gare Lille Flandres ne manque pas de poubelles. Des grises et des jaunes. D’un côté les papiers de l’autre les déchets. C’est bien , pour une fois que la SNCF ne prend pas de retard sur l’histoire et l’éducation de notre civilisation. Sauf qu’hier j’ai remarqué que le préposé au ramassage n’avait qu’une grande poubelle pour ramasser les deux petites. Mais qu’importe,  la SNCF est comme l’instituteur qui même en apprenant très sérieusement l’orthographe n’évite pas toujours les fautes.  Comment ! Vous dites que c’est pour avoir bonne conscience, NON, qui ose croire ça ?

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