Archives de la catégorie ‘Coulisses et portraits’

Jean-Luc Ho

Dès son plus jeune âge, Jean-Luc Ho se passionne pour les claviers anciens : il commence à huit ans l’apprentissage du clavecin et s’initie à l’orgue puis au clavicorde. Lauréat du conservatoire de Paris-CNSMDP en 2006 (Premiers Prix de clavecin avec Olivier Baumont et de basse continue avec Blandine Rannou), il reste marqué par l’enseignement de Blandine Verlet.

Chers et nombreux sont ses amis facteurs, chercheurs, musiciens, artisans qui facilitent et inspirent quotidiennement sont travail.

Il affectionne la complicité des duos avec Raphaële Kennedy (soprano), Lucile Richardot (mezzo soprano), Louis Créac’h et Guillaume Rebinguet-Sudre(violon), Anne-Marie BlondelFreddy Eichelberger et Aurélien Delage (orgues ou clavecins), Itay Jedlin (traverso).

Son intérêt pour la facture et les instruments historiques lui offre un contact privilégié avec des tribunes prestigieuses et des collections d’instruments où il est invité à se produire en récital (Ste Croix de Bordeaux, Souvigny, Marmoutier, St Michel en Thiérache, Dole ou encore St Remy à Dieppe… Cobbe Collection à Hatchland, Fenton House collection à Londres, le musée de la musique à Paris, le musée des Beaux Arts de Chartres, le château d’Assas).

Il est l’un des initiateurs du projet « L’Art de la Fugue », œuvrant à l’installation et à la valorisation d’un orgue espagnol de 1768 dans l’église St Eloi de Fresnes (94).

Son premier disque de clavecin consacré à Bach & Couperin (« le choix de France-Musique », Diapason découverte, Suggestion CD Le Monde) est paru chez l’Encelade en 2011. Pour le label « Cordes et âmes », il enregistre en concert l’intégrale des sonates pour violon et clavecin et un récital Sweelinck au claviorganum. Son dernier album « Image of Melancholly » vient de paraître chezNoMadMusic. Cette année il enregistrera des œuvres de Byrd (L’Encelade) et Buxtehude (Hortus Musicus).

Sur France Musique, on a pu l’entendre en récital au clavecin ou à l’orgue: Série « Génération Jeunes Interprètes; en live au festival de Montpellier et au festival de St Michel en Thiérache…, en concerto sur le Longmann & Brodrip du Musée de la Musique (concerto en ré WQ23 de CPE Bach en 2008) ; il participe également au « Matin des Musiciens » et au « Magazine ».

Continuiste apprécié, Il joue et enregistre régulièrement sous la direction d’Hervé Niquet (Le Concert Spirituel) et d’Itay Jedlin (Le Concert Etranger).

Il a enseigné le clavecin entre 2004 et 2011 à l’école de Musique de Franconville (Val d’Oise), depuis 2012 à l’académie de claviers anciens de Dieppe et collabore régulièrement avec l’Arcal, l’abbaye de Royaumont, le musée de la musique dans le cadre d’actions pédagogiques en direction d’un public plus large.

Les Sages Poètes de la rue, enfin le grand retour !

Avec Art contemporain, son nouveau CD depuis quinze ans, le défricheur trio du rap français déploie un concept ambitieux sur le fond comme dans la forme.

Depuis quinze ans, les Sages Poètes de la rue, que fondèrent en 1987 Zoxea, Dany Dan et Melopheelo, n’avaient pas sorti de disque au nom du groupe, malgré la demande des amateurs d’un rap qui recèle du sens et de l’originalité. Les voilà qui débarquent avec un opus de haute voltige, Art contemporain. « Nous l’avons ainsi baptisé, pour rappeler que le rap reste un art contemporain, en constante évolution », explique Melopheelo. Au même moment, ils sillonnent l’Hexagone dans le cadre de la tournée, l’Âge d’or du rap français, et de son plateau exceptionnel – Assassin, Busta Flex, Princess Erika… Les trois amis, qui se connaissent depuis le collège, n’ont cessé de s’activer, avec cet esprit à la fois critique et positif qui les meut. Dany Dan a imposé son talent d’artiste peintre, tandis que les frangins Zoxea et Melopheelo ont notamment dispensé leurs conseils avisés au groupe 1995, dont Nekfeu est issu. La quarantaine alerte, Zox, Dan et Melo se sont retrouvés, il y a quelques années, dans la ville de leur jeunesse, Boulogne-Billancourt. Et ont décidé de refaire un album ensemble.

CHUCK BERRY 

Chuck Berry est mort et l’annonce de sa disparition s’est propagée comme un éclair dans le monde entier samedi 18 mars, aux alentours de 23h. L’auteur de Johnny B. Goode avait 90 ans, et rien ne laissait présager qu’il allait nous quitter si rapidement. Le musicien a été retrouvé inanimé chez lui dans sa maison du Missouri. Il laisse un héritage immense à la musique. On dit que c’est lui qui a inventé le rock and roll. Les artistes anglais et américains des années 60, lui ont tous, un jour ou l’autre, emprunté une chanson. La liste est longue de ceux qui lui doivent beaucoup : The Rollings Stones, The Beatles, The Animals, The Kinks, The Pretty Things, Simon & Garfunkel, Jimi Hendrix, Johnny Winter, Emmylou Harris, Linda Ronstadt, Bruce Springsteen, et même Elvis ! (pour n’en citer que quelques-uns).

Concert « Soirée d’hivers » par le chœur A Capella

  • Dimanche 29 janvier à 16h
  • Église Saint-Joseph, rue de Burgault à Seclin

Comme c’est devenu une habitude maintenant avec le choeur A Capella de Seclin, l’œuvre interprétée subit une cure de rajeunissement. Cette fois, il s’agit de la Messe de Minuit de Marc Antoine Charpentier. La musique du 20ième siècle côtoie celle du 17ième,  le baroque se laisse porter par le jazz sans pour autant dénaturer l’écriture de Charpentier, cette mission de modernisation est confiée au pianiste virtuose Frédéric Volanti sous la direction de Nadège de Kersabiec. Alliance de religieux et de profane, cette pièce est très rarement jouée. Le choeur A Capella est prête à vous la faire découvrir dimanche 29  janvier à 17h, Église Saint-Joseph, rue de Burgault à Seclin. Au programme également le compositeur anglais Williams Byrd.Un bon moment, votre présence est aussi l’occasion de saluer, d’encourager, le travail des élèves choristes de l’école de musique de Seclin et la patience et le professionnalisme de Nadège de Kersabiec.

Marc-Antoine Charpentier

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Marc-Antoine Charpentier (1643- 1704) est né en région parisienne ou à Paris. Sa famille est originaire de Meaux. Après un arrière grand père tanneur (mégissier), la famille, d’un rang social appréciable, est au service de la couronne et de l’église. Son père, installé à Paris, maître écrivain, rédige les actes publics, ou privés pour la bonne société. Son frère Armand-Jean, reprend les charges de son père. Sa sœur Étiennette, sera lingère, Marie, religieuse, et Élisabeth, épouse d’un maître de danse et musicien.

Marc-Antoine Charpentier passe son enfance à Paris, dans le quartier Saint-Séverin. On ignore tout de sa formation musicale. Il aurait accompli sa scolarité auprès des Jésuites. En 1665-1666, il se rend à Rome. Aucun document ne peut appuyer l’idée répandu, qu’il s’y rend pour étudier la peinture. Selon le « Mercure Galant » de 1681, il étudie auprès de Giacomo Carissimi (1605-1674), un maître de l’oratorio et de la mise en musique des histoires pieuses. Aucune autre source ne le confirme, mais il est certain qu’il étudie la musique qui se compose à Rome.

De retour à Paris en 1670, il est au service de Marie de Lorraine, dite Mademoiselle de Guise, qui entretient un ensemble musical de qualité. Il est logé à l’hôtel de Guise. Il est également au service d’Élisabeth d’Orléans, dite Madame de Guise. Fâché avec Lully, Molière lui demande, en 1672, de composer les musiques de ses comédies. Le 8 juillet 1672, au théâtre du Palais Royal, des pièces de Molière sont reprises avec des musiques de Charpentier, en remplacement de celles de Lully : La Comtesse d’Escarbagnas et Le Mariage forcé. Le 30 août, Les Fâcheux (musique perdue), et encore Psychée.

Le 10 février 1673, Le Malade imaginaire est créé, mettant en valeur l’art de Charpentier. Mais Molière meurt à la quatrième représentation. Lully intervient, car la troupe de Molière enfreint les règles protégeant les privilèges de l’Académie Royale de musique (l’Opéra). Charpentier doit réviser ses partitions, pour respecter le nombre de chanteurs et d’instrumentistes. Il continue à composer pour la Troupe du roi, notamment pour des pièces de Corneille et des reprises de Molière.

Dans les années 1680, il compose pour les couvents de religieuses de l’Abbaye-aux-Bois et de Port-Royal à Paris, notamment des Leçons des ténèbres, pour L’Abbaye-aux-Bois.

Vers 1679-1680, il est chargé de composer la musique religieuse du dauphin.

En 1683, il postule une place de sous-maître de musique à la Chapelle royale, mais la maladie ne lui permet pas de concourir jusqu’au bout. La possibilité d’obtenir une charge à la cour ne se présentera plus. Il est gratifié d’une pension, et aura des commandes occasionnelles, comme pour le décès de la reine Marie-Thérèse, ou en 1687, pour fêter le rétablissement de la santé du roi : Le Te Deum, (et un et un Exaudia), « à deux chœurs de musique », est une commande de l’Académie de peinture et de sculpture, pour être joué à l’église des Prêtres de l’Oratoire de la rue Saint-Honorépour « rendre grâces à Dieu du rétablissement de la santé du roi ».

En en 1686, on joue une reprise du Malade imaginaire (avec sa musique), à Versailles.

En 1688, après le décès de Mademoiselle de Guise, il est au service des Jésuites parisiens. Il est nommé maître de musique au collège Louis-le-Grand, puis de l’église Saint-Louis. Le 4 décembre 1693, il crée à l’Académie Royale, un opéra, Médée, sur un livret de Corneille, qui a peu de succès.

Il est nommé en 1698, Maître des enfants à la Sainte-Chapelle.

Les Rolling Stones à la Havane

ILS N’ONT JAMAIS ETE AUSSI BONS !

Ils, ce sont les Rolling Stones. Le père noël est un rocker et il a répondu favorablement à la lettre de mon amoureuse en m’apportant le DVD Stonien du concert de la Havane. Historique, première incursion du rock en terre cubaine à quelques mètres des fenêtres de Fidel qui j’en suis sûr a apprécié. Il était alors tout à fait prêt à rejoindre les grands révolutionnaires tombés au champ d’honneur. Moment de rêve, de grâce devant un public très rock qui connaissait les chansons par cœur, des cubaines radieuses et belles, des cubaines d’aujourd’hui mais aussi des cubaines d’hier, le rock des Stones a su franchir des frontières interdites à bien d’autres choses à cause d’un US embargo scandaleux.

Mick continue à galoper sur cette scène à la démesure du personnage, visiblement très à l’aise avec l’espagnol, il ne manque jamais une occasion de rappeler combien les Stones sont contents d’être là. Il se saisit d’un drapeau cubain, c’est du délire. Deux heures de chansons immortelles. Charlie sourit de temps en temps, c’est un privilège, il n’arrivera décidemment jamais à vaincre cette timidité presque maladive qui en fait le stonien le plus applaudi. Keith n’a même pas fait une fausse note et de toute façon, on lui pardonne tout, délire quand il salue les fans, les deux poings sur la tête avant de se rendre sur le torse et de terminer par les couilles. Et que dire d’un Ronnie complétement ressuscité, son addiction à l’alcool semble loin. Oui messieurs dames les Rolling Stones n’ont jamais été aussi forts. Le temps fait quand même son ouvrage, une pensée pour Bobby Keys qui là-haut a surement aimé le set de Karl Denson, Lisa Fisher n’était pas là, Shaha Allen l’a très bien remplacée, une voix et des fesses qui n’ont pas laissé insensibles ce brave Mick et mecs et filles du public, vous pouvez me compter parmi les admirateurs voyeurs. Super, satisfaction. Et finalement, malgré les rides qui font le boulot, s’ils étaient immortels les Rolling Stones, leur musique l’est déjà, pour le reste attendons…

Hommage à Maritie et Gilbert Carpentier

L’autre soir, je me suis couché tard, j’ai regardé la télévision du service public. Il faut le faire car en ce moment on bouffe de la rediffusion en veux-tu en voilà. Ce n’est pas parce que les comptes du service public sont dans le rouge qu’il faut faire peser ça sur la création et sur le téléspectateur contribuable. La télévision coute cher, on n’a pas attendu d’être bientôt en 2017 pour le savoir mais à ce point-là, c’est du jamais vu ! Bon, c’est comme ça et ce n’est pas l’intérêt premier de mon papier, vous êtes en train de vous demander quelle émission à trouver grâce à mes yeux.

Un hommage à Maritie et Gilbert Carpentier, de la nostalgie peut-être ? C’était, pour rester dans le ton, sur la 3ième chaine, les années 70 pour de la variété bien faite, incroyable, du direct tout le temps, les plus grandes vedettes du moment y sont toutes passées même Montand, inatteignable star, est venu, il a simplement traversé la scène pour allumer une cigarette à Sardou, ou encore l’émotion dans les yeux de Guy Bedos en revoyant Sophie Daumier danser avec lui ce slow interminable à l’odeur de dessous de bras. Jeane Manson, les yeux pétillants, se revoyant flirter gros plan avec le beau Julio Iglésias. Les costumes et les décors étaient fabriqués pour la circonstance, un tour de fort. Des duos se succédaient tous plus improbables les uns que les autres : Brassens au piano, Delon et Annie Cordy, Pétula Clark et Dalida. J’en passe et des meilleurs, une époque et son analyse aussi bien faite par Souchon ou Jean Jacques Debout. Que des talents qui ne se prenaient pas la tête et n’étaient pas obligés d’en référer à leurs agents, le pognon, une fois de plus n’était pas au centre du débat même s’ils en gagnaient. Ils venaient tous pour faire plaisir à ces géants de la télévision : Maritie et Gilbert. Evidemment le lendemain quand j’ai dit que j’avais pisé de l’yeux, on m’a vite pris pour un vieux con. Tant pis j’assume. A l’heure où j’écris mon papier, la lucarne distille ces émissions de télé-réalité, tatouages et silicone. A regarder ça, j’en suis sûr, on nous prend, nous les gens, le peuple pour des cons incapables d’être suffisamment intelligents pour regarder une émission digne de ce nom. Incapable de réfléchir.

Je ne veux pas non plus faire une analyse à la Bernard-Henry, en attendant allez voir cet hommage historique à Maritie et Gilbert Carpentier, c’était de la télé.

@ Philippe

ALEX BEAUPAIN

alex-beaupain-1alex-beaupain C’est en écoutant « Le Grand Sommeil » que le jeune franc-comtois Alex Beaupain, né en 1974, prend goût à la chanson : Etienne Daho le mène naturellement aux mélodies du Velvet Underground. Après l’apprentissage du piano dans sa famille de la petite bourgeoisie (papa est cheminot, maman institutrice) de Besançon, et avoir passé son bac d’abord (option cinéma), il séjourne à Nancy, puis rallie l’Institut d’Études Politiques de Paris d’où il ressort diplômé.

Dès la fin des années 1990, Alex Beaupain compose pour le théâtre, puis se lie d’amitié avec le metteur en scène Christophe Honoré, dont il signe la partition de 17 Fois Cécile Cassard (2002). En 2003, il poursuit dans la musique de film en collaborant avec Gilles Marchand pour son long-métrage Qui A Tué Bambi ?

En 2005 est édité son premier album, Garçon D’Honneur, ce qui lui vaut un succès d’estime et les éloges de la critique spécialisée. L’année suivante, Alex Beaupain intervient dans Un An, un mini-album cinq-titres de Foreign Office (avec Lily Margot), puis retrouve Christophe Honoré avec les musiques des films Dans Paris et Les Chansons d’Amour (2007), ce dernier étant inspiré de son album Garçon d’Honneur, et pour lequel il est gratifié du César de la meilleure musique de film. Toujours en 2007, il participe à Chansons d’Amour, album de Frédéric Lo.

En 2008 sort son deuxième album. 33 Tours se voit honoré du Grand Prix International de l’Académie Charles-Cros. L’une des chansons du disque est utilisée par Christophe Honoré pour le compte du film La Belle personne. Dans son troisième album Pourquoi Battait Mon Coeur, élaboré avec Jean-Philippe Verdin et Frédéric Lo et paru en avril 2011, Alex Beaupain marie son thème de prédilection, l’amour, avec la chronique politique dans « Au départ ».

Compositeur attitré du réalisateur Christophe Honoré, Alex Beaupain délivre en avril 2013 Après Moi le Déluge, un quatrième album intime et personnel aux arrangements variés (en majorité au piano) dont sont extraits le morceau-titre et « Grands soirs ». Ce nouvel ouvrage toujours très soigné tant dans les textes que pour les mélodies le voit s’imposer parmi les nouveaux grands noms de la chanson.

Alex Beaupain reçoit en novembre 2013 le Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros pour Après Moi Le Déluge. En mai 2014 sort le coffret-livre et double CD BO qui compile vingt de ses chansons issues des musiques de films de Christophe Honoré, accompagnés de dix titres inédits. Il élabore ensuite les chansons du livre-disque Les Gens Dans l’Enveloppe, d’après le roman d’Isabelle Monnin sur des photos d’anonymes achetées sur internet, et s’attelle à son cinquième album Loin, qui le voit chanter des compositions de Julien Clerc, Vincent Delerm, La Grande Sophie et ses musiciens Valentine Duteil et Victor Paimblanc. Le mois suivant, en avril 2016, sort la bande originale du film Les Malheurs de Sophie.

Hommage à Jean-Jacques Perrey

jean-jacques-perrey-1 jean-jacques-perreyJean-Jacques Perrey, compositeur et claviériste nous a quitté. Vous ne le connaissez peut-être pas et pourtant c’est l’un des initiateurs de la musique électronique. Il se destine à une carrière médicale, il n’est d’ailleurs pas mal parti puisqu’en 1953 il est en 4ième année à la fac de médecine de Paris. Que sait-il donc passé, une fille qui lui fait tourner la tête ? Non. Il tombe amoureux d’un orgue électronique à base de tubes vides. Musicien, il est embauché pour vendre ce tout nouvel instrument, il se produit partout pour promouvoir cet orgue. Il va accompagner Piaf et Trenet. Sur les conseils de Piaf, il part aux Etats-Unis rencontrer Carroll Bratman qui va mettre un studio à sa disposition, musique de pub, musique d’accompagnement. Il rencontre le compositeur Gershon Kingsley avec lequel il va sortir ses premiers albums. Il rentre en France en 1970 et il va se consacrer à ses recherches sur la musicothérapie. Il se fait discret, tout en créant et ses musiques sont utilisées pour des jingles et des génériques par la télévision. Il va ensuite continuer à sortir des albums, son influence sur la musique électronique est immense. Il était né à Amiens le 20janvier 1929.

 

Juliette Armanet

Fille du Nord à la mélancolie lumineuse, Juliette Armanet s’accompagne au piano dans la lignée de Barbara, Véronique Sanson ou William Sheller. En attendant son premier album prévu pour 2017, cette soirée sera l’occasion de découvrir en avant-première ses nouvelles compositions. Si elle chante beaucoup la solitude et les chagrins d’amour, la jeune femme se montre joyeuse sur scène, un brin provocatrice et bavarde.

SYRANO

Dur de choisir une catégorie pour Syrano. Il est auteur, compositeur, prioritairement, certainement. C’est ce qui lui permet de vivre en tous cas. Mais il est aussi illustrateur, écrivain et réalisateur… Syrano c’est plus de 600 concerts en France et à travers le monde, plus de 30 000 albums, livre-disques et livres vendus en indépendant, et des centaines d’ateliers dans les écoles, les prisons ou les hôpitaux. Un artiste engagé, humainement autant qu’artistiquement puisqu’il reverse un pourcentage de ses ventes à une association malgache dont il est parrain. L’école SPV-Felana accueille une centaine d’enfants cette année.

Journées Européennes du Patrimoine

  • Samedi 17 septembre 2016, de 14h à 19h
  • Visites du Grand Mix et Donnerie Culturelle

grand-mixCette année, profitez de votre visite des coulisses de la salle pour participer à la première “donnerie” de l’histoire du Grand Mix ! Citoyenneté et développement durable sont au cœur de ces Journées du Patrimoine et du projet européen DEMO dont le Grand Mix est chef de file. Nous vous invitons à contribuer à une grande bourse d’échange – citoyenne et durable – de produits culturels : apportez disques, livres, instruments ou tout objet qui vous encombre en lien avec les arts et la musique et repartez avec les trésors oubliés d’autres usagers ou avec ceux du Grand Mix ! (Participation et retrait limités à 3 objets)

ANTONIO LOTTI

Antonio LottiANTONIO LOTTI est un compositeur italien (Venise ou Hanovre 1666-67 – Venise 1740). Son lieu de naissance est incertain, par suite de la position de son père, maître de chapelle à Hanovre. En 1683, il est élève de Legrenzi à Venise et fait partie du chœur de la basilique Saint-Marc, dès sa formation en 1687. À part un voyage à Dresde, de 1717 à 1719, consacré à l’opéra, il restera toute sa vie à la basilique, d’abord comme chanteur et organiste (assistant du second organiste en 1690, second organiste en 1692 et premier organiste en 1704), puis comme maître de chapelle de 1736 jusqu’à sa mort. Il enseigne également à l’Ospedale degli Incurabili.

Néanmoins, Lotti consacre la première partie de sa carrière créatrice à l’opéra. Dès 1692, il fait représenter à Venise Il Trionfo dell’ innocenza et sa production dans ce domaine est particulièrement riche dans les dix années précédant son voyage à Dresde. Il obtient un grand succès en Allemagne, avec, tout d’abord, Giove in Argo (1717), puis Li Quatro Elementi (1719). Son style, fondamentalement vénitien, trahit cependant une forte influence de l’opéra napolitain en plein essor, en particulier dans la forme.

Malgré sa réussite à Dresde, Lotti abandonne définitivement le domaine de l’opéra à son retour à Venise, pour se consacrer à la musique sacrée. Sa production comprend des oratorios et de très nombreux motets, messes, psaumes, magnificat, miserere, etc. Son style, sévère et dépouillé, montre une grande maîtrise de la polyphonie. Très attentif au texte, il préfère une écriture a cappella et n’hésite pas à recourir au chromatisme dans un but expressif. Ses œuvres, célèbres, resteront longtemps au répertoire de la basilique, en particulier l’extraordinaire Miserere en ré de 1733. Il est également l’auteur d’un certain nombre de pièces vocales profanes (cantates et madrigaux), dont un recueil de Duetti, terzetti e madrigali, publié en 1705. Enfin, son rôle pédagogique est loin d’être négligeable, et on compte parmi ses élèves de grands musiciens, tels Benedetto Marcello, Domenico Alberti et Baldassare Galuppi.

LES ROLLING STONES 50 ans de carrière dans une exposition à Londres

La Fête de Printemps de Métalu A Chahuter

Fete de printemps a metalluLe collectif d’artistes Métalu A Chahuter ouvre son lieu de fabrique pour une grande fête printanière avec de nombreux invités : concerts, théâtre de rue, installations, contes, expositions, performances …

47 propositions artistiques qui sortent des sentiers battus dans une scénographie très « métalu » : une première dans ce lieu où nous venons juste de déménager !

  • Vendredi22 avril à partir de 19h // Samedi23 avril à partir de 16h // Dimanche24 avril à partir de 15h15
  • Les nouveaux ateliers de Métalu, 7bis rue Ledru Rollin à HELLEMMES

NIGHTS TO BLUES FESTIVAL 2016

afficheDu 22 janvier au 12 février la ville de Saint André dans la métropole lilloise va vivre à l’heure du blues. 7 concerts pour un anniversaire, déjà 10 ans que les aficionados de la musique du Mississippi se donnent rendez-vous salle Wauquier.

Les organisateurs vous en parlent :

Pour cette dixième édition, nous nous devions de marquer le coup et de proposer à nos sponsors fidèles à la ville de Saint André qui a toujours été derrière nous ainsi qu’à un public sans cesse grandissant, une programmation festive et variée.
Même si la conjoncture actuelle ne nous a pas aidé et a quelque peu bouleversé nos plans, nous sommes heureux d’avoir cette année sur la scène de la salle André Wauquier : trois chanteuses d’exception, Laura Rain de Detroit à la tête des Caesars, Deb Ryder en provenance de Californie et accompagnée par le Big Petes Blues band mais aussi la diva londonienne du jump et du live, Sophie Shaw en compagnie de Blue Harlem.
Six guitaristes incontournables : Monster Mike Welch avec Sugar Ray and the Bluetones, George Friend avec Laura Rain and the Caesars, Alex Schultz accompagnant Deb Ryder au sein du Bluesband de Big Pete, Nico Duportal derrière San Pedro Slim, Doug Deming à la tête de ses Jewel Tones et Mister Johnny Moeller, guitariste attitré des Fabulous Thunderbirds en compagnie de son propre « combo » les Moeller Bros ».
Mais bien sur, pas de blues sans harmonica : Sugar Ray Norcia à la tête de ses Bluetones au complet qui multiplient cette année encore les « nominations » aux Memphis Blues Awards, Big Pete menant un formidable bluesband derrière l’étonnante Deb Ryder, David Kiefer alias San Pedro Slim lui aussi californien, Dennis Gruenling avec son ami Doug Deming et ses Jewel Tones et le texan Mike Barfield en « frontman » des Moeller Bros !!!
Mention spéciale pour le pianiste Anthony Geraci, fidèle complice de Sugar Ray Norcia qui totalise à lui seul quatre nominations aux Memphis Blues Awards !!!!

A coup sur cette année encore la fête sera belle !!!!

La pop française endeuillée, Lecoq ne chantera plus

lecocqLe songwriter et musicien Thierry Le Coq, qui se produisait sous le nom de Lecoq, est mort à l’âge de 50 ans. Ce Breton installé à Nantes avait signé de beaux albums et tourné aux côtés de Dominique A et Daniel Darc.

Alexandre HERVAUD journaliste à LIBERATION lui rend hommage

Les journaux n’en feront pas leurs unes comme pour Delpech ou Boulez, mais la musique made in France vient malgré tout de reprendre un sale coup. Le musicien Thierry Le Coq est décédé ce jeudi 14 janvier – le jour de son anniversaire. Originaire du Morbihan, le songwriter et musicien, installé à Nantes, venait d’avoir 50 ans.
Après avoir joué dans différents groupes, il avait lancé il y a près de vingt ans son projet Lecoq, signant plusieurs beaux albums dont Chaconnes, son cinquième, réédité en vinyle pas plus tard qu’en décembre 2015, et écoutable sur Bandcamp. «Qu’importe leur anonymat : ce sont des grandes chansons à usage intime, qui chamboulent et rendent maboul, avec leurs mélodies en opaline et leur murmure du son», écrivait le critique musical JD Beauvallet dans Les Inrocks en 2013 à propos de ce disque. De nombreuses tournées avaient amené Lecoq à se produire aux côtés de pairs comme Dominique A, Philippe Katerine ou Daniel Darc.
Lecoq chantait en français mais restait inspiré avant tout par la pop anglo-saxonne, de Nick Drake au Velvet Undergound, comme il le rappelait en 2011 dans la présentation de sa campagne de financement participatif pour boucler l’enregistrement de Chaconnes outre-Atlantique.
Sur sa page Facebook, le rockeur rennais Dominic Sonic a rendu hommage à l’artiste : «Je pense à sa famille, à ses proches et aux Mauvais Sang [le nom d’un des groupes dans lequel Lecoq avait joué, ndlr]. Je garderai en mémoire nos bons moments sur la tournée « Les leurres » en 1994 (sur laquelle il était batteur). Ça commence à faire beaucoup, là. Il nous reste ses morceaux.»

Hommage à Michel Delpech

Christophe Gendry, journaliste au quotidien du Loir-et-Cher la Nouvelle République rend un très bel hommage à Michel Delpech.

MISalut l’artiste !

Michel Delpech, c’était la voix d’une France encore heureuse qui en terminait avec ses « trente glorieuses », où ce n’était plus un drame de divorcer, où le chasseur baissait son fusil pour regarder passer les oies sauvages, où Marianne était jolie et où le bar en face le lycée s’appelait « Chez Laurette. » Une France où le Loir-et-Cher, qui défilait à petite vitesse derrière les vitres de la Renault 16 des parents dans les embouteillages de la Nationale 20,  prenait des airs sympathiques, tandis que les enfants gigotaient d’impatience sur une banquette arrière dépourvue de ceintures de sécurité. C’était une voix qui faisait les riches heures des « stops ou encore » dominicaux de RTL et des soirées télévisées de l’ORTF concoctées par les époux Carpentier ou Guy Lux. C’était aussi une voix mélancolique et un poil désabusée, mesurant par avance le temps qui passe si vite quand on est chanteur. La voix d’un chic type, plus fragile que frimeur et populaire sans être idiot. Salut l’artiste !

Hommage à Pierre Boulez 

PIERRE BOULEZNé à Montbrison, 26 mars 1925, mort à Baden-Baden, 5 janvier 2016. Il reçoit des cours de piano à l’âge de sept ans. Après des études secondaires dans une institution religieuse, il prépare à Lyon l’École polytechnique. Il s’installe en 1942 à Paris. En 1944 il est admis au Conservatoire, dans la classe d’harmonie de Messiaen. Il obtient un 1er prix d’harmonie en 1945. Il étudie le contrepoint avec Andrée Vaurabourg, André Leibowitz l’initie à la musique sérielle (dodécaphonique). De 1946 à 1956,  il est directeur de la musique de scène de la Compagnie Renaud-Barrault. C’est dans les activités liées à cette fonction qu’il aborde la direction d’orchestre. En 1953, il dirige les « Concerts du Petit Marigny » qui deviennent en 1954 « Le Domaine Musical » spécialisé dans la musique contemporaine. Il en assure la direction jusqu’en 1967. De 1955 à 1967, il enseigne l’analyse musicale et la direction d’orchestre au festival de Darmstadt. En 1958, il s’installe à se fixe à Baden-Baden à l’invitation du Südwestfunk. De 1960 à 1966 il enseigne l’analyse musicale et la direction d’orchestre à l’Académie de musique de Bâle En 1962-1963, il donne des cours à Harvard et rédige Penser la musique aujourd’hui. En 1966 il est invité par Wieland Wagner à diriger Parsifal à Bayreuth, puis Tristan et Isolde au Japon. En 1967, suite à un désaccord avec le ministre de la culture, André Malraux, sur la gestion étatique de l’art et de la culture, il cesse ses activités en France. De 1967 à 1972, il est principal chef invité de l’Orchestre de Cleveland ; de 1971 à 1975 chef permanent de l’Orchestre symphonique de la BBC ; de 1971 à 1977 (après avoir été pour le première fois à son pupitre en 1969), il dirige l’Orchestre philharmonique de New York, en succession à Leonard Bernstein. En 1972, il reprend ses activités en France quand le gouvernement décide de joindre un centre de recherche musical au projet du Centre d’art contemporain de Beaubourg. Le Président Georges Pompidou le charge du projet et lui confie la direction. l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) ouvre ses portes à l’automne 1977. Pierre Boulez assure sa direction jusqu’en 1992. En 1975, dès sa création sous l’autorité de Michel Guy, secrétaire d’Etat aux Affaires culturelles, il préside l’Ensemble Intercontemporain (EIC). En 1976, il est nommé professeur au Collège de France et pour le centenaire du « Ring », il dirige la Tétralogie de Wagner, dans une mise en scène de Patrice Chéreau (ce programme est donné 5 années de suite). En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de Lulu d’Alban Berg, à l’Opéra de Paris (avec Patrice Chéreau). Dans les années 1980, il participe aux projets de l’Opéra de la Bastille et de la Cité de la musique à la Villette à Paris, et marque souvent son désaccord sur les choix techniques imposés par les décideurs politiques. En 1988, une suite de six émissions télévisées lui est consacrée : Boulez xxesiècle. Il est le compositeur invité du centre Acanthes, à Villeneuve-les-Avignon. Il y donne des cours de direction d’orchestre et dirige Répons à la carrière Boulbon dans le cadre du festival d’Avignon. A partir de 1992, dégagé de ses obligations à la direction de l’Ircam, il intensifie sa carrière de dirigeant. Il signe un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et le festival de Salzbourg lui consacre une programmation exhaustive. En 1995, son 70e anniversaire est marqué par un cycle de concerts pour l’inauguration de la Cité de la musique à la Villette, une tournée mondiale avec le London Symphony Orchestra (Londres, Paris, New York, Tokyo), des concerts au Japon avec quatre orchestres différents et la production de Moïse et Aaron à l’Opéra d’Amsterdam, dans une mise en scène signée Peter Stein.

Live entre les livres – Concert Folk

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Parce que les médiathèques sont des lieux où la culture n’est pas que figée sur des supports, Live Entre les Livres invite de jeunes musiciens régionaux à investir les rayonnages et à aller à la rencontre des publics pour un temps de concert convivial. Une dizaine de médiathèques dans le département du Nord et quelques groupes prometteurs repérés par l’association Dynamo, tous les éléments sont réunis pour vous offrir des moments uniques…

Né en 2012 de la rencontre des Médiathécaires de la Médiathèque Départementale du Nord et de Dynamo, ce projet a vocation à proposer des show cases, animations musicales et actions culturelles autour des musiques actuelles dans les médiathèques du département du Nord. Amener les publics des concerts en médiathèques et familiariser les publics des médiathèques aux musiques actuelles sont les deux objectifs.

La Simphonie du Marais

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Hugo Reyne décide de fonder La Simphonie du Marais après avoir joué avec les plus grands ensembles baroques d’Europe, en 1987. En créant son propre ensemble, le souhait d’Hugo Reyne était de faire partager au plus grand nombre ses découvertes, ses joies, ses émotions et d’insuffler la vie à ses nombreux projets musicaux. Ardent défenseur du patrimoine musical français de Lully à Rameau, le nom qu’il choisit réunit le mot Simphonie, synonyme aux XVIIe et XVIIIe siècles d’ensemble instrumental, et le Marais, l’un des plus beaux quartiers de Paris,représentatif de la période baroque. Un nom prédestiné, puisque La Simphonie du Marais est désormais implantée en Vendée, territoire bordé des marais breton et poitevin.

La Simphonie du Marais propose des programmes – concerts et spectacles – de musique symphonique, de ballets, de comédies-ballets et d’opéras et peut rassembler jusqu’à 50 musiciens : chanteurs solistes, choeur et orchestre. Hugo Reyne se passionne également pour la musique de chambre, le répertoire concertant pour flûte et la musique de plein air en bande de hautbois. Ainsi, La Simphonie du Marais brille de multiples facettes, ce qui lui permet de proposer constamment de nouveaux programmes. Hugo Reyne convie le public dans son univers musical en offrant des concerts originaux où la musique peut côtoyer la poésie, le théâtre, la danse, l’architecture, la gastronomie ou encore l’équitation. En présentant les oeuvres au public, Hugo Reyne les remet dans leurs contextes et propose même des moments interactifs, en créant ainsi des concerts très vivants.

La Simphonie du Marais évolue depuis bientôt 30 ans sur la scène nationale et internationale. Elle s’est produite dans les plus grandes salles de France : La Cité de la Musique, l’Opéra Royal de Versailles, l’Opéra Comique…Mais aussi à l’international : le Konzerthaus de Vienne, le Concert Hall de Stockholm, la Capella de Saint-Petersbourg… Également dans des festivals renommés, aussi éclectiques que Sablé, Pontoise, Maguelone, la Folle Journée, La Chaise-Dieu, Milano-Torino, festival Bach de Lausanne, Utrecht…

La Simphonie du Marais a enregistré plus d’une trentaine de disques et coffrets, tous salués par la critique. Ces enregistrements réguliers sont, pour la plupart, l’aboutissement du travail de recherche sur le patrimoine musical français mené par Hugo Reyne.

– Une collection dédiée à Lully : Atys (Musiques à la Chabotterie) accueilli avec succès et 10 autres volumes (Accord-Universal) dont Le Bourgeois Gentilhomme, Isis, Amadis, Le Triomphe de l’Amour…

– Une collection dédiée à Rameau (Musiques à la Chabotterie) : La Naissance d’Osiris, Concerts mis en Simphonie, Naïs, les Indes galantes…

– Des enregistrements d’oeuvres inédites de Charpentier, Delalande, Desmarest, Dieupart, Dornel, Fiocco, Francoeur, Gautier, Haendel, Moreau, Philidor, Purcell, Rebel…

– Des albums thématiques : Viennoiseries musicales, Musiques au temps de Richelieu, La Fontaine – un portrait musical, Musiques à danser, Musiques aux États du Languedoc, Musiques pour les Mousquetaires…

– Sans oublier des chefs-d’oeuvre du répertoire comme les Sonates Opus V de Corelli, les Concertos pour flûte de Vivaldi, les Concertos brandebourgeois de Bach (à paraître)…

La Simphonie du Marais est subventionnée par le Conseil départemental de la Vendée, le Conseil Régional des Pays de la Loire, le Ministère de la Culture et de la Communication (Préfecture de la Région Pays de la Loire – Direction Régionale des Affaires Culturelles) et la Communauté de Communes du canton de Rocheservière.

SINSEMILIA

sinFondé en 1990 à Grenoble par Erik Monod (dit Riké), Sinsemilia ne cache pas ses origines et ses thèmes de prédilection en prenant pour patronyme le nom scientifique de certains plants de cannabis. Groupe de gentils fumeurs d’herbe qui rend nigaud, le collectif (trois membres au départ, une dizaine très rapidement) fait ses premières armes lors des Fêtes de la Musique et autres festivals.

Les inspirations des débuts ne vont guère chercher au-delà des thèmes habituels des chansons reggae : écologie gentillette, apologie des drogues douces, antifascisme, évocation des racines africaines de l’humanité, promotion de la gentillesse et rejet de la méchanceté. Les premières compos de Sinsemilia sont certes festives et rafraîchissantes, mais ne sortent guère des sentiers battus du reggae et le groupe peine à émerger hors des circuits régionaux du Rhône-Alpes, voire de la périphérie grenobloise.

Le style de Sinsemilia peine également à se trouver. Reggae, ska, dub, chanson engagée… le groupe ne sait trop sur quel pied danser et l’apparente anarchie des titres de Première Récolte (1996) confirme ce premier sentiment. Ce premier album de Sinsemilia est cependant remarqué par le public curieux de découvrir ces rastas grenoblois. Bien qu’essentiellement anglophone, Première Récolte rencontre plus qu’un succès d’estime en France, succès qui dépasse d’ailleurs le cadre des amateurs de reggae stricto sensu. Désormais composé de onze membres (Riké, Mike, Natty, Ivan, Roukin, Fabien, Loucos, Carine, Zazz, Child et Moussaya) maniant tant la guitare que le saxo ou les percussions, Sinsemilia prend son envol et parcourt les scènes françaises à la rencontre d’un public qui adhère, de plus en plus nombreux à ce Dub-Ragga venu des Alpes.

BENOIT DE RUYVER, faiseur de rêves

benoit
benoit 1Les enfants sont exigeants et l’artiste le sait, le temps est compté, il n’y a pas de rounds d’observation, l’enfant ne fait pas semblant. Il rit et ses yeux s’arrondissent, l’émotion le gagne, la partie est dans la poche. L’artiste vient d’éviter un grand moment de solitude. L’enfant est heureux et la maman aussi. Le bouche à oreille fonctionnera.

Au début de sa carrière Benoit plante son chapiteau dans les écoles. En octobre 2008, il fête sa première décennie de faiseur de rêves à l’espace Agora à Santes. Durant toutes ces années le bouche à oreille à vraiment bien fonctionné. 700 personnes étaient là. Il peut être fier, Benoit, c’est du bien bel ouvrach’s comme on dit par chez moi, oh il ne roule pas sur l’or mais en animant en plus quelques ateliers de création dans les écoles il vit de sa passion. Beaucoup aimeraient en dire autant.

BARCELLA + Tony Melvil Chanson // Le Métaphone 9-9bis à Oignies // samedi 19 sept. à 20h30

barcella1BARCELLA : Virtuose de l’écriture, BARCELLA n’a pas son pareil pour dépeindre un univers teinté d’humour et d’émotions, Nourri de la chanson française et des cultures urbaines, entre Bourvil et Oxmo Puccino, il regarde le monde avec poésie, tendresse et dérision féroce. Prestations endiablées et joie bondissante complètent la panoplie de cet artiste reconnu comme l’un des plus créatifs de sa génération.

Tony Melvil Chanson : Né en 1982 à Dijon, Tony Melvil démarre une carrière de musicien en 2002 dans différentes formations lilloises, notamment auprès du chanteur Lulu et du groupe de rue Tchobello. Violoniste classique de formation, il se met rapidement à la guitare et au chant et enchaîne de nombreuses expériences de spectacle dans lesquelles il est tour à tour violoniste, guitariste, comédien, choriste, compositeur, figurant, roadie, mais aussi chargé d’administration ou comptable.
En 2009, poussé par Thibaud Defever (Presque Oui) et Romain Delebarre (Delbi), il se lance en solo sous l’anagramme Tony Melvil et chante ses propres chansons sur scène. Thibaud Defever assure le regard extérieur sur l’écriture et pose son œil expérimenté sur le concert, Delbi prend en charge les arrangements. Repéré par Tour de Chauffe en 2010, puis par Domaine Musiques en 2011, il enregistre à l’automne 2011 « Tentative d’évasion », premier EP 7 titres, arrangé et réalisé par Delbi.
Sorti en février 2012, Tentative d’évasion fait sortir Tony Melvil de l’anonymat, grâce à des chroniques élogieuses, notamment dans Télérama et Francofans, mais aussi grâce à des concerts de plus en plus nombreux. En juin 2012, Tony Melvil monte une formation en trio, avec Delbi à la guitare dobro et Maxence Doussot à la batterie. Tout en développant le trio, Tony Melvil continue à se produire en solo dans les lieux intimistes. A l’instar d’un Mathieu Boogaerts ou d’un Dominique A, Tony Melvil prend autant de plaisir à défendre ses textes et son univers musical dans la sobriété du solo qu’avec le son plus trempé du trio.

Le projet Gohelle Fest

« Un éco-festival international de métal au pied des terrils ! »

La plastique particulière des lieux, leur forme pyramidale pure, l’univers minéral et noir des terrils, leur origine industrielle ou le classement à l’Unesco nous font partager la conviction que le lieu incarne une dimension émotionnelle singulière. Le projet a pour but d’organiser à moyen terme le festival GohelleFest sur le plateau des terrils du 11/19.Y accueillir,à terme, 20 000 personnes, faire de cet endroit magique l’une des plus belles salles de concert du monde.

Un éco festival de métal, c’est quoi ?

L’obligation pour une groupe de black metal de n’égorger sur scène que des chèvres issues de l’agriculture bio ? Du metal joué par des Hippies et des Beatniks végétariens en sandalettes avec des guitares recyclées et des amplis en open source alimentés par une éolienne ? Venir en covoiturage au festival, recycler les déchets, privilégier les circuits courts pour les frites avec des patates produites localement, limiter l’impact sur la biodiversité et économiser l’énergie ?

https://fr-fr.facebook.com/www.gohellefest.fr

REVIVAL MUSIC à Béthune les 28, 29 et 30 août

L’été est une saison propice pour réécouter les disques de votre jeunesse, les disques de votre adolescence, des vieux « machins » qui ont forgé votre ligne de vie musicale. Pourquoi ? Je n’en sais rien, peut-être le soleil, les journées qui s’étiolent doucement et paisiblement. Une envie de revenir sur sa jeunesse, ce n’est pas de la nostalgie, c’est la vie, les chanteurs aimés vous accompagnent. Les baby-boomers sont devenus des papy-boomers, je n’échappe pas à cette règle, la jeunesse de ma génération a assisté à la naissance du rock et quel bonheur de se replonger dans les opus des KINGS, des WHO, des PRETTY THINGS, des ANIMALS d’Eric Burdon, des groupes californiens qui m’ont fait voyager : direction San Francisco. Quel bonheur de rejouer avec les « marionnettes » de CHRISTOPHE et de s’entendre encore dire « NON » cinquante ans après par la poupée de POLNAREFF. En écrivant ce papier j’écoute VIGON dans « Il’s all over ». J’étais gamin quand je l’ai entendu pour la première fois, c’était à Cambrai au Marché Couvert, salle de spectacle de l’époque. Je n’avais jamais autant vu de cuivres sur une scène ( je vous renvoie au papier que j’ai écrit sur VIGON il y a quelques semaines sur le blog).

Oui le rétro a la côte, tenez, un exemple : la photo. Alors qu’aujourd’hui le plus petit des téléphones tire votre portrait on enregistre un retour en force de l’argentique. Les vinyls revivent  partout chez les disquaires. Les enfants suivent les traces de leurs parents et les groupes rétro fleurissent dans les festivals, ils ont même leurs propres rendez-vous comme à Béthune les 28, 29 et 30 août.

La programmation est de qualité et ce rendez-vous est recommandé.

La « Grace » s’invite en Belgique.

État de grâce, tous les jeux de mots son bons pour se réjouir de la venue de Madame Grace Jones au Cactus Festival. L’un de mes fantasmes débarque en Belgique, moi qui la croyais retirée des affaires. A 66 balais, personne n’aurait trouvé ça étonnant. La diva Jamaïcaine Grace Mendoza Jones est toujours là. Un physique androgyne, une plastique et une peau d’ébène, j’imagine qu’une nana comme ça qui débarque à Paris n’a pas besoin de trouver longtemps des stratagèmes pour mettre la jet-set à ses pieds, et dans les années 1970 Andy Warhol n’était jamais loin. Elle va très vite quitter le mannequinat pour se retrouver dans un studio d’enregistrement et franchement c’est bien. L’album Portfolio est impeccable. Sa version électro de la « Vie en rose«  est une merveille.

DIVA des podiums. DIVA du disco et quelques années plus tard Diva new wave. Ah oui vraiment Grace à Bruges, c’est un événement. Je vous passe son histoire d’amour avec Jean Paul Goude et sa présence au côté de James, James Bond 007. Je vous écrit ça très vite pour que vous puissiez vous organiser.
Un pays: La Belgique
Une ville: Bruges
Un festival : Cactus

Clef de Sol Eil #14 : Dans l’ombre des grands – du 2 juillet au 20 août 2015

clef« DANS L’OMBRE DES GRANDS »…

« De tout temps, il y a eu de très grands personnages derrière ceux qui sont devenus, pour différentes raisons… incontournables. Et qui pouvait lutter contre Beethoven, ou contre Cziffra, ou Heifetz ? Combien de compositeurs ont posé la plume, de pianistes fermé le couvercle, de violonistes rangé l’archet ? Il serait peut-être temps de redécouvrir ceux qui avaient du génie et du talent mais probablement n’ont pas eu la chance d’être les élus des puissances médiatiques. Et n’oublions pas que certaines œuvres sont également restées dans l’ombre…»

« Voilà comment par ces deux symboles s’exprime la voie choisie pour ce nouveau festival à Lille. Inventé et conçu par deux fous de musique, Denis Simándy (corniste et pianiste) et Loïc Serrurier (étudiant vétérinaire). 
Ils ont pris le soleil et la clef pour ouvrir aux autres les portes de toutes les musiques, de tous les mondes sonores que nous avons la chance de vivre au présent, élargir les frontières balisées depuis longtemps vers la diversité et l’inconnu. 
Avec beaucoup de courage et d’enthousiasme, ils ont inventé et organisé le festival « Clef de Soleil » pour les beaux jours de Lille dans des lieux magiques. 
Avec enthousiasme et savoir, ils nous préparent la prochaine saison pour offrir à leur public un « toujours plus ». Je félicite Denis Simándy et Loïc Serrurier, je leur dis mon admiration et leur souhaite chaleureusement BONNE CHANCE…»

Elisabeth CHOJNACKA, Marraine du festival (2002)

La fête de la musique

fete de la musique1La fête de la musique  est née en 1982. On la doit à Jack Lang, auteur à l’arrivée des socialistes de la célèbre phrase: la France est passée de l’ombre à la lumière. Cette fête, il ne l’a pas directement pensée mais c’est lui qui a l’audace politique de l’imposer.

Petit rappel.
De 1981 à 1983 le gouvernement  socialiste de Pierre Mauroy est dans la phase de réalisation du programme de gouvernement de François Mitterrand : Augmentation du SMIC, des allocs, la retraite à 60 ans , la cinquième semaine de congé, la semaine de 39h, les lois Auroux sur le droit du travail, l’abolition de la peine de mort, la libéralisation des ondes, la décentralisation. Hommage à l’enfant du Cambrésis Pierre Mauroy. 

Si je vous ai dit que Jack Lang n’avait pas pensé seul la fête la Fête de la Musique c’est qu’en 1976 un musicien américain travaillant à Radio France,Joël Cohen,a l’idée de fêter la musique le 21juin et le 21 décembre lors des deux solstices. Ces fêtes devaient s’appeler « Saturnales de la musique » un bien joli nom. Un projet qui ne trouvera pas sa partition. Il faudra attendre l’arrivée d’un gouvernement plus sensible à la musique. Maurice Fleuret, Directeur de la musique et de la danse au Ministère de la Culture  a plus de chance que Joël Cohen.Il en parle à Jack Lang qui l’écoute.Des études montrent aussi que 5 millions de personnes jouent d’un  instrument pour eux et pour leurs voisins. Il ne reste plus qu’à les faire descendre dans la rue.

C’est fait le 21 juin 1982, nuit païenne se référant aux fêtes de la Saint Jean qui sera désormais musicale. Le slogan de la Fête de la Musique: la musique partout le concert nulle part. Ça va marcher quelques années. En 1985 elle sera copiée partout dans le monde et aujourd’hui 140 pays fêtent la musique.

Dans les années 90 la Fête va se mercantiliser, les podiums géants arrivent. Ils sont financés par les marques de bière, d’alcool, le fric est plus fort que l’esprit, on voit de moins en moins de joueurs de flûte dans les rues, les responsables politiques des villes et villages en font un objet de communication. Les chaines de télévision y vont de leurs grandes soirées magistrales avec toujours les mêmes figures, au gré d’une éventuelle promo qui ne coûte rien. Aujourd’hui c’est l’opium du peuple, le moment de bonheur que la vie de tous les jours ne nous donne plus. Un bonheur qui ne restera qu’artificiel et qui revêt une liberté déguisée.

La fête de la musique reste l’occasion, l’une des seules,  pour des jeunes musiciens de trouver un public dans des lieux  insolites. C’est donc l’occasion pour vous public de découvrir des disciplines musicales que vous ne fréquentez pas.

Philippe.

Stage Clown et chant

Une semaine de rire à la recherche du « Clown qui chante »! Dans un cadre de rêve, salle super agréable, cuisine au top, écrin de verdure en Ardèche co-animation joyeuse de Olivier Tournemaine / Cécile Cognet.

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Sofamusic

Sofamusic – http://www.sofamusic.fr un concert comme à la maison. Les concerts organisés par cette association se font en petit comité et permettent au public d’échanger avec les artistes pendant un moment convivial, mais je ne vous en dis pas plus.

Dans ces interviews Jeremy commence par nous présenter Sofamusic, vous découvrirez ensuite son contact avec les artistes et ses invités, et pour finir il vous dévoilera le déroulement de ses soirées en vous annonçant ses prochaines dates !

Interview Maud Vasselle :

 

Les photos du derniers concert : https://www.flickr.com/photos/129476810@N05/sets/72157651732594837

Stéphanie Gouilly, chanteuse lyrique

Stéphanie Gouilly 2Après un premier prix de contrebasse et une licence de musicologie, Stéphanie Gouilly se dirige vers le chant qu’elle étudie et perfectionne auprès de Daniel Ottevaere à l’Ecole Normale de Musique de Paris où elle obtient le Diplôme Supérieur de Concertiste. Elle y reçoit également l’enseignement de Mireille Larroche (classe de scène) ainsi que celui de Jean-Philippe Lafont et Nina Uhari ( étude de rôle).

Elle tient les rôles de Frasquita dans Carmen de Georges Bizet, Adèle dans « Cabaret Chauve-Souris », une production de la Clef des chants, Germaine dans Les Cloches de Corneville de Robert Planquette, Eurydice dans Orphée aux Enfer, Fleurette/Hermia dans Barbe-Bleu, Parthénis dans La Belle Hélène de Jacques Offenbach, Clairette dans La Fille de Madame Angot de Charles Lecocq, Princesse Hélène dans Rêve de valse d’Oscar Strauss, Louise dans Les Mousquetaires au couvent de Louis Varney et Mimi dans La route fleurie de Francis Lopez. Elle participe également à de nombreux concerts et récitals en tant que soliste à Paris, Bruxelles, Lille, Clermont-Ferrand/Royat, Montpellier : Carmina Burana de Carl Orff, la Messa di gloria de Rossini, Les saisons de Haydn, le Requiem de Fauré ….Elle est invitée sur France Musique par Gaëlle Le Gallic dans l’émission « Dans la cour des grands ».

Elle remporte le Grand Prix de la Ville de Marseille et le Prix du Public au Concours International d’Opérettes de la ville de Marseille, le Premier Prix à l’unanimité dans la catégorie Opérette au Concours National de Chant Lyrique de Béziers et est lauréate du Concours International de Chant de Marmande.

En 2009, elle interprète le rôle d’Hermione dans une parodie de Cadmus et Hermione de Lully sous la direction de Jean-Luc Impe ( production du CMBV) à Versailles, Bruxelles, Paris et au Festival Baroque de Sablé sur Sarthe, elle sera Ernestine dans Monsieur Choufleuri de Jacques Offenbach à Genève, Amour dans Orphée de Gluck pour le Centre lyrique d’Auvergne, la Fée dans Cendrillon de Massenet dans une production de l’opéra de Massy et Norina dans Don Pasquale de Donizetti au Festival de Belle Ile.

En 2010, elle sera La fille mal gardée de Favart et Duny à l’Opéra Comique sous la direction de Jean-Luc Impe, tiendra le rôle-titre dans Véronique d’ André Messager et celui de Pauline dans La Vie Parisienne de Jacques Offenbach au théâtre de Tourcoing sous la direction de Bruno Membrey. Elle reprendra également le rôle d’Hermione au Québec.

Alfred BIRONIEN, ténor

Alfred BironienAlfred Bironien2 Après un DEM de Chant lyrique au Conservatoire de Valenciennes, Alfred Bironien intègre l’Ecole Normale Supérieure de Musique de Paris dans la classe de Daniel Ottevaere. En parallèle, il suit également une formation d’acteur à l’école de l’acteur du Théâtre Jules Julien. Il participe également aux Master-classes des Rencontres Musicales Internationales d’Enghien.

Depuis plusieurs années, Alfred Bironien se produit sur les scènes lyriques françaises. On a pu l’entendre notamment cette saison dans le rôle de Monostatos dans La Flûte Enchantée de Mozart à Paris, Lille, Nantes, Biarritz ou encore Beziers sous la direction de Jean-Bernard Pommier et de Bruno Membrey, ainsi que dans le rôle d’Alfred dans La Chauve-Souris de Strauss à Tourcoing.Sa formation lui permet également d’aborder le répertoire du XXe siècle et la musique contemporaine. Il a créé Panéolito (rôle-titre) de Thierry Fournier avec l’orchestre de l’opéra de Massy ainsi que le Roi Minos dans Théseus, opéra multimédia donné en l’honneur de la présidence de la Belgique à l’union Européenne. Il interprète cette saison le rôle de Gonzalve dans l’Heure Espagnole de Ravel au Phénix de Valenciennes.

HK et les saltimbanks

HK en compagnie de ses Saltimbanks rallume les étoiles dans son dernier opus. L’engagement est toujours le maître mot de Kaddour Hadadi. Il rend hommage aux petites gens qui chaque jour se lèvent pour faire avancer la vie dans le bon sens. Il se bat avec sa musique à leurs côtés pour faire tomber les murs, ces murs qui nous protègent de nos voisins et entretiennent les peurs. Kaddour remet 5 sous dans le juke box, c’est son engagement. La musique est rebelle, révoltée, elle est du monde, Kaddour est un descendant des esclaves noirs qui chantaient le blues dans les champs de coton. Il aime à citer Stéphane Hessel et Aimé Césaire. Quand Benoit Poix – http://www.benoitpoix.fr -, vidéaste,  m’a demandé d’aller rencontrer Kaddour à Roubaix pour la sortie de son opus je n’ai pas hésité une seconde. En compagnie de Maud qui a immortalisé le moment avec son appareil photo. Merci à toi de rallumer ces étoiles.

Découvrez l’interview de Philippe et les magnifiques photos de Maud (la série complète des photos ici) :

illiCO! votre nouveau magazine musical gratuit

illico

C’est quand un magazine disparaît que l’on prend vraiment conscience qu’il nous manque cruellement. PRESTO faisait  partie de ma vie. C’était un informateur musical  incontournable. Dans ce monde où les actionnaires et les parts de marchés règnent en maître, il est très difficile pour une publication de faire valoir son esprit d’indépendance et de liberté. PRESTO avait au fil du temps trouvé sa place. PRESTO n’est plus, bienvenue à ILLICOwww.illicomag.fr -, notre nouveau magazine musical gratuit. Son format est plus petit, plus transportable, une mise en page claire et précise. Son financement et sa création n’ont pas demandé de subventions politiques qui insidieusement vous mettent un fil à la patte. ILLICO doit sa naissance à des GÉNÉREUX, surement épris de liberté et d’indépendance. ILLICO va  vous permettre de vivre l’actualité musicale de la région et même plus loin, concerts, news, adresses des structures tout y est.

Longue vie et merci.

Frank Vandecasteele parle de sa formation Lénine Renaud à Frank Bazin

Lénine renaud 1Frank Vandecasteele parle de sa formation Lénine Renaud à Frank Bazin journaliste de la Voix du Nord. Une rencontre dans le cadre du concert que donnait le groupe au Trait d’Union à Mons en Baroeul.

Le Trait d’Union, c’est tout petit !
« Les petites jauges, c’est bien. Le côté cabaret, ça revient à Paris avec les Trois baudets et d’autres lieux… Il n’y a pas de fosse, pas de crash barrières… Tu ne t’adresses pas à une foule mais à des gens, tu peux interagir. Même à l’époque de Marcel, on a toujours maintenu les petites salles. Quand c’était compliqué, on jouait sous un autre nom ! »

Lénine Renaud, c’est bien ?
« Pour ceux qui ont connu les Marcel ou les VRP (formation d’origine du guitariste Cyril Delmote), c’est autre chose. On fait toujours des portraits, tendres ou féroces, jamais dans la demi-mesure. C’est de la chanson à écouter. D’ailleurs, quand on joue, on sent cette écoute. Au début, on entend les mouches voler ; ça fait flipper ! »

Rock’n roll ou pas rock’n roll ?
« Le rock’n roll, c’est une écriture du ressenti. La chanson, c’est du récit. Ce ne sont pas les mêmes pulsions. Ce serait une hérésie de faire du rock’n roll littéraire. »
« Une partie du rock’n roll devient de la culture globale. On ne sait plus si les groupes viennent de France, d’Italie, des États-Unis ou d’ailleurs. C’est du rock’n roll hors-sol ! Ils sont ambassadeurs de marques de fringues ! Ce rock’n roll a pris les pires travers de la variété ! Mais ce n’est pas le bracelet à clous qui fait le rockeur. »

Sinon, comment ça va ?
« Il faut qu’on trouve un public… Cette semaine, avant de jouer à Mons, nous sommes en concerts à Rennes et à Paris. Fin juin, on entre en studio pour notre deuxième album avant de repartir en concerts cet été. Nous jouerons les chansons du nouvel album ce week-end. (Se penchant pour carresser son chien) J’ai écrit une chanson qui s’appelle Mon pote et mon chien. J’étais bien obligé de lui composer une chanson… Cyril, lui, habite en face d’une résidence pour le troisième âge : il a écrit une très belle chanson là-dessus. »

Mais, on ne se refait pas, les poètes n’ont pas oublié leurs révoltes et une chanson est consacrée à la souffrance au travail. Les six camarades musiciens découvriront ce week-end les réactions du public. Les yeux dans les yeux.

Nadège de Kersabiec, Chef de Chœur de l’Ensemble Choral Diapason de Montreuil-sur-mer et du chœur A Cappella de Seclin.

nadegeAprès avoir commencé très jeune sa formation musicale à la Maîtrise de Radio France, Nadège de KERSABIEC chante sous la direction des plus grands chefs internationaux (Lorin Maazel, Vaclav Neumann, Michel Corboz) ou aux côtés d’interprètes prestigieux comme Jessie Norman, José van Dam, Julia Migenes et Placido Domingo.

Elle poursuit ses études au Conservatoire et au Centre d’Art Polyphonique de Paris. En 1997, elle obtient une médaille d’or de direction de chœur (C.N.R. de Lille) et en 1998, une Maîtrise de musicologie (Université de Lille III). Elle complète sa formation de direction de chœur auprès de Laurence Equilbey, de Frider Berbius, de Michel Piquemal, de Jean-Jacques Werner ou encore de Mark Deller avec lequel elle continue de collaborer. Pendant sept ans, elle anime avec Jacques Barbier des stages « Renaissance » en Touraine et depuis 2004, participe au « Manifeste » de Dunkerque auprès de la metteur en scène Brigitte Mounier pour y aborder et mettre en lumière le répertoire vocal contemporain.

Elle se consacre aujourd’hui à l’Ensemble Choral Diapason de Montreuil-sur-mer et au chœur A Cappella de Seclin.

Ecoutez l’interview de Nadège par Philippe :

LA VINYL SESSION #11 et DOMINIQUE BOS

LA VINYL SESSION #11 – CHANSONS DU NORD/CH’TI/CARNAVAL/FRANCAISE.

Les platines sont à vous! Et en cette période de carnaval, la 11e Vinyl Session sera dédiée aux musiques du Nord, ch’ti, de carnaval et plus largement à la chanson française.

 

DOMINIQUE BOS : CHANSONS DRÔLES MAIS PAS TROP 

Des chansons ciselées,des boniments hilarants… Entre blues swing et bossa,entre franche rigolade et tendresse Dominique Bos présente son spectacle dans le salon cosy et sixty de ce bel établissement. Doux rêveur pour de rire, guitariste pour de bon, c’est aussi sa simplicité désarmante qui séduit.

SYLVAN ESSO – le 16 février 2015

SYLVAN  ESSO  est la rencontre d’une pop  et d’une électro, musique distillée par Amélia Meath au chant et Nick Sanborn aux platines. A l’arrivée, ça nous donne des plages très sensuelles. Ce duo nous arrive des Etats-Unis, de Caroline du Nord. Deux maxis sont aujourd’hui dans les bacs mais on attend avec impatience la sortie d’un opus, ça ne va pas tarder. On prend son envol en allant écouter ça, pour ceux qui ont le vertige ils ferment les yeux et rêvent, et par les temps qui courent c’est pas mal de penser à se faire plaisir, il y en a qui font des placements défiscalisés nous on fait des placements émotionnels, souvenirs plein la tête d’une belle soirée et au moins on reste honnête.

Le couple SYLVAN ESSO est à la Péniche – http://www.lapeniche-lille.com/ – lundi 16 février à 20 h, la soirée est déjà annoncée sold out,  on ne peut pas sur une  péniche pousser les murs,  il faut croiser les doigts , on ne sait jamais: des rhumes, des gastros, des bouchons sur l’autoroute…… Des passes peuvent se vendre à tribord.Si vraiment c’est niet il vous reste le clip   et  une prochaine date. SYLVAN ESSO ne devrait pas s’arrêter de si tôt.

https://www.youtube.com/watch?v=Qr5AIKRPIHo

PANIENKI, un groupe à découvrir d’urgence.

C’est à vous mesdames et messieurs les organisateurs de spectacles que je m’adresse en priorité. Ma surprise fut grande d’apprendre par Clémence la chanteuse accordéoniste du groupe qu’il me faudra attendre le 24 mai le festival  « Les Violons du Monde » à Calais pour remettre le couvert et apprécier de nouveau cette très bonne formation. Heureusement,  mesdames et messieurs les organisateurs,  PANIENKI  a sorti un 5 titres qu’il vous sera facile de vous procurer au numéro de téléphone que je me fais un plaisir de vous communiquer : 06 44 04 07 12.

Il est maintenant temps de vous parler de PANIENKI. C’est un groupe de filles, elles sont 4, Clémence, Jeanne, Karolina, Noémie. Au Prato, l’autre soir, pour la soirée organisée pour récupérer des sous pour aider nos amis Malgaches à installer l’eau dans un village, PANIENKI avait la lourde tâche d’ouvrir les débats. Pas facile, le public n’est pas forcement bien en place, certains ont la bonne idée d’aller reprendre une bière, enfin c’est comme ça et il faut y aller. Mais c’est sans compter sur le charme et le talent de ces jeunes femmes qui très vite nous entraînent dans un univers de chants traditionnels venus de l’Est, des chants tchèques, polonais, russes, tziganes. Un très beau dépaysement musical. L’applaudimètre était à son maximum.

Voilà, elles méritent vraiment d’être connues. Çà dépend de vous mesdames et messieurs les organisateurs car pour le public, je ne me fais pas de bile il sera vite au rendez-vous.

https://www.facebook.com/panienkimusic

Hommage – Pluie de larmes pour Demis Roussos, 15 juin 1946 – 25 janvier 2015

imgresJ’ai rencontré Demis Roussos en 1968 ou 1969, je ne me souviens plus très bien, j’étais guitariste et chanteur dans un groupe de rock enfin si on pouvait appeler ça du rock, il s’appelait les Fanatics, précision importante à l’intention des visiteurs qui me prendraient pour un bluffeur. Ce soir là, au marché couvert de Cambrai qui était la salle de spectacle du moment et  avec les Epsilons, un autre groupe du Cambrésis, on assurait la première partie de soirée. Gratos, on était tellement contents d’être là. En vedette, les APHRODITE’S CHILD. Incroyable, depuis plusieurs semaines on n’ entendait plus qu’eux à la radio. Un groupe grec, c’est pas tous les jours avec comme carte de visite, une pluie de larmes inspirée du Canon de Pachelbel. Ils étaient trois, le quatrième était resté en Grèce pour terminer son service militaire. Je ne savais pas encore que ce soir- là j’allais côtoyer, approcher l’un des plus grands compositeurs de musique new-age et de musique électronique. Vangelis Papathanassiou ou tout simplement Vangelis, après son aventure avec les Aphrodite’s Child, se tournera vers les musiques de films. Comme Klaus Schulze, Jarre, Kraftwerk, il fait partie de ces génies qui vont propulser la musique dans une ère nouvelle. Demis Roussos est à la basse et au chant, Vangelis à l’orgue, je me revois les yeux comme des billes regardant cet instrument. Je n’avais jamais vu ça, autant de claviers superposés capables de faire office d’orchestre. Lucas Sidéras était aux fûts. Une soirée que je n’ai jamais oubliée, dans les 15 m2 des coulisses situées sous la scène le rockeur FIFI buvant une goutte de jus avec Demis Roussos.
Les Aphrodite’s Child enregistre en 1971 un album inspiré de l’apocalypse de st Jean, 666 c’est son nom. Une merveille, un mélange subtil de psychédélisme et de hard rock. La référence au satanisme vaudra à cet album des interdictions dans certains pays. A découvrir absolument. Ce fut également l’album de la discorde et de la séparation. J’ai commencé à moins écouter Demis Roussos mais 50 ans de carrière et une voix pareille méritaient bien que je vous raconte ça. Demis est arrivé sur scène en l’an 68 du vingtième siècle en plein ramdam révolutionnaire et il en est sorti le jour où les Grecs  votaient pour changer leur monde.

SALVATORE ADAMO en concert à Lille (Hotel Casino Barriere) le samedi 31Janvier 2015 à 20h30

adamo adamo1Ma première rencontre avec Adamo remonte à 1964, j’étais gamin et ma cousine avait un tourne-disque sur lequel elle me fit écouter la poésie très fleur bleue de ce jeune auteur-compositeur interprète Italo-belge. L’histoire d’un jeune homme qui vient demander l’autorisation à un père d’emprunter sa fille. Pour bien comprendre cette chanson très osée, il faut passer par la case histoire contemporaine et se replacer quelques instants dans le contexte du moment. Le président de la République s’appelle De Gaulle, pas toujours rigolard le Général sauf peut-être dans ses conférences de presse, un humour néanmoins très distingué et qui ne fait plus rire personne aujourd’hui, 1968 est passé par là. Je m’égare, revenons à Adamo. Je ne sais pas vous, mais moi il y a des chanteurs qui m’ont accompagné toute ma vie et selon mes humeurs, ils sont, pour la plupart, liés à mon adolescence, Adamo en est un. Il a un atout qu’on aime ou qu’on déteste, sa Voix, ajoutez à cela des compositions justes, généreuses, amoureuses et 50 ans plus tard les salles de spectacle se remplissent à la vitesse de l’éclair, les fans clubs sont sur les dents. Ils font des centaines de kilomètres pour venir le voir et l’écouter chanter. Il y a quelques années à la très belle maison de la Culture de Tournai, ils étaient venus du Japon, au pays du soleil levant, Adamo est une star. Je l’ai rencontré plusieurs fois. Je lui ai demandé comment il expliquait son succès,  » la sincérité peut-être ». Adamo a été le dernier à faire un entracte dans son tour de chant, le temps d’aller boire un petit café, de changer de chemise et de réajuster son traditionnel costume. Adamo chante l’amour. Je me suis toujours demandé ce qu’il fît des bouquets de fleurs qui jonchés la scène à la fin de son spectacle. Je ne sais pas, si vous savez, écrivez-moi.

Découvrez Adamo en vidéo :

Philippe Bianconi

bianconi1Philippe Bianconi est né à Nice en 1960, ses parents sont mélomanes sans être musicien, ils écoutent de la musique classique et du jazz. Le petit Philippe est biberonné à la musique. Toute son enfance il écoute KEMPFF, LIPATTI, RUBINSTEIN. Une sensibilisation au piano est née, à l’âge de 7 ans Philippe Bianconi demande à ses parents d’apprendre cet instrument. Il ne pense jamais à en changer. Il apprend ses premières gammes sur un clavier en papier. On l’inscrit au conservatoire de Nice et très vite son professeur détecte les qualités du jeune garçon. Les concours se succèdent et les récompenses aussi. Aujourd’hui, Philippe Bianconi donne des concerts partout dans le monde. Il est très attiré par l’univers musical de Ravel, il enregistre l’intégrale de ses œuvres. Il aime aussi beaucoup Debussy, Brahms, Chopin.

Out of Range

out2Ce groupe Lillois, trio, est né d’une rencontre entre trois artistes  Lillois. Une pop électro, un peu mystérieuse aux ambiances veloutées. Un groupe sélectionné en mars 2013 au concours de l’Euromusic, sorte de concours de l’Eurovision de la toile. Des présélections et une finale. Out of Range s’est classé en quatrième position des 1.000 groupes français en compétition, pas mal.
http://www.outofrange-official.com/

Le trio « Out of range » :

  • Géraldine est pianiste depuis l’âge de 4 ans et compositeur sound designer de métier depuis une dizaine d’année, pour la publicité et la communication.
  • Jonas Bering est compositeur de musiques électroniques, avec une carrière solo depuis 2000 sur un label international indépendant nommé Kompakt, à Cologne.
  • Aubélia est la voix du groupe. Elle a joué souvent dans les bars lillois ses chansons folk.

Les larmes coulent, JOE COCKER est mort.

« With a little help from my friend » morceau fétiche de Joe Cocker, cette interprétation hallucinée de Woodstock en 1969. Cocker en transe, inoubliable moment, tellement inoubliable qu’au terme d’une vie on en a même oublié que ce morceau  est des Beatles.
http://www.dailymotion.com/video/x2vjiy_joe-cocker-with-a-little-help-woods_music

J’ai vu Cocker sur scène de nombreuses fois et à chaque fois il incarnait ce rock très blues que je raffole. Cette voix rocailleuse qui vient du plus profond de l’âme, cette voix de plus en plus rocailleuse et mal aimée de la nicotine.
Rien n’a été simple pour Cocker, les années 70 ont balayé  de nombreux acteurs de la période Peace and Love de Woodstock. La hippitude s’en est allée laissant toute une génération sur le bord de la Route. Le cinéma va mettre un terme à ses années de disette. « Up where we belong » accompagne la sortie du film « Officier et gentleman » en 1982. « You can leave you hat on » accompagne Mickey Rourcke et Kim bassinger dans » 9 semaines et demi » en 1986.
http://www.youtube.com/watch?v=PMTu86K-IhI

On redécouvre Cocker qui n’en finit plus de tourner partout dans le monde. L’homme a du temps à rattraper. Officier de l’empire Britannique depuis 2007, ce gamin né a Sheffield le 20 mai 1944 va nous manquer. On ne le verra plus imiter le guitariste et le batteur. Il reste son oeuvre avec cette voix qui n’est pas prêt de s’enrouer.
http://www.youtube.com/watch?v=4RnjWLVyMps

Oui vraiment en ce 22 décembre 2014 les larmes coulent.

VIGON, une vie, une histoire

vigon4J’entends Vigon la première fois à Cambrai au Marché Couvert, la salle se spectacle à l’époque. Une vraie belle soirée musique. A l’affiche le rock des Martins Circus et des Variations mais aussi Vigon et de ses Lemons. Des Lemons, véritable mur cuivré, je n’ai jamais vu autant de saxophones et de trompettes sur une scène. Ça a vraiment de la gueule et du souffle.On vit à l’époque la grande période Rythm and Blues, ce savoureux mélange des influences noires, gospel, blues, jazz. J’écoute Wilson Pickett, Otis Redding, Sam and Dave, Ike and Tina Turner,et voilà Vigon qui débarque dans ma vie. Pas étonnant que Nino Ferrer rêve d’être noir. Vigon est le nom de scène d’Abdelghafour Mouhsine qui est né à Rabat. Il découvre le Rythm and Blues au Maroc, il apprend les paroles en phonétique, après quelques radios crochet il décide de venir tenter sa chance à Paris. La Mecque de la musique est le Golf Drouot, une audition et le tour est joué. Vigon rencontre Michel Jonasz. Ensemble ils créent les Lemons. Le groupe multiplie les concerts et les belles premières parties comme celle des Who, Otis Redding, Stewie Wonder, rien que ça. Vigon enregistre son premier disque et enchaîne les dates mais sa musique passe de mode et Vigon décide de rentrer au Maroc. Il y reste 23 ans. Malade il revient en France pour se faire soigner. Il retrouve ses potes Gad et Djamel et il remet le pied à l’étrier. Barclay son label de toujours décide de ressortir ses disques, il participe à The Voices sur TF1, une nouvelle génération découvre Vigon. A 67 ans il est Soulman ce mec, découvrez le.

Son grand succès est sa reprise du titre de Bob and Earl  » Harlem Shuffle » 20 ans avant la reprise des Stones. Trois versions, à vous de juger. Michel Jonasz évoque sa rencontre avec Vigon.

Bobby Keys est mort

Bobby KeysBobby Keys s’en est allé, l’alcool a vaincu la musique, Keys avait 70 ans. Les fans des Stones sont tristes. Il  apportait sa touche cuivrée aux albums et aux concerts des Stones. Les tabloïds ont souvent évoqué les distorsions au sein du groupe, entre Mick et Keith. Mauvaises langues, non pas toujours. Une chose est certaine, les Stones en studio comme en tournée vivaient en tribu. A chaque apparition du plus grand groupe de Rock du monde, on savait que Lisa Fischer, Bernard Fowler, Blondie Chaplin seraient les chœurs, Chuck Leavell aux claviers, Darryl Jones à la basse, Bobby Keys au sax. Tout ce beau monde vivait dans la même communion, soutenir et rentrer dans le jeu Stonien. Bobby Keys était avec les Stones depuis 1960 mais il avait aussi partagé son espace musical avec les Beatles, Clapton, les Who, Marvin Gaye, Lennon et Cocker.

La mort de Bobby nous prive qu’un des plus grand musicien que le rock est connu.
Rien ne sera plus comme avant.

Le Festival Tour de Chauffe

Le Festival Tour de Chauffe – http://www.tourdechauffe.fr/le-festival-2014/les-concerts-2014.html – depuis 2005 est une  rencontre entre artistes de la région en devenir et artistes confirmés. C’est l’occasion aussi de découvrir des salles de concerts à taille humaine. Des salles ou la proximité et la complicité ne sont pas des vains mots.

LIEUX TRANSFRONTALIERS TISSENT DES RÉSEAUX ET CRÉENT AVEC LES ARTISTES DES PROJETS SUR MESURE POUR LES HABITANTS : l’Hospice d’Havré, Tourcoing // la Condition Publique, Roubaix // le Colysée, Lambersart // le Fort de Mons, Mons en Baroeul // le Vivat, Armentières // la Ferme d’en Haut, Villeneuve d’Ascq // les Arcades, Faches-Thumesnil // le Nautilys, Comines // maison Folie Beaulieu, Lomme // maison Folie Moulins, Lille

Ce festival est aujourd’hui drivé par l’ARA à Roubaix : http://www.ara-asso.fr/

Après une première selection , les artistes retenus bénéficient d’une résidence de travail et de l’enregistrement d’un EP deux titres au Studio KA : http://www.studioka.net/

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