Archives de la catégorie ‘Marie Drouin’

MARIE DROUIN : LA CABANE (17/17)

Les dernières recettes enfouies dans la mémoire des sorciers.

Des histoires comme celles que vous venez de partager, Ellébore en vit régulièrement mais elles durent plus ou moins longtemps selon la détresse des visiteurs ; ces rencontres lui permettent de se recharger en énergie pour d’autres visites et d’autres aventures.

Bientôt l’automne va colorer le paysage de tons ocre et dorés, comme toutes les saisons, celle-ci, influence notre humeur et notre cœur. Ellébore en profite pour rassembler les siens, enfants, famille et amis pour inventer de nouveaux refrains de vie, où chacune de ces partitions est parsemée de surprises.

FIN.

Marie nous a fait visiter pour la derniere fois sa cabane, n’hésitez pas à relire cette nouvelle. Merci Marie et à très vite pour une nouvelle aventure.

MARIE DROUIN : LA CABANE (16/17)

L’heure a sonné de son départ, mais Ulysse dans ses bagages espère garder cette distance pour résister au tourbillon de son travail, il ne veut plus perdre la parole. Il veut garder au plus profond de son âme ce bain d’authenticité, cette impression d’un état si proche de la nature, si sauvage ; surtout il fera tout pour ne jamais s’éloigner de cette source de joie.

Auguste, l’homme à la casquette, venait d’arriver.

Tous ensemble ils ont partagé le déjeuner à l’abri de cette chaleur estivale, dans la salle à manger d’été aux persiennes fermées qui laissaient filtrer le soleil et une douce musique enveloppait les convives, une musique du monde comme l’aime Ellébore ! L’heure est à la séparation, déjà Ellébore était partie vers d’autres horizons, elle avait repris la route pour ne pas avoir à quitter ceux qui allaient prendre la leur, ce qui pouvait décontenancer ses invités, mais l’amour de sa vie s’acquittait très bien des adieux. C’est plus tard qu’elle fut de retour, Titus l’attendait, avec du pain grillé tartiné de miel du jardin que tous deux dégustaient, un rituel qui les faisait se retrouver subtilement. Plus tard dans la soirée, sur leur terrasse, ils dégusteront des myrtilles fraîchement cueillies à la rosée du matin par Ellébore et là ils parlèrent jusqu’à épuisement, blottis l’un contre l’autre, de tout ce qu’ils venaient de vivre séparément.

Titus lui montra le cadeau que venait de leur faire Ulysse avant de quitter la cabane : de quoi faire le voyage qu’ils avaient repoussé au bout d’un monde encore inconnu pour eux, une île minuscule des Philippines, histoire d’écrire enfin un livre sur les pratiques de guérison ancestrales. Les livres d’Ellébore illustrés par Titus son photographe attitré, apprennent sur soi et sur les autres et lui permettent de répertorier.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (15/17)

Titus venait de rentrer de son voyage sur le toit du monde où le silence s’invite dans ces contrées inexplorées. Le feu crépitait doucement, alors que la chaleur régnait dehors, mais la flamme de ce feu était un signe d’amour et d’accueil dans cette grande cheminée de granit ; Ellébore ne connaissait personne qui fasse aussi bien le feu, un feu doux et caressant comme lui.

Les deux hommes firent connaissance et parlèrent ensemble comme s’ils se connaissaient depuis toujours, c’était le miracle de « la cabane » ! Sans être informé, Titus a compris tout de suite qu’Ulysse venait juste de retrouver le goût des mots comme on retrouve le goût d’une cerise cueillie sur l’arbre.

Motus est redevenu cet Ulysse conquérant, avec ce petit plus d’un homme qui vient de vivre une expérience hors du commun. C’est une véritable renaissance pour lui, il informe Ellébore qu’il envisage de reprendre le piano pour retrouver le plaisir de la musique. Immuable restera le souvenir de son oreille collé au tronc d’un superbe sapin  en imitant Ellébore un jour de grand vent écoutant la musique ventrale de l’arbre, une musicalité incroyable qui l’a laissé abasourdie comme submergée par l’émotion !

A Suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (14/17)

Ellébore ne donna aucun signe de surprise comme si tout cela arrivait naturellement, Ulysse du coin de l’œil la regarda de son regard vif et la remercia de cette connivence qui s’installait entre eux, son retour aux mots sortis de sa bouche lui semblait tout aussi naturel que pour Ellébore.
Ulysse raconta au jeune homme qu’il ne se souvenait pas depuis combien de temps il avait passé d’aussi longues journées dans une nature presque vierge, ni depuis quand il s’était trouvé aussi peu entouré mais dans un rapport de confiance aussi direct et qu’aujourd’hui il prenait du plaisir à se noyer dans son flot de paroles. En effet il parlait, il riait, il parlait de plus en plus fort comme pour entendre la musique des mots, il riait à gorge déployée, ce que ne faisait jamais un homme du monde, disons un homme de bonnes manières !
Ellébore et Yann, le jeune paysan d’à peine vingt ans, l’écoutaient et tout un pan de la vie de chacun tombait sous l’évidence de l’amitié qui les liait.

Partie dans ses pensées, Ellébore ne savait plus depuis combien de temps Ulysse était arrivé chez elle : trois jours ? trois semaines ? trois mois ? Ni lui ni elle ne sauraient le dire et c’est de cette sortie du temps qui l’avait conduit vers un retour à la parole !
Le chemin de retour, dans la nuit de l’été, profonde mais étoilée, s’est fait en silence. À leur arrivée, Titus les attendait.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (13/17)

Dans cette balade, elle entraîne Motus sans lui dire la raison de ce réveil au cœur de son sommeil. Cette journée porta aux nues Motus, ses yeux brillaient, son sourire soulignait sa joie, à un moment il prit Ellébore dans ses bras et esquissa une danse lente, tout vibrait en lui. On dit ces volcans éteints depuis des millénaires… en tout cas ils réveillent en nous des sensations indéfinissables ! Le magnétisme de l’atmosphère prodiguait sûrement ses bienfaits. Éreintés, ils s’allongèrent au bord d’une douce pente en bas de laquelle s’épanouissait un lac, un de ces lacs de volcans sombre comme le regard des habitants de ces lieux magiques !

Boire aux sources, suivre le pas lent de ces vaches énigmatiques aux regards d’andalouse et entrer dans les fermes d’estive où se fabriquent les fromages à déguster sur place… cette balade était une grande découverte pour Ulysse qui pourtant avait fait plusieurs fois le tour du monde pour ses affaires. Justement c’est au cours d’une de ces haltes qu’ils ont rencontré un jeune paysan tout à la passion de son métier de berger fromager ! Ellébore s’intéressa à sa vie, mais ce fut Ulysse qui prit la parole et posa mille questions sur l’élevage, la fabrication, la vie de paysan en été, en hiver, dans ces montagnes rudes, la parole sortait de sa bouche en flots continus, le berger lui répondait sans surprise, il ignorait en effet, que cet homme si curieux était quelques minutes auparavant encore muet.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (12/17)

Comme Ellébore, Ulysse se mit à méditer, à lire les livres qui traînaient çà et là. Tout au long du jour, par intermittence,   des larmes coulaient sur ses joues sans qu’il puisse les retenir, Ulysse pleurait et ce fut pour lui une autre découverte. Coupé du monde (« Motus » c’est ainsi qu’Ellébore aimait l‘appeler), Motus ressentait cette solitude et en tirait un plaisir d’où ses larmes !

Motus commençait à goûter à la vie, il écrivait pour lui alors que ce crayon jusque-là lui permettait de faire des affaires, lui servait de pense-bête ;  maintenant il écrivait sa vie, ses sentiments mais aussi ses émotions les plus simples, il écrivit des pages et des pages et les fit lire à Ellébore.

Après la lecture des cahiers écrits en quelques jours, Ellébore comprit mieux qui était cet Ulysse, ce qu’il avait enfoui en lui ; elle comprit aussi que les machines l’avaient dévoré car toutes ses pensées passaient par le clavier de l’ordinateur, Ulysse était un handicapé contemporain, handicapé de la vie, il pensait pouvoir se passer de la parole et il a fini par la perdre.

En pleine nuit, Ellébore décida une grande marche d’au moins vingt-quatre heures sur les volcans d’Auvergne.

La journée sera chaude, elle l’a su aussitôt levée, une journée moite comme seul ce pays sait en délivrer.

Fleurs et musique de la nature s’offriraient à eux seuls, les touristes ne foulent pas le sol des endroits qu’aime Ellébore !

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (11/17)

Toujours par feuilles interposées c’est Ulysse qui à présent posait des questions à Ellébore :  comment elle avait atterri dans ce paradis perdu ? ce bout du monde imprégné de bonheur ? Elle prit la parole,   mais la nuit arriva vite, ni lui, ni elle n’avaient vu le temps s’écouler et c’est plus la fraîcheur qui les avait surpris. Avant de se séparer elle lui dit : « Demain, vous viendrez m’aider à récolter quelques plantes pour vous, maintenant j’ai un peu froid… »  Elle enfila un gros pull que sa mère lui avait tricoté il y avait plus de 50 ans, de couleur parme clair dont sa laine douce savait la réconforter été comme hiver.

C’est ainsi que les jours commencèrent à défiler au rythme du temps et de la nature, ensembles, ils se mirent à travailler au jardin, à éplucher fruits et légumes pour des plats si savoureux et inventifs dont il avait oublié l’existence même !

Chaque matin, le rituel du lever du jour donnait à la vie une couleur qu’il avait totalement occultée, non seulement il était muet mais devenait-il aveugle ? Ellébore l’apprendra plus tard…
Parfois des chevreuils venaient boire au ruisseau en contrebas de la cabane ; juste avant que le soleil n’envoie la pique de ses rayons Ellébore invita Ulysse à se rafraîchir à la fontaine ainsi il retrouva petit à petit les choses si simples de la vie.

En observant Ellébore méditer, respirer, manger ou dormir, il appréciait plus que tout sa discrétion.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (10/17)

La cascade qui coule le long de la paroi rocheuse où il découvrira la douche à la sauvage.

Dés qu’il aura pris possession de son nouvel environnement, Ulysse ira rejoindre à son invitation, Ellébore, sur cette incroyable terrasse qui domine toute la chaîne des puys.
C’est ainsi qu’ils passèrent quelques jours à s’apprivoiser, à vivre ensemble ou chacun de leur côté, avec pour seul échange quelques sourires, et apparemment cela fait longtemps que cet homme n’avait pas souri !

Les repas faits des produits de son jardin ont régalé Ulysse qui mangeait le plus souvent sur le pouce ou à l’occasion de dîners mondains.

Ellébore lui a donné un surnom, elle le lui dit, ce fut leur  première conversation, elle l’appellerait « Motus » ; lui de son côté avait sorti son cahier et son crayon pour écrire et ce fut un flot de paroles étalées sur le papier à carreaux. Il raconta alors sa vie, ses bonheurs, ses angoisses, sa famille qu’il avait un peu délaissée depuis pas mal d’années déjà ; d’ailleurs  il avait peu de nouvelles de ses enfants et encore moins de sa femme…

Et tout ceci refaisait surface, tout se bousculait dans sa tête, à mesure il arrachait les feuilles et les donnait à Ellébore qui à mesure les lisait,  l’émotion  était palpable de part et d’autre, jamais pensa-t-elle il ne s’était exprimé autant sur sa vie personnelle de manière si intime devant une étrangère.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (9/17)

Cet homme puissant qui charme selon que l’on aime ou non la réussite regardait Ellébore avec l’intensité des muets, son regard si sombre contribuait au mystère de leur première rencontre. Rien ne laisse présager le succès de cette entreprise.
Son prénom est à lui seul un symbole : Ulysse.
Ulysse s’exprime à travers des machines, essentiellement ses ordinateurs et autres IPhone. Pourtant il les a laissées dans sa voiture. Seul élément qui l’accompagne, c’est un cahier à spirales et un crayon de papier qui le suivent partout où il va, il écrit alors comme un enfant dans son cahier d’écolier, ce cahier il ne s’en sépare jamais et pour Ellébore c’est une  source inépuisable pour partir à sa rencontre, pour elle cela signifie qu’il n’a jamais perdu le contact avec le réel.
Ulysse depuis longtemps n’avait ressenti une telle émotion en arrivant dans une cabane en bois perdu dans un ailleurs,que lui arrivait-il ? et Ellébore très vite a partagé cette intense sensation, elle accompagne Auguste le chauffeur jusqu’à sa voiture et lui précise qu’elle le préviendra lorsque Ulysse sera prêt !

Sans aucun échange, Ellébore a très vite compris ce qui se passait dans la tête de son invité. Elle lui présente les chambres dans l’aile des invités, il a le choix entre la chambre en ardoise, en bois ou en paille puis elle lui montre le sauna, le hammam et la piscine d’eau de rivière filtrée et un peu plus loin au pied de sa montagne.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (8/17)

À cet instant précis, elle a gardé ses yeux fermés pour mieux saisir les impressions de cette nouvelle rencontre et faire appel à toute son intuition pour plus tard en retirer quelques enseignements ;Ainsi les yeux fermés elle a déstabilisé ses visiteurs, ils sont paralysés devant son sourire, mais très vite la chaleur qui émane d’elle fera de cette rencontre une mise en confiance inébranlable.

Auguste, le chauffeur raconte ce qui les amène en ce lieu ; « Mon Maître a perdu la voix, aucune médecine n’est venue à bout de son mutisme qui perdure depuis un an ; il dirige une des plus importantes sociétés de communication et possède les plus prestigieuses entreprises médiatiques et cinématographiques du monde entier. Il parcourt la planète pour découvrir les artistes, les créateurs et les personnalités les plus doués de leur époque. Malgré son handicap, il reste incontournable dans la pertinence de ses choix, c’est pourquoi il continue à diriger ses entreprises avec son ordinateur devenu sa nouvelle voix ! Vous êtes notre dernier recours bien qu’il ne croit pas en vos pouvoirs, c’est moi qui vous l’amène ici ! Ellébore avait deviné qu’il était un homme important, son élégance assez anachronique dans ces lieux en attestait. Ce qui émanait de lui était sa beauté intérieure, l’absence de parole avait mis en valeur son intériorité, l’homme authentique l’a emporté sur l’homme médiatique.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (7/17)

Pour Ellébore, la solitude est une douce et forte nécessité, sans elle point d’authenticité, elle pratique cette solitude à l’occasion de longues marches dans sa nature favorite, en grimpant ses volcans, qu’elle caresse des yeux. Au cœur de sa maison, elle médite tout en entretenant le feu dans sa cheminée pour laisser du temps au temps ; Ne rien faire demande un effort intense, c7e n’est pas paresser c’est du domaine du bien rempli.

Une rencontre l’a particulièrement enrichie.

Ellébore était là sous l’auvent de sa maison, assise sur le caillebotis chauffé par un soleil ardent ; c’était l’été, un été où la chaleur nous fige, où seule la musique lancinante des insectes nous maintient en éveil ; le rêve n’est jamais très loin…

Justement, Ellébore fait du rêve une de ces principales activités, c’est pourquoi cet après-midi là elle se laisse bercer par ce brouhaha estival, cette moiteur pénétrante.

Une porte de voiture claque dans le lointain, en contrebas de la maison, mais pour accéder à La Cabane il faut faire quelques mètres assez pentus, cela fait longtemps qu’Ellébore a interdit tout moteur dans son environnement proche…Ce jour particulier, un homme très élégant accompagné d’un chauffeur, casquette vissée sur sa tête, s’approchent de « la sorcière », c’est le nom que lui donne affectueusement  le voisinage, chacun ayant expérimenté les dons d’Ellébore.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (6/17)

C’est dans ces instants préservés qu’Ellébore  n’est là que pour les siens et rien ne lui fera changer ces rendez vous familiaux ; la nature, comme en écho répondra à la joie, aux rires, aux chants et à la musique de ces fêtes familiales qui durent des jours et des jours.Il faut ajouter à sa passion pour le bien-être d’autrui, sa bataille contre tous les sectarismes, toutes les atteintes à  cet espace de liberté où chacun peut s’exprimer, se retrouver à l’intérieur de lui-même et ainsi parvenir à se dépolluer au propre comme au figuré.

Regarder un lever de soleil, c’est plus efficace que la meilleure des psychanalyses, mieux que la médecine classique qui soigne les maladies en oubliant l’humain ; faire boire du lait à un petit veau qui vient de naître, sentir sa langue toute râpeuse au creux de sa main, c’est retrouver un peu de cette animalité qui sommeille en nous. À trop vouloir rester dans une normalité, à pratiquer les bonnes manières, on ne voit plus le monde tel qu’il est, on ne ressent plus ces sensations étranges qui nous font vivants. Quand on vient dans sa cabane, on perd ses repères, on retrouve sa respiration, sa pensée autonome loin des pensées uniques, loin des modes et petit à petit Ellébore nous pousse vers cette grande question : « qui sommes-nous » ?

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (5/17)

Une pratique « japonaise » qui la ressource et la régénère. Un tableau qui évolue au rythme de ses humeurs, du climat, et de sa santé.

Si vous parlez écologie avec Ellébore, vous serez surpris ; elle invite régulièrement de grands botanistes dont la renommée est interplanétaire, grâce à leurs échanges, ils s’enrichissent mutuellement, il n’est pas rare que leurs publications parlent de ces découvertes au cœur de son Auvergne si secrète.

Sans son amour, Ellébore ne serait rien, leur vie aujourd’hui a beaucoup changé, depuis qu’elle a décidé de se retirer dans sa forêt magique.

Titus (c’est son nom) a repris ses appareils photos et avec Ellébore ils voyagent tout autour de la planète et  font un travail de mémoire sur les pays traversés ; il immortalise aussi quelques instants privilégiés entre les sorciers et sa femme et révèle la complicité qui scelle leurs échanges.

Tous les deux écrivent le livre de la vie, de leur vie et ce livre qu’ils façonnent jour après jour sera légué à leurs enfants eux aussi éparpillés autour du monde.

Une famille qui multiplie à l’envie leurs retrouvailles et la cabane reste leur lieu favori pour des fêtes improvisées.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (4/17)

Ses amis viennent également vivre sa vie étonnante, histoire de faire grandir leur amitié et se forger des souvenirs.

Les voyages et la vie personnelle d’Ellébore.

Bien que considérée comme très  originale par son entourage, elle fait un peu peur à ceux qui entendaient parler d’elle sans la connaître ; mais dés le premier contact, même bref, vous en restez marqué à vie.

Ellébore vous enveloppe de sa petite lumière intérieure qu’elle entretient par la pratique régulière de ses jardins ;  ceux qui sont autour de sa cabane qu’elle entretient en compagnie de l’homme de sa vie, mais aussi des jardins qu’elle choisit au cours de ses pérégrinations au cœur des volcans d’Auvergne. Des jardins qu’elle appelle ses jardins sauvages connus d’elle seule ; ses jardins secrets où folâtrent de mauvaises herbes pour un œil non averti, ces herbes qu’elle utilise dans ses préparations magiques. Il y a aussi son potager de légumes oubliés et ses vergers de fruits qui font retrouver le goût d’autrefois, on ne résiste pas à ces petits navets primeurs qui font merveille juste glacés au beurre légèrement sucrés pour un parfum caramélisé. Autour de sa Cabane, on remarque une installation minérale, elle l’anime en plaçant ses cailloux selon un Rituel qui n’appartient qu’à elle.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (3/17)

C’est ainsi qu’un matin, juste au lever du soleil, vous savez cette heure si particulière avant que la musique de la nature fasse exploser cette nouvelle journée, on l’appelle « l’heure bleue » Ana, tel un elfe, esquissa quelques mouvements, ceux qu’elle ne croyait plus pouvoir aborder tant sa souffrance la paralysait. Pour elle ce fut une révélation, un retour à la passion de sa vie; elle prit de plus en plus d’assurance, et finit par s’envoler.

Sans se regarder, toutes les deux comprirent qu’après toutes ces journées et nuits interminables, elles arrivaient au bout de leur chemin ensemble.

Ellébore n’a jamais tiré gloire de ses succès, encore moins de pactole, chaque invité donne ce qui lui semble juste et Ellébore peut alors investir dans ses voyages ou dans ses études.Ellébore a une vie personnelle assez secrète, seuls quelques proches de sa famille et de ses amis connaissent son histoire.

Sa famille est importante pour elle, c’est d’elle qu’elle tire sa force tellurique, c’est pourquoi elle  partage de grands moments de vie avec eux.

Son mari, le soleil de sa vie, son éternel soutien, ses enfants et leur famille, ensemble ils tissent  des liens exceptionnels.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (2/17)

Certains arrivent parfois du bout de la planète et sont renvoyés chez eux, leur effort de venir jusqu’à elle n’est pas un sésame ; c’est Ellébore qui décide de faire un bout de chemin avec vous.

Pour faire ce bout de chemin avec elle, elle va scruter votre inconscient, mettre à l’épreuve vos véritables intentions, puis vous demandera d’écrire ou de dessiner ce que vous attendez d’elle; seulement à cet instant, elle vous entraînera dans son sillage.

Une grande étoile du Bolchoï est arrivée à la cabane, paralysée, tant elle avait oublié d’écouter ce que son corps lui racontait, quand elle rencontra Ellébore, elle ne tenait qu’à un fil. Devenir danseuse avait été le rêve de petite fille d’Ellébore, c’est sûrement la raison qui a fait entrer Ana dans son antre.

Ana découvrit Ellébore dans cette cabane, nichée au cœur d’une forêt auvergnate plantée sur cette terre volcanique où les esprits soufflent. Dans sa cheminée immense où l’on peut se tenir debout Ellébore concocte des recettes qu’elle invente; ses potions secrètes, sorties de son imaginaire, vont servir, après de longs entretiens, à affiner ses mélanges pour en faire des boissons mais aussi des onguents en vue de massages longs et fréquents.

Pour faire renaître Ana et lui redonner des ailes, il a fallu beaucoup de patience et de silence pour qu’elle retrouve le souffle de sa danse.

A suivre…

MARIE DROUIN : LA CABANE (1/17)

CABANE

C’est un jour de février, l’hiver tire en longueur et pourtant quelques brins d’herbe chatouillent les pieds et quelques frissons parcourent l’échine.

De sa maison de bois et de paille, Ellébore en a fait un lieu de paix ; située à l’orée de cette forêt majestueuse et secrète, sa cabane explose de clarté, grâce aux persiennes toujours grandes ouvertes, pour ne manquer aucune percée de lumière, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il neige.

Ellébore, c’est son nom, un nom emprunté au Moyen Age, celui d’une fleur aux pouvoirs de guérir la folie, elle est un peu sorcière, un peu sourcière, un peu magicienne ; et cette cabane est source de bien être pour tous ceux qui en franchissent la porte, plus précisément, ceux qui auront la chance d’être choisis par cette dame de la forêt si sélective.

Cela fait 10 ans qu’elle s’est retirée et s’est plongée dans l’étude des médecines dites primitives et qu’elle travaille des recettes ancestrales glanées au cours de ses longs voyages; une expérience qui lui permet de soigner sans artifice.Sa renommée est universelle, on vient la consulter des quatre coins du monde, et malgré cette notoriété, elle tient à garder toute sa liberté et refuse de devenir une     institution comme d’être pris dans le piège de la médiatisation.

A suivre…

MARIE DROUIN à droite avec Christelle et Judith ses copines de la télé

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