Archives de la catégorie ‘Coups de coeur’

Emmanuel Ruben « Jérusalem Terrestre »

Hélène vous conseille de lire l’opus d’Emmanuel Ruben « Jérusalem Terrestre » (éd. Inculte) :

Emmanuel Ruben est le pseudonyme de Jérémie Brassac – il s’agit de ses deuxième et troisième prénoms. Écrivain et dessinateur, Emmanuel Ruben est né en 1980 à Lyon. Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de géographie, il passe plusieurs années à l’étranger, en tant que lecteur de français, professeur d’histoire-géographie ou volontaire international (Italie, États-Unis, Turquie, Lettonie, Ukraine) avant d’entamer une carrière universitaire qu’il abandonne avec la publication de son premier roman de manière à consacrer tout son temps libre à l’écriture et au dessin. Placé actuellement en disponibilité de l’éducation nationale, il a enseigné l’histoire et la géographie pendant quatre ans en banlieue parisienne. Parallèlement à la publication de ses livres, il a signé une chronique mensuelle sur le site Sens Public et collaboré à différentes revues littéraires : Ravages, Edwarda, Possession immédiate, Remue.net. Par ailleurs, il a exposé ses dessins et ses aquarelles dans des galeries et des lieux publics. Enfin, il tient à jour un site Internet personnel (L’araignée givrée, www.emmanuelruben.com) où il dévoile de nombreux dessins et des textes inédits. Ses thèmes de prédilection (la frontière, la mémoire, l’histoire, la géographie, l’utopie, le voyage impossible) se retrouvent notamment dans son troisième roman, La ligne des glaces, premier épisode d’une suite européenne et nordique à laquelle il travaille depuis plusieurs années. Le livre a été sélectionné pour de nombreux prix littéraires dont le Prix Goncourt 2014.

Maria Turtschaninoff « Maresi »

Marianne libraire « Les Lisières » à Roubaix vous invite aujourd’hui à lire l’opus de Maria Turtschaninoff « Maresi » (éd. Rageot) :

Maria Turtschaninoff a étudié l’ écologie humaine à l’Université de Göteborg. Elle est diplômée  en philosophie en 2000 et elle est retournée à Helsinki, où elle a travaillé comme journalisteSon premier livre est un ouvrage de cuisine écrit avec sa mère. C’est en 2007 qu’elle publie son premier roman. Maresi est un livre jeunesse mais qui ne laisse pas insensible les grands, il est primé de nombreuses fois ,il a reçu le grand prix de la Fondation Culturelle Suédoise.et il nous entraine dans un monde fantastique.

« Héritières » de Marie Redonnet

Marianne libraire « Les Lisières » à Roubaix vous conseille de lire « Héritières », une réédition de livres de Marie Redonnet.

Marie Redonnet est une écrivaine française née en 1948. Agrégée de lettres modernes, docteure (sujet de thèse : Jean Genet, le poète travesti). Elle a enseigné à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et a été chargée de recherches au CNRS sur l’art et le langage de 1995 à 1997.De 2000 à 2004 elle a été chargée de Mission pour le livre à l’ambassade de France à Rabat. Professeur de français pour des classes allant de la seconde à la première au lycée Jules Verne (Limours-en-Hurepoix) pendant l’année 2005-2006. « Visiting professor » à l’Université du Colorado à Boulder à l’Invitation du professeur Warren Motte en 2006-2007, elle s’est réinstallée depuis au Maroc, près de Rabat où elle se consacre à l’écriture. Elle vit à présent entre Aix-en-Provence et Rabat. Elle est mariée et a depuis 1998 un fils : Malik.

Son roman, Diego, est paru aux éditions de Minuit en 2005. En 2016, elle publie aux éditions Le Tripode, La Femme au colt 45.

E.O Chirovici « Jeux de miroirs »

 

Marianne, libraire les Lisières à Roubaix vous conseille cette semaine de lire le dernier opus de E.O Chirovici « Jeux de miroirs » :

Né en 1964 en Transylvanie dans une famille roumaine-hongroise-allemande, Eugen Ovidiu Chirovici est un journaliste et écrivain roumain, auteur de nombreux best-sellers dans son pays. Parti vivre au Royaume-Uni en 2012 pour suivre son fils qui faisait ses études à l’université de Cardiff, Jeux de miroirs, véritable phénomène éditorial mondial traduit dans 23 pays, est le premier roman qu’il écrit directement en anglais. Jeux de miroirs (Les Escales, 2017) est aussi son premier roman publié en France.

Coups de coeur de Marianne

Notre libraire Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix, aime les éditions « La Contre Allée » et vous conseille cette semaine deux opus. Une nouveauté et une réédition, un régal.

Écrivaine, dramaturge et artiste visuelle, Sara Rosenberg est née en Argentine (Tucumán) et réside actuellement à Madrid. Elle a publié jusqu’à ce jour quatre romans dont  Un hilo rojo/Un fil rouge (ed. La Contre Allée 2012), traduit par Belinda Corbacho, et une pièce de théâtre Esto no es una caja de Pandora/ Ceci n’est pas une boîte de Pandore (ed.Meet 2014) écrite en résidence à la Maison des écrivains de St Nazaire (Meet) en 2011. Étudiante et militante politique dans un parti de gauche durant les années 70, elle a été arrêtée et emprisonnée durant 3 ans et 20 jours. Elle avait à peine 20 ans. Elle en dit : Je ne pardonne pas mais je n’aime pas le statut de victime. C’est paralysant. Il nous arrive des choses et nous ne faisons rien pour les éviter ou pour en donner un autre sens. Et nous nous taisons. Non, ce n’est pas quelque chose qui me convienne. Ce n’est pas l’endroit d’où je me penche.

Poète nantaise Sophie G. Lucas est née en 1968 à Saint-Nazaire. Révélée avec son recueil Nègre blanche (Le dé bleu, 2007) qui a reçu le Prix de Poésie de la ville d’Angers présidé par James Sacré, elle a notamment publié aux états civils Notown(2007) et Moujik Moujik (2010). Elle partage son écriture entre une démarche autobiographique et intime, et une approche sociale et documentaire.

Didier Decoin « Le bureau des jardins et des étangs »

Notre libraire Marianne « Les Lisières » à Roubaix vous conseille le dernier opus de Didier Decoin « Le bureau des jardins et des étangs » (éd. Stock) :

Né en 1945, Didier Decoin est écrivain et scénariste. Il a vingt ans lorsqu’il publie son premier livre. Celui-ci sera suivi d’une vingtaine de titres, dont Abraham de Brooklyn (prix des Libraires), et John l’Enfer pour lequel, en 1977, il reçoit le prix Goncourt.

« Deux enfants du demi-siècle » de Charles Nemès et « Derrière les portes » de B.A Paris

Notre libraire Marianne « Les Lisières » à Roubaix vous conseille deux ouvrages cette semaine. « Deux enfants du demi-siècle » de Charles Nemès et « Derrière les portes » de B.A Paris  :

Charles Nemès est un réalisateur et scénariste français né le 5 août 1951 à Paris. Ami de longue date de la troupe du Splendid, il réalise avec eux un de ses premiers courts-métrages, Le Bol d’air en 1975. Il écrit son premier film, Les héros n’ont pas froid aux oreilles, en collaboration avec Gérard Jugnot. Le film obtient un joli succès, ce qui ne sera pas le cas pour les suivants, jusqu’à La Tour Montparnasse infernale en 2001, comédie interprétée par Eric et Ramzy. Il dirige ensuite Omar et Fred et Bruno Salomone dans Le Carton et Au bistro du coin, et réalise le deuxième opus de Caméra café au cinéma intitulé Le Séminaire. À la télévision, il a réalisé de nombreux épisodes de la série H.

D’origine franco-irlandaise, B.A. Paris a été élevée en Angleterre avant de s’installer en France, où elle a notamment créé une école de formation aux langues étrangères. « Derrière les portes » (Behind Closed Doors, 2016) est son premier roman. Mariée, elle est mère de cinq filles.

« Désorientale » de Nagar Djavadi

Notre libraire Marianne « Les Lisières » à Roubaix vous conseille de lire le premier opus de Nagar Djavadi « Désorientale » :

Négar Djadadi naît en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels, opposants au régime du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France à l’âge de onze ans après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa soeur. Diplômée de l’INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille quelques années derrière la caméra. Elle est aujourd’hui scénariste, aussi bien de documentaires que de séries, et vit à Paris. « Désorientale » est son premier roman.

UNE FEMME AU TÉLÉPHONE de Carole Fives

Notre libraire Hélène vous invite à lire le dernier opus de Carole Fives, notre écrivaine locale – http://carolefives.free.fr/

Carole Fives est une écrivaine-portraitiste-vidéaste, chroniqueuse d’art, plasticienne. Après une licence de philosophie à l’Université Toulouse Le Mirail et un master d’arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique de l’école des beaux-arts de Toulouse. Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté. Après un passage par Paris, Bruxelles et Lille Carole Fives vit à Lyon et partage son temps entre les arts plastiques et la littérature. Pour « Quand nous serons heureux », elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou. Elle est lauréate de la fondation Mac Dowell, New Hampshire, États-Unis, en 2013.

TELERAMA : Nocive et attachante, c’est une mère — c’est LA mère, laissant sur le répondeur de sa fille des monologues qui hérissent le poil ou déclenchent la nostalgie. « Je te dérange ? » demande-t-elle. On l’imagine, levée depuis l’aube et tournant comme une lionne en cage, seule, tellement seule, et gonflée de reproches à l’égard de celle qui a autre chose à faire que la conversation. « Tu me parles comme si tu étais ma mère. N’inverse pas les rôles. C’est MOI, ta mère. Toi tu n’es que la fille »…
Carole Fives sait donner voix à ceux qui se glissent ainsi près de nous, telles des ombres, et qu’on écoute mal : un enfant devant ses parents en instance de divorce (Que nos vies aient l’air d’un film parfait, 2012), une femme en deuil (C’est dimanche et je n’y suis pour rien, 2014). Ici, elle accompagne donc une sexagénaire qui continue de se prendre pour une jeune fille qui s’est trompée d’avenir, dessinant avec une justesse d’aquarelliste le portrait d’une ogresse qui vous déchire le coeur : Charlène, qui fume trop, prendrait volontiers du whisky avec sa morphine et parle de son cancer en riant, a des accents de fillette intrépide. La voici en plein chantage sentimental : « Tu viens quand alors ? Bientôt quand ? » Les courts chapitres s’enchaînent comme dans un jeu de fléchettes. La romancière détourne puissamment les expressions modestes, ces « mots des pauvres gens » que chantait Léo Ferré. On est à la fois au bord des larmes et de la colère, à deux doigts de raccrocher — « Voilà, c’était maman. Au revoir… » — Christine Ferniot

« Témoin » de Sophie G. Lucas

Marianne, libraire « Les Lisières » à Roubaix vous invite à découvrir « Témoin » le très beau témoignage de Sophie G. Lucas (éd. La Contre Allée) :

couv sophie-g-lucas Poète nantaise Sophie G. Lucas est née en 1968 à Saint-Nazaire. Révélée avec son recueil Nègre blanche (Le dé bleu, 2007) qui a reçu le Prix de Poésie de la ville d’Angers présidé par James Sacré, elle a notamment publié aux états civils Notown (2007) et Moujik Moujik (2010). Elle partage son écriture entre une démarche autobiographique et intime, et une approche sociale et documentaire.

« La pâtissière de Long Island » de Sylvia Lott

Marianne, libraire « Les lisières » à Roubaix vous invite à déguster les recettes de « La pâtissière de Long Island » de Sylvia Lott (éd Pirhana) :

couvsylvia-lottOriginaire de Frise orientale, Sylvia Lott est journaliste free-lance pour des magazines féminins, de voyages et d’art de vivre. Elle est l’auteur de quatre romans.

Jacques Lecomte « les entreprises humanistes »

Hélène, libraire, vous invite à être positif en lisant le dernier livre de Jacques Lecomte « les entreprises humanistes » :

couv

jacques-lecomteAuteur de plusieurs essais remarqués, dont La Bonté humaine, Altruisme, empathie, générosité (Odile Jacob, Grand Prix Moron de l’Académie française) et Les Entreprises humanistes (Les Arènes), Jacques Lecomte est président d’honneur de l’Association française de psychologie positive. Il a enseigné les sciences de l’éducation à l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense et à la faculté des sciences sociales de l’Institut catholique de Paris.

Site de l’auteur : http://www.psychologie-positive.net/

« La tristesse des éléphants » de Jodi Picoult

Manon, libraire « Les Lisières » à Roubaix vous invite à lire l’opus de Jodi Picoult « La tristesse des éléphants » (éd. Actes Sud) :

Jenna veut partir à la recherche de sa mère, scientifique spécialiste des éléphants et de leur tristesse, disparue dix ans plus tôt. Elle engage alors une médium et un ancien policier pour l’aider dans cette quête. Roman à plusieurs voix, La tristesse des éléphants nous emmène dans une enquête retentissante et qui surprend jusqu’au dénouement final. Captivant !

Jodi Picoult est née en 1966 à Long Island, dans l’État de New York. Après avoir étudié la littérature à Princeton et les sciences de l’éducation à Harvard, elle se consacre à l’écriture à partir des années 1990. Son œuvre, traduite en trente-sept langues, compte vingt-trois romans, dont dix ont paru en France aux Presses de la cité et aux éditions Michel Lafon.

« Dans la forêt » de Jean Hedland

Marianne, libraire « Les lisières » à Roubaix vont invite à lire un opus de sa maison d’éditions préférée « Dans la forêt » de Jean Hedland (éd. Gallmeister) :

couv jean-heglandJean Hegland est née en 1956 dans l’État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Caroline du Nord. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l’écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson. Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au cœur des forêts de Californie du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Marine Landrot, TÉLÉRAMA : « La puissance de ce roman tient à cet art de faire surgir la beauté scintillante des héroïnes, au plus noir de leur destin. Mais c’est surtout l’inventivité de la romancière qui éblouit de bout en bout. Il faut se laisser happer par ce livre-refuge aussi dévorant que régénérant. »

Macha Séry, LE MONDE DES LIVRES : « Par effet mimétique, le plaisir de lecture que procure Dans la forêt prend la forme d’une clairière. Qu’un roman d’aventures puisse advenir sans déplacement géographique, qu’une odyssée psychologique puisse être circonscrite dans quelques hectares dépend de la rare habileté d’un(e) auteur(e) à tisser une chronique dépourvue de monotonie. Jean Hegland y parvient avec aisance et lyrisme. Avec elle, le lecteur buissonne. »

« Le motel du voyeur » de Gay Talèse

Hélène, libraire, vous invite cette semaine à lire « Le motel du voyeur » une enquête de Gay Talèse, un titre qui vous laisse deviner que l’ambiance sera plutôt chaude :

Né en 1932 à Ocean City (New Jersey), fils d’un tailleur italien immigré, Gay Talese s’est imposé comme l’une des grandes plumes du « New York Times » et « Esquire » dans les années 1960. Considéré comme un des inventeurs du « nouveau journalisme », il a reçu le prix Norman-Mailer en 2011.

La presse en parle :
« Durant trente-cinq ans, le patron d’un motel américain a espionné les ébats de ses clients. Gay Talese en a tiré un livre fascinant. » – L’express
« Un récit haletant et retors, élaboré par un enquêteur hors norme » – Telerama

« L’épée de l’hiver » de Marta Randall & « N’essuie jamais tes larmes sans gants » de Jonas Gardell

Marianne, libraire à « Les Lisières » à Roubaix, vous conseille 2 lectures cette semaine: « L’épée de l’hiver » de Marta Randall et « N’essuie jamais tes larmes sans gants » de Jonas Gardell :

marta-randallMarta Randall est une Ecrivain de science-fiction, Marta Randall est née en 1948 et vit actuellement à Hawai. Elle grandit à Berkeley en Californie. Son premier roman, Island est publié en 1976 et nommé l’année suivante pour un prix Nebula. Depuis, elle a publié sept romans, de nombreuses nouvelles, et a édité deux volumes de l’anthologie de science-fiction New Dimensions. Elle publie également sous le nom de Martha Conley. Elle enseigne pendant quelques années l’écriture de la science-fiction à l’Université de Californie ainsi qu’à l’Université de Portland. En 1984, elle publie une biographie de John Fitzgerald Kennedy. Elle vit actuellement avec son mari et son fils en Californie du nord et anime des congrès sur Internet sur l’écriture. Sans avoir jamais connu de carrière foudroyante elle a néanmoins publiée des nouvelles régulièrement au fil des années. Parmi ses textes on retiendra L’Épée de l’hiver qui paru dans les année 80 ou la fantasy foisonnait et demeure un « classique mineur » de cette époque.

jonas-gardellJonas Gardell est romancier, dramaturge, scénariste et comédien. Il est suédois, né le 02/11/1963 à Stockholm. Il fait des débuts en littérature en 1985 avec un roman sur l’amour homosexuel. Il a énormément publié depuis, romans et pièces. Auteur très apprécié, il est aussi réputé en Suède pour ses one-man-show décapants et ses interventions provocantes à la télévision. La princesse Victoria de Suède a remis le 4 février 2013 à la Cirkus Arena de Stockholm le Prix QX de l’Homo de l’année à Jonas Gardell pour son roman bouleversant sur l’arrivée du sida en Suède dans les années 1980, Ne séchez jamais les larmes sans gants (Tårka aldrig tårar utan handskar).

« Le Blues de la Harpie » de Joe Meno

Manon est libraire aux Lisières à Roubaix et elle vous conseille de lire « Le Blues de la Harpie » de Joe Meno (éd. Agullo) :

Luce Lemay sort de prison après un braquage et un homicide et rentre vivre dans sa ville natale de la Harpie, accompagné par un ami, ex-taulard lui aussi. Ils pensaient se reconstruire et reprendre leurs vies, mais leurs passés les suivent et la violence les poursuit. Tout dérape lorsque Luce tombe amoureux et que les gens de la ville apprennent leur passé trouble…
Joe Meno nous plonge dans un univers sans pitié, violent, où les « indésirables » doivent se battre pour survivre.

Joe Meno, né en 1974, a publié son premier roman à l’âge de 24 ans. Il est l’auteur de sept romans et plusieurs recueils de nouvelles, et a reçu le prestigieux prix Nelson Algren. Il écrit pour la magazine underground Punk Planet, ainsi que pour le New York Times et Chicago Magazine. Il vit aujourd’hui à Chicago.

Colin Niel « Seules les bêtes »

Hélène vous conseille de lire le dernier ouvrage de Colin Niel « Seules les bêtes »  (éd. Roberge noir) :

colin-nielcouvColin Niel a travaillé en Guyane à la création du Parc amazonien durant plusieurs années. Sa série guyanaise multiprimée : Les Hamacs de carton (2012, prix Ancres noires 2014), Ce qui reste en forêt (2013, prix des lecteurs de l’Armitière 2014, prix Sang pour Sang Polar 2014) et Obia (2015, prix des lecteurs Quais du polar/20 Minutes 2016, prix Polar Michel Lebrun 2016) met en scène le personnage d’André Anato, un gendarme noir-marron à la recherche de ses origines. En 2017 il publie Seules les bêtes, un roman qui ne fait pas partie de la série guyanaise.

David Vann « Aquarium »

Marianne libraire à la librairie Les lisières à Roubaix vous encourage à lire le dernier opus de David Vann « Aquarium » :

aquariumdavid-vaanDavid Vann est un écrivain américain. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire. Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il enseigne à l’Université de San Francisco. Les plus notables de ses écrits sont : A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea (l’histoire du naufrage d’un bateau construit par l’auteur) et un recueil de nouvelles, Legend of a Suicide (inspiré par le suicide de son père). Il publie également dans les magazines : The Atlantic Monthly, Esquire, Outside Magazine, Men’s Journal et Writer’s Digest. Certains de ses textes sont appréciés pour leur approche nouvelle de la masculinité. Sukkwan Island est son premier roman traduit en français, pour lequel il reçoit le prix Médicis étranger en novembre 2010, le prix des lecteurs de L’Express, le prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez et le prix du Marais en 2011. Suivront : Désolation, Impurs, Dernier jour sur terre et Goat Mountain.

« Et toi tu as une famille » de Bill Clegg

« Et toi tu as une famille » est le dernier opus de Bill Clegg, ouvrage fortement conseillé par Manon, libraire au Lisières à Roubaix.

couvbill-cleggBill Clegg est agent littéraire américain chez William Morris Endeavor Entertainment. « Portrait d’un fumeur de crack en jeune homme » est son premier livre. Le compagnon à l’époque de Bill Clegg, le réalisateur Ira Sachs, donne lui aussi sa version dans le film « Keep the lights on » de cette descente en enfer.

Saïdeh Pakravan « La Trève »

Manon, de la librairie Les Lisières à Roubaix, vous conseille de lire le dernier opus de Saïdeh Pakravan « La Trève »  (éd. Belfond) :

Imaginez vous un monde sans crimes, sans violence, sans morts, même naturelles. Les hôpitaux sont vides, les commissariats sont calmes. Que feriez-vous ?
Dans ce roman, qui oscille entre anticipation et réalité, le lecteur part à la rencontre de quelques personnages qui ne vivent pas cette trêve de la même manière… La foule est dans la rue à célébrer l’accalmie qu’on lui offre. Mais cette trêve tant rêvée, qu’est-elle ? Un miracle ? Une conspiration? Un événement extraterrestre ?
Saïdeh Pakravan nous fait vivre cette fête, pendant 24h, aux États-Unis. Mais sous ces allures de roman léger, l’auteur nous invite à la réflexion, à prendre du recul sur le bien et le mal, la vie et la mort…
Un roman qui fait du bien, dépeignant un quotidien qui pourrait bien être celui de demain, pour le meilleur et pour le pire…

Jonathan Evison « Les fondamentaux de l’aide à la personne revus et corrigés »

Marianne, de la librairie Les Lisières à Roubaix, vous conseille de lire le dernier opus de Jonathan Evison « Les fondamentaux de l’aide à la personne revus et corrigés »  :

Benjamin Benjamin n’a pas que ce drôle de nom à porter ; il traîne aussi sur ses épaules un passé tragique de père au foyer en plein divorce… Franchement paumé dans sa vie, il se trouve un boulot d’auxiliaire de vie auprès de Trev, un jeune homme cloué dans un fauteuil par la maladie. Ensemble, ils vantent les charmes de la présentatrice météo, reluquent les filles avant d’aller au cinéma, et pointent sur une carte des États-Unis les sites touristiques les plus saugrenus du pays !

Préférant tourner le dos au quotidien, ils prennent un jour la route des grands espaces, à bord d’un minivan défraichi, et partent à la conquête de l’inattendu. Récit drôle et doux-amer, Les fondamentaux de l’aide à la personne ne verse ni dans le pathétique, ni dans le condescendant. Avec des personnages attachants mais déglingués, ce roman est un concentré d’émotion et d’empathie, qui prouve, s’il en est besoin, que les rencontres sont le sel de la vie !

« Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby

Emily, libraire Les Lisières à Roubaix, vous conseille d’aller rejoindre « Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby, tout un programme teinté d’émotions :

valentine-gobycouvValentine Goby est écrivain de littérature et de littérature jeunesse. Diplômée de Sciences-Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoi et à Manille. Enseignante, elle a aussi fondé l’Écrit du Cœur, collectif d’écrivains soutenant des actions de solidarité. Valentine Goby est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le prix du Premier Roman de l’université d’Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003 pour son roman « La note sensible ». Elle publie pour la rentrée 2011, « Banquises ». En 2014, elle reçoit le prix des libraires et le prix littéraire des lycéens d’Ile-de-France pour « Kinderzimmer ». Roman traduit ou en cours de traduction dans six autres langues.

Elle est présidente du Conseil Permanent des Écrivains depuis 2014, et Vice-Présidente de La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse.

« Les Brumes de Sapa » de Lolita Séchan

Marianne vous conseille de lire l’opus de Lolita Séchan :  « Les Brumes de Sapa » :

« Le Zeppelin » de Fanny Chiarello

Emily, de la librairie Les Lisières à Roubaix, vous conseille de lire le dernier opus de Fanny Chiarello « Le Zeppelin » :

fanny-chiarello couvFanny Chiarello est née en 1974. Elle est l’auteur de plusieurs romans et recueils de poésie. Elle a publié trois romans aux Éditions de l’Olivier : L’éternité n’est pas si longue en 2010, Une faiblesse de Carlotta Delmont en 2013 et Dans son propre rôleen 2015, qui a obtenu le prix Orange du livre.

Charlotte Bousquet « Sang de Lune »

Marianne parle aux adolescents cette semaine en leur conseillant de lire l’opus de Charlotte Bousquet « Sang de Lune » aux éditions Gulf Stream :

sang-de-lune charlotte-bousquetPhilosophe de formation, Charlotte Bousquet a écrit une vingtaine de romans et au moins autant de nouvelles. Auteure engagée, passionnée par l’histoire, la poésie et les contes, elle est aussi à l’aise dans les univers de fantasy que dans les récits historiques. Elle a récemment publié Nuit tatouée et Nuit brûlée, deux premiers opus d’un cycle young adult aux éditions de L’Archipel. Polar historique prenant place dans la Venise des courtisanes, Noire lagune a fait partie de la sélection Juke Box ados 2010. Récit de dark fantasy inspiré de la renaissance italienne, Cytheriae (Mnémos 2010) a remporté les prix Elbakin.net 2010 et Imaginales 2011.

Edna O’Brien « Les petites chaises rouges »

Emilly de la librairie Les Lisières à Roubaix vous conseille de lire d’urgence l’opus d’Edna O’Brien « Les petites chaises rouges » (éd. Wespieser)  :

couvedna-obrienEdna O’ Brien, écrivaine irlandaise née le 15 décembre 1930, a grandi à la campagne entre une mère pieuse et rigoureuse et un père alcoolique. Après l’école primaire, elle est scolarisée chez les sœurs (Covent of Mercy) à Loughrea. Elle y reste de 1941 à 1946. Elle travaille ensuite dans une pharmacie et prend des cours dsoir pour devenir pharmacienne. Elle obtient sa licence en 1954. A cette période elle écrit et épouse Ernest Gébler. Ce mariage n’obtient pas la bénédiction de ses parents car Gébler est juif d’origine tchèque. Le couple s’installe à Londres et a deux fils. Mais Ernest Gébler, jaloux des succès littéraires d’Edna, demande le divorce. Auteur de nouvelles mais aussi de pièces de théâtre et de scénarios, ses écrits font scandale dans les années 60-70 et sont interdits dans son pays d’origine. Edna O’Brien y parle ouvertement de sexualité et contestent l’ordre moral et familial de l’Irlande catholique et nationaliste, contribuant ainsi à alimenter ce que l’on a appelé le révisionnisme culturel irlandais.

« La correction » de Elodie Llorca

Marianne vous conseille de lire le dernier opus d’Élodie Lorca :  » La Correction » (éd. Rivages) :

couvelodie-llorcaPour sa première édition, le Prix Stanislas du premier roman, remis à Nancy, est attribué à « La Correction ». Ca n’est pas une erreur : Elodie Llorca remporte le Prix Stanislas pour La Correction (Rivages). Le doute pourrait en effet se poser car cette épatante fable kafkaïenne, mâtinée de Nouveau roman, repose justement sur des coquilles, présentes dans des textes soumis à la sagacité du correcteur d’une revue. Sa patronne, manipulatrice en diable, serait-elle responsable de ces incidents ? Surtout qu’une lettre peut tout changer – regardez les mots « ciseau » et « oiseau » (pour ce dernier, la coquille représente d’ailleurs bien d’autres choses…). Commence ainsi un jeu de piste psychanalytique et poétique, à la narration impeccable.

Laurent Sagalovitsch « Vera Kaplan »

Hélène vous conseille de lire le dernier ouvrage de Laurent Sagalovitsch « Vera Kaplan » :

laurent-sagalovitschLaurent Sagalovitsch a été critique littéraire à Libération, aux Inrocks, à L’Évènement du jeudi. Il a publié l’intégralité de son œuvre chez Actes Sud : de Dade City (1996) au dernier volet de sa trilogie, Un juif en cavale(2013). Il anime depuis juillet 2011 un blog sur slate.fr : You will never hate alone.

ils en parlent…

« Dans ce texte admirablement construit et mené, fuyant toute empathie antiromanesque, Sagalovitsch explore le plus profond de l’âme humaine (noire comme un uniforme SS) à travers ce destin troublant, inspiré de celui de Stella Goldschlag. » Jean-Christophe Buisson. Le Figaro magazine.

« Grâce à une construction très habile et une écriture au cordeau, Laurent Sagalovitsch bouscule les lecteurs, dont certains resteront abasourdis par le récit rétrospectif de Vera. » Marie Michaud, Librairie Gibert Joseph (Poitiers). Page des Libraires.

David Treuer « Et la vie nous emportera »

Marianne vous conseil de lire le livre de David Treuer « Et la vie nous emportera » (éd. A. Michel) :

couvdavid-treuerDavid Treuer, son père, juif autrichien, a émigré aux États-Unis en 1938, et sa mère est une amérindienne Ojibwé. Il a grandi dans la réserve indienne de Leech Lake, au nord du Minnesota. Il a étudié à l’université de Princeton et a obtenu son diplôme en 1992 après avoir écrit deux thèses. Il a publié son premier roman, « Little, en 1995 ». Son second livre, « The Hiawatha », a suivi en 1999. Il a publié deux livres simultanément à l’automne 2006: « Le Manuscrit du docteur Apelle » (nommé « Meilleur livre de l’année 2006 » par le Washington Post, le Minneapolis Star Tribune, le Time Out Chicago et City Pages) et « Native American Fiction: A User’s Manuel ». En 2016, il publie « Et la vie nous emportera ». Il enseigne à l’Université du Minnesota, à Minneapolis.

« Un dangereux plaisir » de François Vallejo

Hélène vous conseille de dévorer le dernier livre de François Vallejo « Un dangereux plaisir » :

couvfrancois-vallejoFrançois Vallejo est né au Mans en 1960. Il enseigne les lettres classiques et habite le Havre, ville qui a servi de cadre à son premier roman, Vacarme dans la salle de bal, paru en septembre 1998. Professeur de lettres au collège Raoul Dufy du Havre, François Vallejo est un passionné de livres. « Je suis né dans une famille d’imprimeurs : est-ce que cela suffisait pour faire de moi un lecteur? » s’interroge-t-il. Autres « rencontres » décisives : Jules Verne et Joseph Conrad, ses lectures de jeunesse,. Il a eu aussi un frère aîné, grand lecteur qui le stimule et ce goût précoce pour les histoires : « J’ai toujours aimé inventer » constate-t-il.  Il est attiré par les choses du quotidien «qui n’intéressent personne » mais captent son regard toujours curieux, aigu. « Il suffit ensuite d’attendre que la mécanique se mette en place !», glisse l’écrivain.

En 2004, il a obtenu le Prix des Libraires et le Prix Culture & Bibliothèque pour Groom. En 2001, François Vallejo a reçu le prix Roman France-Télévisions pour Madame Angeloso. Il reçoit le Prix du Livre Inter en 2007 pour Ouest.

« Eclipses Japonaise » de Eric Faye

Marianne vous conseille fortement de lire le dernier opus de Eric Faye « Éclipses japonaises » (éd. Seuil) :

couverture eric-fayeÉric Faye est un auteur français, né à Limoges le 3/12/1963. Il travaille aux bureaux parisiens de l’agence Reuter. Auteur de romans et de nouvelles, il a publié chez Stock : Croisière en mer des pluies (1999), Les cendres de mon avenir (2001), La durée d’une vie sans toi (2003), Mes trains de nuit (2005), Le syndicat des pauvres types (2006), L’homme sans empreintes (2007) ou encore Nagasaki (Grand prix du roman de l’Académie française).

 

« Au pays de la fille électrique » de Marc Graciano

Hélène vous recommande chaudement le livre de Marc Graciano « Au pays de la fille électrique » :

 

« L’archipel d’une autre vie » de Andrei Makine (éd. Seuil)

Manon vous parle du livre d’Andrei Makine « L’archipel d’une autre vie » :

andrei-makine couvNé en Sibérie en 1957, enfance et adolescence dans un orphelinat sibérien (parents disparus, probablement déportés). Bien qu’ayant eu une scolarité erratique, brillant élève de philosophie et de français qu’il étudie depuis l’école primaire. Boursier, rédige une thèse de doctorat sur la littérature française à l’Université de Moscou. À 30 ans, s’installe à Paris, professeur de russe, dépose une thèse de doctorat sur Ivan Bounine à la Sorbonne. Premier roman La Fille d’un héros de l’Union soviétique (1990). Il choisit le français comme langue scripturale.

Prix Goncourt, Prix Médicis, Prix Goncourt des Lycéens 1995 (Le Testament français), Prix Eeva Joenpelto (Finlande) 1988 (Le Testament français), Prix RTL-Lire 2001 (La Musique d’une vie), Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco 2005 (pour l’ensemble de son œuvre), Prix Lanterna Magica du Meilleur Roman Adaptable à l’Ecran 2005 (La Femme qui attendait).

Il vit actuellement à Paris mais se tient, autant que possible, à l’écart de la vie littéraire, se consacre entièrement à la littérature. L’obtention du Goncourt lui valut, entre autres, la nationalité française préalablement refusée.

« Baby Spot » de Isabel Alba

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « Baby Spot » de Isabel Alba (éd. La contre allée) :

couvisabel-albaIsabel Alba est une écrivaine, scénariste, photographe. Ces quinze dernières années, elle a allié son activité littéraire et artistique avec l’enseignement dans le domaine de l’audiovisuel. La véritable histoire de Matías Bran est son deuxième roman. Ont été publiés aux éditions Montesinos Baby Spot (2003) et un livre sur la narration au cinéma, Derrière la caméra: le script pour le film (2011) qui a reçu le prix « María de Maeztu ».

« L’autre qu’on adorait » de Catherine Cusset

Hélène, libraire au Bateau livre, nous parle de son coup de cœur « L’autre qu’on adorait » de Catherine Cusset (Collection Blanche, éd. Gallimard) :

cath cussetAncienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et agrégée de lettres classiques, Catherine Cusset a enseigné la littérature française du XVIIIe siècle à l’université Yale, aux États-Unis, pendant douze ans. Elle vit à New York avec son mari américain et sa fille.

L’autre qu’on adorait fait revivre Thomas, un homme d’une vitalité exubérante qui fut l’amant, puis le proche ami de la narratrice, et qui s’est suicidé à trente-neuf ans aux États-Unis. Ce douzième roman de Catherine Cusset, où l’on retrouve l’intensité psychologique, le style serré et le rythme rapide qui ont fait le succès du Problème avec Jane, de La haine de la familleet d’Un brillant avenir, déroule avec une rare empathie la mécanique implacable d’une descente aux enfers.

CATHERINE CUSSET SERA AU BATEAU LIVRE LE MERCREDI 14 SEPTEMBRE.

Les livres à ne pas oublier cet été !

1Les vacances sont propices à la lecture. Il n’est pas toujours facile de faire le bon choix. La seule véritable chance que vous avez pour ne pas vous trompez, c’est votre libraire. Hélène et Marianne ont fait une sélection de livres incontournables. Bonne lecture et bonnes vacances !

  • « Enterré vivant » de Arnold Bennett (éd. Arbre Vengeur) : Parce que c’est drôle, Rocambole n’aurait pas fait mieux.
  • « Insaisissable » de Jennifer du Bois (éd. Robert Laffont) : Embarquement immédiat: Direction l’Argentine.
  • « Lumikko » de Pasi Llamari Jaaskelainen (Éd. de l’ogre) : Un coup de vent , riche et étrange.
  • « Freddy Friday » de Eva Rice (éd. Baker Street) : Danse et musique dans l’Angleterre des années 1970, tout un programme.
  • « Vladimir M » de Robert Littel (éd. Baker Street) : Quand les muses de Vladimir Maiakowski se retrouvent pour parler de leur amoureux.Un air de scandale à la limite du respirable.
  • « Les ports des marins perdus » de Teresa Radice & Stefano Turkoni (éd. Treize étrange) : Sur les traces de Stevenson pour établir une vérité, un crayonné étonnant, tout en délicatesse.
  • « Les pigeons de Paris » de Victor Del Arbol (éd. La Contre Allée) : Pour vos vacances en Espagne, à Paris ou ailleurs en Europe, une traversée des frontières de la mémoire à travers le récit d’un vieil homme, qui revient sur les traces de son premier amour.
  • « Obia » de Colin Niel (éd. Le Rouergue Noir) : Prenez ce vol vers la Guyane, avec ou sans drogue, et découvrez tout un pan de l’histoire de ce département français méconnu, et de son voisin le Suriname, dans cette enquête menée par le fascinant capitaine Anato.
  • « Marguerite n’aime pas ses fesses » de Erwan Larher (éd. Quidam) : A la plage comme à la campagne, bronzez avec audace en exhibant les fesses de Marguerite et découvrez ce roman sulfureux, politique, drôle et parfaitement rythmé !
  • « En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut(éd. Finitude) : Un tourbillon de fête, d’amour et de musique à emporter dans votre valise pour ajouter un petit grain de folie et une vague d’émotion à votre été.
  • « Intérieur nuit » de Marisha Pessl (éd. Gallimard) : On vous propose un petit détour par le manoir très très secret du cinéaste Cordova, connu pour ses films d’épouvante insoutenables, avec une enquête absolument saisissante menée par un journaliste déchu et ses deux acolytes de fortune après la découverte du cadavre de sa fille.
  • « La fractale des raviolis » de Pierre Raufast (éd. Alma) : Et un poche pour la route ? On pourrait vous en conseiller plein mais comme il y a justement plein d’histoires dans celui-ci, on se dit que ça tombe bien : c’est drôle, c’est farfelu, c’est imaginatif, bref, ça se mange sans faim !

« Les Gens dans l’enveloppe » de Isabelle Monnin

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « Les Gens dans l’enveloppe » de Isabelle Monnin (éd. J.C. Lattès) :

Tout commence par un drôle d’achat en ligne : l’auteure décide un jour d’acquérir pour quelques euros un lot de photos de famille, une famille qu’elle ne connaît pas, une famille anonyme parmi tant d’autres… Bouleversée par ce qu’elle voit, elle décide d’écrire leur histoire, d’inventer leur vie. Et quand le roman sera écrit, elle utilisera ses compétences de journaliste pour retrouver ces « gens dans l’enveloppe ». La réalité confrontée à la fiction ! Aura-t-elle visé juste ? Y aura-t-il des ressemblances, des points communs ? L’enquête le dira. Mais une chose est sûre, le roman ne sera pas modifié par les résultats de l’enquête. La première partie du livre est donc l’histoire inventée par Isabelle Monnin, au centre de l’ouvrage se trouve un album contenant quelques unes des photos de l’enveloppe, et enfin, l’enquête de l’auteure exposant la réalité, la véritable histoire de cette famille ! A cela s’ajoute un album musical, des chansons, composées par Alex Beaupain, chantées par les membres de la famille… Les gens dans l’enveloppe, c’est à la fois un projet magnifique, une collaboration étonnante et efficace, un roman poignant et une enquête bouleversante !

Isabelle MonninIsabelle Monnin est journaliste au Nouvel Observateur. Elle vit à Paris, dans le dixième arrondissement. Déjà auteur de « Les Vies extraordinaires d’Eugène », de « Second tour ou les bons sentiments » et de « Daffodil Silver », elle publie en 2015 « Les gens dans l’enveloppe ».

« Pristina » de Toine Heijmans

Hélène, libraire au Bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Pristina » de Toine Heijmans :

couvTOINE HEJMANToine Heijmans est né en 1969 à Nimègue, dans l’Est des Pays-Bas. Pendant ses études d’histoire à l’Université de Nimègue, il a travaillé pour des quotidiens locaux. En 1995, il a rejoint la rédaction dujournal De Volkskrant, à Amsterdam. Il est également l’auteur de trois ouvrages de non-fiction: « La Vie Vinex », sur un nouveau quartier résidentiel d’Amsterdam, « Die Asielmachine », qui se compose de témoignages de demandeurs d’asile aux Pays-bas et « Respect ! », sur le jeune milieu du rap en Europe.

« En mer », son premier roman, a obtenu le prix Médicis Etranger 2013.

« Marguerite n’aime pas ses fesses » de Erwan Larher

Hélène, libraire au Bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Marguerite n’aime pas ses fesses » de Erwan Larher :

COUV ERWAN LAHERDe sources sûres, Erwan Larher serait né dans le centre de la France – hasard d’une affectation militaire paternelle. Enfant, son anniversaire est toujours tombé au beau milieu des vacances d’été, ce qui explique peut-être la colère qui sourd en lui. Aujourd’hui, il a toujours la même date de naissance, mais il écrit.

Il écrit, aime-t-il à répéter, pour changer le monde, même s’il sait la démarche désuète et, semble-t-il, vouée à l’échec. Il écrit, se plaît-il également à expliquer (rabâcher ?), parce qu’il faut transmettre et partager, interroger l’humain et la société, sans relâche, exigeant.

Pour les amateurs de faits précis, notons qu’à 14 ans, il commence son premier roman, à la main et dans un cahier Calligraphie marron. Aujourd’hui, il écrit toujours à la main.

À cette période, il écrit également des poèmes, exutoires à des amours décevantes et/ou complexes, comme il est de rigueur de les vivre au crépuscule de l’adolescence.

À 21 ans, il ose envoyer son quatrième roman à quelques éditeurs ; il récolte des avis encourageants (dont celui de Jean-Marc Roberts) puis fait, quelques années plus tard et sans relation de cause à effet, fructifier ses longues études en occupant une position enviable dans l’industrie musicale. Il écrit alors la nuit, ce qui n’est pas toléré avec la même souplesse par toutes ses petites amies.

Un jour, suite à ce qui pourrait ressembler à une crise de la trentaine, il quitte le monde coruscant du marketing musical afin de pouvoir redoubler d’écriture, mais continue à écouter du rock avec plein de guitare dedans, à écrire des paroles de chansons, des séries TV et à jouer au squash.

Il n’y a pas tous les jours du beurre dans les épinards mais finalement travail et persévérance aboutissent à la publication de Qu’avez-vous fait de moi ? en août 2010 par Michalon Éditions.

Depuis, il passe encore plus de temps à écrire (son sixième roman est en cours), gagne encore moins d’argent mais claque la bise à Philippe Jaenada ou Julia Deck, ce qui n’a pas de prix.

« Le mystère du monde quantique » de Thibault Damour & Mathieu Burniat

Perrine vous conseille de lire « Le mystère du monde quantique » de Thibault Damour & Mathieu Burniat  :

Thibault Damour est physicien théoricien, professeur à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques et membre de l’Académie des Sciences. Il est mondialement connu pour ses travaux novateurs sur les trous noirs, les pulsars, les ondes gravitationnelles et la cosmologie quantique. Il a reçu de nombreuses récompenses dont la prestigieuse médaille Einstein.

Né en 1984 à Bruxelles, Mathieu Burniat est, très jeune, attiré par les arts graphiques. Adolescent, il participe à un atelier collectif de films d’animation, Zorobabel. En 2007, il obtient une licence en design industriel à l’École nationale supérieure des arts visuels de la Cambre.

« Viens avec moi » de Freeman Castle Jr. (éd. Sonatine)

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « Viens avec moi » de Freeman Castle Jr. (éd. Sonatine) :

couv Castle FreemanCastle Freeman Jr. manie la langue et la narration avec une virtuosité rare, faisant de ce récit intense, qui se déroule sur quelques heures, une lecture inoubliable, aussi terrifiante que drôle. Le portrait qu’il dresse d’un Vermont sauvage et désolé, de la réalité violente et criminelle des régions les plus reculées de l’Amérique, marquera à coup sûr les esprits. Castle Freeman Jr. est né au Texas. Écrivain, journaliste, essayiste, il habite dans le Vermont. Unanimement loué par la critique anglo-saxonne, Viens avec moi est son premier roman publié en France.

Bientôt porté au cinéma avec Anthony Hopkins et Ray Liotta, un classique immédiat du roman noir américain. Dans les fins fonds désolés du Vermont, la jeune Lilian est devenue la cible de Blackway, le truand local. Son petit ami a préféré fuir, elle a décidé de rester. Bien résolue à affronter celui qui la harcèle. Alors que le shérif se révèle impuissant, Lilian se tourne vers un étrange cénacle. Sous la houlette de Whizzer, ancien bûcheron en chaise roulante, quelques originaux de la région se réunissent chaque jour dans une scierie désaffectée pour disserter en sirotant des bières. Devant la détermination de la jeune femme, Whizzer décide de l’aider en lui offrant les services de deux anges gardiens peu ordinaires : un vieillard malicieux, Lester, et un jeune garçon, Nate, plus baraqué que futé. Avec eux, Lilian se met à la recherche de Blackway dans les sombres forêts qui entourent la ville pour s’expliquer avec lui. De bar clandestin en repaire de camés, la journée qui s’annonce promet d’être mouvementée, l’affrontement final terrible.

« Enfants du diable » de Liliana Lazar & « Défaite des maîtres et possesseurs » de Vincent Message

Hélène, libraire au bateau livre, nous gâte avec ses 2 coups de cœur « Enfants du diable » (éd. Seuil) de Liliana Lazar et « Défaite des maîtres et possesseurs » (éd. Seuil) de Vincent Message :

Liliana LazarLiliana Lazar a passé l’essentiel de son enfance dans la grande forêt qui borde le village de Slobozia, où son père était garde forestier. Elle arrive en France en 1996. Elle vit à Gap, aux pieds des Alpes. Liliana Lazar écrit en français.
Prix de la Romancière Francophone 2010 pour son roman « Terre des Affranchis »

Vincent MessageVincent Message a fait des études de lettres et de sciences humaines. Après avoir vécu à Berlin et à New-York, il enseigne aujourd’hui la littérature à l’Université de Paris 8 Saint-Denis. Il y a créé un master de création littéraire.

« Psychiko » de Paul Nirvanas

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Psychiko » de Paul Nirvanas :

couvPaul Nirvanas est un des nombreux pseudonymes de l’écrivain grec Pétros K. Apostolidis (1866-1937). Médecin dans la Marine de guerre hellénique puis journaliste et homme de lettres, tout à la fois poète, nouvelliste, romancier, dramaturge, essayiste, chroniqueur et traducteur, Paul Nirvanas a aussi vulgarisé en Grèce la philosophie de Friedrich Nietzsche et travaillé en tant que scénariste pour le jeune cinéma de son pays.

« Le chant de la Tamassee» de Ron Rash (éd. Seuil)

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « Le chant de la Tamassee» de Ron Rash (éd. Seuil) :

couvRon RashRon Rash est un écrivain, poète et nouvelliste, auteur de romans policiers. Il étudie à l’Université Gardner–Webb et à l’Université de Clemson, où il obtient respectivement un baccalauréat et une maîtrise en littérature anglaise. Il devient ensuite enseignant, métier qu’il exerce toujours. Il est actuellement professeur émérite au département d’Études culturelles appalachiennes de la Western California University.

Sa carrière d’écrivain s’amorce en 1994 avec la publication d’un premier recueil de nouvelles, puis d’un recueil de poésie en 1998. Il a écrit de recueils de poèmes, de recueils de nouvelles, et de romans, dont un pour enfants, tous lauréats de plusieurs prix littéraires. Il publie « Un pied au paradis » (One Foot in Eden), son premier roman policier, en 2002. « Le monde à l’endroit » (The World Made Straight) a été publié en 2006 et « Une terre d’ombre » (The Cove) en 2012. Son roman « Serena », sorti en 2008, sera transposé au cinéma par Sasanne Bier en 2014, avec dans les rôles titres Bradley Cooper et Jennifer Lawrence. Ron Rash vit actuellement à Asheville en Caroline du Nord.

« Des bienfaits du jardinage » de Patrice Robin

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Des bienfaits du jardinage » de Patrice Robin :

couverturePatrice RobinPatrice Robin se présente : Je grandis dans une famille de petits commerçants dans le nord des Deux-Sèvres et entre à l’usine peu de temps après la fin de mes études secondaires. Cette entrée rapide dans le monde du travail parce que je veux être indépendant. Au bout de deux années d’usine, aspirant à une situation plus assise, j’apprends le métier de comptable et le deviens. Dans la grande région parisienne. C’est le début d’une carrière fulgurante qui me mène en trois ans d’un poste de comptable qualifié à celui de simple employé de bureau. Qui plus est à temps-partiel. Je consacre le reste de mon temps au théâtre, découvert au sein d’une troupe amateur. J’écris trois spectacles d’histoires courtes que je joue de 1980 à 1985 dans des petites salles. Puis, faute d’y gagner ma vie et parce que mon goût pour les mots s’est affirmé, j’abandonne le théâtre pour l’écriture seule. Et deviens animateur culturel. Dans le secteur du spectacle vivant d’abord, puis, au début des années 90, dans celui du cinéma, où je reste plus d’une dizaine d’années. Je vis à Lille depuis 1992 et y anime des ateliers d’écriture.

« La maison dans laquelle » de Mariam Petrosyan

Perrine vous conseille de lire « La maison dans laquelle » de Mariam Petrosyan :

couverture Mariam PetrosyanÀ dix-huit ans, Mariam Petrosyan (née en 1969 à Erevan en Arménie) commence à ébaucher les personnages qui deviendront les héros d’un livre qu’elle écrira sans chercher à le faire publier pendant une dizaine d’années : La Maison dans laquelle. Elle finira par laisser un exemplaire du manuscrit à des amis qui, quinze ans plus tard, après être passé de lecteurs en lecteurs comme un trésor secret, arrive entre les mains d’un éditeur qui y jette un œil avant de le dévorer en quelques jours. À sa sortie en 2009, le livre est nominé et lauréat de nombreux prix, et devient un best-seller. Depuis, la communauté de ses fans ne cesse de grandir. La Maison dans laquelle est le seul roman de Mariam Petrosyan. Tout comme elle dit ne pas vraiment l’avoir écrit mais y avoir vécu, s’y être réfugier soir après soir, elle ressent un grand vide depuis sa parution.

Ils en parlent…
« Recueil obsessionnel des fantasmagories d’une bande de gamins à moitié fous, La Maison dans laquelle est un de ces livres-mondes où l’on s’enfonce, où l’on se perd mais c’est précisément en laissant vivre et, divaguer des adolescents marginaux, malmenés par le sort, que Mariam Petrosyan réussit à capturer l’essence de cet âge intense, furieux, propice aux sentiments et aux rêves excessifs, parfait pour la littérature. » — Le Monde
« On songe à une sorte de grand roman russe revu et corrigé par un Stephen King mélancolique. Laissez-vous dérouter !» — Lire
« Quel charme distillent ces quelques mille pages enchantées et très noires, hypnotiques ! » — Télérama

« L’ombre de nos nuits » de Gaëlle Josse

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « L’ombre de nos nuits » de Gaëlle Josse (éd. Noir su BLANC) :

couvAprès des études de droit, de journalisme, de psychologie et quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, Gaëlle Josse travaille à Paris comme rédactrice dans un magazine et vit en région parisienne. Elle anime également des formations d’adultes autour de l’expression écrite et orale ainsi que des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’enfants et d’adultes.
Son premier roman, « Les heures silencieuses », est paru en janvier 2010 aux Éditions Autrement. Suivront « Nos vies désaccordées », qui obtient le Prix Alain-Fournier 2013 et le Prix national de l’Audiolecture 2013 et « Noces de neige » en 2013.
En 2015, elle est finaliste du Prix des libraires et lauréate du Prix de littérature de l’Union Européenne, du Prix de l’Académie de Bretagne et de nombreux prix de médiathèques pour son roman « Le dernier gardien d’Ellis Island » (Noir sur Blanc).

Ils en parlent…
« Une histoire pleine d’humanité, de quoi vous délecter ! », Oriana Le Gall, Librairie La Procure (Quimper). La Croix.
« Dans ce roman polyphonique, l’auteure qui a longtemps résidé à Châteauroux, poursuit, à mots feutrés, son exploration du cœur humain. Le résultat donne un clair-obscur éblouissant. », P.-O.L. La Nouvelle République.
« L’écriture de Gaëlle Josse joue avec les ombres pour nous plonger au fond des âmes. », Murielle Gobert-Bacha, Librairie Passerelles (Vienne). Page des Libraires.
« Une histoire pleine d’humanité, de quoi vous délecter ! », Oriana Le Gall, Librairie La Procure (Quimper). La Croix.
« Dans ce roman polyphonique, l’auteure qui a longtemps résidé à Châteauroux, poursuit, à mots feutrés, son exploration du cœur humain. Le résultat donne un clair-obscur éblouissant. », P.-O.L. La Nouvelle République.
« L’écriture de Gaëlle Josse joue avec les ombres pour nous plonger au fond des âmes. », Murielle Gobert-Bacha, Librairie Passerelles (Vienne). Page des Libraires.

« La renverse » (éd. Flammarion) de Olivier Adam

Emily de la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur : « La renverse » (éd. Flammarion) de Olivier Adam :

couv Olivier AdamOlivier Adam suit des études de gestion d’entreprises culturelles puis, après un « trou noir » de quelques années où il commence à écrire, il participe en 1999 à la création du festival littéraire « Les correspondances de Manosque ».
En 2000, Olivier Adam publie aux éditions du Dilettante son premier roman, « Je vais bien ne t’en fais pas ».
Il signe ensuite avec les éditions de l’Olivier où il publie « A l’Ouest « (2001), « Poids léger » (2002), « Passer l’hiver » (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des Éditeurs 2004), « Falaises » (2005, sélectionné dans 13 prix littéraires sans obtenir aucune récompense) et « À l’abri de rien » (2007, Prix du Premier prix 2007 et favori du Prix Goncourt 2007). Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux éditions du Rouergue.
Parallèlement, Olivier Adam écrit aussi plusieurs ouvrages pour la jeunesse, publiés pour la plupart à l’École des Loisirs: « On ira voir la mer » (2002), « La Messe Anniversaire » (2003), « Sous la pluie » (2004), « Douanes » (2004, éditions Page à page) « Comme les doigts de la main » (2005) et « Le jour où j’ai cassé le château de Chambord » (2005). Il publie par ailleurs régulièrement des textes courts dans les revues littéraires et anime des ateliers d’écriture en milieu scolaire.
Des histoires plein la tête, Olivier Adam sort coup sur coup « Des vents contraires » (Prix RTL-Lire 2009) et « Le cœur régulier » (2010), tout en écrivant des ouvrages jeunesse, « Les Boulzoreilles », avec Euriel Dumait (2010) ou « Personne ne bouge » (2011).
« Les lisières » est sorti à la rentrée littéraire 2012, un roman où le destin d’un homme croise celui de la France.
Pour le cinéma, outre la co-scénarisation de ses romans (« Je vais bien ne t’en fais pas » adapté en 2006 par Philippe Lioret, « Poids léger » adapté en 2004 par Jean-Pierre Améris et « Sous la pluie » en cours d’adaption par Patrick Goyette), Olivier Adam a co-signé les scénarios de « L’été indien » d’Alain Raoust (2007) et de « Maman est folle » de Jean-Pierre Améris (2007, téléfilm) « Welcome » et « Des vents contraires » de Jalil Lespert.
Depuis 2005, Olivier Adam vit à Saint-Malo avec sa compagne, l’auteure de livres pour enfants Karine Reysset,où il partage son temps entre la littérature et le cinéma.

« La frontière du loup » de Sarah Hall (éd. Bourgeois)

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente son coup de coeur « La frontière du loup » de Sarah Hall (éd. Bourgeois) :

couvSarah Hall-1Sarah Hall est née en 1974 dans le comté de Cumbria, en Angleterre, à la frontière de l’Ecosse, et a grandi dans la petite ville de Bampton.  Son premier roman, Haweswater, paru en 2002, a obtenu le Commonwealth Writers First Novel Prize en 2003 ; Le Michel-Ange Electrique a été sélectionné pour le prix Orange de la meilleure œuvre de fiction, aux côtés des romans de Toni Morrison et Margaret Atwood. En 2007, elle a gagné le prix John Llewelln Rhys. Pour son recueil de nouvelles, elle a reçu le prix Edge Hill University 2012 qui distingue le meilleur ouvrage de nouvelles de l’année. Sarah Hall s’est imposée sur la scène littéraire britannique, en s’attirant les faveurs des « avant-gardistes » et des « classiques ». Peut-être parce qu’elle n’est ni l’un ni l’autre. Le Michel-Ange électrique se situe dans une petite communauté du nord de l’Angleterre, en proie à la crise économique. Pendant la Première Guerre mondiale, un gamin orphelin de père, Cy, s’amuse sur la plage avec ses copains. Sa mère tient un hôtel le jour et fait des avortements clandestins la nuit. L’ado trouve un père spirituel en la personne d’un étrange tatoueur qui lui transmet son art. Le plaisir du récit s’entremêle habilement avec une langue poétique, et la sensorialité noire de l’auteur fusionne avec sa pensée. De plus, Sarah Hall est une très jolie jeune femme…

« La poupée de kafka » (éd. actes sud) de Fabrice Colin

Emily de la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur : « La poupée de kafka » (éd. actes sud) de Fabrice Colin :

fabrice colincouvNé en 1972 en région parisienne, Fabrice Colin s’illustre d’abord dans les littératures de l’imaginaire ; son premier roman paraît en 1997. Quatre fois lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire dans quatre catégories différentes, il se tourne ensuite vers la littérature jeunesse (Albin Michel, Gallimard, Flammarion, Le Seuil…) et la littérature générale (L’Atalante, Inculte, Au Diable Vauvert) ainsi que le thriller (Sonatine). Scénariste occasionnel pour la BD, auteur de pièces radiophoniques pour France Culture et journaliste pour Chronicart, il est depuis peu directeur éditorial au sein des éditions Super 8.

« Envoyé spécial » de Jean Echenoz

Hélène vous conseille fortement de lire le dernier opus de Jean Echenoz « Envoyé spécial » :

couv jean echenozJean Echenoz passe la plus grande partie de son enfance à Aix-en-Provence, où son père dirige un hôpital psychiatrique. Il entreprend des études de sociologie et de génie civil et, sans grande passion, entre dans la vie active. Sa vocation pour l’écriture serait née à la lecture d’Ubu roi. En 1979, il publie son premier roman, Le Méridien de Greenwich (prix Fénéon), aux Editions de minuit. Jean Echenoz est un fin observateur du monde qui l’entoure, il déclare écrire des « romans géographiques ». Chacune de ses œuvres donne à voir au lecteur le décor dans lequel évoluent les personnages (qu’il s’agisse de Paris, de la province ou encore de la lointaine banquise) avec une acuité peu commune. Echenoz n’hésite pas à dire lui-même qu’il n’est ni un historien ni un biographe, quand on lui demande pourquoi il utilise la mention roman lorsque son livre retrace une vie. Il répond en disant qu’il écrit de la fiction. Il garde ainsi une certaine liberté d’écriture. Sa carrière littéraire est couronnée de succès, puisqu’il remporte une dizaine de prix en publiant quinze ouvrages. Son écriture bouscule les conventions tant au niveau formel qu’au niveau de la syntaxe. En effet, il emprunte les codes des différents genres romanesques pour mieux dérouter le lecteur.

« Vite, trop vite » de Phoebe Gloeckner

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente « Vite, trop vite » de Phoebe Gloeckner :

Phoebe Gloeckner est une artiste contemporaine, romancière et auteure de comics américaine, née à Philadelphie le 22 décembre 1960. Durant sa jeunesse, elle s’intéressait particulièrement à la caricature ; son père était un illustrateur commercial, et c’est grâce à sa mère qu’elle a pu rencontrer de nombreuses personnalités de la bande-dessinée indépendante à San Francisco qui vont profondément l’influencer : Robert Crumb, Bob Armstrong, Aline Kominsky, Bill Griffith, ou encore Diane Noomin. Elle commence très tôt à dessiner et est rapidement publiée.

Elle change ensuite de voie pour suivre des études dans l’illustration médicale ce qui lui permet d’obtenir un diplôme de l’université Texas Southwestern Medical Center située à Dallas.

Phoebe Gloeckner a beaucoup travaillé en tant qu’illustratrice médicale jusqu’en 1988. Cette formation se ressent particulièrement à travers ses peintures ainsi que dans ses bandes-dessinées où elle détaille et met en évidence les caractéristiques du corps humain.Son travail de dessinatrice, qu’on retrouve principalement sous forme de nouvelles publiées dans des anthologies variées telles que Wimmen’s Comix3, Weirdo, Young Lust, et Twisted Sisters2, reste épars et peu reconnus jusqu’en 1998 où elle acquiert une certaine notoriété dans la collection A Child’s Life and Other Stories. À cause du contenu sexuel présent dans A Child’s Life, le livre est interdit au public dans les librairies de Stockton en Californie, Moins controversé, et réellement destiné à un public d’enfants, le livre Weird Things You Can Grow a été publié par les éditions Random House.

En 2002, son roman The Diary of a Teenage Girl voit le jour. Il revisite de façon honnête et crue les troubles caractéristiques de l’adolescence. Le livre est composé de ses dessins, d’un ensemble de poèmes, d’illustrations, et de courtes scènes de bandes-dessinées. La version française de ce roman paraîtra en 2015, chez La Belle Colère, sous le titre Vite, trop vite.

Gloeckner est actuellement professeure associée à l’Université du Michigan (Penny W. Stamps School of Art and Design).

« Vive la marée ! » (éd. Futuropolis) de David Prudhomme & Pascal Rabaté

Perrine vous conseille de lire « Vive la marée ! » (éd. Futuropolis) de David Prudhomme & Pascal Rabaté :

Une bande-dessinée poétique et drôle en forme de plan séquence où l’on passe d’un personnage à l’autre comme dans un long travelling qui fait se succéder bribes d’histoires, de situations et de personnages le temps d’une journée à la plage. On croise ainsi des pêcheurs du dimanche, des adeptes du bronzage, de vieux râleurs, des naturistes, des volleyeurs, des timides et des dragueurs, des enfants surexcités, des parents fatigués, etc. Un album qui va et vient comme les vagues et qui rappelle à tous les souvenirs de ces journées disparues avec la marée.

BIO des auteurs :

« La femme au colt 45 » de Marie Redonnet

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente « La femme au colt 45 » (éd. du Tripode)  de Marie Redonnet :

marie redonnetMarie Redonnet est une écrivaine française née en 1948. Agrégée de lettres modernes, docteure (sujet de thèse : Jean Genet, le poète travesti). Elle a enseigné à l’Université de la Sorbonne Nouvelle et a été chargée de recherches au CNRS sur l’art et le langage de 1995 à 1997.De 2000 à 2004 elle a été chargée de Mission pour le livre à l’ambassade de France à Rabat. Professeur de français pour des classes allant de la seconde à la première au lycée Jules Verne (Limours-en-Hurepoix) pendant l’année 2005-2006. « Visiting professor » à l’Université du Colorado à Boulder à l’Invitation du professeur Warren Motte en 2006-2007, elle s’est réinstallée depuis au Maroc, près de Rabat où elle se consacre à l’écriture. Elle vit à présent entre Aix-en-Provence et Rabat. Elle est mariée et a depuis 1998, un fils : Malik. Son roman, Diego, est paru aux éditions de Minuit en 2005. En 2016, elle publie aux éditions Le Tripode, La Femme au colt 45.

« En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « En attendant Bojangles » (éd. Finitude) de Olivier Bourdeaut :

couvOlivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. L’Education Nationale, refusant de comprendre ce qu’il voulait apprendre, lui rendit très vite sa liberté. Dès lors, grâce à l’absence lumineuse de télévision chez lui, il put lire beaucoup et rêvasser énormément. Durant dix ans il  travailla dans l’immobilier allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant.  Puis, pendant deux ans, il devint responsable d’une agence d’experts en plomb, responsable d’une assistante plus diplômée que lui et responsable de chasseurs de termites, mais les insectes achevèrent de ronger sa responsabilité. Il fut aussi ouvreur de robinets dans un hôpital, factotum dans une maison d’édition de livres scolaires – un comble – et cueilleur de fleur de sel de Guérande au Croisic, entre autres. Il a toujours voulu écrire, En attendant Bojangles en est la première preuve disponible.

« Boy snow bird » de Helen Oyeyemi

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix nous présente « Boy snow bird » (ed. galaade) de Helen Oyeyemi :

couvNée en 1984, Helen Oyeyemi a grandi à Londres et vit aujourd’hui à Prague. Jeune auteur prodige, elle a écrit son premier livre à dix-neuf ans. Le blanc va aux sorcières, son troisième roman, a paru aux éditions Galaade en septembre 2011. Récompensée par le prix Somerset Maugham et acclamée en France comme à l’étranger par la presse, elle est considérée comme l’une des dix artistes qui comptent au Royaume-Uni, et fait partie de la liste 2013 des meilleurs jeunes espoirs de la littérature britannique établie par la revue GrantaMister Fox est son quatrième roman.

« Tryggve Kottar » de Benjamin Haegel et Marie Boralevi

Emily vous propose un livre original par sa présentation, très joliment illustré, « Tryggve Kottar » de Benjamin Haegel et Marie Boralevi :

Benjamin Haegel est né à Belfort en 1981 et vit à Toulouse. Cofondateur de Tide Company, il est successivement comédien puis metteur en scène. Tryggve Kottar est son premier livre. L’animalité, la part sauvage de chacun nourrissent ses travaux et constituent un puissant moteur de création.

Marie Boralevi, née en 1986, vit et travaille à Paris. Elle promène, au fil de ses œuvres, des créatures imaginaires saisissantes. Lauréate du prix Pierre Cardin de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France (section gravure) en 2013, elle a exposé en 2014, au Salon DDessin pour la foire d’Art Contemporain à Paris, puis à ART-Copenhague.

« Les salauds devront payer » d’Emmanuel Grant

Emmanuel Grand sera au Bateau Livre cette semaine. Hélène nous parle de son livre « Les salauds devront payer », un polar qui fait l’unanimité :

 

« Le fils » de Jo Nesbø

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Le fils » de Jo Nesbø :

JO NESBOJo Nesbø, musicien, auteur-interprète, journaliste économique, est un écrivain renommé. Il a d’abord été journaliste économique puis s’est dirigé vers la musique. Il est connu pour sa participation en tant qu’auteur, compositeur et interprète au groupe de pop « Di Derre, » un des plus célèbres en Norvège, de 1993 à 1998. Il est propulsé sur la scène littéraire en 1997 avec son premier titre « L’homme chauve-souris » qui reçoit en 1998 le prix du meilleur roman policier nordique. Suivront Les cafards, et Rouge-Gorge, sacré meilleur polar norvégien de tous les temps par les lecteurs ainsi que par les auditeurs de la radio nationale. En 2007, Jo Nesbø écrit son premier roman pour la jeunesse, « La Poudre à prout du professeur Séraphin » qui obtient un gros succès et est adapté au cinéma en 2014.

« L’intérêt de l’enfant » de Ian Mc Evans

« L’intérêt de l’enfant » de Ian Mc Evans est le coup de cœur d’Emily, libraire « les lisières » à Roubaix :

Ian McEvansIan McEwan est un romancier et scénariste anglais. Dès le début des années 1980, Ian McEwan s’impose sur la scène littéraire britannique avec des recueils de nouvelles comme « Premier amour, derniers rites » (1975). McEwan s’y montre fasciné par la perversion et l’interdit. Il explore tous les fantasmes les plus bizarres de la sexualité, les outrances et les excès auxquels l’amour peut conduire : crimes passionnels, crimes sadiques… « L’enfant volé » (1987) a reçu le prestigieux Whitbread Novel Award et, en France, le prix Femina étranger. L’écrivain a eu l’un de ses plus grands succès avec « Amsterdam », un ouvrage sur l’ambition et l’adultère qui alimente la controverse. Le livre a été couronné par le Booker Prize for Fiction (1998). En 2007, il participe en tant que producteur exécutif au film réalisé par Joe Wright inspiré de son roman le plus connu « Expiation » publié en 2001.

« D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan :

 

couvertureDelphine de VignanDelphine de Vigan : on premier roman, « Jours sans faim » est paru en 2001 aux éditions Grasset sous le pseudonyme de Lou Delvig. En 2007, « No et moi » reçoit le Prix des Libraires. Ce « roman moral » à succès sur une adolescente surdouée qui vient en aide à une jeune SDF a été récompensé par le prix du Rotary International 2009 et par le Prix des libraires 2009. Il a été traduit en vingt langues et une adaptation au cinéma a été réalisée par Zabou Breitman, film sorti en novembre 2010. En 2008, Delphine de Vigan a participé à la publication de « Sous le manteau, » un recueil de cartes postales érotiques des années folles. En 2009, elle a été récompensée par le « prix du roman d’entreprise », décerné par deux cabinets de conseil (Place de la Médiation et Technologia) avec le soutien du ministre du travail de l’époque Xavier Darcos, pour ses « Heures souterraines » (Jean-Claude Lattès). En 2010, elle a obtenu le prix des lecteurs de Corse, pour ses « Heures souterraines. » En 2011, elle obtient le prix du roman Fnac, le Prix Roman France Télévisions et le Prix Renaudot des Lycéens pour « Rien ne s’oppose à la nuit, » ainsi que le grand prix des lectrices Elle 2012. Toujours en 2011, elle co-scénarise le film de Gilles Legrand « Tu seras mon fils » avec Niels Arestrup et Lorant Deutsch. En 2012, elle signe la préface de la BD de sa sœur Margot « Frangines, et c’est comme ça. ». En 2015, elle a publié un nouveau roman « D’après une histoire vraie » couronné par le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des Lycéens. Mère de deux enfants, elle vit avec le critique littéraire, reporter et animateur d’émissions culturelles de radio et de télévision, François Busnel.

« L’Infinie Comédie » de David FOSTER WALLACE

Perrine, libraire Le Bateau Livre, vous conseille fortement ce livre de David FOSTER WALLACE « L’Infinie Comédie », éd. L’Olivier.

Chef d’œuvre longtemps méconnu en France (mais culte à peu près partout ailleurs !), « L’infinie Comédie » arrive enfin en librairie ! Œuvre monde incontournable et inracontable, la Comédie de David Foster Wallace est une critique acerbe et virtuose des sociétés modernes dont divertissement et apparence sont les pierres angulaires. Drôle ! Glaçant ! Culte ! Un incontournable de cette rentrée…

couverture david foster wallaceDavid Foster Wallace naît en 1962 à Ithaca dans l’État de New York. Après de brillantes études en littérature, philosophie et mathématiques, il publie à vingt-cinq ans un premier roman remarqué. En 1991, alors enseignant en littérature à Boston, il se lance dans l’écriture d’un roman « total » : L’Infinie Comédie (Infinite Jest), livre hors norme reçu comme un chef-d’œuvre. David Foster Wallace publiera ensuite deux recueils de nouvelles ainsi que de courts essais sur la littérature, la musique, la télévision et le tennis. En 2008, il se suicide et laisse derrière lui un roman inachevé, Le Roi pâle (Au diable vauvert, 2012), finaliste du prix Pulitzer.

La Lionne

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix évoque cette semaine « La Lionne ».

Anne-Caroline Pandolfo est illustratrice, auteur et scénariste issue d’une double formation en Licence de Lettres Modernes d’abord et aux Arts Décoratifs de Strasbourg ensuite. Son premier album jeunesse : « Les Artistes » aux Editions l’Edune, sort en 2012. Il est suivi par trois autres albums aux éditions Amaterra, qui constituent le début d’une collection « Upsilotte & Pépito » (2013-2014 « Le têtard têtu », « Le nuage furibard », « Le festin des gloutons »). Avec Terkel Risbjerg, elle est l’auteur et scénariste de plusieurs romans graphiques : « Mine une vie de chat«  2012 (Editions Sarbacane), « l’Astragale » 2013 (Editions Sarbacane), « le Roi des scarabées » 2014 (Editions Sarbacane).

Né à Copenhague en 1974, le dessinateur Terkel Risbjerg a étudié la philosophie et le cinéma à l’Université de Copenhague. À la fin de ses études, il s’installe à Paris, où il travaille dans l’animation. Parallèlement, il travaille aussi comme décorateur, chef décorateur et storyboarder. Mine, une vie de chat publié chez Sarbacane en 2012 était son premier roman graphique. Il vit et travaille aujourd’hui à Strasbourg

La baronne Karen von Blixen-Finecke, née Karen Christentze Dinesen, et connue sous son pseudonyme d’Isak Dinesen est une femme de lettres danoise. Elle est née dans une famille aristocratique. En 1895, atteint d’une syphilis non soignée, son père se suicide. Karen Blixen n’étant pas scolarisée, son éducation est assurée par sa mère, sa grand-mère et sa tante protestantes. Passionnée d’écriture et de dessins et désirant devenir peintre, elle suit des études à l’académie des Beaux-arts de Copenhague puis à Paris à Rome. En 1914, elle épouse le baron Bror Blixen. Le jeune couple s’installe en Afrique, au Kenya (où Blixen vient d’acheter une ferme) et prend une part active à l’effort de guerre. Peu après, Karen apprend qu’elle a contracté la syphilis (son mari volage la lui transmet). Cette maladie lui vaut des séjours prolongés en Europe afin de se faire soigner. En 1916, elle fait la connaissance du pilote anglais Denys Finch Hatton. Après son divorce avec Bror en 1925, ils deviennent amants mais Denys meurt en 1931 dans un accident d’avion. Karen Blixen prend alors les rênes de la ferme, aidée dans un premier temps par son frère qui finit par rentrer au Danemark. En 1931, elle est ruinée et quitte l’Afrique pour ne plus jamais y revenir. De mauvaises conditions météorologiques plusieurs années de suite et la crise économique mondiale l’ont contrainte à vendre sa ferme. De retour au Danemark, elle se consacre à l’écriture. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle est chargée par un quotidien Danois d’une série de reportages sur Paris, Londres et Berlin. Ce projet n’aboutit pas en raison de l’invasion du Danemark par les Allemands mais elle écrit quand même régulièrement sur la guerre. « La Ferme africaine » dont est tiré le film Out of Africa sort en 1937. En 1958, elle publie « Les Derniers Contes », comprenant notamment « Le Festin de Babette ». Connaissant de graves problèmes de santé, elle subit deux opérations et finit sa vie invalide. Elle a écrit jusqu’à sa mort, à l’âge de 77 ans

« Quand le diable sortit de la salle de bain » de Sophie Divry

Emily de la librairie Les Lisières à Roubaix évoque cette semaine « Quand le diable sortit de la salle de bain » de Sophie Divry.

quand le diable sortit de la salle de bain - Sophie Divrysophie divrySophie Divry est née en 1979 à Montpellier. Elle vit actuellement à Lyon. Quand le diable sortit de la salle de bains est son quatrième roman. Très remarqué par la critique et le public, La Condition pavillonnaire (Notabilia/Noir sur Blanc) a été finaliste pour le prix du Monde et a reçu la mention spéciale du prix Wepler 2014.

Ce qu’en pense la presse :

  • « Traitant du thème de la précarité comme un stimulus au récit, une matière à travailler dans la forme comme dans le style, l’auteure s’amuse avec l’écriture et livre un roman drolatique. […] Parce qu’elle est novatrice ambitieuse et généreuse, son œuvre est à découvrir sans condition. » Estelle Lenartowicz. Lire.
  • « Un texte inventif, sans concession et bourré d’humour. » N.V.E. Le Parisien Magazine.
  • « Un roman en forme de feu d’artifice lancé avec générosité. » P. My. Le Soir.
  • « Dans Quand le diable sortit de la salle de bain, la richesse foisonnante du texte est une sorte de réponse bravache à la pauvreté matérielle du quotidien. Elle a quelque chose d’une revanche qu’offrirait la littérature sur la vie et les défaites qu’elle inflige. » Raphaëlle Leyris. Le Monde des Livres.

La Variante chilienne, Pierre Raufast, Alma

couvL’histoire :

Pascal est professeur de philosophie, chaque année il profite de ses deux mois de vacances pour lire, travailler, écrire des articles. Mais cette année, ses projets son bouleversés par Margaux, une de ses élèves qui a quelques ennuis et qui aimerait s’éloigner de son quotidien. Si Pascal ne peut s’empêcher de penser à la Lolita de Nabokov et à son professeur Humbert, la référence s’arrête là ; leur relation, plus profonde que celle d’un professeur avec son élève, ne dépassera pas le stade de l’amitié.

Les voilà tous les deux partis vers la vallée de Chantebrie, pour passer deux mois dans un gîte reculé où ils espèrent rester discrets… Mais c’était sans compter sur le hasard des rencontres qui met sur leur route Florin, un vieil homme attachant qui collectionne les pipes et… les bocaux remplis de cailloux ! Pascal, d’abord perplexe face à cette accumulation de pierres, comprend vite qu’elles ont une importance capitale pour Florin. Le vieil homme a associé à chaque caillou un souvenir ; ainsi, en plongeant la main dans un de ses bocaux, il peut voyager à loisirs à travers son passé. De l’histoire du village noyé sous la pluie à celle du potier qui apprit des dizaines de langues mortes en passant par celle du gang du cimetière, on ne s’ennuie jamais quand Florin raconte !

L’avis de Marianne :

Véritable bouffée d’air frais pour les personnages et pour les lecteurs que nous sommes, les anecdotes de Florin et les histoires de Pascal et Margaux nous entraînent au cœur des relations humaines et nous font oublier notre propre quotidien ! Un roman drôle et subtil, à la force tranquille !

pierre raufastL’auteur : PIERRE RAUFAST

Je suis né par inadvertance à Marseille en 1973, année très médiocre pour les bordeaux. « La fractale des raviolis » est mon premier roman, publié chez Alma éditeur en 2014. « La variante chilienne« , mon second roman, sortira le 20 août 2015.
Dans mon jeune âge, j’ai publié deux livres de management :
« Mieux manager avec les fables de La Fontaine » chez edipro et
« Leçons pour survivre en entreprise au milieu des loups et des renards » chez Maxima.

Vous pouvez le contacter à l’adresse suivante : pierre @ raufast.org // Twitter : @PierreRaufast // Blog : raufast.org

Ingénieur diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy, il vit et travaille à Clermont-Ferrand.

Alcoolique » de Jonathan Ames & Dean Edmund Haspiel

Perrine, libraire au Bateau Livre nous évoque son coup de cœur BD de la semaine « Alcoolique » de Jonathan Ames & Dean Edmund Haspiel :

Jonathan Ames (né le 23 mars 1964) est un auteur américain ayant écrit plusieurs romans, essais et séries télévisées. Il acquiert une certaine notoriété avec ses histoires qu’il écrit deux fois par mois pour le New York Press (de 1997 à 2000), sous le titre “City Slicker”. Dans ces colonnes, il raconte ses mésaventures sexuelles avec un grand sens de l’auto-dérision. Parmi les romans de Ames, on peut noter Réveillez-vous, monsieur !, publié en 2004, qui est décrit comme « hilarant » par le New York Times. En septembre 2008, il crée son tout premier roman graphique, Alcoolique, en collaboration avec Dean Haspiel. Un extrait du livre sera même inclus dans l’anthologie des Meilleures Bandes dessinées américaines 2010 (Neil Gaiman). En 2009, il crée la série télévisée Bored to Death pour HBO. En 2016, il lancera la série Blunt Talk, produite par Seth MacFarlane for the Starz network. La particularité de Jonathan Ames est de souvent se mettre en scène dans ses récits, de manière plus ou moins fictionnelle (et très souvent humoristique), ses personnages sont ses doubles fictifs. Il s’en explique avec humour en déclarant : « Je suis un narcissique affublé d’un trouble dissociatif de l’identité, c’est pourquoi j’en arrive toujours à des personnages inspirés de moi-même. » Mais ce dédoublement n’est pas la seule grille d’interprétation que l’on peut utiliser pour comprendre le travail de Ames. Dans Alcoolique par exemple, le protagoniste s’appelle Jonathan A. L’auteur explique lors d’une lecture publique que, bien sûr, il s’agit de son propre nom raccourci, mais que cette abréviation implique également que le personnage peut s’appeler Jonathan Anonyme, Jonathan Alone… Il fut plusieurs fois l’invité de David Letterman pour parler de son travail. Jonathan Ames s’intéresse depuis longtemps au monde de la boxe et est même occasionnellement monté sur le ring sous le nom de “The Herring Wonder” (le « Hareng prodige »).

Dean Edmund Haspiel (né le 31 mai 1967) diplomé de la prestigieuse High School of Music and Art, est désormais dessinateur et scénariste de bande dessinée. Il est connu pour ses diverses collaborations avec l’écrivain Harvey Pekar sur sa série American Splendor, mais aussi pour être le créateur de Billy Dogma. Il a été nominé à de nombreuses reprises aux Eisner Awards, et a remporté un Emmy Award en 2010 pour son travail de design sur le générique de la série télévisée Bored to death (créée par Jonathan Ames). Il participe activement à la promotion des web-comics via la création d’un site spécialisé (ACT-I-VATE) et d’un festival (Trip city). En 2008, avec Jonathan Ames il signe Alcoolique qui sera salué par la presse comme une très bonne surprise, fruit d’une parfaite collaboration. Kirkus dira : « Rares sont les collaborations qui ont pu produire un roman graphique d’une telle qualité littéraire et artistique.» À propos de ses dessins, la presse saluera son « habileté à transmettre émotions, sexualité et absurdité, ce qui permet de plonger et de maintenir le lecteur au cœur de l’histoire», il sera aussi mis en avant que ses illustrations « mélancoliques et expressionnistes », aux « noirs et blancs» très tranchés » ont une capacité à «faire parler les corps». Le trait de Haspiel renforce la distance avec le sujet et teinte les drames racontés d’un «humour électrique». En 2010, il collabore à un autre roman graphique avec l’écrivain Inverna Lockpez : Cuba : My Revolution.

Ce qu’en pense la presse :

  • « Comme Bukowski, Ames a le talent de relater sans choisir, ni travestir, en mettant au même niveau le rire, la merde et les larmes. Le noir et blanc efficace et contrasté de Dean Haspiel fait le reste. Une mise à nu simple et touchante. » —Télérama
  • « Troublant dans le fond, superbe dans la forme. » — Le Figaro Magazine
  • « Narration rythmée et impeccable. Un livre d’une portée universelle. » — BoDoï
  • « Un roman (graphique) et un personnage (romantique) irrésistibles de sensibilité. » — Marie Claire
  • « Poignant et enivrant. » — Glamour
  • « Grand et cru. » — Madame Figaro
  • « Une œuvre pleine, sans artifices ni ficelles narratives, brute et terriblement émotive. » — Bdzoom
  • « C’est un sentiment d’empathie bienveillante qui prend le dessus à la lecture, un récit qui se dévale d’une traite, aidé en cela par un trait lisible et expressif. Une odyssée dépressive où la tragédie côtoie la dérision.» — ZOO

« Intérieur Nuit » de Marisha Pessl

Hélène, libraire au « bateau livre », nous parle de son coup de cœur « Intérieur Nuit » de Marisha Pessl :

COUV MARISHAÉcrivaine américaine, Marisha Pessl est née le 26 octobre 1977 à Clarkston, dans le Michigan. Elle est l’une des deux filles d’un ingénieur autrichien, employé à la General Motors, et d’une Américaine. L’année de ses trois ans, ses parents divorcent. Elle accompagne alors sa sœur et sa mère à Asheville, en Caroline du Nord. Sa mère l’encourage à s’initier à la peinture, au jazz et au français dès son enfance. Elle la pousse aussi à lire pendant son temps libre et ses vacances, ce qui explique sa passion pour la littérature. Elle nourrit rapidement un vif intérêt pour l’œuvre de Vladimir Nabokov. Marisha Pessl développe également le goût des voyages, sillonnant l’Europe avec son père. Après deux années à la Northwestern University dans l’Illinois, elle étudie la littérature anglaise au prestigieux Barnard College de New York. Parallèlement, elle s’essaie à différentes formes d’expression artistique, dont le ballet et le théâtre.
Son diplôme en poche, Marisha Pessl rejoint, à vingt-trois ans, le cabinet londonien PricewaterhouseCoopers en tant que consultante financière. C’est là qu’elle fait la connaissance de Nic Caiano, avec lequel elle sera mariée de 2003 à 2009. Jusque-là, l’écriture n’est pour elle qu’un passe-temps. Après un premier projet de roman noir qu’elle préfère abandonner (à 18 ans), son second essai, un long roman truffé d’interminables dialogues, connaît le même sort. Nullement découragée, Marisha Pessl reprend la plume en 2001 et commence à écrire un ouvrage qui la propulsera au-devant de la scène littéraire américaine et internationale. Intitulé « La Physique des catastrophes », ce roman mettra trois années avant d’être achevé, et ne sera publié qu’en 2006. À sa sortie, le livre connaît un succès énorme, si bien que le New York Times le classe parmi les meilleures publications de l’année 2006.
L’héroïne de « La Physique des catastrophes », Blue Van Meer, est une jeune Américaine dont la mère est morte après un accident de la route et qui voue une admiration sans bornes à son père, un savant au comportement proche de l’arrogance. Avec ce dernier, elle enchaîne les déménagements et les voyages. Un évènement va pourtant susciter chez elle bien des questions, quand elle tombe sur le corps inanimé de son enseignante. Si « La Physique des catastrophes » est une réussite commerciale aux États-Unis, il en est de même en France, où sa traduction par Laetitia Devaux, parue en août 2007 chez Gallimard, se vend par dizaines de milliers (environ 30 000 exemplaires en 2007). En décembre 2007, le roman reçoit le prix Millepages. Marisha Pessl s’illustre aussi dans le domaine musical, apportant sa contribution à l’album « Thirteen Tales of Love and Revenge », dévoilé en 2007 par le groupe The Pierces. Elle y participe en jouant du cor d’harmonie. Son nouveau roman, un thriller psychologique centré sur le personnage d’un cinéaste new-yorkais, initialement prévu pour 2010, sous le titre « Night Film » sortira en 2013.

« Vie et mort de Sophie Stark » de ANNA NORTH

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix évoque cette semaine « Vie et mort de Sophie Stark » de Anna North.

anna north

« Cher pays de notre enfance » de Étienne Davodeau

Perrine, libraire au Bateau Livre nous évoque son coup de cœur BD de la semaine « Cher pays de notre enfance » de Étienne Davodeau :

Étienne Davodeau fait sa biographie: Je suis né en 1965 dans les Mauges (c’est une région du Maine & Loire dont le nom viendrait étymologiquement de « Mauvaises Gens » en latin, vous voyez le tableau) . J’y ai passé une enfance formidable . Elle a principalement consisté à me balader avec mes copains dans les champs, à tirer à la fronde d’innocents moineaux puis à ricaner bêtement sur ma mobylette devant les filles.
Partie sur une courbe idéale qui faisait la fierté de mes parents, ma scolarité a reçu en pleine gueule une adolescence tourmentée. S’en est suivi un piqué en flammes assez spectaculaire. Quand je me suis réveillé au milieu des débris , ma main droite cramponnait un document noirci. Il fallait bien me rendre à l’évidence : J’avais mon bac.
À Rennes, je me suis inscrit à la fac, section Arts Plastiques pour une raison qui m’échappe encore. J’y ai étudié (un peu) et dessiné (beaucoup). Avecquelques gaillards qui nourrissaient le même intérêt que moi pour la bande dessinée, nous avons fondé le studio Psurde, modeste association qui nous permit de publier nos premiers travaux, heureusement aujourd’hui introuvables.
Qui étaient ces vaillants pionniers ? Olivier Maunaye, créateur du présent site, Fred Simon (Rails, Le Poisson clown, Popotka), Jean-Luc Simon (coloriste et dessinateur, pour qui j’ai écrit La Gagne), Joub avec qui j’anime Max & Zoé, ainsi que Christophe Hermenier et Thierry Guyader qui ont lâchement abandonné la bande dessinée pour la peinture et la presse.
Après quelques années d’études approximatives mais fort poilantes, j’ai cédé aux encouragements de la femme de ma vie et j’ai écrit le scénario de ce qui allait devenir mon premier livre. Intitulé « L’homme qui n’aimait pas les arbres », il s’est niché comme il a pu dans le catalogue Dargaud en 1992.
Avec Joub, nous terminons la suite des aventures de Geronimo, que nous avions lâchement abandonné, à la fin du tome 3, caché au fond d’un cargo en partance pour… vous verrez bien. Un volume publié par les éditions Vents d’Ouest en mai 2014.
Avec Benoît Collombat, journaliste à France Inter, je prépare une enquête sur les coulisses sanglantes de la Ve République dans les années 70. « Cher pays de notre enfance » sera publié par Futuropolis fin 2015, et vous pourrez en lire deux chapitres dans La Revue Dessinée fin 2014.

« Délivrance » de James Dickey

Marianne de la librairie Les Lisières à Roubaix évoque cette semaine la réédition du livre de James Dickey « Délivrance » écrit en 1970 et qui reçu le prix Médicis étranger en France.

COUVJAMES DICKEYJames Dickey est né en 1923 à Atlanta. À dix-neuf ans, il s’engage dans l’armée de l’air et sera pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. À son retour du front, il travaille un temps dans la publicité, notamment pour Coca-Cola, déclarant qu’il vend son âme au diable par simple nécessité financière et tente de la racheter chaque nuit en écrivant. En 1962, il publie son premier recueil de poèmes et en 1965 obtient le National Book Award pour son recueil Buckdancer’s Choice. Après avoir été nommé consultant en poésie pour la bibliothèque du Congrès, il devient professeur à l’université de Caroline du Sud à Columbia. En 1970, il publie Délivrance, qui obtiendra le prix Médicis étranger en France et sera adapté au cinéma par John Boorman, ce qui assurera à cette terrible fiction une renommée internationale. James Dickey fait une apparition à la fin du film dans le rôle du policier. Il meurt à Columbia en 1997 après avoir souffert pendant plusieurs années d’une fibrose des poumons et d’alcoolisme.

« La septième fonction du langage » de Laurent Binet (éd. Grasset)

Perrine, libraire au Bateau Livre nous évoque son coup de coeur de la semaine « La septième fonction du langage » de Laurent Binet (éd. Grasset) :

couvRoland Barthes est assassiné et son ultime manuscrit disparaît… La septième fonction du langage est un roman drôle où l’on croise Deleuze, Foucaut, Derrida, Sollers, Umberto Eco, Serge Moati (qui mange des Palmitos et des Choquinis), Giscard, Sagan, Fabius, Sartres… Bref, Laurent Binet convoque toutes les grandes figures de la vie politique et intellectuelle française des années 1970 au service d’un polar érudit et virevoltant. La rencontre improbable et jubilatoire de Maigret et la « French Theory ».

laurent binetLaurent Binet est agrégé de lettres, professeur de français en Seine-Saint-Denis depuis dix ans et chargé de cours à l’université. Il a participé notamment à la mise en place de la convention ZEP-Sciences Po. Avant d’enseigner en France, il a dispensé des cours de français dans une académie militaire en Slovaquie. Il a également traduit un recueil de poésie tchèque (Prague aux doigts de pluie, de Nezval, à paraître chez L’Age d’homme). Musicien, il est également chanteur-compositeur du groupe Stalingrad. Il écrit en 2000 un récit d’inspiration surréaliste, Forces et faiblesses de nos muqueuses (éd. Le Manuscrit). En 2004, il publie La Vie professionnelle de Laurent B. (éd. Little Big Man) qui témoigne de son expérience d’enseignant dans le secondaire à Paris et en région parisienne. En 2010, a paru aux éditions Grasset HHhH (acronyme pour Himmlers Hirn heisst Heydrich, signifiant le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich), qui raconte la véritable histoire de « l’Opération Anthropoïde », au cours de laquelle deux résistants tchécoslovaques furent envoyés par Londres pour assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo et des services secrets nazis. Il obtient le Prix Goncourt du Premier Roman en mars 2010. Il chronique la campagne présidentielle de François Hollande dont le récit intitulé « Rien ne se passe comme prévu » sort en août 2012. Malheureusement, le livre n’a pas eu le succès escompté. Son roman « La septième fonction du langage » reçoit le prix du roman Fnac 2015.

« Booming » de Mika Biermann

Marianne de la librairie « Les Lisières » à Roubaix, nous parle de son coup de coeur « Booming » de Mika Biermann :

couv mika biermanMika Biermann, originaire d’Allemagne, habite Marseille depuis 25 ans. Après avoir fait les Beaux Arts à Berlin et Marseille, il s’achemine vers l’écriture, et a déjà publié deux ouvrages : Les 30 jours de Marseille (Climats, 1996) et Ville propre (La Tangente, 2007). Un Blanc est son troisième roman, mais il a aussi publié en Autriche la traduction allemande des chroniques de Jacques Durant dans Libération sur la tauromachie.
En hommage à la figure mythique d’Anacharsis, barbare éclairé frotté de philosophie et mis à mort par les siens parce qu’il était soupçonné de vouloir pervertir leurs mœurs ; en hommage à tous ceux qui, au fil des siècles, voulant changer d’œil pour observer leurs prochains, l’adoptèrent pour pseudonyme, les Editions Anacharsis se sont donné pour vocation de publier des ouvrages qui rendent compte des rencontres entre cultures.
Il peut s’agir de textes écrits au fil du temps – parfois injustement confinés dans des rôles de « documents » – de récits de voyages, authentiques ou étranges, de témoignages, mais aussi d’essais dont le dénominateur commun est de mettre le lecteur en présence d’un questionnement sur l’altérité.
Se réclamant volontiers de la notion d’exotisme, nos publications invitent à la découverte d’un extérieur aussi bien situé dans le temps que dans l’espace, tout en laissant sa place au plaisir pur de la lecture.
Le 3 mars 2012, dix ans après la publication des 3 premiers titres, Anacharsis s’est transformé en coopérative. 

Première édition pour le Festival « émois & et moi », festival des paroles jeunes // Lille // 28 sept. – 4 oct.

11181723_1593433454254208_6008011402896794545_n

Un nouveau festival sur la littérature adressée aux adolescents va naître fin septembre sur Lille (du 28 septembre au 4 octobre). Créé par une équipe de passionnés : Soazic Courbet (libraire de Dialogues Théâtre et également éditrice de théâtre : éditions la Fontaine), Sophie Boulanger (comédienne et metteur en scène), Thomas Baelde (comédien) et François Annycke (coordinateur d’évènements littéraires), ils ont l’ambition de permettre aux publics jeunes de « s’évader, de se construire, de se réfugier aussi parfois, mais surtout de grandir ».

Sur le thème des premiers émois pour cette édition, s’adressant aux jeunes de 14-20 ans, ils déclinent un programme riche de rencontres : des lectures, des ateliers de création artistique, des projections de court-métrage, une table ronde avec en amont un travail en temps scolaires et un concours photo.

Ce programme se décline en lien avec les auteurs invités : Richard Couaillet, Catherine Zambon, Thomas Gornet, Claire-Lise Marguier, Morgan Navarro et Sarah D’Haeyer. Les rendez-vous publics auront lieu entre les 30 septembre et le 3 octobre dans différents lieux de la ville : La Halle de glisse, la maison folie de Moulins, la librairie Dialogues Théâtre. On ne peut que se réjouir de la naissance d’un nouveau festival par les temps qui courent qui plus est s’ancre sur une littérature pas suffisamment soulignée et médiatisée.

A découvrir !

Estelle

Pour les informations détaillées sur le programme : www.festivalemoisetmoi.fr

Philippe JAENADA « La petite femelle », Ed. Julliard

Perrine de la librairie « Le bateau livre », nouvelle sur le blog à qui nous souhaitons la bienvenue, nous parle de son coup de coeur.

couverturePhilippe Jaenada Avec sa verve et son sens du style et de la formule habituel, Philippe Jaenada s’attaque à l’affaire Pauline Dubuisson, fait divers qui a défrayé la chronique dans la France encore corsetée des années 1950. 720 pages passionnantes durant lesquelles il s’attache à reconstituer le parcours de cette femme hors-normes. Il nous raconte « sa » Pauline, son décalage, sa modernité, ses échecs… Un monument d’humanité, où se rejoigne le futile et l’essentiel.

Lecture musicale : Alzheimer, mon amour

CECILE HUGUENIN (2)Des spectacles conçus in situ qui résonnent avec l’architecture, les peintures, la nature, les mots…

« J’ai écrit « Alzheimer, mon amour » pour partager l’expérience de cette maladie en apportant un témoignage de souffrance et d’espérance. Aujourd’hui, en l’adaptant au théâtre, La Pluie d’Oiseaux prend le relais. Pour que les aidants, les soignants et les chercheurs qui s’y consacrent ne tombent pas, une fois de plus, dans l’oubli. » Cécile Huguenin

  • Lundi 21 septembre à 10h30 // Théâtre Pierre de Roubaix, 78 bd de Belfort // 5 euros // Dans le cadre de la journée mondiale d’Alzheimer
  • Samedi 17 octobre à 18h30 // IRTS à LOOS, Rue Ambroise Paré // accès libre // Dans le cadre de la nuit des Bibilothèques
  • Compagnie « la Pluie d’Oiseaux » // Bertrand Foly : metteur en scène // Annette Lowcay et Pascal Duclermortier : lecture // Laure Chailloux : musique

« Marco Pantani a débranché la prise » de Jacques Josse

Hélène a passé d’excellentes vacances, elle nous revient heureuse, un bonheur qu’elle nous fait partager à travers ce premier opus de la rentrée 2015 : « Marco Pantani a débranché la prise ». Un livre écrit Jacques Josse (éd. La contre allée) et tout commence avec un petit extrait…

couvertureJacques Josse 1Poète, écrivain et éditeur français, Jacques Josse est né le 10 juin 1953 à Lanvollon dans les Côtes-d’Armor. Il vit à Rennes depuis la fin des années 1980. Éditeur, il a animé la revue Foldaan avant de créer en 1991 la maison d’édition Wigwam éditions, où poésie et peinture sont étroitement liées. Il dirige la collection Piqué d’étoiles aux éditions Apogée et préside la Maison de la poésie de Rennes. Il a publié une trentaine d’ouvrages. Il a reçu le prix Loin du marketing en 2014 pour l’ensemble de son oeuvre.

« DELIVRANCES » de Toni Morisson

Les vacances sont terminées, Marianne, toute bronzée et reposée à la librairie « Les Lisières » à Roubaix vous parle de son premier coup de cœur : « DELIVRANCES » de Toni Morisson, tout commence par un extrait…

COUV toni morissonToni Morrison (de son vrai nom Chloe Anthony Wofford) est une romancière américaine. Née dans une famille ouvrière à Lorain, Ohaio , le 18/02/1931, Toni Morrison s’intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et Léon Tolstoï. Elle s’inscrit à l’Université Howard en 1945 pour étudier la littérature et soutient une thèse sur le thème du suicide chez William Faulkner et Virginia Woolf en 1953 à l’Université Cornell. Après son diplôme, elle entame une carrière de professeur à l’Université de Texas Southern, avant de retourner à Howard (université alors « réservée » aux Noirs). En 1958, elle épouse Howard Morrison, avec qui elle aura deux enfants. Après son divorce en 1964, elle s’installe à Syracuse puis à New York et travaille comme éditrice chez Ramdon House. Chargée du secteur de la littérature noire, elle contribue à sa promotion, en éditant notamment les autobiographies de Mohamed Ali et d’Angela Davis et une anthologie d’écrivains noirs, « The Black Book », en 1973. Parallèlement, elle enseigne l’anglais à l’Université d’État de New York, avant d’obtenir un poste de professeur de littérature à l’Université de Princeton où elle restera en activité jusqu’en 2006. Elle écrit son premier roman, « L’œil le plus bleu », à l’âge de 39 ans, et trois ans après, son roman « Sula » qui est suivit de « La Chanson de Salomon » (1977) qui lui assurent la notoriété. Elle obtient le prix Pulitzer pour « Beloved » en 1988 et reçoit le prix Nobel de littérature en 1993 pour l’ensemble de son œuvre. L’Académie suédoise voulait ainsi récompenser celle « qui, dans ses romans caractérisés par une force visionnaire et une grande puissance poétique, ressuscite un aspect essentiel de la réalité américaine ». En 2005, elle est nommée docteur honoris causa en Arts et Littérature par l’Université d’Oxford. En 2006, le jury du supplément littéraire du New York Times consacre « Beloved » « meilleur roman de ces 25 dernières années » adapté au cinéma en 1998 par Jonathan Demme avec Oprah Winfrey, Danny Glover et Thandie Newton dans les rôles principaux et en novembre de la même année, le Musée du Louvre fait de Morrison son invitée d’honneur proposant un programme de lectures, rencontres et conférences avec l’auteur et ses amis artistes, écrivains ou professeurs. Depuis 2002, elle s’investit également dans la littérature pour enfants avec son fils Slade Morrison. Elle a récemment obtenu un poste à la direction du magazine The Nation.

« Le Choix » de Désirée et Alain Frappier

Marianne de la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur BD « Le Choix » de Désirée et Alain Frappier, éd. La Ville brûle :

L’histoire : Désirée est une petite fille sans cesse trimbalée de foyer en foyer. Adolescente, elle a l’impression de vivre en marge de la société. Plus tard, elle a le sentiment qu’un slogan en faveur de l’avortement lui est particulièrement adressé, pourquoi ? Les réponses à ses questions, sur elle-même et sur sa famille, se trouvent peut-être dans ce carton qu’elle découvre dans un grenier…

Mais Le Choix, ce n’est pas seulement l’histoire intime de Désirée, c’est aussi et surtout une histoire politique ! Celle du combat que certaines ont mené, et mènent toujours, des années 1970 à nos jours, pour que les femmes puissent disposer librement de leur propre corps et pour qu’elles puissent choisir le moment où elle mettront au monde un enfant… Du procès de Bobigny aux campagnes de sensibilisation en faveur de l’avortement, en passant par le discours de Simone Veil à l’assemblée, ou encore les témoignages de femmes avortées clandestinement dans des conditions indécentes, cette BD en noir et blanc, d’une richesse et d’une force incroyables, nous replonge au cœur d’un combat historique !

Lisez, et faites lire Le Choix ; parce qu’il faut se souvenir de toutes celles qui se sont battues pour nos droits et parce que rien n’est jamais gagné… Ce roman graphique nous prouve s’il en est besoin qu’il est nécessaire de rester vigilant ! Et reprenons les paroles de ce bébé rieur d’une affiche du MLAC : « C’est tout de même plus chouette de vivre quand on est dés

Biographie : http://dafrappier.weebly.com/bios.html

« Heureux les heureux » de Yasmina Reza

Dominique nous parle de son coup de coeur « Heureux les heureux » de Yasmina Reza :

 

yasmina rezaYasmina Reza est une femme de lettres et actrice française, née le 1er mai 1959 à Paris. Fille d’un père ingénieur juif, mi-iranien, mi-russe, et d’une violoniste hongroise arrivée en France pour fuir la dictature soviétique, Yasmina Reza étudie le théâtre et la sociologie à l’université de Nanterre. Elle est mère d’une fille Alta née en 1988 et d’un fils Nathan né en 1993. En 1987, elle reçoit le Molière pour sa pièce de théâtre Conversations après un enterrement et à nouveau la même récompense en 1995 pour « Art ». À partir de l’automne 2006, elle suit Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale, afin d’écrire un livre-enquête intitulé L’Aube le soir ou la nuit, sorti le 24 août 2007. Le livre est dédié à « G » et, selon le Sunday Times de Londres, il s’agirait de Dominique Strauss-Kahn. Yasmina Reza est un auteur contemporain dont la production est très variée (théâtre, récits, romans). Sa production est empreinte d’un pessimisme voilé d’humour. Ses pièces mettent souvent en scène des personnages contemporains, qui en reflètent les défauts et le ridicule. La pièce « Art » (1994) connaît un succès immédiat en France et aux États-Unis. C’est sans doute son humour et sa lucidité qui séduisent le public. En janvier 2008, elle met en scène sa nouvelle pièce, Le Dieu du carnage, au Théâtre Antoine ; la distribution comprend notamment Isabelle Huppert, André Marcon, Valérie Bonneton et Eric Elmosnino. En 2009, elle porte au grand écran sa propre pièce de théâtre Une pièce espagnole (qui devient Chicas au cinéma) avec Carmen Maura, André Dussolier et Emmanuelle Seigner. Yasmina Reza a obtenu de prestigieuses récompenses et notamment les deux prix anglo-saxons les plus réputés : deux Laurence Olivier Award (Royaume uni) et deux Tony Award (États-Unis) pour « Art » (1998) et Le Dieu du Carnage (2009).

« Astrid Bromure, Tome 1 : Comment dézinguer la petite souris » de Fabrice Parme

Alix, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur BD « Astrid Bromure, Tome 1 : Comment dézinguer la petite souris »éd. Rue de Sevres de Fabrice Parme :

Les idées fusent et l’aventure carbure avec Astrid Bromure ! Astrid vient de perdre une dent, et découvre à cette occasion la légende de la petite souris… qu’elle ne croit pas du tout, tellement les descriptions de la souris proposées par son entourage diffèrent. Elle met en place de savants pièges pour la capturer, échoue mais… la petite souris lui a tout de même déposé un tube de dentifrice sous son oreiller. Elle existe donc ! Astrid ne se laisse pas abattre et va tout faire pour résoudre le mystère du dentifrice et capturer sa première amie.

Fabrice Parme est un illustrateur français. Il est passé par les Arts Appliqués Duperré et les Beaux-arts d’Angoulème en section BD/Animation avant de se rendre compte qu’il n’était pas du tout fait pour les écoles, les petites boîtes, les étiquettes et autres classements. Il dessine pour la Bande Dessinée , la presse enfantine, la presse féminine, la publicité, le dessin animé, et ceux qu’il aime. Il a signé la création graphique de La famille Pirate. Une série de dessins animés à succès dont les premiers épisodes sont apparus en 1998 sur France 3. Aujourd’hui, ce sont 40 épisodes qui passent en boucle sur cette même chaîne et plusieurs autres dans le monde! Depuis 2001, il a dessiné 11 albums de Bandes Dessinées écrits par son complice Lewis Trondheim (Vénézia chez Dargaud/Poisson Pilote, Le roi catastrophe chez Delcourt jeunesse) et illustré 6 romans pour Flammarion.

« EROICA » de Pierre Ducrozet

Hélène, libraire au « bateau livre », nous parle de son coup de cœur « EROICA » de Pierre Ducrozet :

eroica pierre ducrozet1Pierre Ducrozet est né en 1982 à Lyon. Son premier roman, Requiem pour Lola rougeparaît en septembre 2010 chez Grasset. Retenu dans la première sélection du prix de Flore et dans la sélection Fnac de la rentrée littéraire, il remporte le prix de la Vocation 2011. Il a écrit également quatre livres pour enfants, a tenu pendant cinq ans une chronique littéraire dans le Magazine des Livres, écrit des articles pour La Presse Littéraire, The Pariser, des nouvelles pour plusieurs revues, il traduit de l’espagnol au français (un roman est à paraître aux éditions 13e Note), et prépare un livre sur Barcelone. Il a été professeur au Lycée français de Barcelone, animateur d’ateliers d’écriture, libraire. Il fait partie de la Société Européenne des auteurs, pour laquelle il observe l’actualité de la traduction. Il habite à Paris, ou Berlin, ça dépend.

Romans :

  • La vie qu’on voulait, Grasset, 2013
  • Requiem pour Lola rouge, Grasset, 2010 (Prix de la Vocation 2011)

Littérature jeunesse :

  • Poètes, qui êtes-vous ?, Bulles de savon, 2013
  • Louis Armstrong, Bulles de savon, 2012
  • Marco Polo, Bulles de savon, 2012
  • Les Clefs du zoo, Éveil et découvertes, 2009

Emily sur France Culture

Notre blogueuse Emily, libraire à la « Librairie Les Lisières » à Roubaix, était l’invitée de France Culture pour l’émission « Le Temps des libraires ».

Retrouvez les 5 émissions où elle nous parle de livres…

« A la recherche du nouveau père » de Gwendoline Raisson & Magali Le Huche

Alix, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur BD « A la recherche du nouveau père », éd. Dargaud de Gwendoline Raisson & Magali Le Huche :

Gwendoline RaissonGwendoline Raisson est née en 1972 de deux parents irresponsables. Après avoir été championne de France de monoski, trieuse d’escargots et globe-trotteuse, elle se lance dans une carrière de journaliste pour la presse écrite, la radio et la télé. Quand elle devient à son tour une mère irresponsable, elle décide de s’amender en écrivant des histoires pour les enfants en général et pour son fils en particulier. Elle écrit des albums et des romans pour l’édition jeunesse (Pastel, Flammarion, Rue du Monde…) ainsi que des histoires pour la presse enfantine (Bayard presse).

Magali Le HucheMagali Le Huche est née en 1979, à Paris. Une vingtaine d’années plus tard, elle choisit de passer 5 ans à Strasbourg, aux Arts Décoratifs, où elle obtient son diplôme après avoir étudié l’illustration. A présent, elle dessine et écrit des histoires pour la presse et l’édition jeunesse (plus d’une trentaine d’albums à seulement 32 ans !) Son album « Les sirènes de Belpêchao », chez Didier Jeunesse, a remporté le Prix Sorcière en 2006. Elle fait régulièrement des ateliers avec les enfants. Elle vit et travaille à Paris.

album-cover-large-26019

« Le voyage de Simon Morley » de Jack Finney

Emily de la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur : « Le voyage de Simon Morley » de Jack Finney :

le voyage de simonjack Finney Jack Finney est un auteur de science-fiction et de thrillers américain. Il fréquenta le Knox College à Galesburg, dans l’Illinois. Après avoir vécu à New York où il travaillait pour une agence de publicité, il déménagea avec sa famille pour Marin County, en Californie, au début des années 1950. Le plus grand succès de Jack Finney fut son roman de science-fiction intitulé Le Voyage de Simon Morley (Time and Again, 1970). Jack Finney mourut à Greenbrae, Californie, d’une pneumonie et d’un emphysème pulmonaire à l’âge de 84 ans, peu après avoir terminé Le Balancier du temps (From Time to Time), la suite du Voyage de Simon Morley (Time and again). Le roman de Jack Finney L’Invasion des profanateurs (1955) est à l’origine du film de 1956 intitulé L’Invasion des profanateurs de sépultures (Invasion of the Body Snatchers) et de ses remakes. Le téléfilm Par-delà l’éternité (The Love Letter), avec Campbell Scott et Jennifer Jason Leigh, diffusé en 1998, est basé sur une nouvelle éponyme de Jack Finney, publiée originalement dans I Love Galesburg in the Springtime.

« Le sculpteur » de Scott McCloud

Marianne de la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur : « Le sculpteur » de Scott McCloud – http://www.editions-ruedesevres.fr/le-sculpteur :

scott mc cloudScott McCloud est auteur de bande dessinée américain et un essayiste. Il est né à Boston le 10/06/1960. Son père était, selon sa biographie officielle, un aveugle inventeur de fusées. Alors qu’il a 16 ans son ami Kurt Busiek le convainc que les comics ne sont pas tous à jeter et il décide d’en faire son métier.
Scott McCloud est connu pour son essai L’Art invisible qui explique le mécanisme de la bande dessinée en bande dessinée, une première. Réalisé avec talent et pertinence, bien qu’il n’ajoute rien d’inédit aux théories sémiologiques des années 1970-80, l’ouvrage a apporté une bouffée d’air frais dans le domaine de la théorie de la bande dessinée.
Après ce succès, Scott McCloud s’est attaqué à l’avenir avec Réinventer la bande dessinée, un ouvrage considéré par certains comme nettement moins réussi [réf. nécessaire] car pêchant par trop-plein d’ambitions et par dogmatisme, affirmant régler tout à la fois les problèmes de ventes de bande dessinée aux États-Unis et ceux de la créativité dans le monde du jeu vidéo, par des observations et des recettes jugées comme n’étant pas du tout avant-gardistes.
En 2003, McCloud revient aux comic book, scénarisant une histoire de la Ligue de justice d’Amérique puis, fin 2004, une mini-série de Superman en trois épisodes. En 2006, il produit un ouvrage didactique intituler Faire de la bande dessinée (Making Comics), qui clôt la série de ses ouvrages sur la bande dessinée.

« Un fond de vérité » de Zygmunt Miloszewski

Hélène, libraire au « bateau livre », nous parle de son coup de cœur « Un fond de vérité » de Zygmunt Miloszewski :

miloszewskiun fond de vérité Zygmunt Miłoszewski, né le 8 mai 1976 à Varsovie, est un écrivain et journaliste polonais. Il est notamment l’auteur d’une série de romans policiers dont le héros récurrent est le procureur Teodor Szacki. Il démarre sa carrière comme chroniqueur judiciaire au Super Express, un quotidien tabloïd polonais, qui est publié aux USA notamment à New-York et Chicago. En France il a été sélectionné pour le Prix SNCF du polar (SNCF), le Prix du polar européen (Le Point) et le Grand prix des lectrices de Elle, catégorie policier.

Miłoszewski a confirmé une fois de plus que le roman policier n’était plus un genre voué uniquement à la distraction. L’investigation du procureur Szacki lui sert de prétexte pour raconter les démons honteux et polonais par excellence, de l’antisémitisme. En guise de bonus, Miłoszewski nous donne dans « Un fond de Vérité » une description très jouissive de la ville de Sandomierz.

« Magic Kaito » de Aoyama Gōshō

Alix, libraire au Bateau livre, nous parle de son coup de cœur manga « Magic Kaito » de Aoyama Gōshō :

gosho aoyamaAoyama Yoshimasa, dit Aoyama Gōshō (青山・剛昌), naît à Daiei dans la préfecture de Tottori (Japon) le 21 Juin 1963. Dès son plus jeune âge, Aoyama se révèle doué en dessin : alors qu’il en est encore au CP, son tableau de « la Guerre de Yukiai » lui permet non seulement de remporter un concours mais aussi se fait exposer dans les grands magasin de Tottori gérés par le groupe Daimaru. Une fois diplomé du baccalauréat au lycée Ikuei, il étudie l’art à l’Université Japonaise d’Art de Tokyo, la plus grande université du Japon.

Si la série Détective Conan est de loin l’œuvre la plus emblématique d’Aoyama, l’implication de ce dernier est évidente à de nombreux niveaux, à commencer par son genre. Si Aoyama est un dessinateur dans l’âme, il faut savoir qu’il a toujours été très passionné par les romans policiers et de littérature policière en général. Il commence par exemple à lire les Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle dès la primaire, avec entre autres Une Étude en rouge et Dancing Men. Malgré cette influence occidentale très poussée qui marque ses œuvres, ce dernier reste très attaché à sa culture et apprécie tout particulièrement les œuvre de Edogawa Ranpo (江戸川 乱歩, de son vrai nom Hirai Tarō, 平井 太郎), le pendant japonais de Doyle. Cette fascination se transmettra dans Détective Conan à presque tout les niveaux, faisant des détectives les « célébrités » du monde de Conan, nommant certains personnages d’après ceux de détectives connus et n’hésitant pas à faire des parallèles presque transparents avec des œuvres que mêmes les collégiens français étudient ou lisent de nos jours. Citons par exemple les épisodes 222 à 224, dont la traduction est « And Then There Were No Mermaids », un clin d’œil aux Dix Petits Nègres (« And Then There Were None » en version originale) d’Agatha Christie.

Toujours dans les influences, il y a les pressions des éditeurs. Ainsi le personnage d’Heiji avait été autrefois suggéré par l’éditeur de Aoyama afin de ne pas faire du personnage de Conan un M.Je-Sais-Tout impossible à supporter pour les fans. Et pourtant, là aussi, le mangaka trouvera moyen d’apposer sa “patte”: Heiji pratique le kendo, un art martial (au sabre)… comme Aoyama pendant tout le collège ! C’est également un grand fan de baseball, une caractéristique que Aoyama n’avait pas pu attribuer à Conan car il voulait en faire un fan de foot, un sport plus connu au pays des sushis. À noter justement que Aoyama est lui-même un fan des Giants, une équipe qui apparaît souvent dans Détective Conan à la télé ou dans les journaux, quel hasard…

En règle générale, il sort un tome de Détective Conan tous les 2 mois au Japon. À chaque fois, ces tomes se hissent en tête de vente lors de leurs sorties, avec presque 400 000 exemplaires vendus en une petite semaine). Quoique Yaibasoit une série très connue au Japon qui a mérité une adaptation en français, la série Détective Conan reste son œuvre la plus vendue.

« Le pas du Lynx » de Joana de Freville & « Petra Viva » de Leonore de Recondo

Emily de la librairie « Les Lisières » à Roubaix, nous parle de 2 livres aujourd’hui : « Le pas du Lynx » de Joana de Freville & « Petra Viva » de Leonore de Recondo.

Petra viva de Léonore de RecondoLéonor de Recondo commence le violon à l’âge de cinq ans. En 1994, elle obtient la bourse Lavoisier pour partir étudier au New England Conservatory (Boston, USA) où elle devient violon solo du N.E.C. Symphony Orchestra. En 1997, elle obtient le «bachelor degree». Désireuse d’approfondir sa connaissance du répertoire du violon, elle décide de se spécialiser dans l’étude de la musique ancienne en étudiant au Conservatoire Royal de Bruxelles auprès de Sigiswald Kuijken. Elle est lauréate du concours Van Wassenaer en 2002 et elle se produit régulièrement avec Le Poème Harmonique (premier violon), Les Talents Lyriques, Les Musiciens du Louvre, Le Concert Spirituel et La Petite Bande. Depuis 2002, Léonor de Recondo fait partie de l’équipe permanente des Folies Françoises. Elle a fondé en 2005 avec Cyril Auvity (ténor) L’Yriade, un ensemble de musique de chambre baroque qui se spécialise dans le répertoire oublié des cantates. En 2009, elle dirige l’opéra Didon et Enée de Purcell mis en scène par Jean-Paul Scarpitta à l’Opéra de Montpellier. Elle a enregistré plusieurs CDs (Deutsche Gramophon, EMI, Harmonia Mundi) et des DVDs pour Musica Lucinda. Après son premier roman « La Grâce au cyprès blanc » publié en octobre 2010, c’est « Rêves oubliés », le deuxième roman qu’elle signe en début d’année 2012. « Pietra viva »,sorti en 2013, connait un énorme succès. En 2015, « Amours » obtient le Grand Prix RTL-Lire 2015 et prix des libraires 2015.

Le pas du lynxjoana de frevilleJoana de Frévillle a été réalisatrice de documentaires. Elle est directrice générale, gérante, formatrice en écriture à l’Aleph-Écriture. Elle vit à Paris.

 

« Sukkwan Island » d’Ugo Bienvenu

Marianne, libraire à la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur : « Sukkwan Island » d’Ugo Bienvenu :

Ugo Bienvenu commence sa formation à l’école Estienne avant d’intégrer la section cinéma d’animation des Gobelins. En 2010, durant son séjour au Californian Institute of the Arts de Los Angeles, il s’oriente vers l’animation expérimentale et signe son premier court-métrage. De retour en France, il rejoint la société Miyu Productions et multiplie avec succès les réalisations seul ou en collaboration.
Ses films sont diffusés sur Canal Plus, Arte et dans de nombreux festivals internationaux. Sukkwan Island est son premier roman graphique.

ITW d’Ugo Bienvenu :

« Le chemin s’arrêtera là » de Pascal Dessaint

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Le chemin s’arrêtera là » de Pascal Dessaint :

le chemin ne s'arretera paspascal dessaintPascal Dessaint : Je suis né en 1964 dans une famille ouvrière du Nord. J’ai vécu vingt ans à Coudekerque-Branche. Mon père disait que j’écrivais des mensonges, et il avait raison ! Ma mère a élevé six enfants. Quand j’étais petit, elle disait que lire rendait moins bête. Je n’avais pas le droit de regarder la télévision le soir. Je lisais donc beaucoup. Je dois le plaisir des mots à mon frère Eusèbe, qui est un superbe poète, et puis à des auteurs comme Bukowski, Miller, Selby, Cendrars… J’écris un premier roman l’année de mon bac. J’y crois. Je monte à Paris et fais le tour des éditeurs. Il me faudra attendre dix ans pour publier. Entre-temps, je me suis installé à Toulouse, qui deviendra le cadre de la plupart de mes livres. J’arrête mes études en 1989. Après plusieurs années de vaches maigres où j’exerce des métiers tels que veilleur de nuit, gardien de musée ou animateur radio, je publie “Les paupières de Lou”. J’ai la chance alors de rencontrer Claude Mesplède, Michel Lebrun et François Guérif, mon éditeur depuis 1995. J’aime alterner les genres et les ambiances. Après une période très noire, j’entame en 2003 un nouveau cycle sous le signe de la Nature. L’essentiel de mon travail est édité aux éditions Rivages, qui publient également mes chroniques “vertes et vagabondes”.

Plusieurs récompenses viennent saluer l’originalité et le talent de Pascal Dessaint : Prix Mystère de la Critique,
Grand prix de littérature policière, Prix du roman noir français de Cognac.

http://www.pascaldessaint.fr/Pascal_Dessaint.html

Coup de coeur d’Alix : « L’île aux Femmes » de Zanzim

Lorsqu’un Don Juan se retrouve prisonnier sur une île remplie de femmes… Alix, libraire au Bateau Livre, est tombée sous le charme, elle vous en parle :

zanzimFrédéric Leutelier, alias Zanzim, est né à Laval en 1972. Fils ainé d’un père artisan et d’une mère technicienne électronique, Zanzim a grandi à Saint-Georges le Flèchard en Mayenne où il n’y avait pas grand chose à faire d’autre que de lire des bandes dessinées… et dessiner. Muni d’un DNSEP de communication des Beaux-Arts de Rennes en 1996 (avec félicitations du jury) et d’un DNAP de communication des Beaux-Arts d’Angers (avec les mêmes félicitations du jury), il vit actuellement à Rennes. Le 1er tome de Tartuffe est son quatrième ouvrage, après deux tomes de la série Les Yeux verts aux Editions Carabas et La Sirène des pompiers chez Dargaud. Ma vie posthume est sortie en 2013. Il travaille actuellement à Rennes dans l’atelier Pepe Martini en compagnie de cinq auteurs de bandes dessinées.

« Pike » de Benjamin Whitmer

Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Pike » de Benjamin Whitmer :

Benjamin Whitmer est né en 1972 et a grandi dans le Sud de l’Ohio et au Nord de l’État de New York. Il a publié des articles et des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne soit publié son premier roman, Pike, en 2010. Il vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans le Colorado, où il passe la plus grande partie de son temps libre en quête d’histoires locales, à hanter les librairies, les bureaux de tabac et les stands de tir des mauvais quartiers de Denver.

Depuis 2006, les éditions Gallmeister se consacrent à la découverte des multiples facettes de la littérature américaine, devenant ainsi l’unique éditeur français à se spécialiser exclusivement dans ce domaine. D’est en ouest, les auteurs américains décrivent et interrogent les beautés et les contradictions de leur immense territoire et de ses habitants. Détectives privés de la côte ouest ou guides de pêches de la côte est, traders new-yorkais ou cow-boys mélancoliques sont autant de représentations d’une Amérique plurielle. Ces icônes mythiques, sous la plume d’auteurs rompus à l’observation d’un monde en perpétuelle mutation, deviennent des compagnons de choix pour la découverte de ce fascinant continent.
Dans la lignée de Thoreau ou d’Emerson, des auteurs comme Edward Abbey, Rick Bass ou Pete Fromm se font les observateurs subtils du monde naturel. Leurs écrits ne prennent pas simplement la nature pour cadre : ils en font un élément central de la narration, qui marque profondément le destin des hommes. D’autres auteurs comme Craig Johnson, Trevanian ou Benjamin Whitmer représentent la part d’ombre de cette littérature et nous guident dans les dédales obscurs de la société américaine à travers leurs romans policiers. Dignes héritiers de Kerouac ou de Vonnegut, certains écrivains comme Tom Robbins ou William Wharton portent quant à eux un regard frondeur et critique sur l’american way of life, pointant les failles du rêve américain.
Une cinquantaine d’auteurs ont aujourd’hui rejoint notre maison d’édition et enrichissent, à leur façon, notre vision d’une Amérique complexe et fascinante.

Passions d’avril du 24 au 26 avril 2015

003396425Passions d’avril fête la librairie indépendante ! 

Venez découvrir les festivités qui vous attendent dans vos librairies : lectures, rencontres, dédicaces et ateliers pour les petits comme les plus grands. 450 librairies d’Europe mettront à l’honneur le travail et la spécificité des libraires indépendants en offrant une rose et un livre à leurs clients : « Une année dessinée, faits et gestes de la librairie », édité par Buchet Chastel.

Cet éphéméride réunit 365 oeuvres de dessinateurs et presque autant de faits, gestes, pensées et citations provenant de la librairie indépendante, dont certains sont issus des libraires de la région Nord-Pas-de-Calais.

http://www.libr-aire.fr/dossiers/

Coup de cœur de Marianne pour deux livres de David Vann

david vanDavid Vann est un écrivain américain. Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire. Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il enseigne à l’Université de San Francisco. Les plus notables de ses écrits sont A Mile Down : The True Story of a Disastrous Career at Sea (l’histoire du naufrage d’un bateau construit par l’auteur) et un recueil de nouvelles, Legend of a Suicide (inspiré par le suicide de son père). Il publie également dans les magazines : The Atlantic Monthly, Esquire, Outside Magazine, Men’s Journal et Writer’s Digest. Certains de ses textes sont appréciés pour leur approche nouvelle de la masculinité. Sukkwan Island est son premier roman traduit en français, pour lequel il reçoit le prix Médicis étranger en novembre 2010, le prix des lecteurs de L’Express, le prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez et le prix du Marais en 2011.

Les armes révèlent beaucoup sur les hommes qui les possèdent. C’est ce que prouve David Vann avec les deux textes que les éditions Gallmeister publient cette année en parallèle. Les deux livres se font écho, résonnant chacun à leur manière dans la tête du lecteur, le plaçant dans la position très inconfortable du tireur, prouvant que l’humain peut être inhumain et inversement…

gaot montainDans Goat Mountain, roman qui s’inscrit parfaitement dans l’œuvre de David Vann, on part à la chasse dans les montagnes de Californie du Nord, en compagnie d’un grand-père, d’un père, du fils et d’un ami de la famille. Lorsque les quatre personnages pénètrent sur leurs terres, ils aperçoivent un braconnier qu’ils observent par la lunette de visée d’une carabine. C’est là que le drame survient ! Le jeune garçon, 11 ans à peine, appuie inexplicablement sur la détente, et abat un homme… Comme toujours, l’auteur s’insinue en nous et nous montre ces quelques instants qui font basculer la vie de plusieurs personnages, ces quelques instants où toute l’horreur de l’âme humaine surgit au grand jour. Le lecteur est mal à l’aise face à ce petit être, censé incarner l’innocence-même, qui vient de tuer un homme sans ressentir le moindre remord ni la moindre peine… On se met à la place du père, incapable de prendre une décision, ne sachant pas ce qui sauvera son fils, à la place du grand-père, qui ne reconnaît pas son petit-fils, et à la place de l’ami, qui donnerait tout ce qu’il possède pour n’avoir jamais rencontré cette famille ! Roman psychologique s’il en est, à l’atmosphère oppressante et au décor sublime, Goat Mountain pousse le lecteur à s’interroger sur le bien, le mal, l’enfance et l’innocence… Dans une nature magnifique mais terriblement dangereuse, toute la sauvagerie des hommes peut s’exprimer sans limite…

dernier jour sur terreDernier jour sur terre est une enquête que David Vann a réalisée pour la revue américaine Esquire. Il s’intéresse dans ce récit à la vie de Steven Kazmierczak, jeune homme de 27 ans qui tua cinq personnes et en blessa dix-huit autres lors d’une fusillade à l’Université de l’Illinois… Massacre, tuerie de masse, les mots ne manquent pas pour qualifier ce crime… Mais que ressentent les proches du jeune homme, élève brillant mais psychologiquement perturbé depuis son plus jeune âge, lorsqu’ils découvrent les actes de leur ami ? Quel rôle tient la famille dans ce que devient un enfant ? Pourquoi les armes à feu se vendent-elles si librement dans un pays qui connaît autant de crimes ? Comment un jeune homme suicidaire, diagnostiqué bipolaire, a-t-il pu acquérir un fusil à pompe et des pistolets ? Autant de questions que se posent l’auteur en enquêtant sur ce drame et qui rendent cette enquête si pertinente. Ce livre aborde des questions primordiales et prouve encore une fois le talent de David Vann à écrire des textes parfaitement maîtrisés, autant en ce qui concerne la construction et le style, qu’en ce qui concerne la psychologie des personnages et la complexité des thèmes abordés !

Si ces deux textes sont indépendants, ils gagnent néanmoins à être lus ensemble ! On comprend dans le second les relations particulières que l’auteur lui-même entretient avec les armes depuis son adolescence, lorsqu’à 14 ans il a hérité des armes de son père qui venait de se donner la mort… On aperçoit dans ces chapitres autobiographiques des bribes de sa vie qu’il a utilisées dans son roman, peut-être est-ce un moyen de s’interroger sur les événements, se demander si les choses auraient pu tourner autrement et s’interroger sur ce qu’on aurait fait dans ce cas… Ces deux récits empathiques nous poussent à nous poser plus de questions.

Marianne, libraire à la « Librairie Les Lisières » à Roubaix.

Coup de coeur de Marianne : « les meilleurs élèves » de Bronwen Hruska

les meilleurs élévesBronwen Hruska, directrice et éditrice chez Soho Press, a travaillé comme journaliste et scénariste pendant plus de vingt ans. « Les Meilleurs élèves » (Accelerated, 2012) est son premier roman. Elle vit à Manhattan avec ses deux fils.
http://bronwenhruska.com

 

 

Marianne, libraire à la librairie « Les Lisières », nous parle de son coup de coeur :

Hélène et Emily parle de deux auteures de la région : Carole Fives et Fanny Chiarello

  • Emily, libraire à la librairie « Les Lisières », nous parle de Carole Fives et Fanny Chiarello :

  • Hélène, libraire au bateau livre, nous parle de son coup de cœur « Dans son propre rôle » :

 

dans son propre rôleFanny Chiaerllo Fanny Chiarello est une romancière française. Elle suit des études de lettres modernes a Lille 3, et travaille comme écrivain pour la médiathèque de Faches-Thumesnil dans le Nord. Elle est également critique de musique pop. En 2000, son premier roman, Si encore l’amour durait, je dis pas, est sélectionné pour le Prix de Flore. En 2004, elle participe au projet culturel Lille 2004 en écrivant une nouvelle. Elle publie en 2005 aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune (Bruxelles) un recueil de poèmes, La fin du chocolat, en 2006 un feuillet intitulé Je respire discrètement par le nez et en 2008 un recueil de micro fictions Collier de nouilles. Chez le même éditeur, elle participe en 2005 à l’ouvrage collectif Carnet d’un dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la mer du Nord. En 2006 et 2007, elle écrit des chroniques dans la rubrique pop-rock du webzine Musicalité. Depuis 2006, elle anime à Liévin des ateliers d’écriture pour enfants (à l’école Condorcet) et pour adultes (au centre social Georges Carpentier). Son nouveau roman, L’éternité n’est pas si longue, est paru le 19 août 2010 aux Éditions de L’Olivier.
http://www.fannychiarello.com/

c'est dimanche et je n'y suis pour rienCarole FivesCarole Fives est une écrivaine-portraitiste-vidéaste-ancienne élève des Beaux-Arts-chroniqueuse d’art -plasticienne. Après une licence de philosophie et un master d’arts plastiques, elle obtient le diplôme national supérieur d’expression plastique de l’école des beaux-arts de Toulouse. Elle a commencé à écrire pour expliquer son travail de peintre et depuis elle n’a plus arrêté. Elle aurait bien aimé dessiner, comme à Montmartre, les gens dans la rue. Comme ça. Mais il faut bien vivre. Alors, comme elle croit au « pouvoir des mots et des images », elle a choisi de s’arranger avec la réalité en créant, en luttant, sans cesse. Après un passage par Paris et Bruxelles, Carole Fives vit à Lille, et partage son temps entre les arts plastiques et la littérature. Parmi ses auteurs de prédilection, elle cite Jean-Philippe Toussaint, Jean Echenoz, Nathalie Sarraute. Pour Quand nous serons heureux, elle a reçu le Prix Technikart 2009, présidé par Alain Mabanckou. Elle est lauréate de la fondation Mac Dowell, New Hampshire, Etats-Unis, en 2013.
http://carolefives.free.fr/

Silas Corey, le testament Zarkoff (1 sur 2)

Alix, libraire au Bateau Livre nous présente son coup de coeur BD :

FABIEN NURY : En un éclair de temps – six ans, le scénariste français a signé 15 albums à succès et n’entend pas en rester là. Il vient de sortir le T.5 de W.E.S.T. sa première série réalisée avec Xavier Dorison et Christian Rossi. Passionné de cinéma et de BD, Fabien Nury a donc démarré sa carrière de scénariste avec Xavier Dorison. Ensemble, ils créent la série W.E.S.T. chez Dargaud avec Christian Rossi au dessin et adaptent au ciné et en BD la série des Brigades du Tigre avec Jean-Yves Delitte. Le premier volet du troisième diptyque de la série W.E.S.T. vient d’ailleurs de paraître et s’installe de plus en plus dans l’intimité des personnages avec une forte dose de fantastique. Seul au scénario, Fabien Nury réalise aussi le sombre mais efficace triptyque Je suis légion chez Humanoïdes Associés avec le jeune dessinateur américain John Cassaday. Il a signé en 2008 et debut 2009 chez Dargaud le diptyque très captivant Necromancy dessiné de main de maître par Jack Manini. En 2007, il lance avec Renaud Garreta la saga familiale le Maître de Benson Gate, dans l’univers du pétrole et de la mafia américaine de Boston au début du siècle dernier. Le T.3 est attendu chez Dargaud en fin août 2009. Parallèlement, il avance son autre saga Il était une fois en France prévue en 6 tomes chez Glénat et dont le T.3 est programmé pour octobre 2009. Le brillant dessinateur Sylvain Vallée vient de dévoiler sur son blog le projet de couverture intitulé Honneur et Police. À l’occasion d’un entretien exclusif réalisé avec Brieg F. Haslé pour Auracan.comen 2008, Fabien expliquait l’un de ses secrets de scénariste : « Si nous voulons que les lecteurs aiment nos personnages, il faut que nous les fassions souffrir ! C’est la règle très sadique du scénariste et elle marche ! ». Une recette qu’il n’hésite pas à employer pour ses différents albums. Revenu vivre à Paris, Fabien Nury nourrit de nouveaux projets en BD ou au cinéma. Il aime raconter des histoires et sa passion est communicative. Sans doute une autre recette de son succès.

PIERRE ALARY : Il est né le 1er mai 1970. En 1991, il intègre la prestigieuse école graphique des Gobelins à Paris. Il y reçoit un enseignement principalement tourné vers l’animation et sitôt son diplôme en poche, il est embauché aux studios Disney de Montreuil. Il y passera dix ans comme animateur sur « Tarzan », « Kuzco », « Le Livre de la Jungle 2 », et divers courts-métrages avant de se consacrer essentiellement à la bande dessinée. Sa première série « Griffin Dark » sort aux Éditions Vents d’Ouest sur un scénario de Crisse. Puis, en 2001, paraît le premier tome de la série « Les Échaudeurs des Ténèbres », chez Soleil. L’aventure BD continue avec ce nouvel album « Belladone » scénarisée par Ange et « Sinbad ». En 2013, il débute une collaboration avec Fabien Nury aux éditions Glénat et sort « Silas Corey ». En 2014, il met en images l’adaptation de « Moby Dick » (scénario d’Olivier Jouvray) pour la collection Noctambule des éditions Soleil. Il vit actuellement à Bruxelles.

Coup de coeur de Marianne : « SAUF QUAND ON LES AIME » de Frédérique Martin, éd. Belfond

sauf....Ce texte d’un naturel désarmant nous plonge dans la vie de quelques personnages attachants, des hommes et des femmes simples, comme tout le monde, qui tentent au quotidien de vivre et de trouver le bonheur. Claire, Juliette et Kader vivent en collocation, ils s’aiment, même s’ils se chamaillent parfois… Ces disputes, M. Bréhel, leur voisin, les attend avec impatience, des moments intenses qui viennent combler sa solitude de vieil homme oublié. Avec l’arrivée de Tisha, les choses changent. Cette âme en peine, que Claire a recueillie après qu’elle s’est faite agressée dans le train par un homme défait et violent, est une femme au caractère bien trempé qui refuse de se laisser dicter ses actes par qui que se soit… La collocation s’agrandit, les relations s’intensifient, le bonheur semble à portée de main… jusqu’à ce que la vie, dans ce qu’elle peut avoir de plus dramatique, les rattrape !
L’humanité profonde du roman de Frédérique Martin nous amène à nous pencher sur de vastes questions : l’amitié, l’amour, la solitude, la vieillesse, la décrépitude de la société, cette violence sourde et quotidienne qui devient trop souvent ordinaire, ces relations aux autres si complexes parfois… C’est la réalité qui transpire entre les lignes de Sauf quand on les aime, la réalité dans ce qu’elle a de plus beau ou de terriblement laid…
Le style sans fioriture de l’auteur nous transporte, son sens du dialogue et de la répartie, l’humour qu’elle insuffle à ce M. Bréhel attendrissant nous accrochent dès les premières pages pour ne plus nous lâcher… Et surtout, la beauté envoûtante du tout dernier paragraphe nous laisse abasourdi et songeur !

frédérique Martin

Frédérique Martin habite près de Toulouse. Elle publie en revues et recueils collectifs depuis 1998, remporte plusieurs prix dont le Prix de la Ville de Palaiseau en 2001 et le Prix Prométhée de la nouvelle en 2004 pour son recueil L’écharde du silence parue aux éditions du Rocher.
Membre de la SGDL, élue au bureau du CRL Midi Pyrénées dans le collège des auteurs, Frédérique Martin donne régulièrement des lectures à voix haute de ses textes et des ateliers d’écriture auprès de tous publics. Elle est Présidente du jury du Concours de la nouvelle du Crous de Toulouse. Elle est également membre des jurys de l’Encrier Renversé et du Prix du Jeune Ecrivain ainsi que du comité de lecture du Prix des cinq continents.
Depuis 2008 sur son site, elle tient une chronique régulière intitulée « Mon carnet » (http://www.frederiquemartin.fr), et collabore occasionnellement à d’autres blogs comme celui de l’éditeur Pleine Page, ou enviedecrire.com. Sur la question des thèmes qu’elle aborde, elle répond : « …Mes thèmes sont des questions, des explorations, des incertitudes, toutes les obsessions du créateur. Très tôt, j’ai pressenti que la solitude est notre seul véritable sort, que les hommes sont enfermés dans des mondes individuels et qu’ils ne savent pas en franchir les limites pour se rejoindre. J’écris pour tenter la traversée. Rien n’est plus fort que ce lien qui nous unit les uns aux autres et que je cherche à dénuder par l’écriture. Il est notre seul rempart contre le tragique. Ce qui altère ce lien nous mutile, ce qui le tisse nous ressuscite. C’est simple et c’est peut-être même tout ce qu’il y a à comprendre. Il n’y a pas de thème, car il n’y a qu’un seul thème, l’Homme. Sa grandeur, sa démesure, son impuissance, sa cruauté, sa bêtise, son avilissement, sa déchéance, sa rédemption, son impossible quête, sa peur constitutive de vivre, son audace, son courage, sa tendresse parfois et son acharnement à aimer, malgré tout. L’homme et cette dimension de lui qu’il s’obstine à repousser: cet au-delà qui ne cesse pourtant de l’appeler. »

Coup de cœur d’Hélène : « La fourmi assassine » de Patrice Pluyette

patrice pluyettePatrice Pluyette : Après des études de Lettres Modernes à la Sorbonne et une maîtrise sur Ionesco (Le Merveilleux dans l’œuvre théâtrale d’Eugène Ionesco), il interrompt en 2002 les concours pour l’enseignement et se consacre à l’écriture. En 2004, il choisit de s’établir dans le Morbihan.
Après un recueil de poèmes paru en 2001, Décidément rien (Galerie- Édition Racine), il a publié deux romans ou récits très remarqués chez Maurice Nadeau : Les Béquilles (2004) et Un vigile (2005). Par la suite, il publie deux romans aux Éditions du Seuil : Blanche (2006) et La Traversée du Mozambique par temps calme (2008) sélectionné pour le Prix Goncourt 2008 et le Prix Médicis 2008.
En octobre 2008, le 19e Festival international de géographie lui décerne le Prix Amerigo Vespucci à Saint-Dié-des-Vosges. En Novembre 2008, il obtient le Prix Pierre Mac Orlan, remis par Pierre Bergé pour La Traversée du Mozambique par temps calme
http://www.patricepluyette.com/pages/biographie-de-patrice-pluyette.html

Hélène, libraire au bateau livre ,nous parle de son coup de cœur « La fourmi assassine » :

Coup de coeur de Dominique : Le Dernier lapon d’Olivier Truc

oli Olivier Truc est journaliste depuis 1986. Il vit à Stockholm depuis 1994 où il est correspondant pour des journaux tels que « Le Monde » et « Le Point ».

Spécialiste des pays baltes et nordiques, il est également documentariste pour la télévision.

tr« Le Dernier lapon » est son premier roman. Il a reçu le Prix Mystère de la Critique 2013 et le Prix des lecteurs « Quai du Polar / 20 minutes ». Il a également publié deux enquêtes, « L’Imposteur » (Calmann-Lévy, 2006), qui raconte l’histoire trouble d’un survivant du goulag et « Dykaren som exploderade » (« Le plongeur qui explosa », co-auteur avec Christian Catomeris, journaliste à SVT, 2008, Norstedts). Ces deux livres documents reposent sur des enquêtes et des portraits approfondis.

 

L’avis de Dominique :

Coup de coeur d’Alix : « Elle s’appelait TOMOJI » de Jirô Taniguchi

TAJirô Taniguchi est né le 14 août 1947 à Tottori. Il débute dans la bande dessinée en 1970 avec Un été desséché. De 1976 à 1979, il publie, avec le scénariste Natsuo Sekikawa, Ville sans défense, Le Vent d’ouest est blanc et Lindo 3. Puis ils s’attaquent, toujours ensemble, aux cinq volumes d’Au temps de Botchan. À partir de 1991, Jirô Taniguchi signe seul de nombreux albums, dont L’Homme qui marche, Le Journal de mon père, Quartier Lointain ou encore Terre de rêve, publiés par Casterman. En 2004 paraît L’Orme du Caucase, un recueil de nouvelles adaptées de l’œuvre de Ryûchirô Utsumi. L’Homme de la toundra, son nouvel opus, sort dans la collection Sakka en 2006. Le premier volume de Quartier Lointain a remporté, lors du Festival d’Angoulême 2003, l’Alph’Art du meilleur scénario. Il a également reçu le prix Canal BD des librairies spécialisées.
http://www.bandedessinee.info/zone/m/editeurs/view/Rue-de-Sevres

Alix, libraire au Bateau livre, nous parle de son coup de coeur :

 

Coup de coeur de Mariane : L’héritière de H-V Holst – éditons Héloise d’Ormesson

h« – Charlotte, vous avez été une écologiste de terrain portée par vos idéaux, et vous vous battez pour un Danemark vert. Est-ce qu’on peut concilier les deux ? Est-ce qu’on peut être une idéaliste et faire de la politique ?
 – Bien sûr ! Sinon je ne serais pas là ! »

Charlotte est une militante écologiste de 35 ans, mère de jumeaux en bas-âge, qui se voit proposer le poste de ministre de l’environnement. Dire que cela va chambouler sa vie est un euphémisme… Propulsée au cœur d’un gouvernement qui cherche un second souffle, elle connaît une ascension fulgurante ! Mais les rivalités politiques la rattrapent rapidement : entre les manigances du parti adverse, les coups bas de ses propres collègues et les actions violentes de militants écologistes, la nouvelle ministre ne sait plus où donner de la tête. Parfois dépassée par les événements, elle reste néanmoins intègre, droite, fidèle à ses idées, et ose jeter des pavés dans la mare (polluée par les pesticides, la mare) pour faire bouger les choses !

Roman passionnant par son intrigue et par les personnages qu’il met en scène, ce texte est également une plongée au cœur de la politique et des questions environnementales. Il nous pousse à ne pas nous arrêter aux idées préconçues et aux reportages bas de gamme de certains médias, nous incitant à utiliser notre sens critique et à prendre par nous-mêmes la mesure des problèmes écologiques.

Un livre qui nous ouvre les yeux !

aHanne-Vibeke Holst, née en 1959 à Hjørring, est un auteur danois. Avant de se consacrer à l’écriture, elle a longtemps été journaliste politique et s’est également illustrée par son engagement pour la cause des femmes. Elle siège aujourd’hui comme membre de la Commission danoise de l’UNESCO. Véritables best-sellers vendus à plus d’un million d’exemplaires, ses romans ont été traduits en plusieurs langues, dont l’allemand, le néerlandais et le suédois. Elle a reçu divers prix, notamment le Søren Gyldendal en 2003 et le Laurel d’Or, prix des libraires danois, en 2008.

Marianne de la librairie « Les Lisières à Roubaix » vous parle de ce livre.

Coup de coeur d’Hélène : Gil

Célia HoudartAprès des études de lettres et de philosophie et dix années dédiées à la mise en scène de théâtre expérimental, Célia Houdart – http://www.celiahoudart.com/ – se consacre à l’écriture. Depuis 2008, elle compose en duo avec Sébastien Roux des pièces diffusées sous la forme d’installations ou de parcours sonores. Elle a été lauréate de la Villa Médicis hors-les-murs, de la Fondation Beaumarchais-art lyrique, du Prix Henri de Régnier de l’Académie Française (2008) pour son premier roman Les merveilles du monde et du Prix Françoise Sagan (2012) pour Carrare.

Quelques livres de Célia Houdart (éd. P.O.L – http://www.pol-editeur.com) : Gil (2015), Carrare (2011), Le Patron (2009), Les Merveilles du monde (2007), etc.

Hélène, libraire au Bateau Livre – http://www.lebateaulivre.fr –  nous parle de ce livre :

Coup de coeur de Marianne : Aucun homme ni dieu de William Giraldi, éd. Autrement

livre L’Alaska est une contrée fascinante : espace sauvage par excellence, où la nature a conservé tous ses droits, espace reculé, soumis à ses propres règles. Keelut est un village aux confins de l’Alaska, accessible uniquement par de mauvais chemins, disparaissant sous la neige l’hiver. Cet hiver, particulièrement terrible, qui a fait descendre les loups de leur territoire. Ces loups, affamés, ont enlevé trois enfants. Parmi eux, Bailey, le fils de Vernon et Medora Slone. La mère, effondrée, décide de faire appel à un spécialiste des loups afin qu’il retrouve les os de son fils. Elle ne supporte pas l’idée de ne rien avoir à montrer à son mari lorsqu’il reviendra du front, de ne rien avoir à enterrer ! C’est ainsi que Russell Core débarque dans ce village si spécial, pour tenter de découvrir ce qui est arrivé à l’enfant. Mais parmi tous les animaux, ce n’est sans doute pas le loup le plus dangereux…

Ce roman noir à l’intrigue palpitante est aussi un roman psychologique sur les rapports que les hommes entretiennent avec la nature, les animaux et leurs pairs… William Giraldi crée une atmosphère pesante, froide et sombre, dont le lecteur ne ressort qu’avec peine. C’est un roman passionnant, un roman dérangeant, un roman impitoyable ! A lire de toute urgence !

willWilliam Giraldi est un romancier américain du Connecticut, collaborateur de la prestigieuse New York Book Review,
Il avait débarqué en 2011 dans le monde des livres avec éclat, avec un premier roman simplement titré Busy Monsters. Il pointe à nouveau le bout de sa plume avec Aucun homme ni dieu, inoubliable épopée

Coup de coeur de Marianne : Annie Sullivan et Helen Keller

ANNIE SULLIVAN & HELEN  KELLER : Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, probablement des suites d’une méningite. Elle devient alors incapable de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée à l’âge de six ans quand ses parents engagent Annie Sullivan comme gouvernante. Annie Sullivan, alors âgée de 20 ans, vient de finir ses études à l’Institut pour aveugles Perkins. Elle-même mal voyante, elle a appris à enseigner la langue des signes dans cette institution précurseur. Elle va prendre en charge l’éducation de Helen Keller, et au fil des mois elle va réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais à lui apprendre le langage des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amie à vie. Helen Keller deviendra une figure de la société américaine, écrivain féministe, elle mènera également un combat politique, sera membre du parti socialiste américain et créera une fondation. Complémentaire des livres ou films existant à propos d’Helen Keller, cette bande dessinée est centrée sur l’histoire de cette extraordinaire rencontre et sur les nombreux obstacles contre lesquels va buter Annie Sullivan dans une famille très conservatrice du Sud des États-Unis. Une incroyable leçon d’humanité, magnifiquement dessinée par Joseph Lambert.

  • Une coédition Çà et Là / Cambourakis
  • Prix BD de la différence 2013
  • Sélection Officielle Angoulême 2014
  • Sélection Prix de la BD Fnac 2014
  • Sélection Grand Prix de la Critique 2013
  • Sélection Prix Littéraire 2015 de la région PACA
  • Eisner Award 2013, catégorie Reality-based work

Joseph Lambert est né au Kansas en 1984. Il est diplômé du Center for Cartoon Studies et est l’auteur de « Je vais te mordre » (Ignatz Award 2011) publié en France en 2012 par Alter Comics. Il a participé à de nombreuses anthologies, comme Mome, The Best American Comics, Hey  !, Nobrow ou Stripburger. Son deuxième ouvrage, « Annie Sullivan & Helen Keller  » deux fois nominé pour les Eisner Awards 2013 a été publié en 2012 aux États-Unis. Joseph Lambert vit avec sa femme dans le Vermont.

Coup de coeur de Marianne : Le Dernier Gardien d’Ellis Island

Le Dernier Gardien d'Ellis IslandLe Dernier Gardien d’Ellis Island, de Gaëlle Josse, Noir sur Blanc, Notablia.

Novembre 1954 sur l’île désertée d’Ellis Island. Ne reste plus que John Mitchell et ses souvenirs, ses joies, ses drames et ses remords… Plus que quelques jours avant que le centre d’accueil des immigrants ne ferme ses portes. Il en a vu passer des hommes et des femmes, de toutes les origines, de l’espoir, des peurs ; tant de souvenirs qui résonnent en écho sur les pierres de l’île. Plus que quelques jours de solitude pour Mitchell, quelques instants pour se remémorer les épreuves du passé, faire le point, tenter de comprendre le sens de ces vies. Et à travers son histoire, celles de milliers d’autres… Immigration, exil, amour, erreur, crimes… 

La douceur apparente du style ne fait qu’accroître l’intensité du récit de Gaëlle Josse, la beauté de l’écriture accentue la tristesse de l’existence… Une pépite à découvrir !

 

josseAprès des études de droit, de journalisme, de psychologie et quelques années passées en Nouvelle-Calédonie, Gaëlle Josse travaille à Paris comme rédactrice dans un magazine et vit en région parisienne. Anime également des formations d’adultes autour de l’expression écrite et orale.

Anime aussi des rencontres autour de l’écoute d’œuvres musicales et des ateliers d’écriture auprès d’enfants et d’adultes.

Son premier roman, « Les heures silencieuses », a paru en janvier 2010 aux Éditions Autrement.

 »Nos vies désaccordées », Éditions Autrement, obtient le Prix Alain-Fournier 2013 et le Prix national de l’Audiolecture 2013.

 »Le Dernier Gardien d’Ellis Island » est sorti en septembre 2014.

N’oubliez pas que vous pouvez aller discuter de ce livre et de plein d’autres avec Marianne à la Librairie Les Lisières, 32 Grand Place, 59100 Roubaix (Tél: 03 20 73 29 29) – http://www.leslisieres.com

Coup de coeur de Marianne

La Vie amoureuse de Nathaniel P.La Vie amoureuse de Nathaniel P., de Adelle Waldman, éd. Bourgois.

Une bonne paire de claques ! Voilà ce que beaucoup auront envie de donner à Nate, le personnage principal de ce roman. Trentenaire intelligent, plutôt attirant, qui a réussi à percer après des études à Harvard et quelques années de vaches maigres, Nate est un parfait idiot en ce qui concerne les relations amoureuses. Intelligence ne rime pas toujours avec empathie émotionnelle ou bon sens relationnel, même s’il n’était nul besoin de le prouver, Nathaniel s’y emploie avec brio ! Il est un homme moderne, critique littéraire reconnu, sur le point de publier un premier roman déjà remarqué par la presse, il est parfois prétentieux, souvent arrogant, parfois humain, avec ses doutes et ses colères, et souvent complètement à côté de la plaque avec les femmes, essayant de deviner ce qu’elles aimeraient entendre sans comprendre que tout ce qu’elles demandent est un peu d’honnêteté !

Adelle Waldman déploie dans ce roman une incroyable perspicacité à propos des relations humaines et parvient à saisir la psychologie masculine, témoignant ainsi d’une profonde intelligence. Son sens de l’observation hors du commun et son très plaisant sens de l’ironie et de la critique amuse ; la peinture du milieu intellectuel New-Yorkais laisse apparaître un univers certes cultivé, mais assez hypocrite et terriblement narcissique. L’élite intellectuelle que représente Nate se croit au dessus de tous les préjugés et idées reçues. Pourtant, Nate se montre régulièrement sexiste ; privilégiant les auteurs masculins dans ses lectures, dédaignant ouvertement les femmes écrivains, il a la fâcheuse tendance à mettre toutes les disputes sur le compte d’une exigence émotionnelle toute féminine beaucoup trop haute ou d’une sensiblerie exacerbée de sa partenaire… Quant à Hannah, la compagne qu’il délaisse, on a tour à tour envie de la secouer pour qu’elle quitte cet idiot et de la prendre dans nos bras tant on comprend sa peine et toute la perversité de la situation dans laquelle elle se trouve !

Les qualités de ce textes sont immenses et indéniables. D’ailleurs, depuis sa sortie aux USA il y a un an environ, les retours des lectrices comme des lecteurs sont excellents… Beaucoup se reconnaissent dans ces deux personnages ! Dans une interview, l’auteure explique ce qui l’a poussée à écrire ce roman : sa propre expérience et celles de beaucoup de femmes de son entourage du « cercle vicieux de la honte », « un phénomène qui pousse une femme à se transformer en un triste paillasson toujours prête à s’excuser. Ah, quelle ironie ! Plus cela vous fait mal, plus vous devenez dépendante de la relation qui est la source de votre malheur. […] Et peu importe votre degré d’intelligence. Cela peut arriver à n’importe qui. »

Bref, voilà un roman qui touche, qui fait réfléchir et qui avive les passions

Et retrouvez tous les conseils de Marianne à la libraire « Les lisières » à  Roubaix – http://www.leslisieres.com

 

Coup de coeur de Domi Walter : La chambre du lion

lionLa chambre du lion attire les craintes, mais aussi la curiosité des enfants. Chassant sans le vouloir une petite souris, un premier garçonnet entre, observe, prend peur de quelque…

 

 

 

Coup de Cœur d’Emily : Le chapeau de Mitterrand

chapeau2Le chapeau de Mitterrand de Antoine Laurain (éd. Flammarion, 18 €)

Daniel Mercier, célibataire pour une soirée, décide de « se retrouver » autour d’un bon repas dans une brasserie. Il est par hasard voisin de table de François Mitterrand, alors président de la République, qui quitte le restaurant en oubliant son chapeau.

Commence alors une fable délicieuse où le facétieux chapeau ira de tête en tête, changeant la vie de son propriétaire. Une ballade revigorante à travers la société française des années 80, avec de nombreuses références aux événements marquants de cette décennie

 

laurain2Antoine Laurain naît à Paris au début des années 70. Il se passionne pour l’histoire de l’art et le cinéma. Il décide alors de faire des études en Cinéma après l’école secondaire. Il devient l’assistant d’un antiquaire Parisien mais n’abandonne pas pour autant ses rêves. Il réalise, en parallèle, plusieurs court-métrages. Son métier d’antiquaire l’influence à s’intéresser à l’art. Il parcourt ainsi les salons d’antiquités. Cet univers de collectionneur le pousse à se lancer dans l’écriture. Il travaille dure et sort son premier roman « Ailleurs si j’y suis » qui reçoit le « Prix Drouot » en 2007. Ce livre raconte l’histoire d’un collectionneur qui se procure le portrait d’un homme du XVIIIème siècle qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Il jongle avec le métier de romancier et de journaliste pour le magazine de luxe « Palace-Costes ». Son deuxième roman « Fume et Tue » sort en 2008. Ce livre met sous les projecteurs la vie d’un fumeur qui décide d’arrêter de fumer. Pour ce faire, il prend rendez-vous chez un hypnotiseur. Le contenu allie meurtre, hypnose et addiction. Son troisième livre dénommé « Carrefour des nostalgies », parue en 2009, met en scène la vie d’un ex-député. Cet ouvrage lui vaut le prix « Livres en Vignes ». Il s’intéresse également à la politique d’où la sortie de son livre « Le Chapeau de Mitterand » en 2012. Le roman reçoit des critiques positifs du public. Le prix « Landerneau Découvertes » qui lui a été remis cette même année le touche particulièrement.

N’oubliez pas que vous pouvez aller discuter de ce livre et de plein d’autres avec Emily à la Librairie Les Lisières, 32 Grand Place, 59100 Roubaix (Tél: 03 20 73 29 29) – http://www.leslisieres.com

Coup de cœur de Dominique : Le chemin des âmes

boyden2Le chemin des âmes de Joseph Boyden, Canadien né à Willowdale le 31/10/1966
Joseph Boyden a des origines mêlées, irlandaises, écossaises et indiennes. Adolescent il est inscrit chez les jésuites, à la Saint Brebeuf High School de Toronto. On le retrouve ensuite au Northern College de Moosonee où il termine ses études littéraires puis part pour le sud des États-Unis. Il y sera tour à tour musicien dans un orchestre ambulant, fossoyeur ou encore barman. Son premier roman, « Chemin des âmes » (Three Day Road) (Albin Michel 2006), suivait deux indiens Crees, engagés dans l’armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale. Il a remporté le prix Amazon en 2006.

Coup de coeur de Domi : « Les 4 musiciens de Brême »

Gerda Muller

Gerda Muller est une illustratrice. Elle a suivi des cours à l’École des arts décoratifs d’Amsterdam, puis à l’école Estienne à Paris.Elle rencontre l’éditeur Paul Faucher et ce sera le début d’une longue collaboration qui commence avec « La Bonne journée » qui paraît en 1951 et « Marlaguette » en 1952. Elle a aussi illustré « Les Bons amis » et « Les Trois petits cochons » de Paul François. Un travail rigoureux commence, dans un contexte de contraintes éditoriales déjà lourdes, dans un atelier où les conseils s’échangent avec plaisir. De nombreux croquis sont souvent nécessaire.

Les techniques utilisées sont diverses : plume (encre noire ou sépia) et aquarelle pour les sujets qui exigent la précision du trait et permettent de montrer beaucoup de détails, la gouache, combinée avec des crayons de couleurs, la peinture à l’huile, la lithographie, le goût plus récent pour le pastel sec..

Coup de coeur de Marianne : La Véritable Histoire de Matias Bran

albaLa Véritable Histoire de Matias Bran,  de Isabel Alba, éd. La Contre Allée.
http://www.leslisieres.com/livre/7350276-la-veritable-histoire-de-matias-bran-alba-isabel-contre-allee

 

marianneL’avis de Marianne: Roman historique peut-être, roman révolutionnaire sans aucun doute, mais roman magistral, surtout ! Dont le style frappe dès la première page ; ces phrases directes, fortes, comme jetées à la figure du lecteur pour mieux l’interpeller. Dont l’histoire marque indubitablement la mémoire ; impossible d’oublier Anna, Örzse, Miklos, Frank et les autres… « Les petites rues font les grandes villes » est une des phrases retranscrites dans les cahiers de Matias Bran, une phrase que l’on peut transposer ainsi : Les petites gens font les grands peuples ! Ou encore : les petites maisons d’édition font de grands livres…

Résumé du livre : Matias Bran a 65 ans et est sur le point de mettre fin à ses jours dans son petit appartement madrilène. Il est seul, avec pour toute richesse un téléviseur et 52 cahiers, noircis de toutes les phrases ou citations qui ont attiré son attention au cours de sa vie. Mais une autre richesse est cachée dans le caisson du volet de son salon : une valise en cuir usé, valise qui lui vient de son père et de son grand-père avant lui, valise qu’il n’a jamais songé à ouvrir ! Pour comprendre ce qu’elle contient, il faut remonter le temps, jusqu’au tout début du XXième siècle, en Hongrie, sur les traces des ancêtres de Matias Bran. Point de départ d’une véritable épopée et d’un roman à couper le souffle ! Voici une des phrases qui ont marqué Matias Bran : « Certains endurent toutes les souffrances afin que d’autres puissent ne subir que de petits contretemps ». Ceux qui endurent les souffrances à cette époque ce sont les ouvriers et ouvrières, qui triment 14 heures par jour pour un salaire de misère, qui sont envoyés à la guerre pour défendre les richesses de la bourgeoisie qui les exploite, qui ne cherchent qu’à survivre jusqu’au jour suivant… Jusqu’à ce qu’un « miracle humain » se produise : un des ouvriers, Akos, apprend à lire à Örzse et Ferenc, ce dernier apprend alors à lire à Ilona, qui elle-même l’enseigne à Emma, Boske et Mari, qui transmet son savoir à Frank… et ainsi de suite ! Et comme tout ce petit monde apprend à lire sur un seul et même livre : Le Manifeste communiste de Marx, forcément, ça crée des étincelles et ça fait grincer les dents des patrons…
http://www.lacontreallee.com/auteurs/isabel-alba
http://www.lacontreallee.com/publications

Allez discuter de ce livre et de plein d’autres avec Marianne à la Librairie Les Lisières, 32 Grand Place, 59100 Roubaix (Tél: 03 20 73 29 29) – http://www.leslisieres.com