Archives de la catégorie ‘Les bons papiers des blogueurs’

La frite, un symbole des Flandres ?

Les Hauts-de-France sont réputés pour leur météo peu clémente, mais également pour leurs mets locaux. Alléchante et généreuse, la gastronomie des Flandres est une tradition. La frite est devenue un emblème, particulièrement depuis le fameux Bienvenue Chez les Ch’tis. Mais la frite fait-elle toujours saliver ? Qu’est devenue la Friterie Momo ? Immersion dans la Capitale des Flandres.

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Crédits photo : Marine Protais

La Friterie Momo, la baraque à frites la plus célèbre de France

A l’origine de la Friterie Momo, qui doit sa renommée au film Bienvenue Chez les Ch’tis, se trouve la friterie Sensas. Située à proximité du parc Jean-Baptiste Lebas -quartier Moulins-, elle est connue des nordistes, mais pas toujours des touristes. En 2008, à l’occasion de la réalisation de son film, Dany Boon se rend chez Sensas. Sylvie, une employée, relate la venue de l’acteur, « il a demandé à mon patron une baraque à frites, une toute simple, et mon patron a rénové celle-ci et Dany Boon a dit ‘’moi je veux celle-ci’’. »

La friterie Momo existe toujours, mais elle est mobile. L’entreprise a, depuis la sortie du film, pris de l’ampleur et s’est développée dans le secteur de l’événementiel : « la Friterie Momo elle bouge, elle fait des événements. On nous appelle pour des matchs de football, des meetings, et même des communions et des mariages ! ». Mais la caravane qui produit ces cornets frits ne couvre pas uniquement des occasions locales. Elle déménage régulièrement, à Paris, mais aussi dans le sud de la France.

Le secret des « meilleures frites au monde », une cuisson au gras de bœuf

Pascal travaille comme employé chez Sensas depuis maintenant cinq mois. Selon lui, le secret du succès de Sensas, c’est son huile. Ici, les frites ne mijotent pas dans de l’huile de palme, mais dans du gras de bœuf, « C’est meilleur, et les frites sont plus croustillantes. C’est une technique du Nord. On dit même qu’on fait les meilleures frites au monde ! ». Mais il n’empêche que, pour cet homme de 55 ans qui s’exerce en cuisine depuis 40 ans, « une fois qu’on travaille dedans, on n’a plus envie d’en manger. »

Entre deux bouchées, un client raconte un souvenir d’enfance : « moi, quand j’étais petit, mon père m’emmenait manger un cornet pendant les matchs de foot. Mais j’en ai tellement mangé, que j’me souviens plus de la première fois ! ».

« Pour peu qu’on fasse aux gens des frites du Nord, ça change tout »

Marie a résidé pendant cinq ans près de Lyon –Rhône-Alpes-. Défendre ce savoir-faire culinaire auprès de ses collègues lyonnais était pour elle un « devoir ». « Pour peu qu’on leur fasse des frites du Nord, ça change tout ! ». Cette banquière de 38 ans en est une adepte. Elle en mange au moins une fois par semaine. « Quand je pense au Nord, je pense à la bouffe, à la frite. C’est une fierté ! ».

Alors, si vous n’avez encore jamais croisé la Friterie Momo, pas de panique. Il se peut que vous l’aperceviez de façon impromptue aux abords d’un stade de football, ou lors d’un mariage ! Toujours est-il qu’il y aura, probablement, toujours une friterie dans les alentours. Un attribut du Nord dont ses habitants sont fiers et qui n’est visiblement pas près de disparaître.

@ Marine

« Résiste », la comédie musicale en tournée à Lille

Après plus d’un an de tournée dans toute la France, la troupe de la comédie musicale « Résiste » se produit du 21 au 23 décembre 2016 au Zénith Arena de Lille. L’occasion de (re)découvrir les classiques du duo France Gall-Michel Berger .

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Crédits : youtube.com

L’histoire contée de Maggie…

Une troupe de danseurs, chanteurs, comédiens racontent l’histoire de Magie. C’est sur écran géant que France Gall, en grand-mère, raconte à sa petite-fille une période importante de la vie de Maggie. Cette jeune fille travaille au Lola’s, une discothèque parisienne, en famille. Elle a pour patron son propre père, et pour collègues sa sœur Mandoline et leur ami d’enfance Tenesse. Alors que le club est en faillite, Mathias vient d’être embauché en tant que pianiste. Pour sauver l’entreprise familiale, Maggie fait appel à l’une de ses amies, Angelina, dont le père est banquier.

Entourée de sa famille et de ses amis, la belle Maggie rêve à présent de trouver l’amour. Mais un drame va bouleverser leur vie…

…autour des plus grands tubes de France Gall et Michel Berger

La troupe se produit autour des hits les plus célèbres des mythiques France Gall et Michel Berger. Au cours de plus de deux heures et demies de spectacle, les chanteurs animent la foule avec Ella, Elle L’a, La Groupie du Pianiste, Débranche, ou encore Il jouait du Piano debout… Mais cette comédie musicale n’aurait probablement pas connu un tel succès sans une surprise de taille. Parmi la trentaine de tubes chantés s’est glissé un titre inédit, une chanson encore jamais révélée au grand public.

Aperçu de la comédie musicale avec le clip officiel : https://www.youtube.com/watch?v=H_MmyypRVdI

L’occasion de faire découvrir une légende française

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Crédits : Marine Protais

Un public hétérogène est venu assister au spectacle. Des couples, mais également des familles. L’occasion pour les plus âgés de faire découvrir – ou redécouvrir – aux plus jeunes les titres de France Gall. Les grands tubes semblent étonnement connus de tous. Dès les premières notes de Ella, Elle L’a ou de Si Maman Si, le public se rue sur le devant de la scène. Le public n’est alors autre que la foule venue au Lola’s pour la soirée organisée le soir de l’éclipse, fameux soir où leur vie va changer.

Un public conquis, des professionnels performants, des musiciens hors pair, et des danses créées spécialement par la chorégraphe de Christine and the Queens, Marion Motin. L’occasion de passer une belle soirée en famille ou entre amis. Cette comédie musicale permet également de découvrir de jeunes talents, parmi lesquelles Fanny Delaigue dans le rôle principal de Maggie Bouvier et Gwendal Marimoutou, découvert en 2014 dans la troisième saison de The Voice, dans le rôle de Tennesse.

Jeunes ou moins jeunes, impossible de ne pas chanter Résiste à tue-tête à la sortie !

@ Marine Protais

Souffle de vie, rétrospective de la vie artistique du sculpteur douaisien Norbert Tréca

Depuis hier, samedi 15 octobre, et jusque dimanche prochain, une centaine d’œuvres du sculpteur Norbert Tréca sont exposées aux Salles d’Anchin à Douai. Une exposition riche et un bel hommage rendu au célèbre artiste douaisien, décédé en 2015.

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L’exposition, organisée par les enfants de l’artiste, a débuté avec un vernissage samedi à 18h. Pour l’occasion, Frédéric, Pierre-Antoine, Nicolas, Gilles et Sophie, les enfants Tréca, ont ouvert le bal en faisant, chacun leur tour, un discours. De nombreux Douaisiens, proches (enfants et petits-enfants), élus locaux et même d’anciens élèves étaient présents. L’ancien maire de Douai, Jacques Vernier, évoque un « géant ». L’actuel maire douaisien, Frédéric Chéreau, lui, le félicite pour ses 58 années d’enseignement au sein de l’Ecole des Arts de Douai, « Norbert Tréca est un peu inclassable. Il n’appartient à aucune école, il est son école à lui tout seul ».

Ses enfants, eux, parlent d’un « artiste attachant » et de la « satisfaction dans la famille de voir enfin récompensé son travail ».

« L’art, c’est rester soi-même », N. Tréca

2Norbert Tréca est né le 1er août 1928, dans une famille de notables douaisiens, notaires de père en fils. Il quitte le lycée à l’âge de 17 ans, en 1946, pour se consacrer à l’art. Ses parents le laisse suivre la voie qu’il a choisie. La même année il intègre les Beaux-Arts de Douai, où il apprend les bases du dessin et du modelage, avant de débuter le dessin sur modèle vivant.

Norbert Tréca n’a jamais quitté cette école, où il enseignera dès sa sortie, en 1949 et ce jusque 2007. Une belle carrière d’enseignement longue de 58 ans. Norbert Tréca racontait : « Un jour, une élève de 20 ans m’a dit ‘’Monsieur, ma grand-mère vous a eu comme professeur’’. Ça m’a fichu un coup ! »

Les femmes ont été son inspiration principale. Mais son travail n’aurait pu aboutir sans l’indéniable soutien de sa femme, Colette, malheureusement décédée six mois avant lui.

Rétrospective de sa vie

3A l’entrée du bâtiment, deux œuvres s’imposent. La première est le duplicata de la célèbre statue installée depuis de nombreuses années sur la Place d’Armes de Douai. L’ancien maire raconte qu’il s’est battu, lors de la rénovation de la place, pour que cette statue reste, « pour garder le souvenir de Norbert ». La seconde, un portrait de l’artiste lui-même.

L’exposition dévoile plus d’une centaine d’œuvres, parmi lesquelles des statues en bronze, des dessins, des portraits. Plus surprenant, des cendriers –fabriqués à une période de sa vie où l’artiste faillit se tourner vers l’industrie-. Une exposition qui, selon le maire de Douai, reflète « la variété de ses goûts et de ses talents ».

En tant qu’enfants d’artiste, la fratrie se souvient des heures passées par leur père dans son atelier. Cet homme, qui tenait à faire partager sa passion, « n’imposait jamais sa vie artistique dans la vie familiale », raconte son fils Nicolas. Sa fille Sophie raconte qu’il ne sortait jamais sans son crayon, qu’il rangeait avec précaution dans son portefeuille.

Frédéric, l’aîné des cinq enfants, a tenu à remercier l’ensemble des personnes qui ont contribué à ce qui est aujourd’hui l’exposition « Souffle de vie ».

Anne-Marie, amie de Norbert et Colette, et ancienne directrice de l’Ecole des Arts de Douai, évoque la « rigueur et l’élégance » dont faisait preuve l’artiste. Elle explique également qu’à travers ses œuvres, « Norbert rend hommage aux femmes ».

Les œuvres seront donc exposées jusqu’au dimanche 23 octobre prochain. La plupart d’entre elles sont en vente. Un bel hommage donc, pour un grand artiste, qui faisait, fait et fera le bonheur de ses admirateurs, l’honneur de ses élèves, et la fierté de ses proches.

@ Marine Protais

Nuit Blanche : Paris mis en Seine

La Nuit Blanche a lieu une fois par an dans la capitale.  La quinzième édition s’est déroulée dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 octobre 2016. Retour sur la soirée la plus attendue des noctambules parisiens.

Spectacle son et lumière sera projeté sur la façade de la Conciergerie. Crédits : Direct Matin

Manifestation artistique, la Nuit Blanche se déroule une fois par an et dure toute une nuit. Pour l’occasion, certains musées et autres espaces publics ou privés sont ouverts et gratuits toute la nuit. Le principe de la Nuit Blanche existe depuis plusieurs années dans certains pays nordiques, mais aussi à Rome, Toronto, Bruxelles… Paris est la seule ville française à avoir mis en place ce concept, depuis 2002.

A l’occasion de ce rendez-vous dédié à l’art contemporain, les Quais de Seine ont été mis à l’honneur. Cette année, la mairie de Paris a choisi le thème de l’amour. Anne Hidalgo –la maire de Paris- avait pour objectif d’inciter les Parisiens et Franciliens à se « réapproprier le fleuve et ses berges ». Des « batobus » -navettes fluviales- ont été mises à disposition des visiteurs, gratuitement.

Au programme, une promenade d’environ trois heures, des spectacles de son et lumière, ou encore un concert sur le Pont des Invalides.

Dès 19 heures, les visiteurs étaient invités à suivre les pas de Poliphile, héros d’un conte de la Renaissance qui part à la poursuite d’une nymphe, Polia –dont il est tombé amoureux dans un rêve-. L’histoire s’est achevée au Petit Palais où les danseuses du Crazy Horse ont interprété le rôle des nymphes, lors un ballet somptueux.

A partir de 23h, sur l’île Saint-Germain, le show du DJ électro Thylacine a accueilli les plus Parisiens les plus fêtards. De nombreux autres artistes étaient présents dans plus de 120 lieux de la capitale.

Pour l’occasion, certaines lignes de métro ont circulé jusque deux heures du matin, certaines stations sont mêmes restées ouvertes toute la nuit.

@ Marine Protais

Francofolies 2016 : quand la musique s’empare de La Rochelle

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Les Francofolies sont un festival de musique crée en 1985. Chaque année il accueille des milliers de personnes au cœur du port de La Rochelle, en Charente-Maritime –désormais région Nouvelle-Aquitaine-.

4 jours de (franco) folie

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Cette année les Franco se sont déroulées du 13 au 17 juillet 2016. Au programme, plus de 80 artistes internationaux, des centaines de musiciens et des milliers de spectateurs venus assister au live de leurs groupes préférés. Parmi eux, des rappeurs comme Nekfeu, Big Flo & Oli ou encore Youssoupha qui a notamment reçu carte blanche pour sa prestation. Mais aussi d’autres chanteurs francophones comme le célèbre Mika ou la jeune Louane.

La soirée pop rock du 16 juillet

Le samedi soir est le jour qui a accueilli le plus de spectateurs. A l’affiche : le groupe belge Balthazar, Parov Stelar, Lilly Wood & the Prick et les célèbres Caravan Palace. J’ai moi-même eu la chance d’être assise dans les gradins !

Une jolie découverte avec Balthazar, groupe de rock dont les chansons sont en anglais. Une belle énergie à dépenser et un public conquis.

Une agréable surprise de la part de Caravan Palace ! Une chanteuse épatante : non seulement sa voix a résonné dans tout le port, mais elle a également dévoilé ses talents de danseuse de rock acrobatique. Un véritable show, sans doute un peu court au goût de leurs fans.

Cependant, une légère déception avec Lilly Wood & the Prick. La chanteuse –cachée par sa capuche durant une longue partie du concert- était beaucoup moins en interaction avec le public. Le groupe n’a donc pas eu la chance de voir le public faire une standing ovation, comme les artistes de Caravan Palace.

Quant à Parov Stelar, le groupe était à la hauteur des espérances du public. C’est un pari réussi pour le dernier groupe à se produire ce soir-là, avec une grande admiration pour ses exceptionnels musiciens !

Le village des Franco

Une fois passées les portes du festival se dévoile un village miniature au sein même du port qui accueille plus de 9 millions de visiteurs chaque année. Sur place, plusieurs scènes pour accueillir les artistes, des stands de boisson et de nourriture, et même des employés qui se promènent entre les passants avec leur fut de bière sur le dos pour désaltérer ces fêtards.

Néanmoins si vous n’avez pas eu l’occasion de participer au concert, il était possible de l’entendre de l’extérieur, de l’autre côté du port. Même s’il n’y a que le son et non l’image, une couverture posée sur l’herbe et un ciel étoilé peuvent (presque) entièrement vous combler !

Enfin, des dizaines de stands aux couleurs des Francofolies sont installés sur le port : Food trucks, boutique officiel, vente de CD…

Pour ceux qui n’auraient pas assisté aux concerts, retrouvez toutes les vidéos sur http://www.francofolies.fr/

Alors rendez-vous en juillet 2017 pour la prochaine édition des Francofolies de La Rochelle !

@ Marine

 

Fête de la Musique, qui es-tu ? D’où viens-tu ?

J-7 avant la fête de la musique ! Tout le monde en parle, chacun la célèbre à sa manière, mais qui pourrait expliquer d’où nous vient cette festivité ? Retour sur les origines de la Fête de la Musique.

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Une date : le 21 juin 1982

En 1976, le musicien américain Joel Cohen propose des « Saturnales de la Musique » à la chaîne Radio France Musique pour laquelle il travaille. Ces Saturnales auront lieux les 21 décembre et 21 juin, à l’occasion des deux solstices. L’idée est reprise en 1981 par Maurice Fleuret, Directeur de la Musique et de la Danse.
Mais la Fête de la Musique ne voit réellement le jour que l’année suivante, en 1982, lorsque Jack Lang –alors Ministre de la Culture- lance la première Fête de la Musique, le 21 juin 1982. Depuis cette date, chaque 21 juin est un jour festif où la musique est mise à l’honneur.

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Crédits photo : La Voix du Nord, 21/06/2012

Pourquoi le 21 juin ?

Jour du solstice d’été, le 21 juin est une nuit païenne qui renvoie aux traditionnelles fêtes de la Saint-Jean, aujourd’hui encore célébrées dans certains pays.
Le 21 juin correspond également en France au premier jour de l’été, soit la nuit la plus longue de l’année.

« Faites de la musique, Fête de la Musique »

Cette formule devenue mot d’ordre, n’avait pourtant rien du slogan. En bref, la Fête de la Musique est une mobilisation de musiciens professionnels et amateurs, pratiquant tous les genres musicaux. Aujourd’hui, elle est célébrée dans une centaine de pays, sur les cinq continents. Le principal atout de cette soirée : tous les concerts sont gratuits. Alors n’attendez pas ! Sortez, bougez, dansez, chantez, vibrez au son des instruments qui envahiront les rues de nombreuses villes ce mardi 21 juin 2016 !

Retrouvez le programme des concerts :

@ Marine Protais

Rencontre avec le photographe Jérémie Lenoir

  • Jeudi 09 juin 2016 à 19h00 // Librairie Le Bateau Livre

Jéremy LenoirDepuis près de 10 ans, les photographies de Jérémie Lenoir construisent une anthropologie des paysages contemporains.

En observant leurs évolutions, il nous livre un regard distancié et objectif sur nos territoires et un minutieux travail de composition tendant vers l’abstraction. Entre 2014 et 2015, le plasticien se focalise sur un espace géographique entre Nord-Pas-de-Calais et Flandres, le long d’un axe Arras-Anvers. Pendant ces deux années, Jérémie Lenoir s’est tout autant intéressé au bassin minier qu’à la métropole transfrontalière, aux enjeux de l’extension urbaine et à ceux de la reconversion du patrimoine industriel.

Le projet NORD est profondément ancré dans le réel. Jérémie Lenoir sélectionne les lieux ici représentés pour ce qu’ils racontent sur les transformations de notre société. Aussi insiste-t-il sur le fait que rien dans ses photographies n’est truqué, retouché, effacé ou ajouté.

Son protocole de prise de vues vient renforcer ce désir de neutralité dans le traitement des paysages : les lieux sont choisis au préalable et sont survolés plusieurs fois pour en saisir l’évolution, et ses vues aériennes sont toujours réalisées à la même heure, à la même altitude et avec la même focale.

Pourtant, le photographe prend le parti de nous faire voyager dans un monde abstrait qu’il nous impose de décrypter. La conjugaison du point de vue aérien et des influences picturales qu’il puise dans la peinture (Soulages, Rothko, Noland, Malevitch…) remettent aussi bien en cause la capacité du médium photographique à reproduire le réel que celle de nos paysages à s’inscrire à un principe d’identité. NORD est ainsi une relecture des territoires contemporains dans laquelle dialoguent le réel et l’imaginaire, la présence et l’absence, le retrait et l’attrait, le recul et l’abandon. Pour Jérémie Lenoir, c’est de cette ambivalence que l’oeuvre acquiert son autonomie, et de cette autonomie que peut naître une nouvelle possibilité du paysage.

La rencontre sera animée par Lucie Baratte, graphiste et typographe.

JÉRÉMIE LENOIR est né en 1983. Plasticien photographe français. Diplômé de Polytech Tours et de l’Ecole Supérieure d’Art et Design d’Orléans. Il est l’auteur de Territoires Occupés chez LME (2009) et de Transfigurations chez Filigranes (2011). Il est notamment lauréat de la Bourse de la Fondation Mécène et Loire, du Prix de la SCAM et du 18ème prix de l’A.M.E (Art et Mécénat d’entreprise en Essonne).

Louvre où es-tu ?

Si vous passez devant le musée du Louvre, vous n’y trouverez momentanément pas la célèbre pyramide présente depuis 1989. En réalité, elle est bel et bien présente, mais elle a été dissimulée.

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JR fait disparaitre la Pyramide du Louvre

JR est un artiste de rue, un « street artist », dont l’anonymat a toujours été préservé. Il y a quelques temps celui-ci a exprimé la volonté de changer le regard des gens sur l’art, notamment chez les jeunes. Il souhaite mêler œuvres d’art et réseaux sociaux, tout en privilégiant le lien réel créé. A la demande du musée du Louvre, JR lance son projet : faire disparaitre la pyramide du Louvre. Pour cela, l’artiste a fabriqué un collage bluffant, sur l’une des faces de la pyramide ont été collées des photos en noir et blanc de la façade du Louvre, explications en images :

Le résultat est impressionnant, les passants s’interpellent, et c’est ce que cherchait à provoquer l’artiste. JR souhaite que les gens aient un regard nouveau sur l’art, qu’ils s’interrogent, qu’ils en parlent. L’artiste voulait également que l’angle de vue pour admirer la pyramide soit différent, c’est pour cette raison qu’il a procédé à une anamorphose. Cette anamorphose –dissimulation- devrait perdurer jusqu’au 27 juin.

Un seul angle de vue

Le travail effectué par JR est particulier ; pour pouvoir observer distinctement et correctement ce chef d’œuvre, il faut se placer d’une manière spécifique. En effet, le travail n’est réellement visible qu’à condition de se trouver précisément au bon endroit. Les curieux doivent donc chercher le bon angle pour que la dissimulation soit totale. Dans le cas contraire, un décalage apparait entre la façade reconstituée et la pyramide qui se cache derrière. JR cherche à ce que les gens aient à trouver d’eux-mêmes le bon angle. Une fois l’angle trouvé, les touristes se ruent alors pour prendre une photo puis pour la partager sur les réseaux sociaux : c’est donc un pari réussi pour le street artist !

Pour en savoir un peu plus sur cet artiste anonyme qui révolutionne les grandes villes, voici une interview accordée au Parisien TV : https://www.dailymotion.com/video/x4cewle_l-artiste-jr-rhabille-la-pyramide-du-louvre-et-la-fait-disparaitre_creation

@ Marine Protais

MARIE DROUIN : LA CABANE (17/17)

Les dernières recettes enfouies dans la mémoire des sorciers.

Des histoires comme celles que vous venez de partager, Ellébore en vit régulièrement mais elles durent plus ou moins longtemps selon la détresse des visiteurs ; ces rencontres lui permettent de se recharger en énergie pour d’autres visites et d’autres aventures.

Bientôt l’automne va colorer le paysage de tons ocre et dorés, comme toutes les saisons, celle-ci, influence notre humeur et notre cœur. Ellébore en profite pour rassembler les siens, enfants, famille et amis pour inventer de nouveaux refrains de vie, où chacune de ces partitions est parsemée de surprises.

FIN.

Marie nous a fait visiter pour la derniere fois sa cabane, n’hésitez pas à relire cette nouvelle. Merci Marie et à très vite pour une nouvelle aventure.

MARIE DROUIN : LA CABANE (16/17)

L’heure a sonné de son départ, mais Ulysse dans ses bagages espère garder cette distance pour résister au tourbillon de son travail, il ne veut plus perdre la parole. Il veut garder au plus profond de son âme ce bain d’authenticité, cette impression d’un état si proche de la nature, si sauvage ; surtout il fera tout pour ne jamais s’éloigner de cette source de joie.

Auguste, l’homme à la casquette, venait d’arriver.

Tous ensemble ils ont partagé le déjeuner à l’abri de cette chaleur estivale, dans la salle à manger d’été aux persiennes fermées qui laissaient filtrer le soleil et une douce musique enveloppait les convives, une musique du monde comme l’aime Ellébore ! L’heure est à la séparation, déjà Ellébore était partie vers d’autres horizons, elle avait repris la route pour ne pas avoir à quitter ceux qui allaient prendre la leur, ce qui pouvait décontenancer ses invités, mais l’amour de sa vie s’acquittait très bien des adieux. C’est plus tard qu’elle fut de retour, Titus l’attendait, avec du pain grillé tartiné de miel du jardin que tous deux dégustaient, un rituel qui les faisait se retrouver subtilement. Plus tard dans la soirée, sur leur terrasse, ils dégusteront des myrtilles fraîchement cueillies à la rosée du matin par Ellébore et là ils parlèrent jusqu’à épuisement, blottis l’un contre l’autre, de tout ce qu’ils venaient de vivre séparément.

Titus lui montra le cadeau que venait de leur faire Ulysse avant de quitter la cabane : de quoi faire le voyage qu’ils avaient repoussé au bout d’un monde encore inconnu pour eux, une île minuscule des Philippines, histoire d’écrire enfin un livre sur les pratiques de guérison ancestrales. Les livres d’Ellébore illustrés par Titus son photographe attitré, apprennent sur soi et sur les autres et lui permettent de répertorier.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (15/17)

Titus venait de rentrer de son voyage sur le toit du monde où le silence s’invite dans ces contrées inexplorées. Le feu crépitait doucement, alors que la chaleur régnait dehors, mais la flamme de ce feu était un signe d’amour et d’accueil dans cette grande cheminée de granit ; Ellébore ne connaissait personne qui fasse aussi bien le feu, un feu doux et caressant comme lui.

Les deux hommes firent connaissance et parlèrent ensemble comme s’ils se connaissaient depuis toujours, c’était le miracle de « la cabane » ! Sans être informé, Titus a compris tout de suite qu’Ulysse venait juste de retrouver le goût des mots comme on retrouve le goût d’une cerise cueillie sur l’arbre.

Motus est redevenu cet Ulysse conquérant, avec ce petit plus d’un homme qui vient de vivre une expérience hors du commun. C’est une véritable renaissance pour lui, il informe Ellébore qu’il envisage de reprendre le piano pour retrouver le plaisir de la musique. Immuable restera le souvenir de son oreille collé au tronc d’un superbe sapin  en imitant Ellébore un jour de grand vent écoutant la musique ventrale de l’arbre, une musicalité incroyable qui l’a laissé abasourdie comme submergée par l’émotion !

A Suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (14/17)

Ellébore ne donna aucun signe de surprise comme si tout cela arrivait naturellement, Ulysse du coin de l’œil la regarda de son regard vif et la remercia de cette connivence qui s’installait entre eux, son retour aux mots sortis de sa bouche lui semblait tout aussi naturel que pour Ellébore.
Ulysse raconta au jeune homme qu’il ne se souvenait pas depuis combien de temps il avait passé d’aussi longues journées dans une nature presque vierge, ni depuis quand il s’était trouvé aussi peu entouré mais dans un rapport de confiance aussi direct et qu’aujourd’hui il prenait du plaisir à se noyer dans son flot de paroles. En effet il parlait, il riait, il parlait de plus en plus fort comme pour entendre la musique des mots, il riait à gorge déployée, ce que ne faisait jamais un homme du monde, disons un homme de bonnes manières !
Ellébore et Yann, le jeune paysan d’à peine vingt ans, l’écoutaient et tout un pan de la vie de chacun tombait sous l’évidence de l’amitié qui les liait.

Partie dans ses pensées, Ellébore ne savait plus depuis combien de temps Ulysse était arrivé chez elle : trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Ni lui ni elle ne sauraient le dire et c’est de cette sortie du temps qui l’avait conduit vers un retour à la parole !
Le chemin de retour, dans la nuit de l’été, profonde mais étoilée, s’est fait en silence. À leur arrivée, Titus les attendait.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (13/17)

Dans cette balade, elle entraîne Motus sans lui dire la raison de ce réveil au cœur de son sommeil. Cette journée porta aux nues Motus, ses yeux brillaient, son sourire soulignait sa joie, à un moment il prit Ellébore dans ses bras et esquissa une danse lente, tout vibrait en lui. On dit ces volcans éteints depuis des millénaires… en tout cas ils réveillent en nous des sensations indéfinissables ! Le magnétisme de l’atmosphère prodiguait sûrement ses bienfaits. Éreintés, ils s’allongèrent au bord d’une douce pente en bas de laquelle s’épanouissait un lac, un de ces lacs de volcans sombre comme le regard des habitants de ces lieux magiques !

Boire aux sources, suivre le pas lent de ces vaches énigmatiques aux regards d’andalouse et entrer dans les fermes d’estive où se fabriquent les fromages à déguster sur place… cette balade était une grande découverte pour Ulysse qui pourtant avait fait plusieurs fois le tour du monde pour ses affaires. Justement c’est au cours d’une de ces haltes qu’ils ont rencontré un jeune paysan tout à la passion de son métier de berger fromager ! Ellébore s’intéressa à sa vie, mais ce fut Ulysse qui prit la parole et posa mille questions sur l’élevage, la fabrication, la vie de paysan en été, en hiver, dans ces montagnes rudes, la parole sortait de sa bouche en flots continus, le berger lui répondait sans surprise, il ignorait en effet, que cet homme si curieux était quelques minutes auparavant encore muet.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (12/17)

Comme Ellébore, Ulysse se mit à méditer, à lire les livres qui traînaient çà et là. Tout au long du jour, par intermittence,   des larmes coulaient sur ses joues sans qu’il puisse les retenir, Ulysse pleurait et ce fut pour lui une autre découverte. Coupé du monde (« Motus » c’est ainsi qu’Ellébore aimait l‘appeler), Motus ressentait cette solitude et en tirait un plaisir d’où ses larmes !

Motus commençait à goûter à la vie, il écrivait pour lui alors que ce crayon jusque-là lui permettait de faire des affaires, lui servait de pense-bête ;  maintenant il écrivait sa vie, ses sentiments mais aussi ses émotions les plus simples, il écrivit des pages et des pages et les fit lire à Ellébore.

Après la lecture des cahiers écrits en quelques jours, Ellébore comprit mieux qui était cet Ulysse, ce qu’il avait enfoui en lui ; elle comprit aussi que les machines l’avaient dévoré car toutes ses pensées passaient par le clavier de l’ordinateur, Ulysse était un handicapé contemporain, handicapé de la vie, il pensait pouvoir se passer de la parole et il a fini par la perdre.

En pleine nuit, Ellébore décida une grande marche d’au moins vingt-quatre heures sur les volcans d’Auvergne.

La journée sera chaude, elle l’a su aussitôt levée, une journée moite comme seul ce pays sait en délivrer.

Fleurs et musique de la nature s’offriraient à eux seuls, les touristes ne foulent pas le sol des endroits qu’aime Ellébore !

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (11/17)

Toujours par feuilles interposées c’est Ulysse qui à présent posait des questions à Ellébore :  comment elle avait atterri dans ce paradis perdu ? ce bout du monde imprégné de bonheur ? Elle prit la parole,   mais la nuit arriva vite, ni lui, ni elle n’avaient vu le temps s’écouler et c’est plus la fraîcheur qui les avait surpris. Avant de se séparer elle lui dit : « Demain, vous viendrez m’aider à récolter quelques plantes pour vous, maintenant j’ai un peu froid… »  Elle enfila un gros pull que sa mère lui avait tricoté il y avait plus de 50 ans, de couleur parme clair dont sa laine douce savait la réconforter été comme hiver.

C’est ainsi que les jours commencèrent à défiler au rythme du temps et de la nature, ensembles, ils se mirent à travailler au jardin, à éplucher fruits et légumes pour des plats si savoureux et inventifs dont il avait oublié l’existence même !

Chaque matin, le rituel du lever du jour donnait à la vie une couleur qu’il avait totalement occultée, non seulement il était muet mais devenait-il aveugle ? Ellébore l’apprendra plus tard…
Parfois des chevreuils venaient boire au ruisseau en contrebas de la cabane ; juste avant que le soleil n’envoie la pique de ses rayons Ellébore invita Ulysse à se rafraîchir à la fontaine ainsi il retrouva petit à petit les choses si simples de la vie.

En observant Ellébore méditer, respirer, manger ou dormir, il appréciait plus que tout sa discrétion.

A suivre…

Un soir avec la troupe du Jamel Comedy Club

La troupe du Jamel Comedy Club est actuellement en tournée dans toute la France. Samedi 19 mars 2016, c’est au Casino Barrière de Lille que le show a eu lieu.

JCC1

« Ici c’est le J…CC ! »

Le Casino Barrière de Lille –situé à proximité de la gare Lille Europe- abrite un théâtre. Un théâtre plein, 1200 spectateurs assis sur leur siège prêts à rire et à tout oublier le temps d’une soirée. Le nombre assez réduit de spectateurs permet une ambiance plus chaleureuse, avec l’impression d’être un peu comme à la maison.
La troupe du Jamel Comedy Club (JCC), c’est une sélection d’humoristes parmi des dizaines qui travaillent en collaboration avec le célèbre Jamel Debbouze.
Le spectacle débute, les jets de lumières fusent, la musique est lancée, et c’est parti pour deux heures de bonne humeur.

6 humoristes, 1 spectacle réussi

Sur la scène les humoristes jouent un par un. Parmi eux, Jean-Philippe Visini, que vous avez certainement déjà aperçu lors du Festival du Grand Rire, en première partie d’Anthony Kavanagh à l’Olympia ou encore au Marrakech du Rire. Mais également Farid Chamekh –le pro de l’improvisation-, Foudil Kaibou –dans la pièce « Couscous aux Lardons » ou sur la scène de l’Olympia avec Elie Semoun ou encore Anne Roumanoff-, le charmeur Nick Mukoko –et son célèbre moonwalk-. Mais la scène du JCC n’est pas réservée aux hommes, il y a avait également la belle Fadily Camara, que vous avez surement déjà vue sur la scène du Marrakech du Rire.
Et bien sûr, le grand maitre de cérémonie, Alban Ivanov !

Le JCC, une famille

Le Jamel Comedy Club, c’est deux heures de plaisir. Un humour qui convient aux petits comme aux grands, l’occasion de passer un bon moment entre amis, en couple ou en famille.
Les blagues s’enchainent et les rires fusent. Au bout de deux heures et des centaines d’éclats de rire, le rideau se ferme, « trop bien, mais trop court », c’est l’impression d’un grand nombre de personnes venues assister au spectacle. Un sentiment de trop peu, que les humoristes ont cependant bien réussi à combler ; après le show, tous les comiques nous ont donné rendez-vous à l’accueil pour une séance de dédicaces et photos, l’occasion de connaitre un peu plus chaque humoriste, de passer derrière le rideau. Résultat pour nous, une photo avec le grand Alban Ivanov et des souvenirs plein la tête !

JCC2

La troupe est en tournée dans plusieurs villes de France, pour plus d’informations rendez-vous sur la page Facebook officielle de la troupe.

Tarifs : 23€ à 35€/personne.

@ Marine Protais

MARIE DROUIN : LA CABANE (10/17)

La cascade qui coule le long de la paroi rocheuse où il découvrira la douche à la sauvage.

Dés qu’il aura pris possession de son nouvel environnement, Ulysse ira rejoindre à son invitation, Ellébore, sur cette incroyable terrasse qui domine toute la chaîne des puys.
C’est ainsi qu’ils passèrent quelques jours à s’apprivoiser, à vivre ensemble ou chacun de leur côté, avec pour seul échange quelques sourires, et apparemment cela fait longtemps que cet homme n’avait pas souri !

Les repas faits des produits de son jardin ont régalé Ulysse qui mangeait le plus souvent sur le pouce ou à l’occasion de dîners mondains.

Ellébore lui a donné un surnom, elle le lui dit, ce fut leur  première conversation, elle l’appellerait « Motus » ; lui de son côté avait sorti son cahier et son crayon pour écrire et ce fut un flot de paroles étalées sur le papier à carreaux. Il raconta alors sa vie, ses bonheurs, ses angoisses, sa famille qu’il avait un peu délaissée depuis pas mal d’années déjà ; d’ailleurs  il avait peu de nouvelles de ses enfants et encore moins de sa femme…

Et tout ceci refaisait surface, tout se bousculait dans sa tête, à mesure il arrachait les feuilles et les donnait à Ellébore qui à mesure les lisait,  l’émotion  était palpable de part et d’autre, jamais pensa-t-elle il ne s’était exprimé autant sur sa vie personnelle de manière si intime devant une étrangère.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (9/17)

Cet homme puissant qui charme selon que l’on aime ou non la réussite regardait Ellébore avec l’intensité des muets, son regard si sombre contribuait au mystère de leur première rencontre. Rien ne laisse présager le succès de cette entreprise.
Son prénom est à lui seul un symbole : Ulysse.
Ulysse s’exprime à travers des machines, essentiellement ses ordinateurs et autres IPhone. Pourtant il les a laissées dans sa voiture. Seul élément qui l’accompagne, c’est un cahier à spirales et un crayon de papier qui le suivent partout où il va, il écrit alors comme un enfant dans son cahier d’écolier, ce cahier il ne s’en sépare jamais et pour Ellébore c’est une  source inépuisable pour partir à sa rencontre, pour elle cela signifie qu’il n’a jamais perdu le contact avec le réel.
Ulysse depuis longtemps n’avait ressenti une telle émotion en arrivant dans une cabane en bois perdu dans un ailleurs,que lui arrivait-il ? et Ellébore très vite a partagé cette intense sensation, elle accompagne Auguste le chauffeur jusqu’à sa voiture et lui précise qu’elle le préviendra lorsque Ulysse sera prêt !

Sans aucun échange, Ellébore a très vite compris ce qui se passait dans la tête de son invité. Elle lui présente les chambres dans l’aile des invités, il a le choix entre la chambre en ardoise, en bois ou en paille puis elle lui montre le sauna, le hammam et la piscine d’eau de rivière filtrée et un peu plus loin au pied de sa montagne.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (8/17)

À cet instant précis, elle a gardé ses yeux fermés pour mieux saisir les impressions de cette nouvelle rencontre et faire appel à toute son intuition pour plus tard en retirer quelques enseignements ;Ainsi les yeux fermés elle a déstabilisé ses visiteurs, ils sont paralysés devant son sourire, mais très vite la chaleur qui émane d’elle fera de cette rencontre une mise en confiance inébranlable.

Auguste, le chauffeur raconte ce qui les amène en ce lieu ; « Mon Maître a perdu la voix, aucune médecine n’est venue à bout de son mutisme qui perdure depuis un an ; il dirige une des plus importantes sociétés de communication et possède les plus prestigieuses entreprises médiatiques et cinématographiques du monde entier. Il parcourt la planète pour découvrir les artistes, les créateurs et les personnalités les plus doués de leur époque. Malgré son handicap, il reste incontournable dans la pertinence de ses choix, c’est pourquoi il continue à diriger ses entreprises avec son ordinateur devenu sa nouvelle voix ! Vous êtes notre dernier recours bien qu’il ne croit pas en vos pouvoirs, c’est moi qui vous l’amène ici ! Ellébore avait deviné qu’il était un homme important, son élégance assez anachronique dans ces lieux en attestait. Ce qui émanait de lui était sa beauté intérieure, l’absence de parole avait mis en valeur son intériorité, l’homme authentique l’a emporté sur l’homme médiatique.

A suivre…

« La petite fille aux allumettes » de la CIE OH! OUI…

petiteFin février, le Grand Bleu, scène pour les jeunes générations, accueillait le spectacle de la Compagnie Oh! Oui… La petite fille aux allumettes. Séduite par les magnifiques photos du spectacle (visibles ici) je me suis rendue à la séance scolaire du jeudi après midi. Entourée d’une marée d’enfants de moins de 10 ans, j’ai eu la chance de vivre deux spectacles, le premier sur la scène et le second dans la salle. Une bande de jeunes garçons assis en face de moi et trois petites filles sur ma droite ont bien évidemment commenté ce spectacle musical. Pour mon plus grand plaisir. Et si je ne devais avoir qu’un souvenir de ces 50 minutes, ce serait ce moment où la présentatrice télé, alors enfouie sous son gros manteau d’hiver, s’en débarrasse et révèle aux spectateurs une robe merveilleuse à paillettes, et de ce petit garçon qui laissa échapper le premier un “c’est tellement beau”. Petite fille, je me souviens avoir été très impressionnée par la mort de la petite fille aux allumettes, j’étais bouleversée.

1La compagnie Oh oui… rend la mort plus douce et joyeuse puisqu’elle permet à l’héroïne d’être à jamais maîtresse de sa vie grâce à la force de ses rêves. Le travail de musique et de lumière est très beau, je me suis laissée emporter, mais tout comme les enfants, j’avais parfois la paupière lourde, était-ce dû à ce début d’après midi, à la douce chaleur de la salle, ou peut être à ces chansons douces si douces.. je ne saurais dire, mais dans le doute je vous encourage à aller les voir et à vous laisser conter cette histoire que l’on ne croise pas souvent sur les planches (Les dates et infos ici).

@ Soazic

MARIE DROUIN : LA CABANE (7/17)

Pour Ellébore, la solitude est une douce et forte nécessité, sans elle point d’authenticité, elle pratique cette solitude à l’occasion de longues marches dans sa nature favorite, en grimpant ses volcans, qu’elle caresse des yeux. Au cœur de sa maison, elle médite tout en entretenant le feu dans sa cheminée pour laisser du temps au temps ; Ne rien faire demande un effort intense, c7e n’est pas paresser c’est du domaine du bien rempli.

Une rencontre l’a particulièrement enrichie.

Ellébore était là sous l’auvent de sa maison, assise sur le caillebotis chauffé par un soleil ardent ; c’était l’été, un été où la chaleur nous fige, où seule la musique lancinante des insectes nous maintient en éveil ; le rêve n’est jamais très loin…

Justement, Ellébore fait du rêve une de ces principales activités, c’est pourquoi cet après-midi là elle se laisse bercer par ce brouhaha estival, cette moiteur pénétrante.

Une porte de voiture claque dans le lointain, en contrebas de la maison, mais pour accéder à La Cabane il faut faire quelques mètres assez pentus, cela fait longtemps qu’Ellébore a interdit tout moteur dans son environnement proche…Ce jour particulier, un homme très élégant accompagné d’un chauffeur, casquette vissée sur sa tête, s’approchent de « la sorcière », c’est le nom que lui donne affectueusement  le voisinage, chacun ayant expérimenté les dons d’Ellébore.

A suivre…

BMC® – Body-Mind Centering®

body mind1Ce soir là, je venais participer à un repas organisé par le 188, lieu d’expérimentations et d’accueils artistiques de Saint maurice pellevoisin, avec quelques livres sous le bras, bien entendu. Le rendez-vous était donné à 19h, pour une initiation de Pascaline Verrier au Body-Mind Centering®.

Pour tout vous dire, à une époque, alors que j’étais au conservatoire d’art dramatique de Roubaix, j’étais une habituée de ces ateliers de recherches corporelles. Mais c’était il y a presque 10ans maintenant et j’y suis allée avec un petit trac de débutante.

L’espace du 188 est très agréable et chaleureux, Pascaline nous invite à nous mettre à l’aise, en chaussettes, sur une couverture, allongés ou assis, il n’est question que de notre bien être. Bon, comment vous dire, j’avais un peu couru pour être à l’heure, j’avais chaud et les trois-quarts des participants étaient des clients de la librairie. Difficile de me sentir prête en quelques minutes à découvrir mes sensations intérieures. Légèrement en retrait, je décidais donc d’y aller à mon rythme. Les exercices peuvent se faire à plusieurs, je reste avec moi-même. Pendant une petite heure il ne sera question que d’écouter notre corps, notre peau, nos organes, nos fluides… On se décortique, on se ressent.body mind

Seule, l’expérience tend vers la méditation et pour quelqu’un qui court toujours partout c’est agréable. Je pense qu’il est important de prendre le temps de se recentrer sur soi-même. Voilà. Je ne me donne sans doute pas les moyens d’y arriver dans mon quotidien, mais je suis admirative de ces gens qui n’oublie jamais de s’écouter réellement.

Pascaline nous met en confiance, et permet de comprendre quel est ce corps qui nous supporte jour après jour. Cette initiation m’a permise d’écouter pendant une petite heure ce que mon corps avait à me dire, je vous recommande donc ces ateliers. Il reste encore quatre week-ends dirigés par Pascaline au 188, voici le lien – http://www.le188.fr/stages/avril/bmc/ – si vous souhaitez plus d’informations.

Je remercie Pascaline Verrier pour son observation et son partage et bien entendu je vous encourage à découvrir le 188 !

@ Soazic

MARIE DROUIN : LA CABANE (6/17)

C’est dans ces instants préservés qu’Ellébore  n’est là que pour les siens et rien ne lui fera changer ces rendez vous familiaux ; la nature, comme en écho répondra à la joie, aux rires, aux chants et à la musique de ces fêtes familiales qui durent des jours et des jours.Il faut ajouter à sa passion pour le bien-être d’autrui, sa bataille contre tous les sectarismes, toutes les atteintes à  cet espace de liberté où chacun peut s’exprimer, se retrouver à l’intérieur de lui-même et ainsi parvenir à se dépolluer au propre comme au figuré.

Regarder un lever de soleil, c’est plus efficace que la meilleure des psychanalyses, mieux que la médecine classique qui soigne les maladies en oubliant l’humain ; faire boire du lait à un petit veau qui vient de naître, sentir sa langue toute râpeuse au creux de sa main, c’est retrouver un peu de cette animalité qui sommeille en nous. À trop vouloir rester dans une normalité, à pratiquer les bonnes manières, on ne voit plus le monde tel qu’il est, on ne ressent plus ces sensations étranges qui nous font vivants. Quand on vient dans sa cabane, on perd ses repères, on retrouve sa respiration, sa pensée autonome loin des pensées uniques, loin des modes et petit à petit Ellébore nous pousse vers cette grande question : « qui sommes-nous » ?

A suivre…

« Aux Moules », la fin d’une enseigne emblématique

moules1Le célèbre restaurant Aux Moules, situé au cœur du centre-ville de Lille, a fermé ses portes ce mercredi 24 février 2016.

Nordiste depuis toujours ou Lillois depuis peu, vous être forcément déjà passé à côté de cet emblème. Chaque année, au moment de la Braderie de Lille, c’est le même rituel : le concours du plus gros tas de moules. C’est d’ailleurs Aux Moules qui en avait eu l’idée et qui était le premier à obtenir l’autorisation de jeter ses coquilles dans la rue. Tous les ans, des centaines de coquilles vides s’entassaient devant le restaurant situé dans la rue de Béthune.

Un dernier service

Le restaurant avait distribué un petit texte à tous ses clients présents dimanche soir dernier confirmant la nouvelle ; Aux Moules ne verra pas la Braderie 2016.
C’est le cœur rempli d’émotions que le personnel a effectué son dernier service mercredi soir.

moulesAu revoir les moules-frites, bonjour la mode

La propriétaire, Michèle Courtois, âgée de 78 ans, a bel et bien décidé de prendre sa retraite. L’institution créée en 1930 n’a visiblement pas trouvé d’acheteur. Le restaurant est donc amené à disparaître, et sera remplacé par deux enseignes de prêt-à-porter masculin : Brice et Bizzbee, dont l’actionnaire principal est l’association familiale Mulliez. Les deux magasins appartiennent au groupe Happychic -qui détient notamment Jules-.

De nombreux Lillois, affectés par la mauvaise nouvelle, se sont même rendus devant l’entrée du restaurant pour photographier une dernière fois la devanture de ce symbole installé depuis plus de 85 ans.

Après la fermeture de L’Huitrière l’an dernier, c’est une seconde grande institution qui disparaît. La capitale des Flandres serait-elle en train de se métamorphoser ?

@ Marine

MARIE DROUIN : LA CABANE (5/17)

Une pratique « japonaise » qui la ressource et la régénère. Un tableau qui évolue au rythme de ses humeurs, du climat, et de sa santé.

Si vous parlez écologie avec Ellébore, vous serez surpris ; elle invite régulièrement de grands botanistes dont la renommée est interplanétaire, grâce à leurs échanges, ils s’enrichissent mutuellement, il n’est pas rare que leurs publications parlent de ces découvertes au cœur de son Auvergne si secrète.

Sans son amour, Ellébore ne serait rien, leur vie aujourd’hui a beaucoup changé, depuis qu’elle a décidé de se retirer dans sa forêt magique.

Titus (c’est son nom) a repris ses appareils photos et avec Ellébore ils voyagent tout autour de la planète et  font un travail de mémoire sur les pays traversés ; il immortalise aussi quelques instants privilégiés entre les sorciers et sa femme et révèle la complicité qui scelle leurs échanges.

Tous les deux écrivent le livre de la vie, de leur vie et ce livre qu’ils façonnent jour après jour sera légué à leurs enfants eux aussi éparpillés autour du monde.

Une famille qui multiplie à l’envie leurs retrouvailles et la cabane reste leur lieu favori pour des fêtes improvisées.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (4/17)

Ses amis viennent également vivre sa vie étonnante, histoire de faire grandir leur amitié et se forger des souvenirs.

Les voyages et la vie personnelle d’Ellébore.

Bien que considérée comme très  originale par son entourage, elle fait un peu peur à ceux qui entendaient parler d’elle sans la connaître ; mais dés le premier contact, même bref, vous en restez marqué à vie.

Ellébore vous enveloppe de sa petite lumière intérieure qu’elle entretient par la pratique régulière de ses jardins ;  ceux qui sont autour de sa cabane qu’elle entretient en compagnie de l’homme de sa vie, mais aussi des jardins qu’elle choisit au cours de ses pérégrinations au cœur des volcans d’Auvergne. Des jardins qu’elle appelle ses jardins sauvages connus d’elle seule ; ses jardins secrets où folâtrent de mauvaises herbes pour un œil non averti, ces herbes qu’elle utilise dans ses préparations magiques. Il y a aussi son potager de légumes oubliés et ses vergers de fruits qui font retrouver le goût d’autrefois, on ne résiste pas à ces petits navets primeurs qui font merveille juste glacés au beurre légèrement sucrés pour un parfum caramélisé. Autour de sa Cabane, on remarque une installation minérale, elle l’anime en plaçant ses cailloux selon un Rituel qui n’appartient qu’à elle.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (3/17)

C’est ainsi qu’un matin, juste au lever du soleil, vous savez cette heure si particulière avant que la musique de la nature fasse exploser cette nouvelle journée, on l’appelle « l’heure bleue » Ana, tel un elfe, esquissa quelques mouvements, ceux qu’elle ne croyait plus pouvoir aborder tant sa souffrance la paralysait. Pour elle ce fut une révélation, un retour à la passion de sa vie; elle prit de plus en plus d’assurance, et finit par s’envoler.

Sans se regarder, toutes les deux comprirent qu’après toutes ces journées et nuits interminables, elles arrivaient au bout de leur chemin ensemble.

Ellébore n’a jamais tiré gloire de ses succès, encore moins de pactole, chaque invité donne ce qui lui semble juste et Ellébore peut alors investir dans ses voyages ou dans ses études.Ellébore a une vie personnelle assez secrète, seuls quelques proches de sa famille et de ses amis connaissent son histoire.

Sa famille est importante pour elle, c’est d’elle qu’elle tire sa force tellurique, c’est pourquoi elle  partage de grands moments de vie avec eux.

Son mari, le soleil de sa vie, son éternel soutien, ses enfants et leur famille, ensemble ils tissent  des liens exceptionnels.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (2/17)

Certains arrivent parfois du bout de la planète et sont renvoyés chez eux, leur effort de venir jusqu’à elle n’est pas un sésame ; c’est Ellébore qui décide de faire un bout de chemin avec vous.

Pour faire ce bout de chemin avec elle, elle va scruter votre inconscient, mettre à l’épreuve vos véritables intentions, puis vous demandera d’écrire ou de dessiner ce que vous attendez d’elle; seulement à cet instant, elle vous entraînera dans son sillage.

Une grande étoile du Bolchoï est arrivée à la cabane, paralysée, tant elle avait oublié d’écouter ce que son corps lui racontait, quand elle rencontra Ellébore, elle ne tenait qu’à un fil. Devenir danseuse avait été le rêve de petite fille d’Ellébore, c’est sûrement la raison qui a fait entrer Ana dans son antre.

Ana découvrit Ellébore dans cette cabane, nichée au cœur d’une forêt auvergnate plantée sur cette terre volcanique où les esprits soufflent. Dans sa cheminée immense où l’on peut se tenir debout Ellébore concocte des recettes qu’elle invente; ses potions secrètes, sorties de son imaginaire, vont servir, après de longs entretiens, à affiner ses mélanges pour en faire des boissons mais aussi des onguents en vue de massages longs et fréquents.

Pour faire renaître Ana et lui redonner des ailes, il a fallu beaucoup de patience et de silence pour qu’elle retrouve le souffle de sa danse.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (1/17)

CABANE

C’est un jour de février, l’hiver tire en longueur et pourtant quelques brins d’herbe chatouillent les pieds et quelques frissons parcourent l’échine.

De sa maison de bois et de paille, Ellébore en a fait un lieu de paix ; située à l’orée de cette forêt majestueuse et secrète, sa cabane explose de clarté, grâce aux persiennes toujours grandes ouvertes, pour ne manquer aucune percée de lumière, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige.

Ellébore, c’est son nom, un nom emprunté au Moyen Age, celui d’une fleur aux pouvoirs de guérir la folie, elle est un peu sorcière, un peu sourcière, un peu magicienne ; et cette cabane est source de bien être pour tous ceux qui en franchissent la porte, plus précisément, ceux qui auront la chance d’être choisis par cette dame de la forêt si sélective.

Cela fait 10 ans qu’elle s’est retirée et s’est plongée dans l’étude des médecines dites primitives et qu’elle travaille des recettes ancestrales glanées au cours de ses longs voyages; une expérience qui lui permet de soigner sans artifice.Sa renommée est universelle, on vient la consulter des quatre coins du monde, et malgré cette notoriété, elle tient à garder toute sa liberté et refuse de devenir une     institution comme d’être pris dans le piège de la médiatisation.

A suivre…

MARIE DROUIN à droite avec Christelle et Judith ses copines de la télé

L’Enduropale de 2014

L’Enduropale est née en 1975 sous le nom d’Enduro. Il s’agit d’une course motocycliste qui se déroule chaque année sur la Côte d’Opale, sur les plages du Pas-de-Calais et principalement sur les plages du Touquet-Paris-Plage, de Cucq (Stella-Plage) et de Merlimont. Elle est aujourd’hui devenue la plus grande course d’enduro d’Europe.

Le changement de nom s’est produit en 2005, suite à un mouvement de contestation écologique. Les militants de ce dernier ont cherché à faire interdire l’épreuve compte tenu des dégradations faites aux dunes et de la quantité d’ordures abandonnées par le public. Les organisateur ont finalement réussi à concilier les différents points de vue et ont modifié l’organisation de la course, qui se nomme aujourd’hui Enduropale. Celle-ci ne présente plus qu’un parcours d’une quinzaine de kilomètres uniquement sur la plage dans un souci de préservation de l’espace dunaire naturel du Touquet, et ne se déroule plus qu’en une seule manche.

Le rendez-vous annuel a cette année eu lieu le week-end dernier, soit ces Samedi et Dimanche 8 et 9 Février 2014.

Près de 200 000 spectateurs et 2 000 pilotes représentant 15 nations étaient attendus pour cette 9ème édition de l’Enduropale, qui débutait Samedi matin et qui était précédée la veille par le Quaduropale –épreuve de quad, l’une des plus importantes de ce type au monde-.

L’événement de ce week-end a officiellement débuté Samedi dans la matinée par une course crée en 2013 et réservée aux 13-17 ans. C’est donc l’Enduropale Jeunes et le Quaduro, qui ont donné le top départ d’un week-end au cours duquel plus de huit heures de course étaient proposées.

Oscars 2014 : La dentelle de Caudry sous les projecteurs

Le célèbre film « Gatsby le Magnifique » sorti en 2013 s’est vu remettre l’Oscar du meilleur costume lors de la 86ème cérémonie des Oscars qui a eu lieu à Los Angeles le 2 mars dernier.

Un honneur pour les artisans du Nord de la France puisque l’ensemble des robes portées par Carey Mulligan, héroine de « The Great Gatsby », ont été confectionnées grâce aux dentelles de Caudry, ville considérée comme la capitale mondiale de la dentelle de Calais haut de gamme.

La costumière Australienne Catherine Martin a en effet utilisé 1 5000 mètres de dentelle, produite par l’entreprise « SOLSTISS ». La statuette reçue pour les costumes est donc perçue un peu comme la leur.

Le directeur commercial de la société, Hervé Protais, a par ailleurs répondu aux interviews de nombreux journalistes au cours de ces derniers jours, affirmant que l’oscar reçu la semaine dernière était une réelle fierté pour les 200 employés de l’entreprise.

« Les dentelles LEAVERS caudrésiennes sont réputées pour être les plus belles au monde », indique Hervé Protais. Mais ce n’est pas la première fois que l’on fait appel au savoir-faire de SOLSTISS, savoir-faire de renommée internationale. Une importante commande avait été faite pour la création de la robe de mariée de Kate Middleton pour son mariage avec le Prince en mai 2011, ainsi

Parmi les 200 œuvres confectionnées grâce au travail des ouvriers de Caudry, une douzaine seront exposées au musée de la dentelle Caudrésien du 14 mars jusqu’au 31 août 2014, prix de l’entrée : 3€.

Les robes seront ensuite envoyées à Tokyo, Shanghai ou encore New York avant d’être récupérées par la Warner.

Un film oscarisé, une belle récompense pour les dentelliers du Nord.

La mode à l’honneur

MARCHE DES MODESCes samedi 7 et dimanche 8 Décembre 2013, le Marché des Modes a rouvert ses portes pour une 23ème édition. Comme chaque année et à raison de deux fois par an –un second Marché des Modes a lieu au Printemps- le célèbre label de Maisons de Mode s’est installé de façon éphémère dans la ville de Roubaix.

Une fois de plus, ce sont plus de 300 créateurs Français et Belges qui ont candidaté dans le but d’obtenir un stand durant plus de 48h au Marché des Modes de Lille-Roubaix. Seul un tiers d’entre eux a été retenu.

L’an passé environ 15 000 personnes se sont rendues sur les lieux et cette année encore l’on en attendait pas moins. Entre braderie de l’art et mode, les styles divers et variés ont su conquérir le cœur de ces nombreux visiteurs.

Une centaine de jeunes créateurs dont Sarah Sumfleth ou encore La Garçonnière se sont donc installés ce vendredi 16h jusqu’au dimanche 19h, pour le plaisir de tous. A la recherche de cadeaux de Noël originaux ou simple envie de se faire plaisir, la diversité des produits mis en vente sur ce marché peu ordinaire a su combler les attentes de chacun.

L’événement n’était en revanche pas uniquement destiné à un but lucratif pour les jeunes créateurs issus de toute la France. En effet, l’enseigne Maisons de Mode en partenariat avec le magasin Le Printemps, Lille Solidaire et la Fondation de Lille, a lancé une grande collecte de vêtements de fêtes. Jusqu’au 12 Décembre, les habitants peuvent venir déposer robes de soirée ou encore costumes chics en parfait état. L’objectif est de mettre en place dans les jours à venir une boutique éphémère à destination de personnes en grande difficulté qui participent aux réveillons solidaires des 24 et 31 Décembre prochains. L’opération « La mode a du cœur » espérait recueillir une centaine de jolis vêtements le week-end dernier à l’occasion du Marché des Modes.

Bien plus qu’un événement stylistique, la solidarité était la bienvenue en ce premier week-end de Décembre. Alors habitants et habitantes du Nord et du Pas-de-Calais, n’hésitez pas à soutenir les associations Lilloises en venant déposer vos anciens habits de soirée au Jardin des Modes de Lille Sud !

@ Marine

La boxe, un sport qui vous met KO. Zoom sur le Boxing Club des Flandres

Besoin de se défouler en pleine période d’examens ? Stress à évacuer ? Energie à dépenser ? Le Lille Métropole Boxing Club des Flandres vous accueille sur le ring. Le Lille Boxing Club des Flandres est une association sportive qui propose des cours mais également des équipements sportifs permettant de s’entrainer seul.

Petite histoire de la boxe

La boxe anglaise, apparue au XVIIIe siècle, vient du pugilat. Il s’agit d’un sport de combat pratiqué dans l’Antiquité. À l’origine, on opposait deux adversaires qui devaient combattre à coups de poings.
Les Romains ont fait évoluer les techniques d’entrainement de cette discipline notamment avec l’invention du sac de sable et l’amélioration de l’art de l’esquive.
La boxe amateur a quant à elle fait son entrée aux Jeux Olympiques en 1904. Les premiers championnats d’Europe amateur ont eu lieu à Paris en 1924, et les premiers championnats du monde, à la Havane, en 1974.

Finales du championnat d’Ile-de-France de boxe anglaise amateur, 2009

Finales du championnat d’Ile-de-France de boxe anglaise amateur, 2009

Coup de gong, naissance du Boxing Club

Le Boxing Club des Flandres a vu le jour en 1933, il se situe rue de Wazemmes –à proximité du Métro Bowling de Lille-. Le Club accueille alors ses premiers boxeurs. Plus de 80 ans plus tard, le centre de formation n’a pas baissé sa garde. Il est aujourd’hui devenu LA référence régionale en matière de boxe anglaise.
« Ce sport doit avant tout être un plaisir, même si l’on est là pour gagner », indique Amine, ancien boxeur professionnel. Amine est aujourd’hui entraineur au Club. Il a été champion d’Afrique et Médaille d’Or de la Francophonie.
Le Club compte aujourd’hui six entraineurs et plus de 150 adhérents, parmi lesquels de nombreux champions et professionnels.

Un univers largement ouvert aux femmes

Non, la boxe n’est pas un sport de brutes enragées qui n’ont pour seul objectif que de défigurer leur adversaire. Non, la boxe n’est pas non plus un sport réservé aux hommes.
Et justement, le Boxing Club a ouvert en 2005 ses portes aux jeunes femmes. Aujourd’hui, de nombreuses jeunes filles sont entrées en piste. Parmi les licenciées du centre de formation, Manon Chaabi, Vice-Championne de France 2006. Une preuve que la boxe anglaise est une discipline ouverte aux femmes.

A savoir

Le Boxing Club des Flandres propose des cours pour amateurs, professionnels, ou en loisir les lundi, mercredi et vendredi de 18h30 à 20h30. La boxe exclusivement féminine a lieu les samedi et dimanche de 10h à 12h.
Compter 120€ pour l’abonnement annuel, un bon compromis pour les étudiants entre petit budget et exercice physique !

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur www.lilleboxingclub.com ou par mail à l’adresse suivante : lilleboxingclub.flandres@gmail.com
Adresse : 37 rue de Wazemmes, 59000 Lille

@Marine

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Voter est un devoir !

voter est un devoir

La serie complète des photos de Maud sur ce thème : https://www.flickr.com/photos/129476810@N05/sets/72157649892337066

Marine nous rejoint sur le Blog

Marine Protais vient nous rejoindre sur le blog, c’est la plus jeune de l’équipe, elle nous offre ses premiers articles. N’hésitez pas à aller la découvrir dans la rubrique Contributeurs.

MARINE PROTAIS

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Braderie à la Maud

Braderie à la Maud

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VANS

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Arrière saison

Arrière saison

La braderie de Lille vue par Maud (5/5)

Depuis 5 semaines, Maud nous a raconté sa braderie de Lille, à travers une très jolie série de photos. Voilà la petite série de la Rentrée est terminée, mais vous pouvez continuer sur son flickr !

Mon petit Monsieur // Vu d’ Ours : Dans cette rue, il y avait peu de stand, un Homme avec quelques Objets attend sur son banc un acheteur potentiel, et il y a ce petit Ours au coin qui regarde ses milliers de pieds qui passent. J’ai choisi de donner vie à cet Ours et son regard sur la braderie.

La braderie de Lille vue par Maud (4/5)

Maud nous raconte sa braderie de Lille, à travers une très jolie série de photos. Pendant 5 semaines, Maud présentera 2 photos et expliquera pourquoi ces moments ont été figés par son regard.

OuiIci je croise ces objets en fin de braderie restés à l’abandon sur le bord d’une fenêtre. J’ai aimé ces bibelots  n’ayant aucun lien les uns avec les autres disposés devant ces OUI.

Reflet de braderieParmi les stands, je passe devant la devanture d’un marchand de pizza oú attend une jeune fille souriante, son regard et les reflets de vitrine sur la braderie m’ont enchantés.

La braderie de Lille vue par Maud (3/5)

Maud nous raconte sa braderie de Lille, à travers une très jolie série de photos. Pendant 5 semaines, Maud présentera 2 photos et expliquera pourquoi ces moments ont été figés par son regard.

Jaunes et noirLa braderie c’est aussi cela avec 2 millions de visiteurs, les poubelles s’entassent. Le dimanche Lille devient une décharge publique. Je passe devant un tas puis 2, et 3  de poubelles, à tous les coins de rue il n’y a que ça. Je déclenche entre étonnement et écœurement. Comment gérer autant de déchets dans une foule très dense. Vous pourrez sur le lien flickr découvrir d’autres photos de ces amonts de déchets.

Pique niqueSur le même thème, je passe prés de la Deule en voulant rejoindre la Guinguette de la Marine, et je croise cette dame qui grignote une brochette, au milieu de déchets en tout genre (emballage, mais aussi objets divers et variés comme des chaussures ) laissés par les bradeux.

La braderie de Lille vue par Maud (2/5)

Maud nous raconte sa braderie de Lille, à travers une très jolie série de photos. Pendant 5 semaines, Maud présentera 2 photos et expliquera pourquoi ces moments ont été figés par son regard.

 Massage bradéAu détour d’une rue en attendant un ami, je vois cette dame en train de se faire masser, la braderie c’est aussi cela, un melting pot d’évènements annexes à la vente de bibelots divers et variés. Situation décalée, parmi la foule certains prennent le temps de se faire masser à prix bradé.

ChutAu coin de la place Rihour, il y a cette affiche: Une femme qui pose son doigt sur la bouche, en signe de silence chut….sur la devanture d’un café, et à coté cette foule Lilloise affairée dans une course frénétique pour dénicher l’Objet du week end.

La braderie de Lille vue par Maud (1/5)

Maud nous raconte sa braderie de Lille, à travers une très jolie série de photos. Pendant 5 semaines, Maud présentera 2 photos et expliquera pourquoi ces moments ont été figés par son regard.

Le mini Van : Je commencerai par cette photo  d’une famille probablement Hollandaise, étant venue installer ses mystérieux objets hétéroclites pour les chineurs. Pour moi la braderie c’est ça  : Ce petit Van, ses occupants et leurs objets à vendre.

Braderie RusseIci il y a un stand tout à fait improbable tenu par les occupantes d’un monastère . J’ai trouvé cette situation vraiment surprenante, ces Soeurs  avec leur stand à la Braderie, venue de leur Monastère Orthodoxe qui plus est Russe!

Galerie

On fait le mur ?

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Alors on danse !

Street Art in Lille-3

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Lin

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Clowné au mur

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Petits pas

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Rue Gambetta

Rue Gambetta

Peter N. Turnley

Peter N. TurnleyPeter N. Turnley, né le 22 juin 1955 dans le Fort Wayne, l’Indiana est un photojournaliste d’origine américaine connu pour documenter la condition humaine et l’actualité. Pendant les deux décennies passées, il a voyagé à travers quatre-vingt-cinq pays et a couvert presque chaque événement de nouvelles majeures et de signification internationale. Grand photographe de rue il a vécu á Paris et a photographié la ville pour notre plus grand plaisir. Peter Turnley est l’héritier des grands maîtres  de la photographie française comme Brassai, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Édouard Boubat. Il a commencé par assister Robert Doisneau, avant de devenir, tout naturellement, un proche ami de Édouard Boubat. L’influence de ces monuments de la photographie française sur le travail de Turnley est évidente.

Venez découvrir ce photographe que j’affectionne particulièrement à travers cette sélection de photos.

Maud

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Entre nous

Entre nous

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Les petits carreaux

Les petits carreaux

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Les petites feuilles rouges

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Festival du cinéma européen

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Regards croisés sur la ville

Expo-15

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Mainsquare Festival

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DE LÀ–BAS ET D’ICI – GILLES RONDOT

J’ai choisi cette semaine de vous présenter l’exposition de Gilles Rondot car celle–ci a créée chez moi une forte émotion. La mise en scène de ses photographies, très colorées, la lumière, la chaleur, et le message qui s’en dégagent m’ont captivée.

La composition de ses œuvres est marquée par un ensemble de cadre dans le cadre. Celle-ci permet une mise en abyme de ses photos représentant l’agressivité du consumérisme face à la vie quotidienne des populations dans différents pays.

Je regarde, je m’arrête et m’interroge sur nos modes de consommation, sur ses images publicitaires ainsi que sur les Hommes que nous croisons au quotidien mais que nous ne voyons plus.

Vous pourrez aussi y découvrir un travail très intéressant réalisé par les habitants du quartier de Wazemmes sur le même thème.

  •  Exposition jusqu’au 29 Mars
  • Maison folie Wazemmes – 70 rue des Sarrazins – LILLE – www.mfwazemmes-lille.fr
  • Tél : 03 20 78 20 23
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TRIO MET@L

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Coin-coin

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ART AGAINST POVERTY – EZK

Lors d’une ballade Parisienne, j’ai rencontré un Artiste à travers ses œuvres que l’on peut découvrir dans plusieurs quartiers de Paris mais aussi dans beaucoup d’autres villes.

Certains le connaissent déjà, sa notoriété dans le monde du StreetArt n’est plus à faire. Il s’agit de l’Artiste Eric ZeKing EZK. Cet artiste nous rappelle à travers ses œuvres, et ses jeux de mots les grandes disparités entre le luxe et la pauvreté.

Sur la photo que je vous présente vous pouvez lire cette phrase bien connue « Dans quel monde Vuitton ? ». Si vous voulez découvrir ses autres œuvres, comme « Dior’s et déjà condamné », « Pas de Cartier » ou encore « Ce qui devait arriver AREVA » et bien d’autres alors ouvrez l’œil Paris, Nantes, La Rochelle, Chartres…

http://ezkstreetart.bigcartel.com/products

EZK streetart

Photo Smartphone Paris – Maud Vasselle
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Tournai Jazz Festival

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Au détour d’une rue… rencontre avec nos vitrines, portes, fenêtres…

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La suite de la série de photos :  https://www.flickr.com/photos/129476810@N05/sets/72157647614972434/

Joe TEX café

Retrouvez tout le programme pour la fin du mois de Janvier, après le passage de DJ set le spécialiste de la musique Jamaïcaine, The Arrogants un groupe de Rock que tout le monde connaît bien chez Joe ! Suivie de DJ set Caroll, jazz, soul, funk.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/JoeTexCafe?fref=ts

  • Joe TEX café -52 rue de la clef – Lille
  • The arrogant vendredi 30 janvier – 19h00
  • DJ set Caroll samedi 31 janvier

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POP UP EXPO – Partie 2 : Quatre photographes

Suite à la présentation de ce concept Pop up Expo, Stéphane Delecroix, Renaud Wailliez, Jean-Pierre Duplan et Laurent Decquick nous parlent maintenant de leur travaux photographiques à travers cette exposition qui a eu lieu dans une galerie éphémère rue Jean Sans Peur entre le 27 Novembre au 31 Décembre 2014 à Lille.

Crédit photo Renaud Wailliez et Laurent Decquick

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Klingande

Klingande

POP UP EXPO – Partie 1 : Un nouveau concept ?

C’est au détour d’une rue Lilloise et par hasard que je passe la porte d’un ancien salon de coiffure qui a été réaménagé temporairement pour une exposition Pop up par quatre comparses photographes : Jean Pierre Duplan – Laurent Decquick – Renaud Wailliez et Stéphane Delecroix. Mais qu’est ce que Pop up ?

Ils nous racontent comment le concept de l’expo est né, quel est son but, et son avenir.

Pour les suivre dans leur aventure à venir : https://www.facebook.com/pages/Pop-up-art-expo/312163765635226?pnref=story

Dans notre deuxième partie, nous découvrirons qui sont ces photographes et leurs travaux photographiques.

Crédit Photo – Renaud Wailliez

« On est tous CHARLIE » à Lille

Photos de Maud, la suite ici : https://www.flickr.com/photos/129476810@N05/sets/72157647903079024/

Ramdam

Ramdam un festival qui ne vous laissera pas indiffèrent.

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Agenda à la Maud

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Photo de Maud Vasselle

 

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