Archives de la catégorie ‘Prévert’

LA VIE PRÉVERT #7

Le quai des Brumes : la poésie désenchantée de Prévert et Carné.

LA VIE PRÉVERT #6

Jacques Prévert sur Calder (cliquez sur la photo pour visionner la vidéo ou ce lien) :

LA VIE PRÉVERT #5

Humour à la Prévert : « Dans chaque église, il y a toujours quelque chose qui cloche. »

LA VIE PRÉVERT #4

Les feuilles mortes (musique: Joseph Kosma, paroles: Jacques Prévert, interprete pour la premiere fois par Yves Montand en 1946)

C’est une chanson, qui nous ressemble
Toi tu m’aimais et je t’aimais
Nous vivions tous, les deux ensemble
Toi que m’aimais moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement sans faire de bruit
Et la mer efface sur la sable les pas des amants désunis

Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux oů nous étions amis
En ce temps-la la vie était plus belle,
Et le soleil plus brűlant qu’aujourd’hui
Les feuilles mortes se ramassent a la pelle
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent a la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidele
Sourit toujours et remercie la vie
Je t’aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t’oublie?
En ce temps-la, la vie était plus belle
Et le soleil plus brűlant qu’aujourd’hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n’ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l’entendrai!

C’est une chanson qui nous ressemble
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

LA VIE PRÉVERT #3

Maison Jacques Prévert

C’est en 1970 que Jacques Prévert achète cette maison, dénichée par son ami Alexandre Trauner, décorateur de cinéma. Il disparaît en 1977 et repose dans le cimetière d’Omonville-la-Petite. Cueilleur de mots et colleur d’images, parolier de chansons et écrivain de cinéma, Prévert a créé une oeuvre foisonnante. Dans sa maison, vous découvrirez son étonnant parcours artistique, en particulier ses collages, méconnus du public. Son atelier reconstitué, des expositions temporaires, un film sur sa vie vous y attendent.

Ouverture: avril, mai (sauf 1er mai) et vacances scolaires (sauf Noël), de 14h à 18h Juin et septembre de 11h à 18h, juillet et août de 11h à 19h – https://www.youtube.com/watch?v=cEl5ErzYU0 

La vie Prévert #2

LE CANCRE, Jacques PRÉVERT (Recueil : « Paroles »)

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le cœur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

La vie Prévert #1

Jacques Prévert est né le 4 février 1900, à Neuilly-sur-Seine. Il est un enfant heureux et gai qui rit en toutes circonstances. Il ne manque aucune fête, aucun cirque et déjà, se passionne pour le monde du théâtre. Son père qui connaissait des acteurs, l’emmenait en coulisses avant que les spectacles ne commencent.

Jacques ne veut rien savoir de tout ce qui s’appelle PRISON, il n’aime guère les prêtres et serviteurs d’Église, car cela représente, à ses yeux, le pouvoir autoritaire, la passéisme le plus absolu et le conformisme le plus borné. La violence de l’anticléricalisme prévertien sera souvent rejetée avec dégoût et escamotée au profit de son intérêt pour les enfants, les fleurs ou les petits oiseaux. Sa mère commence, dès son jeune âge, à lui lire des contes de fées, elle l’initie au monde la fiction et du rêve. C’est elle qui lui apprend à lire. Ses préférences : David Copperfield, La Dame de Montsoreau, Les Trois Mousquetaires...

Le 1er février 1907, Jacques Prévert arrive à Paris, débute l’école et ce, en retard ! Il déteste rester des heures sans bouger, à écouter un maître ennuyeux qui le gronde lorsqu’il regarde les oiseaux ou les fleurs à l’extérieur. Ce dégoût se transposera dans ses écrits Page d’écriture et Le Cancre (Paroles).

Il accompagne souvent son père chez les pauvres et il se met à les aimer, à comprendre leurs joies et leurs peines, à découvrir les trésors de générosité, de délicatesse et de poésie qui se cachent au fond du cœur des plus démunis de la société. Il constate que le monde n’est pas toujours bon ; mais heureusement il y a le rêve, la lecture et le cinéma… Son petit frère, Pierre, deviendra metteur en scène et Jacques écrira les scénarios et les dialogues d’un grand nombre de films. C’est l’époque du cinéma muet 1908. Le soir, il va souvent au théâtre, sans payer (son père est critique dramatique) et il dévore plusieurs livres. L’école est insupportable pour lui et son frère Jean, donc ils changent d’école (une grande cour exposée au soleil et de beaux arbres).

  • 1909 – Il commence de plus en plus à faire l’école buissonnière et il s’instruit dans la rue. Le regard de Jacques se teint de tristesse et ne le quittera jamais tout à fait, à la vision désolante du monde qui l’entoure.
  • 1910 – Il déménage à nouveau et se fait de nouveaux amis dont Gavroche. Ils font les cents coups et se retrouvent même au commissariat de police. Ces errances ne l’empêchent pas de décrocher son certificat d’études , qui ne lui procure aucune satisfaction particulière. Sa joyeuse insouciance de ses premières années se brisa définitivement vers 10-11 ans, l’indifférence est devenue une forme de sagesse.
  • 1914 – Il abandonne définitivement l’école et essaie de gagner sa vie. Parallèlement, la guerre s’est déclarée et dans toute son atrocité, elle lui fait horreur.
  • 1915 – Son frère Jean meurt, alors âgé de 17 ans, de la fièvre typhoïde.
  • 1920 – Il est forcé de s’engager dans la marine (son attitude n’est pas exemplaire et il fréquente souvent les prisons).
  • 1922 – Le service militaire s’achève enfin. Le goût pour la littérature ne fait que s’amplifier (il fréquente les librairies et rencontre des auteurs)
  • 1924 – Il découvre avec intérêt La Révolution Surréaliste.
  • 1925 – Il rencontre des surréalistes : le non-conformisme absolu, l’irrévérence totale et aussi la belle humeur y régnaient (Rue du Château ou au Café Cyrano). Ils commencèrent (surréalistes) à jouer au cadavre exquis, source naturelle d’inspiration. Cependant, il ne publia rien dans La Révolution Surréaliste.
  • 1928 – Il rédige avec son frère Pierre le scénario d’un reportage sur Paris : Souvenirs de Paris ou Paris – Express . Il fonde alors, la société de production Roebuck films. Hélas, le film n’est pas un succès. Après avoir écrit une critique à l’endroit de Breton, Mort d’un Monsieur, il se sépare d’avec le mouvement surréaliste. Il considère cependant, que ce mouvement a joué un rôle déterminant dans toute la littérature qui a suivi.
  • 1931 – Naissance de Prévert en tant qu’écrivain (ne ressemble à aucun autre auteur).
  • 1932 – Une troupe est fondée, et on lui demande d’écrire des textes pour eux. Cette troupe deviendra plus tard, le groupe (Octobre). Sa femme, Simone, le quitte.
  • 1933 – Joseph Kosma chante les poèmes de Prévert les plus connus :La Pêche à la baleineBarbara, Les Feuilles Mortes. Prévert écrit beaucoup de pièces de théâtre où il y joue et fait jouer ses amis de la troupe Octobre, maintenant fusionnée avec une autre troupe. Il se moque des bourgeois, des curés, de militaires… ce qui provoquait des scandales.
  • 1937 – Sa compétence est de plus en plus reconnue par les professionnels du cinéma. En plus des nombreux films, dont il écrit les scénarios et dialogues, il produit de nombreux textes pour le compte de revues. Il revoit Janine, qu’il avait rencontrée en 1933 et ne se quittent plus.
  • 1945 – Il publie des livres pour enfants, son premier : Contes pour enfants pas sages.
  • 1946 – Publication de Paroles ayant pour résultat un énorme succès.
  • 1948 – Un dessin animé Le Petit Soldat est suivi de La Bergère et le Ramoneur . Ce court métrage remporta le Grand Prix International du dessin animé à la Biennale de Venise.
  • 1955 – La Pluie et le Beau Temps est son nouveau recueil. Ici on peut y découvrir un Prévert conteur, poète, dramaturge, pamphlétaire, lyrique, réaliste et surréaliste.
  • 1955-56 – il travaille à l’adaptation du roman de Victor Hugo, Notre-Dame-de-Paris .
  • 1962 – Avec André Villers et son ami Picasso, il publie deux livres de photos, peintures et collages. Pablo Picasso a d’ailleurs fait un portrait de Jacques.
  • 1963 – Il publie Histoires et D’autres Histoires : une sorte de continuité du livre Histoires de 1946.
  • 1966 – Il publie Fatras.
  • 1969 – Un journaliste s’entretient avec Prévert et publie, trois ans plus tard. le résultat de leur rencontre dans un livre nommé Hebdromadaires.
  • 1973 – Il publie Eaux-fortes.

Il fut le scénaristes de plusieurs films célèbres:

  • Drôles de drames
  • Les visiteurs du soir
  • Les enfants du paradis de Carné
  • Remorque
  • Lumière d’été

Le 11 avril 1977, Jacques Prévert s’éteint à Omonville-la-Petite (Manche).

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