Archives de la catégorie ‘Coulisses et portraits’

Stage théâtre tout public : Les Âges de la vie

  • Lundi 20, mardi 21, mercredi 22, jeudi 23, vendredi 24 février de 10 à 12h, puis de 14 à 17h Samedi 25 février de 14 à 19h – 19h présentation publique.
  • Tarif : 36 heures / 300 euros TP ; 250 euros TR (scolaires et étudiants) – possibilité paiement en plusieurs fois.
  • Groupe de 12 à 15 participants
  • Théâtre de la Découverte – La Verrière à Lille

Un atelier de pratique théâtrale ouvert à tous de 16 à 99 ans… débutants, pratiquants, amateurs, confirmés… encadré par l’équipe du Théâtre de la découverte (Annick Gernez, Catherine Gilleron, Dominique Sarrazin)

  • Matin : training, exercices de jeu théâtral…
  • Après-midi : à partir d’un corpus de textes proposés autour des étapes de la vie (lettre, récit, roman, chanson, article, pièce de théâtre – où on pourra trouver entre autres et dans le désordre : Claire Brétecher, Wajdi Mouawad, Annie Ernaux, Denise Bonal, Noëlle Renaude, Yves Lebeau, Roland Fichet, etc.) ; ainsi que des textes écrits par les participants… nous mettrons en jeu, en scène et en collectif un petit objet théâtral vivant à partager en public.

Vincent Farasse

vincent-farasseVincent Farasse passe une licence de philosophie, se consacre à l’étude de la musique avant d’intégrer l’Ensatt en tant que comédien. Il y met en scène Je puis, n’est-ce pas, laisser la porte ouverte, trois nô modernes de Mishima. Vincent Farasse sort en 2005, et joue notamment sous la direction de Marie-Sophie Ferdane, Gilles Chavassieux, David Mambouch, David Jauzion-Graverolles.

Vincent Farasse met en scène Alladine et Palomides et La Mort de Tintagiles de Maeterlinck au Théâtre des Marronniers à Lyon, et Loin de Nedjma d’après Kateb Yacine et Ismaël Aït Djafer au CDN de Il écrit sa première pièce Suspendue en 2006 (Bourse du Centre National du Théâtre).

En 2009, Vincent Farasse met en scène au JTN un de ses textes L’Enfant silence publié par la revue Europe. Il donne une série de lectures publiques de sa dernière pièce Le Passage de la comète à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon avant de la mettre en scène au Studio-Théâtre de Vitry en avril 2012.

Thomas Drelon par NAWAK SPECTACLE

bashir-lazar2Thomas Drelon est comédien pour la scène et l’écran, installé à Paris depuis 2013. Comédien dès l’enfance, il fonde à Angers la Compagnie map qu’il co-dirige pendant 8 ans. Parallèlement il travaille avec de nombreuses compagnies et se produit dans toute la France, aussi bien pour des pièces contemporaines que classiques (Tchekov, Levin, Paravidino, Pommerat, De Voos, Ponti). Puis, tout en continuant à jouer pour la scène, il rejoint Paris pour travailler pour la télévision et le cinéma, et joue dans plusieurs téléfilms ou séries (Nos Chers Voisins, Louis XI,  Doc Martin, Mère et Fille, Versailles, …) et de nombreuses publicités (Daddy Suc, Secours Catholique, Nooster, …). Au cinéma, il a récemment tourné Le Ballon de Rouge, de Sylvain Bressollette, aux côtés de Lou de Laâge (actuellement en compétition dans de nombreux festivals et plusieurs fois primé), ainsi que Les Carottes Sauvages, du trio Charbuau-Baudais-Godon, aux côtés de Laurent Baffie et Alexandre Pesle, dont la sortie en salle est prévue au printemps 2016. Il a également rejoint l’équipe des comédiens récurrents de la web-série Les Tekos, produite par Dany Boon.  Et enfin, il vient de terminer le tournage des deux premiers épisodes de la saison 4 de Falco, où il interprète le personnage central de l’enquête. Son spectacle Bashir Lazhar sera joué cet été à Avignon au Théâtre des Béliers.

Les Bourgeois de Kiev

antoine-suarez-pazosCompagnie créée en 2006 dans le sillage d’un collectif de jeunes étudiants au Conservatoire de Théâtre de Poitiers, dont Antoine Suarez-Pazos et Thomas Le Gloannec faisaient partie intégrante. Née dans une volonté d’utiliser l’improvisation théâtrale comme un outil d’écriture scénique, en revisitant des auteurs de théâtre tels que Lars Noren, Ibsen, Tchekhov, Daniil harms, Beckett…

Professionnalisée depuis 2010 sous l’impulsion de Thomas et implantée sur Lille depuis 2013 par les retrouvailles de Thomas et Antoine autour de la création du duo de clown, au Prato, L’heure du ZugZwang, ce n’est ni fait ni à faire. Aujourd’hui la compagnie élabore un théâtre qui explore la danse, les textes d’auteurs contemporains et classiques, l’improvisation ou le clown. Elle dessine la scène comme un espace de jeu, un espace ouvert qui pose la question de l’humain, de son existence à travers la relation acteurs-spectateurs.

Ces différents spectacles recherchent donc la plus grande porosité et qualité de présence au public. Antoine et Thomas sont des comédiens qui cherchent à créer depuis le plateau, par le jeu en premier lieu. Pour se faire il s’entourent d’autres partenaires pour finaliser les différents spectacles. Cette année la compagnie porte le spectacle en appartement, Temps-Espace-Existence d’après Daniil Harms,de et par Thomas et Antoine. la création du texte de Michel-Marc Bouchard, Le Chemin des passes dangereuses, dans laquelle Antoine joue et Thomas assiste à la mise en scène et enfin elle initie un projet Danse/Théâtre autour de la gémellité porté par Antoine et son frère Jumeau Guillaume Suarez-Pazos.

Compagnie des Mers du Nord

Brigitte MounierCréée en 1996 à Dunkerque par Brigitte Mounier, la compagnie des Mers du Nord navigue dans un répertoire d’écritures contemporaines inspiré de notre histoire proche qui la conduisent sur des rivages où les hommes se heurtent à un environnement géographique ou géopolitique contraignant.

En 1999 la rencontre avec l’auteur Jean Charles Massera a été décisive et le répertoire choisi de plus en plus orienté. Après United Problems of Coût de la Main d’œuvre(2002), puis Another Way Now pourrait racheter 2800 villages d’ici 5 ans (2007), et Fantaisie économique et musicale pour Pokémon, Jordan, sa mère et l’Education nationale(2008),, la Compagnie goûte au patrimoine littéraire français;Yes-peut-être (2011), de Marguerite Duras sera le seul classique de son répertoire.

Pendant ce temps, la technique du « collage-montage-superposition-interview » qui répondait aux préoccupations impatientes et désordonnées du metteur en scène a donné vie à Albertine, Marthe, Andrée et les Autres (2002), à la performance cycliste pour aventurière féministe et musclée Road Movie à Bicyclette (2005), et au battle scientifique Eve contre Lucy, l’autre cauchemar de Darwin(2008), puis le spectacle musical Hair Mundo Frei(2012). En 2013 D’un retournement, l’autre comédie financière en 4 actes et alexandrins, de Frédéric Lordon. et en 2014 Fukushima, Terre des cerisiers de Michaël Ferrier.

FUKUSHIMAL’auteur Michael Ferrier vit au Japon où il enseigne les lettres françaises. Il était à Tokyo le 11 mars 2011, quand le seïsme et le tsunami ravagèrent le Japon. Dans les semaines qui suivent il part vers la zone interdite, rencontre les employés de la centrale de Fukushima et tente de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. D’inspiration claudélienne, le texte de Michaël Ferrier oscille entre beauté et chaos, entre poésie et investigation. Comment le génie de l’homme se trouve remis en cause par la tectonique des plaques et engendre le désastre nucléaire. En respectant les 3 parties distinctes de l’œuvre, la mise en scène s’attache à faire naviguer l’action depuis le monde ancestral du Japon où le style de l’auteur emprunte la poésie de son inspiration, jusqu’au monde contemporain et le désastre nucléaire nucléaire. Tel un Haïku, le spectacle se divise en 3 parties ; deux propositions, une résolution.

  • 1ère partie : La Terre – Partie chorégraphiée qui traite du séisme lui-même d’une magnitude 9,0 sur l’échelle de Richter, survenu le 11 mars 2011 sur la côte Pacifique du Tōhoku.
  • 2ème partie : La Mer – Jouée en immersion dans un aquarium, cette partie se réfère à l’histoire de la peinture pour poser les images dantesques du tsunami et des corps à la dérive.
  • 3ème partie : Le Ciel – Le récit de la catastrophe. Le texte devient cette fois immédiat, presque journalistique et rend compte concrètement de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

La Compagnie est en résidence dans la Ville de Grande-Synthe depuis 2002.

Théâtre La Licorne

C’est une grande première en région : l’ouverture officielle à Dunkerque du Théâtre La Licorne, outil européen de création pour la marionnette contemporaine et le théâtre d’objets.

Pour cette inauguration, le Théâtre La Licorne vous convie à participer à des événements artistiques et à assister à plusieurs spectacles… Pour ouvrir les festivités, assistez au Défilé de Haute Soudure, un show pour des vêtements métalliques et mécanisés, créés au poste à souder, alliant le métal et la dentelle, l’éphémère et l’inaltérable.

Au cours de cette grande semaine, découvrez Spartacus, un péplum grandiose et minimaliste au service d’un théâtre résolument artisanal, et participez aux Apéros et Petits déjeuners lyriques, des moments hors tout, jubilatoires, où des comédiens survoltés et machiavéliques emmènent les convives vers un ailleurs réjouissant.

Cécile Backès : Metteure en scène, Directrice de la Comédie

cecile backésComédienne et metteure en scène, Cécile Backès est une ancienne élève d’Antoine Vitez à l’Ecole du Théâtre national de Chaillot. Elle travaille en Lorraine depuis 1990, aux côtés de Charles Tordjman au Théâtre de la Manufacture, CDN Nancy Lorraine, et de Michel Didym pour la création et les premières éditions de la Mousson d’Eté (1993-1997).

En 1998, elle crée sa compagnie, les Piétons de la Place des Fêtes. Elle a adapté et mis en scène Georges Perec, la comtesse de Ségur ou Bertolt Brecht, mais surtout des auteurs contemporains comme
Claudine Galea, Hanokh Levin, Serge Valletti, Marguerite Duras (La Maison), Aurélie Filippetti (Fin du travail), ou, en Allemagne, Joël Pommerat (Dieses Kind/Cet enfant). En 2008, elle a présenté Shitz de Hanokh Levin, à la Pépinière Théâtre. En 2009, elle adapte King Kong Théorie de Virginie Despentes, spectacle repris au Festival d’Avignon en 2010, puis à Paris en 2012. En 2010, Cécile Backès a créé Vaterland, de Jean-Paul Wenzel, et J’ai 20 ans, qu’est-ce qui m’attend? en 2012.

D’autre part, Cécile Backès est productrice pour les Fictions de France Culture, à la fois sur ses projets de théâtre et sur d’autres émissions. Elle a présenté un montage d’extraits de Life, autobiographie de Keith Richards, pour la 66ème édition du Festival d’Avignon – 2012.

Elle a publié en octobre 2009 La boîte à outils du théâtre en classe, coll La Bibliothèque Gallimard. En novembre 2011, est paru aux mêmes éditions son Anthologie du théâtre français du XXème siècle, « Ecrire le théâtre du présent ».

Elle est nommée directrice de La Comédie de Béthune – CDN Nord-Pas-De-Calais à partir du 1er janvier 2014. En janvier 2015, elle mettra en scène Requiemde Hanokh Levin.

DÉCOUVERTES AUTORISÉES

ZEM THEATRE 1Appel à candidature ! Jusqu’au 14 février ! Nous sommes à la recherche d’artistes, circassiens, musiciens, danseurs amateurs pour participer à notre festival  » Découvertes Autorisées ». 

Dans le cadre des festivités pour ses 30 ans, le Zem théâtre présente la dixième édition de son festival « Découvertes Autorisées » qui aura lieu au Cirque du bout du monde les 4 et 5 juin 2016.  Ce festival pluridisciplinaire, de forme courte, accueille aussi bien des compagnies de théâtre, que des circassiens; des danseurs, des marionnettistes, des conteurs, des chanteurs, bref, des artistes représentant toutes les disciplines de l’art vivant… Toutes les découvertes sont autorisées !

Pour retirer un dossier de candidature envoyez-nous un mail à l’adresse suivante : decouvertesautorisees@gmail.com

STÉPHANE GUILLON répond aux questions d’Alexandre Seba, journaliste à la Voix du Nord.

stephane guillon

Votre nouveau spectacle se nomme « Certifié conforme », vous trouvez qu’il y a trop de conformité aujourd’hui ?

« Oui, c’est l’époque qui veut ça : on surprotège les gens. J’ai la nostalgie des films de Truffaut où on pouvait fumer des clopes partout, rouler sans ceinture… Bientôt on ne pourra plus prendre sa voiture sans passer un examen sanguin avant ! Ça devient démentiel. Je suis pour une plus grande liberté. Même au niveau du langage on est arrivé à de l’absurdité : pourquoi peut-on par exemple se moquer des hétéros mais pas des homosexuels ? C’est une forme de discrimination. »

Vous trouvez qu’il y a également trop d’associations de défense ?

« Trop, je ne pense pas, mais certaines, comme les assos antiracistes, crient au loup tout de suite de façon inconsidérée. Ça induit l’effet inverse de ce qu’on recherche, même si elles ont une utilité. Si on met dans le même sac les gens qui font des dérapages malheureux et les vrais racistes, il y a un vrai effet pervers ! »

Les attentats du 13 novembre ont-ils changé votre vision ou la façon de faire votre métier ?

« Ma vision a déjà été profondément changée depuis les attentats de Charlie Hebdo. Je fais un sketch sur les religions dans mon spectacle, sa résonance est assez multipliée depuis. J’étais surpris en septembre, quand j’ai commencé à jouer, il y avait une vraie jubilation du public, plus de ferveur quand vous abordez certains sujets… »

Qui compose votre public ?

« Principalement des gens de cinquante balais, beaucoup de mes anciens auditeurs de France Inter. J’ai l’impression que mon public m’accompagne. »

Pourquoi êtes-vous revenu cette année dans l’émission de Thierry Ardisson, « Salut les Terriens », après l’avoir quittée il y a trois ans ?

« Gaspard Proust (l’ancien chroniqueur) est parti, Thierry Ardisson cherchait quelqu’un pour le remplacer mais il n’a pas trouvé alors il m’a proposé. Ça m’excitait de revenir pour proposer quelque chose de différent. Je fais plus de personnages avec des petits sketchs, comme dans mon spectacle, je suis moins dans la brève. »

Vous donnez aussi parfois dans l’imitation (Hollande, Sarkozy, Finkielkraut…).

« J’adore l’imitation. Et quand c’est bien fait, les gens aussi. Je trouve que c’est un vrai plus, une arme supplémentaire. Elle permet d’aller très loin quand le personnage est incarné. »

Le terme d’artiste engagé vous convient-il ?

« Non, car dans engagé il y a partisan. Je ne défends aucune chapelle ni parti politique. Je tape autant sur la gauche que sur la droite et n’ai jamais soutenu publiquement un politique. Après, les gens me situent où ils veulent, ils mettent des étiquettes, c’est comme ça. »

Quels termes utiliseriez-vous pour vous décrire ?

« Je suis un angoissé, très exigeant envers moi-même, j’essaie d’avoir une éthique dans ce que je fais. J’aime provoquer, déranger, mais il faut qu’il y ait du fond. Je ne le fais jamais gratuitement ».

Tout sur la harpe !

harpe 2Du roi David en passant par Marie-Antoinette jusqu’à Lily Laskine… Un instrument magique au jeu complexe, qui inspire notamment l’intrépide Nicolas Bochsa, les élégants et raffinés Maurice Ravel ou Claude Debussy et qui reste irremplaçable par ses sonorités inimitables dans la musique symphonique. Pour vous dévoiler tous les charmes de cet instrument, lutherie, technique, répertoire, interprètes seront évoqués par Emmanuelle Raës.

Galerie

Contes, Poésies & Nouvelles

Stage de théâtre intergénérationnel – Toussaint 2015

theatre

Vous avez entre 7 et 250 ans (oui oui !) ? Vous aimez ou vous voulez découvrir le théâtre ? Alors c’est par ici !

La compagnie professionnelle Tous Azimuts vous propose de vous mettre dans la peau du super-héros ou du super-vilain dont vous avez toujours rêvé ! Une semaine de pratique théâtrale dans le cadre d’un stage intergénérationnel. Seul, en famille ou entre amis, vous aborderez les notions du théâtre tels que : l’espace, la parole, le corps,… autour du thème « Les héros et les méchants ». Une semaine pour apprendre ensemble, pour confronter les expériences ou les inexpériences de chacun, le tout dans un cadre professionnel.

A la fin du stage, une présentation du travail de la semaine sera proposée pour votre entourage, famille ou amis !

  •  Stage du 19 au 23 octobre 2015 – de 9h00 à 17h00, pique-nique sur place le midi possible
  • Au Théâtre de la Mackellerie – 1 bis rue du Danemark – 59100 Roubaix
  • Tarif : 120€ par personne.
  • Sous réserve de place disponible – minimum 8 inscrits.

Les Inquiets et les brutes par le Collectif « Voilà ce que nous sommes »

Voilàcequenoussommes

Avant toute chose, il me faut corriger ceci, ce n’est pas un spectacle auquel j’ai assisté, puisque celui-ci sera créé en mars prochain aux Tisserands à Lomme, mais à une présentation d’extraits qui a eu lieu samedi dernier au Théâtre du Nord, à l’issue d’un travail de résidence de quatre semaines à Lomme(*). Cependant, j’ai eu l’impression qu’on m’offrait déjà un spectacle tant les comédiens étaient déjà habités par leurs personnages et le décor déjà planté dans tous les sens du terme.

Le texte relativement inédit, a paru en 2010 en et il est écrit par un jeune dramaturge allemand Nils-Momme Stockmann. Il fut traduit en 2013 par Olivier Martinaud qui l’a mis en scène au printemps dernier à Paris. Voilà ce que nous sommes est un collectif récemment constitué par des comédiens formé à l’EPSAD (Ecole professionnelle supérieure d’art dramatique) récemment renommée École du Nord.

L’histoire raconte les retrouvailles entre deux frères : Eirik et Berg, au domicile de leur père qu’ils découvrent mort dans son fauteuil. Face à cette réalité, ils ne vont cesser de la chasser à coups de mots tentant de résoudre leurs propres conflits ou plutôt de les raviver. Inquiet et brute, pour les définir d’un mot. Alors que ce père n’a d’autre existence que ce cadavre trivialement encombrant, il est pourtant absent, parce que ses enfants ne le pleurent pas ; la découverte à la fois d’une maison qui cachait un dépotoir avec cadavres de chats _non sans rappeler le dernier spécimen encore en vie qui a déféqué sur le cadavre de son maître et dont les miaulements résonnent au long de la pièce_ et les poèmes écrits par leur géniteur, va ainsi le révéler à eux, tout comme ils vont se découvrir l’un à l’autre confinés dans cette maison devenue huis clos. L’atmosphère est à la fois lourde et viciée, absurde et grotesque. La réussite tient au jeu très ténu des deux comédiens : Maxime Guyon et David Scattolin, le cadavre du père prend corps grâce au danseur-chorégraphe Cyril Viallon, le tout est orchestré par Adrien Mauduit. La fin de l’histoire ne nous a pas été révélée, mais nul doute que nous serons nombreux aux Tisserands en mars prochain pour découvrir jusqu’où cette pièce va nous emmener…

  • Mardi 1er, jeudi 3 et vendredi 4 Mars à 14h30 (scolaires ouvertes au public, sur réservations)
  • Vendredi 5 mars 2016 à 20h30 (Tout public)
  • Réservations : par mail : theatre-octobre@wanadoo.fr ou sur le site : www.theatre-octobre.com
  • Théâtre Octobre // Création aux Tisserands // Espace les Tisserands : 60, rue Victor Hugo – 59160 Lomme
  • Pour tout renseignement : 03.20.22.05.05
(*) le Collectif Voilà ce que nous sommes est en résidence de création au théâtre les Tisserands (programmation Ville de Lomme et Théâtre Octobre) sur deux périodes : 4 semaines en septembre 2015 , et 3 semaines en février 2016.

Pendant la seconde période de résidence (En février 2016), le collectif proposera aux lycéens de venir assister à des répétitions publiques et rencontres autour de l’oeuvre de N.M Stockmann. Il animera également un atelier théâtre fin janvier pour les élèves du lycée Jean Prouvé de Lomme, en partenariat avec l’équipe du Théâtre Octobre.
Pour toutes infos complémentaires ou réservations, vous pouvez contacter Théâtre Octobre au 03.20.22.05.05 / Site internet : www.theatre-octobre.com

@ Estelle

Pierre Meunier vous présente « La Belle Meunière »

la belle meunière1« La Belle Meunière, fondée en 1992, a pour vocation la création artistique dans le domaine théâtral, sonore, cinématographique et plastique.

Durant plusieurs années, le travail de la compagnie s’est fondé sur la relation que nous entretenons sous diverses formes avec la matière. Si les sujets abordés sont aujourd’hui moins directement concrets, la dimension physique reste toujours très présente dans l’écriture scénique.  Le travail se fonde et se nourrit d’abord d’une période de rêverie solitaire, un temps de pure perception, d’immersion par lectures, rencontres, séjours dans des lieux particuliers. Des rencontres avec des scientifiques, des praticiens ou des industriels en relation avec le sujet viennent enrichir ce temps-là : Laboratoire de Gravitation et Cosmologie Relativiste du CNRS pour l’Homme de Plein Vent; Fabricants de ressorts pour Le Chant du Ressort; LMDH, Laboratoire des Matériaux Désordonnés et Hétérogènes du CNRS pour Le Tas; Travail avec des patients psychiatriques pour Les Égarés…

Des pistes indistinctes s’affirment peu à peu, déclenchant l’écriture de textes, l’invention de moments visuels, et renouvelant  en moi le désir de théâtre. Rien qui ressemblerait à une décision stratégique d’en découdre avec le tas, le ressort ou la question du langage, mais plutôt abandon consenti à cette attraction de plus en plus irrésistible et qui ne me laisse pas en repos. 

Il s’agit ensuite de faire partager ce désir de théâtre à l’équipe réunie. Un noyau de création s’est constitué au fil des années à la Belle Meunière qui permet de partager une intuition du sens du travail et un goût commun pour des aventures de cette nature : Alain Mahé au son, Claudine Bocher à la production et à l’administration, Joël Perrin à la lumière, François Virolle à la machinerie et selon les périodes, de forts compagnonnages contribuent largement à  faire exister la compagnie, comme avec Jean-louis Coulloc’h ou Hervé Pierre, acteurs, Jean-Marc Sabat à la régie générale, Catherine Rankl et Marguerite Bordat à la peinture et aux costumes …. 

Si le projet du spectacle est le mien, sa fabrication elle-même devient alors collective. Le fatras que j’apporte ne va pouvoir s’organiser en spectacle qu’avec l’engagement de tous dans le questionnement mis en jeu sur le plateau.  C’est un travail sur l’imaginaire confronté à la question du sens où chacun à son endroit, acteur ou technicien, a liberté d’improviser, de provoquer, de se perdre, de douter, de contester. Dès le début, son, lumière et machinerie sont présents et tout autant actifs que les acteurs dans cette étape d’exploration. Les propositions sonores d’Alain Mahé, par exemple, ouvrent souvent des pistes décisives, apportant une radicalité stimulante au processus de création.

Mon engagement physique sur le plateau, m’empêchant de voir avec distance la chose en train de naître, suppose une confiance entre nous capable d’absorber les désaccords, les décalages de perception ou de choix, sans que l’appétit pour le but à atteindre n’en soit affecté. C’est une aventure humaine forte, émouvante, forcément inconfortable, violente et rugueuse, dont l’issue reste incertaine, même passé le soir de la première représentation. Ce qui a été construit, il va falloir sans cesse le réébranler, en requestionner la pertinence, pour que la fragilité qui est fondamentalement la nôtre ne se leurre pas d’une assurance infondée, à même de vider l’acte théâtral de son humanité.

C’est au prix de cet engagement fort et partagé par toute l’équipe qu’un poème peut naître et toucher le public. »

Pierre Meunier

LE PROCÈS VILLAIN // Jeudi 24 septembre 2015 à 20h30 // Ateliers Théâtre Octobre // Kursaal à Hellemmes

  • LE PROCÈS VILLAIN : Jeudi 24 septembre 2015 à 20h30
  • Ateliers Théâtre Octobre  // Kursaal à Hellemmes
  • Festival de Théâtre Amateur des Pays du Nord  // du 08 septembre au 09 octobre 2015 // Union Régionale Nord des Compagnies de Théâtre et d’Animation Nord – Pas de Calais – Somme – Aisne – Oise

En regardant la programmation du Festival de Théâtre Amateur des Pays du Nord, je me dis que le théâtre amateur se porte bien, le spectateur devient acteur .Ils sont hommes et femmes d’horizons différents,certains profitent de la retraite pour se lancer dans l’aventure, mais d’autres plus jeunes ont des enfants, des plannings à gérer et pourtant  ils se retrouvent régulièrement le soir autour d’un texte, d’un rôle , »mission » qu’il va falloir honorer. Les moments de découragements sont nombreux. Plus d’une fois je suis revenu de la  répétition en me disant que j’avais été mauvais.C’est là que le travail du metteur en scène nous permet d’avancer et de reprendre confiance. Et quand le grand soir arrive la magie opère, oh ce n’est pas parfait mais quand même tous ces théâtreux du dimanche sont fiers.Une chose est  certaine, la pratique théâtrale est exigeante et quand dans le courant de l’année je suis amené à aller applaudir les comédiens ? »les vrais »? je ne regarde plus leurs présences en scène du même œil, le texte, le corps. Le théâtre m’a permis de mieux comprendre les efforts et les émotions; ce rendez-vous chaque soir devant un public est toujours une remise en question.

Bientôt, je vais ressortir ma robe rouge d’avocat général pour juger le tueur de Jaurès,  je suis déjà content de vous croiser dans la salle du tribunal qui pour la circonstance sera le Kursaal à Hellemmes.

Réservez vite, mais attention on n’est pas les seuls, la  programmation est là quelque part.

Stage enfants & adultes en juillet // Théâtre de La Mackellerie à Roubaix

Pour les ados de 12 à 14 ans du 29/06 au 03/07/15 de 09h00 à 17h00Travail sur le masque, de sa fabrication à sa manipulation

  • 9h00 : accueil
  • 9h30 : travail sur le masque
  • 12h00/14h00 : picnic
  • 14h00 : confection de masques
  • 15h30 : activités en détente
  • 17h00 : fin de la journée

Pour les enfants de 7 à 10 ans du 06 au 10/07/15 de 9h00 à 17h00 : Travail sur le masque, de sa fabrication à sa manipulation

  • 9h00 : accueil
  • 9h30 : travail sur le masque
  • 12h00/14h00 : picnic
  • 14h00 : confection de masques
  • 15h30 : activités en détente
  • 17h00 : fin de la journée

Pour les adultes du 20 au 24/07/15 de 9h00 à 16h30

  • 9h30/12h30 : travail sur le masque
  • 12h30/14h00 : pause déjeuner
  • 14h00/16h30 : travail sur le masque

Tarifs :

  • Enfants/ados : 140 € la semaine/personne
  • Adultes : 170 € la semaine/personne

Inscriptions ouvertes au 03.20.27.77.38. Sous réserve des places disponibles – chaque groupe sera composé de 12 personnes maximum.

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Stage : Technique de Commedia dell’Arte

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Au programme : L’exploration des gammes de masques, la mathématique des lazzi, la géométrie du plateau, l’analyse de l’émotion exponentielle… Ces termes techniques empruntés aux sciences semblent souvent très éloignés des plateaux de théâtre. Or dans la commedia dell’arte, cet aspect technique nous permet d’appréhender la corporalité de l’acteur avec un autre regard. Le masque est un outil servant d’instrument de distanciation entre l’acteur et son personnage et obligeant ce dernier à une exigence corporelle extrêmement poussée. Savoir distinguer l’élément narratif de l’élément poétique et comment utiliser la poésie pour libérer le jeu au plateau… Car la liberté du jeu est essentielle à l’exploration des canevas de commedia dell’arte.

Renseignements Techniques:

  • du 6 au 10 juillet 2015 – de 10h à 18h
  • Tarif Unique : 200€ pour 40h
  • au Théâtre de Poche (30, rue Brûle-Maison à Lille)

Inscriptions: mail – contact@diminiteatro.com // Téléphone – 03 59 05 70 97 / 06 14 95 10 95

Stage à destination des amateurs expérimentés et des professionnels.

Jos Houben

 jos houbenNé en Belgique en 1959, Jos Houben est comédien, metteur en scène et pédagogue. Il se forme à l’École Jacques Lecoq avec Philippe Gaulier, Monika Pagneux et Pierre Byland. Membre fondateur de la Compagnie Complicité à Londres, il joue dans et collabore à la création du célèbre A minute too late, pièce qui bouleverse en 1985 le paysage théâtral en Grande-Bretagne. Il écrit et met en scène le duo absurdo burlesque culte The right size (lauréat des prix Laurence Olivier Award : meilleur spectacle en 1999 et meilleure nouvelle comédie en 2002) qui s’est produit dans le West End à Londres et sur Broadway à New York. Toujours en Grande-Bretagne il coproduit et joue pour la télévision dans des programmes et séries burlesques à distribution et succès mondiaux : Mr Fixit pour Thames TV et Brum pour Ragdoll Productions.

En France, Jos Houben a travaillé régulièrement comme comédien avec le compositeur contemporain Georges Aperghis, notamment sur Commentaires (Paris/Avignon 1996), Zwielicht (Munich 1999) et Paysage sous surveillance (Bruxelles 2003). En 2008, il est l’un des interprètes de Fragments de Samuel Beckett mis en scène par Peter Brook. Il est depuis 2000 professeur à l’Ecole Jacques Lecoq à Paris et il anime des stages dans le monde entier sur les thèmes du Clown, du Burlesque et du Mime. Il a récemment collaboré avec la Comédie Française et a travaillé avec Jean-François Peyret. Il collabore avec Bernie Collins pour une création en résidence à la Ferme du Buisson, Le Centrexcentrique. En février et mars 2013, Jos Houben co-réalise avec Françoise Rivalland la pièce Répertoire de Mauricio Kagel au Théâtre des Bouffes du Nord. À Paris, L’Art du rire a déjà été présenté au Théâtre des Bouffes du Nord en 2008 et 2009 et au Théâtre du Rond- Point en 2011.

Eve Ensler

Eve Ensler est une dramaturge et une féministe américaine. Elle est surtout connue pour sa pièce de théâtre Les Monologues du vagin, jouée dans le monde entier. À 18 ans, elle étudie en littérature dans un petit collège américain, Middlebury College dans l’Etat du Vermont. En 1996, elle crée Les Monologues du vagin qui seront joués à Broadway puis repris dans de nombreux pays Elle crée, en 2005, The Good Body, une pièce sur le corps, basée sur des témoignages féminins.

J’ai décidé de faire parler les femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins…,et c’est devenu ces monologues… Au début ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvaient plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin.

EVE ENSLER

« Le bruit des Os qui craquent » de Suzanne Lebeau, interprété par la Compagnie Tourneboulé

L’histoire raconte la fuite de deux enfants enrôlés de force dans l’armée en Afrique.
Deux jeux d’acteurs différents se croisent dans la pièce, celui joué par la narratrice l’infirmière et le jeu des enfants pendant leur fuite du camp des rebelles et en recherche de liberté.
L’auteur Suzanne Lebeau s’est beaucoup documentée sur les enfants soldats, puis a rencontré un enfant à Kinshasa qui lui a en parti inspiré son texte.
La compagnie Tourneboulé, à travers des transpositions poétiques et de nombreuses respirations visuelles, permet aux spectateurs de mieux recevoir la force de ce texte.
Une mise en scène poétique avec de multiples mélanges de matière, texture et ambiance sonore, nous transporte au cœur du sujet : l’enfance massacrée par la guerre.

Maud

Les Fous à réAction

Les Fous à réAction [associés] – http://lesfousareaction.fr/

Implantés depuis 1990 à Armentières, longtemps associés au Vivat, les Fous à réAction [associés] se présentent comme un Théâtre Nomade de Proximité. Leurs créations axées sur l’écriture contemporaine et la proximité avec le public, investissent ainsi autant les théâtres (Ohne de Dominique Wittorski, Søeursd’après Jon Fosse) que les lieux non théâtraux, et jusqu’aux appartements du public avec Nous qui avons encore 25 ans de Ronan Chéneau. Pour associer réellement à leur démarche les personnes éloignées géographiquement ou économiquement de l’art et de la culture, ils intègrent régulièrement à leur création les publics des territoires où ils se produisent.

  • Vincent Dhelin : Après avoir suivi un cycle de formation à La Rose des vents (Villeneuve d’Ascq), Vincent Dhelin a été l’assistant à la mise en scène de Christian Schiaretti, Dominique Sarrazin et Giles Defacque. Il est l’un des piliers artistiques des Fous à réAction [associés] où il est metteur en scène.
  • Olivier Menu : Originaire de Picardie, metteur en scène et comédien formé au Conservatoire de Roubaix (Denise Bonal), Olivier Menu a joué avec le Ballatum théâtre (Guy Alloucherie et Eric Lacascade) et le Prato, et a été assistant au Théâtre de la Salamandre. Il a cofondé en 1984 les Fous à réAction [associés] dont il est l’autre pilier artistique.

 

23ème Festival d’ailleurs et… d’à côté

Le Théâtre d’à côté vous invite à découvrir l’odeur des poutres de la Grange pour cette 23ème rencontre de théâtre où se côtoieront amateurs et professionnels…Durant 3 semaines, du 13 mars au 4 avril, 17 spectacles se succéderont pour offrir au public de la région lilloise un large éventail du répertoire. Une fois n’est pas coutume, le Festival s’ouvrira le 13 Mars sur la projection film de Grégory Cinus « Du côté de l’ange » où vous découvrirez 8 comédiens du Théâtre d’à côté dans l’exercice d’acteur !

Du seul en scène à Aristophane ou l’épopée de Gilgamesh, d’un hommage à Roland Dubillard à l’évocation de l’extase…, des cris dans les critoriums à Kroum l’ectoplasme, bien des sujets seront abordés…on ne saurait s’en priver, les tarifs d’abonnements sont là pour le prouver ! C’est la fête du spectacle vivant !

  • Grange de la Ferme Dupire : 80, Rue Decugis (métro Triolo) – Villeneuve d’Ascq
  • Tarifs : 8€, 5€ (Tarif réduit : Demandeurs d’emploi, – de 25 ans, Intermittents, Carte FNCTA ou toute situation justifiant ce tarif)
  • Programmation : http://www.letheatredacote.net/v2/pages/accueil.php

La piste aux espoirs

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23e édition pour la piste aux espoirs, le festival international des artistes de cirque ! Au cœur de Tournai, des lieux choisis se transforment en écrins de toile, de brique et de pierre. Le public est invité à déambuler dans la ville et à vivre « l’ambiance Piste » ! Les baladins de haut vol, acrobates, voltigeurs, funambules et autres saltimbanques envahissent la cité pavée et la transforment en un espace de représentation et de création.

VOUS N’AVEZ PAS TOUT DIT (V.N.A.P.T.D.), l’émission radio qui dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. 

Clown, théâtre et magie.

STAGE CLOWN DÉBUTANT : Villeneuve d’Ascq

Ce stage débutant est une belle occasion de découvrir le clown qui sommeille en chacun de nous, ce personnage naïf, spontané, décalé et passionnant. C’est au travers d’exercices ludiques que l’on va travailler l’écoute de son corps, de ses émotions, et l’écoute des partenaires. Trouver le plaisir du jeu, la sincérité, développer son imaginaire.
Encadré par Hélène Levavasseur, qui transmet l’art du clown depuis 4 ans, ce stage se déroulera à Quanta.

COEUR COUSU : Tourcoing

Théâtre d’objets et de marionnettes par la compagnie Les Baltringues d’après le roman de Carole Martinez. Tout public dès 9 ans. Depuis la nuit des temps, une lignée de femmes se transmet une boîte mystérieuse qui ne doit pas être ouverte avant 9 mois de peur de voir ce qui s’y cache s’évanouir…

TOTALEMENT ACCROC 2 « DEMAIN J’ARRÊTE LA MAGIE » : FRETIN

Spectacle 100% magie ! Initié à l’art magique dès l’enfance, Jean-Frédéric devient rapidement addict… Livres, dvd, conférences, il dévore tout sans pouvoir s’arrêter ! Sa passion l’oblige ensuite à une véritable dépendance : s’entraîner, et répéter sans relâche les effets classiques de la magie ! Découvrez l’Artiste d’aujourd’hui, seul en scène, dans un spectacle unique et intimiste, libéré de ce parcours névrosé et présentant sereinement le meilleur de son répertoire en 12 tableaux !

  • Les 27 et 28 février à 20h30 et les 6 et 7 mars.
  • Théâtre Ronny Coutteure 1 rue Léon Gambetta
  • Tarif: 13 €
  • Tel. 06.87.29.70.36
  • http://www.2dprod.com

123 Théâtre / PRODIGES DE MARIETTE NAVARRO / HUIS CLOS / CARTE BLANCHE À YANNIC MANCEL

Villeneuve d’Ascq : 123 Théâtre

La vocation de l’association 123 Théâtre – http://www.123theatre-mcc.com/  – 123theatre.iae@gmail.com – est de promouvoir différentes formes d’expression scénique, mais aussi de faire découvrir des troupes de théâtre et artistes amateurs du Nord-Pas-de-Calais. Le parrain de la 11ème édition est le comédien Lyonnais Alex Ramirez qui ouvrira le festival le 16.

  • Les 16, 18, 19 et 20 février.
  • Espace Culture de Lille 1 Cité Scientifique
  • Tarif: 3 euro(s).

 

Roubaix : PRODIGES, de Mariette Navarro

Trois jeunes vendeuses à domicile pour une célèbre marque d’accessoires de cuisine prennent la parole. La Débutante est là pour la première fois. Les deux autres vont l’initier aux secrets de la vente. Une pièce qui interroge le rapport à la liberté.

  • Avec le Théâtre du Nord, entrée gratuite, sur réservation – Tel. 03.20.66.45.14
  • Le 18 février à 18h30.
  • Médiathèque de Roubaix – 3ème étage 2, rue Pierre Motte

 

LILLE : HUIS CLOSde Jean-Paul Sartre, dans la mise en scène d’Agathe Alexis et d’Alain Alexis Barsacq, avec Agathe Alexis, Jaime Azulay, Bruno Boulzaguet et Valérie Dablemont.

Huis clos est un thème philosophique dont la beauté d’écriture et la force dramaturgique de l’action est sans égal.

  •  Le 19 février à 20h.
  • L’antre-2 1 bis rue Georges Lefèvre
  •  Tarif: 1/5/8 euro(s). Tel. 03.20.96.43.33
  • culture@univ-lille2.fr

 

LILLE : CARTE BLANCHE À YANNIC MANCEL

Conseiller artistique et littéraire pour le théâtre, dramaturge à la française. Il livrera quelques-unes des clefs qui pourraient éclairer ce que fut et ce qu’est encore sa pratique au quotidien : partager et transmettre une passion, celle du spectateur de théâtre, qu’il soit amateur ou professionel.

  • Le 20 février à 20h00.
  • L’antre-2 1 bis rue Georges Lefèvre
  • Tarif: 1/5 euro(s). Tel. 03.20.96.43.33
  • culture@univ-lille2.fr

RACHID BOUALI

rachisra RACHID  BOUALI, seul en scène ?  pas vraiment. Un halo de lumière l’accompagne et il y a les mots, justes et généreux comme  son auteur. Ils vous prennent par la main et vous entraînent  dans cette cité Babel entre Hem et Roubaix. Nous sommes dans les années 1960, les années glorieuses, du boulot pour tout le monde, on a besoin de l’étranger, on pense même à le loger. Les cités poussent comme des champignons, elles accueillent des familles  de conditions modeste venues là pour travailler. C’est là que Rachid grandit et comme on dit dans les milieux populaires, c’est là qu’il pousse. La vie sociale s’organise entre voisins . Avec quelques copains,  Rachid rêve de partir, partir loin. Le rêve nourrit les enfants, beaucoup de gamins à cette époque – là rêvent de Chili, Bolivie, Cuba. Rachid va trouver son guide du routard au théâtre. Un théâtre de l’Aventure, il va souvent partir avec lui, il y croise Sophocle et beaucoup d’autres. Ce théâtre est une institution pour les gamins du quartier. C’est l’eldorado.

Grace à cette Aventure  Rachid est là devant nous, son rêve est devenu réalité. Il s’évade tous les soirs.Dans la vie de mon copain Rachid, il y a les Vieux comme on dit aujourd’hui, à l’époque c’est papa et maman.Cette mère  qui économise sou après sou pour se payer son divan et s’ acheter la télé . Le film du dimanche soir, et son héros John Wayne. L’œil se voile quand Rachid vous raconte le matin froid où ses parents viennent à Lille, endimanchés, attendre fébrilement devant la préfecture, plusieurs heures, que monsieur le représentant de la République renouvelle le permis de vivre et de travailler pour dix ans dans leur pays. Ils étaient fiers de montrer le précieux parchemin aux voisins.

Dominique Sarrazin

sarrazin.jpgDominique Sarrazin est auteur, acteur et metteur en scène, et après des débuts au café-théâtre, il participe très jeune à la grande aventure de la décentralisation dans la Région Nord-Pas de Calais : au Théâtre populaire des Flandres ( 1974 ) avec Candide, d’après Voltaire mis en scène par Ciryl Robichet, au Théâtre La Fontaine avec Capitaine Clown mis en scène par René Pillot.

En 1975, il est artiste permanent au Théâtre de la Salamandre que dirige Gildas Bourdet en tant que comédien et co-auteur auprès de Marieff Guittier, il y crée notamment Arlequin au pays noir, Martin Eden, La station Champbaudet, de Labiche.

Au Théâtre de la Planchette, en 1979, il joue dans Rabelais mis en scène par Pierre-Etienne Heymann

En 1981, il créé sa Compagnie : Le théâtre de la découverte.

Le Procès Villain, une aventure

Il est toujours difficile de parler de soi sans passer pour un prétentieux et pourtant aujourd’hui je suis heureux, heureux d’avoir vécu ça, heureux du résultat. Du théâtre, je rêvais d’en faire. Il y a un an quand Didier et Jean-Pierre m’ont proposé de venir participer au projet Jaurès du Théâtre Octobre de Lomme j’ai un peu hésité mais très vite je me suis précipité. Le théâtre, les rencontres avec les autres comédiens et ça c’est vraiment très chouette, se mettre à nu devant l’autre, oublier son texte, être mauvais et repartir après la répétition en se disant : « je n’y arriverais jamais », mais le collectif finit par gagner, on le fait pour soi mais aussi pour les autres. Hier au terme de nos deux représentations sans dire son nom une certaine tristesse s’est installée. On s’est juré de s’envoyer des mails, de garder le contact et surtout de recommander à la première occasion. Mais on sait  aussi que la vie de tous les jours reprend le dessus sur le rêve. Allez on verra bien. Pour vous convaincre que le théâtre amateur dénué du côté sonnant et trébuchant laisse de bons souvenirs. Avant de rentrer en scène et après les encouragements de nos trois coachs, Jean-Pierre, Didier, et la très belle Emilie, on les remercie, comme des joueurs de basket avant un match de NBA on s’est tapé dans les mains pour s’encourager, pour le faire et on l’a fait.

1913 suite

Spectre de l’auteur, du metteur en scène , des artistes. Le public va-t-il répondre favorablement à notre démarche artistique ?

Je rassure mes copains Jean-Pierre, Didier, Manu et toute l’équipe, la mission est remplie. C’est même mieux que ça. 1913 mérite bien maintenant de s’exporter dans les salles de la région et même plus loin. Les responsables de structures peuvent offrir cette rencontre à leurs abonnés sans crainte. La vente d’une création reste le nerf de la guerre pour la petite compagnie. Imaginez, pour assister à 1913 à l’espace des Tisserands à Lomme, j’ai déboursé 7 euros plein tarif. La représentation terminée, on vous offre même un petit coup à boire, le temps d’attendre les artistes pour les remercier. On vante les artisans et bien ce théâtre là, c’est de l’artisanat culturel, il garantit la qualité et mérite d’être apprécié.

1913

Le théâtre est une émotion. Hier à l’espace des tisserands , elle est partout. 1913, la dernière création du théâtre Octobre vit son avant-dernière représentation Lommoise. Bruno Vouters, auteur de la pièce est venu rendre un vibrant hommage à Fred Personne.

Fred qui est encore, avant l’été, pressenti pour tenir le rôle de Léon. Bruno Vouters est ému. Le noir se fait. Nous sommes chez Louisette d’Eleu dit Leuwette de la cité des Alouettes. Estaminet, zinc, confessionnal laïc. 1913, ce parrain et son filleul.

On cite Jaurès  « Le courage s’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », « Le courage s’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ». Et il y a ce secret de famille qui nous rapproche de la catastrophe de Courrières. Jean-Pierre Duthoit et Jacob Vouters s’imprègnent des personnages. Une tranche de vie magnifiquement ponctuée par de la vidéo et de la musique. Louisette est là, avec eux, avec nous.

1913, ce soir à 20h30 Espace des tisserands à Lomme, et lee 6 décembre au Colisée à Lens.

Fred Personne est mort

J’ai appris la nouvelle ce matin, étais en compagnie de mes camarades Duthoit et Kerkaert, hommes de théâtre qui ont très bien connu Fred, beaucoup d’émotion et de souvenirs racontés.

Il quitte les planches à 81 ans, C’est une figure du théâtre régional, mais aussi national, mais aussi du cinéma et de la télévision. La jeunesse l’a sans doûte découvert dans « Bienvenue chez les chtis ». Il y joue le rôle de Monsieur Vasseur, Berguois bon teint. Fred est né à Auchel dans le Pas-de-Calais en 1932. Etudiant à Lille, il prend goût au thèatre et au cinéma. Il monte à Paris pour lancer sa carrière. Je l’ai reçu sur France 3, il venait d’être élevé Chevalier des Arts et des Lettres.

Son dernier rôle, il l’a tenu à côté de Daniel Auteuil, un tournage qui d’après ses proches l’avait beaucoup fatigué.

Il est inhumé samedi à Marmande.

ADIEU L’ARTISTE

La compagnie du Théâtre Octobre

Depuis plus de 20ans, Didier Kerckaert et Jean-Pierre Duthoit dressent chaque saison leur chapiteau à l’espace des Tisserands à Lomme. La compagnie du Theatre Octobre s’est fixée comme mission de faire exister le theatre et le répertoire contemporain dans le quartier du Marais ,une mission pas toujours facile, la patience permet de surmonter le découragement. Au fil des ans, le quartier, la ville, la métropole, et souvent au delà des frontières de la région, la Compagnie du Theatre Octobre s’acquitte de sa mission culturelle si importante dans une démocratie.

Sans oublier la pratique théâtrale, les différents ateliers pour petits et grands.

Jean-Pierre Duthoit : Comédien formé par Jean-Louis Hourdin, Gilles Defacques, Philippe Van Kessel… Il a participé à de nombreuses productions, au theatre avec Luc Tartar, Pierre Foviau, et Didier Kerkaert, mais aussi à la télévision et au cinéma. Il crée aussi le Prix du Marais à Lomme.

Didier Kerkaert : Diplômé de l’école supérieure du Theatre National de Strasbourg, il joue avec Jacques Lassalle, Charles Tordjman, René Loyon. Il fût également responsable pédagogique de l’Ecole Professionnelle Supérieurs d’Art Dramatique de Lille. Il est professeur au Conservatoire de Valenciennes.

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